Category Archives: Egoïsme

La grandeur du but est le commencement de toutes les pensées et actions

942Un groupe ne sera jamais totalement clair ni parfaitement corrigé. Au contraire, il est dit que « la destruction des anciens constitue une construction ». Autrement dit, plus les désaccords sont nombreux, pourvu qu’ils portent sur l’idée spirituelle, plus cela contribue à bâtir quelque chose, car de tels désaccords sont véritablement pour le Créateur.

Des désaccords sur quoi ? Sur la manière dont chacun de nous peut contribuer à ce que le groupe s’imprègne davantage de la grandeur du Créateur, de la grandeur du but. Il ne s’agit pas d’action concrète ni de changements physiques au sein du groupe, mais uniquement de l’effort intérieur de chacun en relation avec le groupe.

L’un pense d’une manière, l’autre différemment ; que chacun agisse selon sa propre conviction. Mais notre idéal commun doit être approfondi, affiné, clarifié. Par ailleurs, il existe mille chemins pour y parvenir. Chacun le ressent à sa manière, au plus profond de son âme, et sur ce point, il n’y a pas de désaccord. Ici, je ne peux vous aider, et vous ne pouvez m’aider. Chacun comprend en soi, mais tous doivent clairement saisir la nature même de l’idée.

Ainsi, il ne s’agit pas de disputes mais de clarifications. Une dispute ne peut exister que si l’on pense que l’idée principale n’est pas primordiale. Car tout ce que nous faisons doit être accompli uniquement pour elle. Il ne s’agit pas de placer quelque chose dans un coin, sous vitrine, dans une armoire spéciale, et de le qualifier de sacré.

La grandeur signifie que cette idée est la force motrice, l’origine de toutes mes pensées et de toutes mes actions.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que signifie “Il n’y a rien qui n’ait pas sa place” dans le travail ? » du 07/03/2026

Trouver un remède à l’égoïsme

231.03Question : Comment progresser si le désir de recevoir me domine ?

Réponse : En effet, le Créateur active constamment en vous le désir de recevoir pour vous faire progresser, et vous avez alors l’impression qu’il vous domine à nouveau. En réalité, ce n’est même pas qu’il vous domine, mais vous êtes ce désir de recevoir.

Pour ressentir son pouvoir sur vous, vous avez besoin de la Lumière Supérieure (Ohr Elyon) qui vous donne le sentiment qu’il existe quelque chose au-delà du désir de recevoir : le désir de donner sans réserve. Vous réalisez ainsi que le désir de recevoir et vous-même ne faites pas qu’un. Il doit y avoir une tierce partie.

Si vous parvenez à cette séparation entre vous et le désir de recevoir, et à la conscience de son pouvoir, c’est le salut. Désormais, le pouvoir d’agir vous incombe.

Vous êtes sorti de l’inconscience et vous pouvez agir. Vous pensez : « Je ne suis pas mon égoïsme, mon agresseur, celui qui m’empêche d’avancer. Je voudrais le tuer, mais comment m’en emparer ? C’est comme un cancer en moi. » Vous devriez commencer à chercher un remède. Le seul remède à l’égoïsme est la Lumière.

Votre problème, c’est que vous ne désirez pas vraiment ce remède. Alors, vous devriez vous tourner vers un groupe qui renforcera votre conscience du mal, afin que vous compreniez que cette maladie vous tue et vous sépare de la vie éternelle au point de vous faire crier. C’est le véritable cri qui ouvre les cieux.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Quelle est la préparation à la réception de la Torah dans le travail ? – 2 » du 13/02/2026

Là où la mort n’existe pas

939.02Question : Vous avez dit qu’une personne doit comprendre ce système dans lequel nous existons. Alors, tout commence à s’éclaircir pour elle ?

Réponse : Oui, bien sûr.

Question : On peut dire que le monde est interconnecté, mais on a du mal à se le représenter. Est-ce vraiment le cas ?

Réponse : Oui, c’est exactement ça.

Commentaire : Et ces connexions sont, comme vous l’avez dit, bienveillantes.

