Category Archives: Egoïsme

Comment se libérer de l’emprise des Klipot ?

36Question : Vous avez dit que se libérer de l’emprise des Klipot est un défi de taille ; on peut rester longtemps dans cet état. Que faire pour s’en déconnecter ?

Réponse : Les Klipot sont toutes les pensées et les perturbations qui me déconnectent du Créateur. Que puis-je faire ? Il n’y a qu’une chose à faire : se souvenir que le Créateur me les envoie. Sans Lui, je suis impuissant à les combattre. Je dois faire en sorte que le Créateur, qui réside en moi, combatte les Klipot qui sont à l’intérieur de moi. À ce sujet, il est écrit : « Viens à Pharaon ! »

Pharaon est la concentration absolue des Klipot. Les Égyptiens étaient si sages, même dans le monde matériel, qu’ils rendaient le corps immortel par l’embaumement. Ils en sont arrivés au point de rendre la matière vivante inanimée, et sous cette forme, comme si elle était éternelle. C’est en cela qu’est une Klipa.

Dans la Torah, il n’est pas dit que Moïse devait combattre seul. Il devait seulement être présent, être impressionné par les actions du Créateur, et par là éveiller tous ses désirs, appeler le peuple d’Israël à Le suivre. Et c’est tout. « Alors le Seigneur dit à Moïse : « Maintenant tu verras ce que Je vais faire à Pharaon, car il les enverra par une main puissante. » »

Par vous-même, vous êtes incapable de combattre les Klipot. Quelles forces utiliserez-vous pour cela ? Une Klipa est le revers, l’Achoraim (dos) du Créateur. Il l’anime et vous la révèle précisément grâce à la Klipa.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Nous devons toujours discerner entre la Torah et le travail » du 21/03/2026

Exiger la propriété du don sans réserve

213Question : Devrais-je constamment réclamer les récipients (Kelim) de don sans réserve ?

Réponse : En définitive, oui : il faut réclamer les récipients de don sans réserve pour ressembler au Créateur. Une personne doit parvenir à un tel désir. Cependant, il ne faut pas se contenter de réclamer le don sans réserve.

Même les groupes de protection de l’environnement prônent l’altruisme. Nous, en revanche, devons réclamer le don sans réserve précisément parce qu’il est l’attribut du Créateur, car les récipients du don sans réserve sont le moyen d’être en adhésion avec le Créateur. Le désir de recevoir et le désir de donner sans réserve sont comme deux anges, l’un à droite, l’autre à gauche. Alors, devons-nous nous attacher uniquement à la droite ?

Je désire ressembler au Créateur et, par conséquent, je souhaite acquérir les récipients de don sans réserve. Autrement, ce serait du don sans réserve pour recevoir. La prière doit être une action de remerciement pour la grandeur du Créateur. La grandeur !

Étant donné Sa grandeur, tout ce qui m’arrivera sera juste. Même si, au départ, cela peut paraître égoïste, l’attitude sera juste grâce à l’atteinte de la grandeur.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Nous devons toujours discerner entre la Torah et le travail » du 21/03/2026

L’erreur de notre monde

592.01Toutes les erreurs de notre monde, à travers tous ses systèmes et ses religions, résident dans le fait que les gens mélangent le spirituel au matériel, ils dénaturent la spiritualité et croient qu’il y a une part de sacré dans certaines formes, objets, artefacts et corps. Ils embrassent une main, un arbre, une certaine image, une poupée. C’est là que réside toute la confusion qui s’est emparée de l’humanité.

Malgré tous les efforts déployés par le Judaïsme pour lutter contre cela (certes, non pas extérieurement, mais intérieurement), cela n’a pas vraiment réussi à convaincre le peuple. Les gens ont recours aux amulettes, aux fils rouges, à « l’eau vivifiante », ils changent de nom et s’adonnent à toutes sortes de pratiques « miraculeuses ».