Ma Réponse : Ces connexions sont bienveillantes et elles ne s’arrêtent pas à ce monde. Elles se poursuivent également dans l’autre. Par conséquent, nous devons aussi comprendre où nous sommes, comment nous sommes inclus les uns dans les autres, comment cette interaction se produit entre nous, de sorte qu’il nous est impossible d’y échapper. Nous devons être en bons termes les uns envers les autres en permanence.

Question : Cela signifie-t-il que je pars et que je reviens, que je pars et que je reviens, et que tout se déroule au sein de ce système ?

Réponse : Oui, tout est inclus dans ce système. C’est ce que signifie l’idée qu’il n’y a pas de mort, pour ainsi dire, et que tout est infini.

Commentaire : C’est magnifique ! Comment peut-on saisir cela ?

Ma Réponse : Ce n’est pas nécessaire, c’est très difficile.

Question : Mais parviendra-t-on à cette compréhension ?

Réponse : Oui, nous devons nous y préparer, mais d’un autre côté, nous devons être prêts à l’accepter et comprendre que ce sera mieux ainsi pour nous. Nous ne devons pas le percevoir comme une obligation immense.

Extrait de KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » du 26/01/2026

Corriger l’intention

234Dans le travail spirituel, on atteint un stade où l’on souhaite enterrer son désir. Non pas le désir lui-même, mais l’intention. Il est essentiel de comprendre qu’il est impossible d’enterrer un désir sans savoir précisément ce que l’on enterre.

Qu’est-ce que « l’enterrement » ? C’est lorsque quelque chose est mort en moi et que j’opère une correction supplémentaire dessus.

Je ne veux pas utiliser l’intention afin de recevoir, c’est-à-dire mon désir tel qu’il existe actuellement en moi. Pour moi, il est comme mort, inutilisable de mon côté. La mort est un Tsimtsoum, une restriction, sur le désir que je ne souhaite pas utiliser. Il est mort à mes yeux en termes d’utilisation.

Mais ensuite, je découvre progressivement que ce désir pourrait être utile s’il était inversé. Je commence à percevoir sa décomposition, sa dégradation, et comment, dans son essence, il est opposé au Créateur. Finalement, j’arrive à la conclusion que si le désir était véritablement l’opposé de son état actuel, je pourrais l’utiliser différemment. Dans sa décomposition, je vois que l’état opposé pourrait être bon, car dans cette décomposition, je discerne des propriétés du « vivant », des propriétés de la vie qui pourraient y exister.

Ainsi, lorsque le désir parvient à sa décomposition complète, les conditions sont réunies en moi pour demander la résurrection. Je suis prêt à ce qu’il se transforme en « pour donner sans réserve ». Je le demande, et alors la « résurrection des morts » se produit.

Le désir demeure le même, mais je suis prêt à ce que l’intention commence à renaître « d’entre les morts ».

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Quelles sont les deux actions lors d’une descente ? » du 10/02/2026

C’est ici que commence le point de départ

232.031Commentaire : Nos correspondants nous écrivent que Laitman démantèle constamment notre monde, n’en laissant aucune pierre debout.

Ma Réponse : Mais c’est pourtant bien ainsi. Que signifie le fait que je le démantèle ? Qu’ai-je à voir avec cela ? Notre monde est entièrement créé dans le mal, et uniquement dans le mal car l’être humain rapporte tout uniquement à lui-même : que ce soit bon ou mauvais pour lui, consciemment ou subconsciemment, voire même inconsciemment.

Question : Alors, en quoi consiste le processus d’éducation ? Si je suis ainsi et que je ne peux pas changer, de quelle éducation parlez-vous sans cesse ?

Réponse : Elle vise à vous faire changer, à attirer à vous la force positive de la nature appelée le Créateur, et elle commencera à corriger votre force négative.

Question : Donc, on dit toujours que pour cela, il faut comprendre qu’il n’y a qu’une force négative en moi ?

Réponse : Oui.

Question : Et on finit par la détester ?

Réponse : Bien sûr.

Question : Est-ce là que commence le point de départ ? Ensuite, je désirerai la force positive.

Réponse : Oui, c’est tout !

Commentaire : Et elle existe quelque part ici même.

Ma Réponse : Elle nous entoure. Elle remplit entièrement tout l’espace ! Nous la repoussons simplement parce que nous n’en voulons pas. Nous sommes délibérément créés ainsi afin de nous élever au-dessus de nous-mêmes, de sortir de nous-mêmes pour nous tourner vers cette force commune.