Ils pensent ainsi attirer à eux un rayonnement bienveillant et l’abondance d’en haut. Par quel moyen ? Par le fait qu’à partir d’aujourd’hui, nous vous appellerons, par exemple, non plus Misha, mais Grisha ? Et alors ? « Mais voilà, ça porte chance ! » On utilise la psychologie humaine et les forces de la nature et on croit que c’est spirituel.

Bien sûr, dans ce monde, on peut accomplir beaucoup de choses par la force d’une personne, par la force de la pensée, par la force du désir. Naturellement, notre monde est régi par de nombreuses lois. Nous ne comprenons pas pourquoi ceci ou cela arrive et nous pensons que cela vient du spirituel. C’est un autre problème. Il est difficile de discerner et de comprendre.

Même ceux qui étudient la Torah pensent que leur étude est spirituelle. Mais qu’y a-t-il de spirituel là-dedans ? Depuis la destruction du Temple, la spiritualité est restée hors de nous, détachée de nous. « Non, nous étudions, et c’est ce qu’on appelle spirituel. » Mais la vie prouve qu’il n’y a rien de spirituel là-dedans. Voyez ce qui arrive à toute la nation. Ainsi, la confusion est très profonde.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que signifie “Les bonnes actions des justes sont les générations” dans le travail ? » du 16/03/2026

Devenir digne de recevoir la Torah

943Question : Comment s’assurer d’être digne de recevoir la Torah, d’être prêt à se porter garant les uns des autres ?

Réponse : Si une personne est prête à se porter garante pour autrui (et nous savons que recevoir la Torah implique d’être « comme un seul homme avec un seul cœur »), alors, bien sûr, ce qu’elle désire réellement recevoir n’est pas la Torah !

Si une personne souhaite être prête à devenir « comme un seul homme avec un seul cœur », et qu’elle en est incapable, cette tâche lui paraît comme une montage. Cela signifie que l’impulsion d’agir « pour recevoir » lui est insupportable et qu’elle souhaite agir « pour donner sans réserve », c’est-à-dire être « comme un seul homme avec un seul cœur ».

Cela signifie unifier les points dans le cœur. C’est la seule correction que la Torah apporte, rien de plus. Notre présence au pied du Mont Sinaï, avec tous nos doutes et toute notre haine, sert un seul but : opérer la transformation d’agir « pour recevoir » à une attitude « pour donner sans réserve ». Pour donner sans réserve signifie unir tous les cœurs et former un récipient (Kli) commun pour recevoir la Torah. Sans cela, ce que l’on reçoit alors ne sera pas la Torah, mais autre chose, une sorte de science.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Qu’est-ce que la préparation à la réception de la Torah ? – 1 » du 12/02/2026

La grandeur du but est le commencement de toutes les pensées et actions

942Un groupe ne sera jamais totalement clair ni parfaitement corrigé. Au contraire, il est dit que « la destruction des anciens constitue une construction ». Autrement dit, plus les désaccords sont nombreux, pourvu qu’ils portent sur l’idée spirituelle, plus cela contribue à bâtir quelque chose, car de tels désaccords sont véritablement pour le Créateur.

Des désaccords sur quoi ? Sur la manière dont chacun de nous peut contribuer à ce que le groupe s’imprègne davantage de la grandeur du Créateur, de la grandeur du but. Il ne s’agit pas d’action concrète ni de changements physiques au sein du groupe, mais uniquement de l’effort intérieur de chacun en relation avec le groupe.

L’un pense d’une manière, l’autre différemment ; que chacun agisse selon sa propre conviction. Mais notre idéal commun doit être approfondi, affiné, clarifié. Par ailleurs, il existe mille chemins pour y parvenir. Chacun le ressent à sa manière, au plus profond de son âme, et sur ce point, il n’y a pas de désaccord. Ici, je ne peux vous aider, et vous ne pouvez m’aider. Chacun comprend en soi, mais tous doivent clairement saisir la nature même de l’idée.

Ainsi, il ne s’agit pas de disputes mais de clarifications. Une dispute ne peut exister que si l’on pense que l’idée principale n’est pas primordiale. Car tout ce que nous faisons doit être accompli uniquement pour elle. Il ne s’agit pas de placer quelque chose dans un coin, sous vitrine, dans une armoire spéciale, et de le qualifier de sacré.

La grandeur signifie que cette idée est la force motrice, l’origine de toutes mes pensées et de toutes mes actions.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que signifie “Il n’y a rien qui n’ait pas sa place” dans le travail ? » du 07/03/2026

Trouver un remède à l’égoïsme

231.03Question : Comment progresser si le désir de recevoir me domine ?

Réponse : En effet, le Créateur active constamment en vous le désir de recevoir pour vous faire progresser, et vous avez alors l’impression qu’il vous domine à nouveau. En réalité, ce n’est même pas qu’il vous domine, mais vous êtes ce désir de recevoir.

Pour ressentir son pouvoir sur vous, vous avez besoin de la Lumière Supérieure (Ohr Elyon) qui vous donne le sentiment qu’il existe quelque chose au-delà du désir de recevoir : le désir de donner sans réserve. Vous réalisez ainsi que le désir de recevoir et vous-même ne faites pas qu’un. Il doit y avoir une tierce partie.

Si vous parvenez à cette séparation entre vous et le désir de recevoir, et à la conscience de son pouvoir, c’est le salut. Désormais, le pouvoir d’agir vous incombe.

Vous êtes sorti de l’inconscience et vous pouvez agir. Vous pensez : « Je ne suis pas mon égoïsme, mon agresseur, celui qui m’empêche d’avancer. Je voudrais le tuer, mais comment m’en emparer ? C’est comme un cancer en moi. » Vous devriez commencer à chercher un remède. Le seul remède à l’égoïsme est la Lumière.

Votre problème, c’est que vous ne désirez pas vraiment ce remède. Alors, vous devriez vous tourner vers un groupe qui renforcera votre conscience du mal, afin que vous compreniez que cette maladie vous tue et vous sépare de la vie éternelle au point de vous faire crier. C’est le véritable cri qui ouvre les cieux.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Quelle est la préparation à la réception de la Torah dans le travail ? – 2 » du 13/02/2026

Là où la mort n’existe pas

939.02Question : Vous avez dit qu’une personne doit comprendre ce système dans lequel nous existons. Alors, tout commence à s’éclaircir pour elle ?

Réponse : Oui, bien sûr.

Question : On peut dire que le monde est interconnecté, mais on a du mal à se le représenter. Est-ce vraiment le cas ?

Réponse : Oui, c’est exactement ça.

Commentaire : Et ces connexions sont, comme vous l’avez dit, bienveillantes.

Ma Réponse : Ces connexions sont bienveillantes et elles ne s’arrêtent pas à ce monde. Elles se poursuivent également dans l’autre. Par conséquent, nous devons aussi comprendre où nous sommes, comment nous sommes inclus les uns dans les autres, comment cette interaction se produit entre nous, de sorte qu’il nous est impossible d’y échapper. Nous devons être en bons termes les uns envers les autres en permanence.

Question : Cela signifie-t-il que je pars et que je reviens, que je pars et que je reviens, et que tout se déroule au sein de ce système ?

Réponse : Oui, tout est inclus dans ce système. C’est ce que signifie l’idée qu’il n’y a pas de mort, pour ainsi dire, et que tout est infini.

Commentaire : C’est magnifique ! Comment peut-on saisir cela ?

Ma Réponse : Ce n’est pas nécessaire, c’est très difficile.

Question : Mais parviendra-t-on à cette compréhension ?

Réponse : Oui, nous devons nous y préparer, mais d’un autre côté, nous devons être prêts à l’accepter et comprendre que ce sera mieux ainsi pour nous. Nous ne devons pas le percevoir comme une obligation immense.

Extrait de KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » du 26/01/2026

Corriger l’intention

234Dans le travail spirituel, on atteint un stade où l’on souhaite enterrer son désir. Non pas le désir lui-même, mais l’intention. Il est essentiel de comprendre qu’il est impossible d’enterrer un désir sans savoir précisément ce que l’on enterre.