Extrait de KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » le 28/01/2026

Matière du passé, Lumière du futur

760.2Commentaire : J’ai l’impression que vous vous reprochez un peu le passé.

Ma réponse : Non, je ne me reproche pas le passé. Absolument pas. Au contraire, le passé refait surface quand il le faut et vous le corrigez ; cela vous aide à accéder à une plus grande conscience. Tout cela est nécessaire.

Question : Le passé peut-il vraiment être corrigé ou ajusté ?

Réponse : Bien sûr. Qu’est-ce qu’une correction après tout ? C’est le fait que quelque chose s’est déjà produit, même il y a une minute, et que l’on peut le corriger maintenant, l’élever.

Tout notre chemin est la correction, de bas en haut, de ce que le Créateur a produit de haut en bas avant notre apparition. Il a préparé pour nous un désir terriblement égoïste, et nous devons le corriger. C’est pourquoi nous prenons toujours la matière du passé, la Lumière du futur, et nous nous mettons au travail.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – La destruction de Laitman » du 18/09/2010

Comprendre l’importance du Créateur

939.02Question : La révélation du Créateur est-elle en réalité la révélation d’une nouvelle forme en soi ?

Réponse : La révélation du visage du Créateur est appelée la manifestation de Son importance car en fait c’est ce que je recherche. Il ne s’agit pas de la révélation du plaisir, mais de la révélation de Sa supériorité, de Ses attributs et de Sa perfection. Cela m’aide à respecter le Créateur plus que mon désir de recevoir.

Ce désir grandit constamment chez une personne. De plus en plus de Reshimot (enregistrements spirituels) émergent. Autrement dit, la ligne gauche s’accroît en elle. Elle a alors besoin de révéler le visage du Créateur comme un être plus grand, plus exalté, qui l’influence davantage afin qu’elle puisse résister au désir de recevoir et respecter le Créateur plus que son désir égoïste. Cela signifie que l’être humain a la force d’agir afin de donner.

Il s’ensuit que le désir de recevoir a été originellement créé à l’échelle du Créateur ; tous deux sont d’égale grandeur. Cependant, l’intensité de ce désir n’est ressentie qu’à la mesure de la capacité à le surmonter, tout en révélant le Créateur comme étant important et grand.

À chaque fois, c’est comme un jeu. Au départ, le désir de recevoir nous est caché ; nous n’en percevons qu’une infime partie sous la forme de la réalité de ce monde. A vrai dire, il s’agit de la même réalité générale simplement appelée « ce monde » car nous la percevons sans tenir compte du Créateur.

Tout le reste, en dehors de ce niveau, est déjà perçu en accord avec la réalité du Créateur, c’est-à-dire que nous ressentons réellement le Créateur ; c’est ce qu’on appelle le Monde Supérieur. « Tout le reste » signifie que nous prenons déjà en compte l’importance du Créateur par rapport à celle du désir de recevoir.

Ce désir grandit progressivement, partant de son état le plus bas et le plus infime, jusqu’à atteindre le niveau du Créateur. Il nous est utile de demander sans cesse au Créateur de nous révéler toujours davantage Son importance, Sa grandeur et Sa supériorité. Et lorsque nous révélons le Créateur et choisissons de Lui plaire plutôt que de servir notre ego, alors nous adhérons à la forme du Créateur, nous l’absorbons, nous l’adoptons, et elle devient véritablement la nôtre.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, Article 29, « Lishma et Lo Lishma » du 26/01/2026

Justifier un ami

571.03Question : Comment est-il possible de voir les autres comme imparfaits, de percevoir leur désir de recevoir sous une forme non corrigée, mais sans le voir en soi ?

Réponse : Comment se fait-il qu’une personne regarde les autres et voit qu’ils sont tous dans le désir de recevoir, alors que ce n’est pas son cas ?

Le Rabash donne un exemple très simple : j’ai un enfant, et mon voisin en a un aussi. Mon enfant est mignon, adorable, intelligent et bien élevé. Je le regarde et je vois un petit homme. Mais lorsque je regarde l’enfant du voisin, il me paraît sale, ignorant, négligé, malpoli et bruyant. Pourquoi ? Tout est une question d’attitude.