Qu’est-ce que « l’enterrement » ? C’est lorsque quelque chose est mort en moi et que j’opère une correction supplémentaire dessus.

Je ne veux pas utiliser l’intention afin de recevoir, c’est-à-dire mon désir tel qu’il existe actuellement en moi. Pour moi, il est comme mort, inutilisable de mon côté. La mort est un Tsimtsoum, une restriction, sur le désir que je ne souhaite pas utiliser. Il est mort à mes yeux en termes d’utilisation.

Mais ensuite, je découvre progressivement que ce désir pourrait être utile s’il était inversé. Je commence à percevoir sa décomposition, sa dégradation, et comment, dans son essence, il est opposé au Créateur. Finalement, j’arrive à la conclusion que si le désir était véritablement l’opposé de son état actuel, je pourrais l’utiliser différemment. Dans sa décomposition, je vois que l’état opposé pourrait être bon, car dans cette décomposition, je discerne des propriétés du « vivant », des propriétés de la vie qui pourraient y exister.

Ainsi, lorsque le désir parvient à sa décomposition complète, les conditions sont réunies en moi pour demander la résurrection. Je suis prêt à ce qu’il se transforme en « pour donner sans réserve ». Je le demande, et alors la « résurrection des morts » se produit.

Le désir demeure le même, mais je suis prêt à ce que l’intention commence à renaître « d’entre les morts ».

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Quelles sont les deux actions lors d’une descente ? » du 10/02/2026

C’est ici que commence le point de départ

232.031Commentaire : Nos correspondants nous écrivent que Laitman démantèle constamment notre monde, n’en laissant aucune pierre debout.

Ma Réponse : Mais c’est pourtant bien ainsi. Que signifie le fait que je le démantèle ? Qu’ai-je à voir avec cela ? Notre monde est entièrement créé dans le mal, et uniquement dans le mal car l’être humain rapporte tout uniquement à lui-même : que ce soit bon ou mauvais pour lui, consciemment ou subconsciemment, voire même inconsciemment.

Question : Alors, en quoi consiste le processus d’éducation ? Si je suis ainsi et que je ne peux pas changer, de quelle éducation parlez-vous sans cesse ?

Réponse : Elle vise à vous faire changer, à attirer à vous la force positive de la nature appelée le Créateur, et elle commencera à corriger votre force négative.

Question : Donc, on dit toujours que pour cela, il faut comprendre qu’il n’y a qu’une force négative en moi ?

Réponse : Oui.

Question : Et on finit par la détester ?

Réponse : Bien sûr.

Question : Est-ce là que commence le point de départ ? Ensuite, je désirerai la force positive.

Réponse : Oui, c’est tout !

Commentaire : Et elle existe quelque part ici même.

Ma Réponse : Elle nous entoure. Elle remplit entièrement tout l’espace ! Nous la repoussons simplement parce que nous n’en voulons pas. Nous sommes délibérément créés ainsi afin de nous élever au-dessus de nous-mêmes, de sortir de nous-mêmes pour nous tourner vers cette force commune.

Extrait de KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » le 28/01/2026

Matière du passé, Lumière du futur

760.2Commentaire : J’ai l’impression que vous vous reprochez un peu le passé.

Ma réponse : Non, je ne me reproche pas le passé. Absolument pas. Au contraire, le passé refait surface quand il le faut et vous le corrigez ; cela vous aide à accéder à une plus grande conscience. Tout cela est nécessaire.

Question : Le passé peut-il vraiment être corrigé ou ajusté ?

Réponse : Bien sûr. Qu’est-ce qu’une correction après tout ? C’est le fait que quelque chose s’est déjà produit, même il y a une minute, et que l’on peut le corriger maintenant, l’élever.

Tout notre chemin est la correction, de bas en haut, de ce que le Créateur a produit de haut en bas avant notre apparition. Il a préparé pour nous un désir terriblement égoïste, et nous devons le corriger. C’est pourquoi nous prenons toujours la matière du passé, la Lumière du futur, et nous nous mettons au travail.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – La destruction de Laitman » du 18/09/2010