Mon enfant est-il différent de celui du voisin ? Ce sont tous deux des enfants, il n’y a pas de différence, mais je vois le bon côté chez mon enfant, et le mauvais chez celui du voisin. Autrement dit, vous et vos amis êtes semblables. C’est seulement moi qui peux me justifier, je sais pourquoi je suis ainsi. Mais pourquoi mon ami est-il comme ça ? Voilà la différence.

Plus tard, vous découvrirez quelque chose de différent, vous verrez des choses négatives en vous et des choses positives chez votre ami, et alors vous commencerez à l’envier. Ce sera une bonne envie. Au début, elle sera mauvaise, puis peut-être bonne, lorsque vous voulez vous rapprocher de lui pour apprendre de lui et grandir grâce à son aide. Vous lui donnerez sans réserve, et il vous rendra la pareille.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que sont la Torah et le travail sur le chemin du Créateur ? » du 20/01/2026

Pour que le Créateur soit satisfait

629.3Question : Est-ce qu’une personne craint toujours que le Créateur ne lui donne rien ?

Réponse : Une telle crainte est toujours présente chez une personne. Si je crois même un peu que je reçois du Créateur, alors je crains qu’Il ne me donne rien. Je cours de ce fait à la synagogue, je fais une aumône, je fais n’importe quoi juste pour recevoir de Lui.

Cela n’a rien à voir avec la Kabbale. La Kabbale nous enseigne comment nous devrions nous relier au Créateur pour Lui plaire, sans aucun lien avec nous-mêmes.

Tout d’abord, nous faisons une restriction (Tsimtsoum) et acquérons les qualités de Bina, qui ne sont liées à aucun calcul nous concernant, mais existent uniquement dans le but de donner sans réserver (« Al menat lehashpia »). Nous recouvrons notre désir de recevoir afin qu’il n’ait aucun contact quel qu’il soit avec la réception, et ce n’est qu’alors que nous commençons à recevoir pour le bien du don sans réserve.

La méthode de la Kabbale est la seule méthode qui fonctionne à l’inverse. Toutes les autres méthodes reposent sur le principe « Je Te donne, Tu me donnes ». Il s’agit d’un échange, d’un calcul : « Tu veux des commandements ? Je les accomplirai, et Tu me combleras, Tu combleras ma vie, Tu me donneras la santé, de l’argent, l’honneur, le respect, une famille, afin que tout aille bien. »

Le hassidisme et d’autres méthodes sont fondés sur cette approche.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Lishma et Lo Lishma » du 26/01/2026

Faire attention aux pauvres

239Il est écrit : « Faites attention aux fils du pauvre… car c’est d’eux que sortira la Torah. » Celui qui se sent pauvre, qui ne possède pas les véritables récipients (Kelim) pour recevoir la Lumière de la révélation du Créateur, est appelé pauvre. Par exemple, « pauvre en connaissance ».

Que signifie «Faites attention » ? En réalité, on néglige ces états, on les refuse et on fuit le sentiment de pauvreté lorsqu’on ne possède rien. Après tout, le désir de recevoir, l’égoïsme, est par nature réfractaire à la souffrance, telle est sa nature.

On se rassure toujours et on refoule le sentiment de manque, le sentiment d’un problème. On ne se sent pas prêt à révéler ses véritables désirs.

L’égoïsme est prêt et aime donner à une personne l’occasion de s’apitoyer sur son sort et de se « ronger », mais cela ne s’appelle pas un sentiment de pauvreté.

Ici, le sentiment de pauvreté est un manque de force pour donner sans réserve, et ici, le désir de recevoir ne nous laisse aucune opportunité, il nous en éloigne toujours. C’est pourquoi il est écrit « Prenez garde aux fils du pauvre », c’est-à-dire que nous devons prêter attention précisément aux conséquences du sentiment de pauvreté, à ce que j’exige en conséquence. Après tout, c’est précisément depuis cette demande que jaillit la Torah, et c’est de là que provient la Lumière qui ramène à la source. Le Kli pour recevoir la correction est appelé « le pauvre ».

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que sont la Torah et le travail sur le chemin du Créateur ? » du 18-19/01/2026