Category Archives: Egoïsme

Se parer ou parer autrui ?

608.02Question : Quelle est la différence entre le désir de se parer et celui de parer autrui ?

Réponse : Se parer est un simple égoïsme, et parer autrui est peut-être déjà de l’altruisme : de soi à autrui.

Question : Le Kli (récipient) se pare-t-il lui-même ou la Lumière (Ohr) orne-t-elle le Kli ?

Réponse : Le Kli se pare en donnant à la Lumière l’occasion de mettre en valeur ses propriétés de similitude avec la Lumière, c’est-à-dire les propriétés du don sans réserve.

Cela se produit dans la Lumière Réfléchie (Ohr Hozer).

Extrait de la 3ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, « Le Talmud des Dix Sefirot » du 04/09/2025

Tout vient uniquement du Créateur

507.03Question : Comment puis-je m’obliger à explorer les mondes supérieurs en moi, alors que ce monde extérieur me presse de plus en plus, me tente par ses tentations et me détourne du but ?

Réponse : Tout est arrangé de manière si délibérée ! Rien n’échappe à la volonté du Créateur, qui vous « lave » ainsi spécifiquement dans votre propre égoïsme afin que vous puissiez L’atteindre. Pas une seule pensée ni aucune sensation ne surgit en vous qui puisse vous en empêcher. Tout est orienté uniquement vers l’unité et la singularité du Créateur.

Question : Mais vous dites que le Créateur n’existe pas, qu’Il est simplement la mesure de mon atteinte et de ma révélation. Alors, qui est-ce qui me « lave » ? Est-ce moi-même ?

Réponse : Non ! C’est le Créateur qui vous aime de cette manière. C’est Lui qui vous présente tout cela. Vous devez vous tourner vers Lui : « Il n’y a rien hormis Lui. » De Lui seul viennent le bien et le mal.

Question : De quels outils a-t-on besoin pour explorer ce que dit la Kabbale ?

Réponse : Quiconque s’intéresse à la Kabbale découvre ces outils en lui-même.

Question : On ne naît donc pas avec ces outils ?

Réponse : On naît avec une prédisposition pour eux.

Extrait de la Leçon de Kabbale en russe, le 15/04/2019

Instinct primaire

592.02Commentaire : J’ai récemment vérifié ce qui est actuellement populaire à la télévision. Presque tout repose sur deux paramètres : le sexe et la violence. Plus le corps est nu, mieux c’est.

Ma Réponse : Naturellement, un corps nu détourne l’attention de tout le reste, car c’est notre instinct le plus important, ce que l’on appelle « instinct primaire ».

Le sexe est le fondement de tous les plaisirs, car il découle de notre connexion avec le Créateur qui, dans le monde corporel, se manifeste par l’union des sexes opposés. C’est l’attraction la plus puissante et la plus grande distraction pour une personne face à tous les autres problèmes.

Le sexe suscite toujours une sensation agréable, car il trouve son origine dans le désir du Créateur de nous donner accès à la Lumière dans notre désir, ressenti comme une union sexuelle. En Kabbale, cela s’appelle l’accouplement, « Zivoug de Hakaa ».

Et la violence est quelque chose de scandaleux. Je ne pense pas que cela attire particulièrement les gens. Mais de nos jours, c’est nécessaire pour reconnaître la nature du mal. Plus tard, elle disparaîtra.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Instinct primaire » du 09/08/2010

La limite du désir de recevoir

263Question : Le désir de recevoir ressent-il toujours de la honte ? Après tout, certaines personnes peuvent recevoir sans fin sans ressentir aucune responsabilité.

Réponse : Non, il existe une frontière, une limite jusqu’à laquelle une personne peut recevoir sans éprouver de honte ni se soucier de son désir.

Question : En quoi le désir de recevoir devrait-il se transformer ?

Réponse : Sous l’influence de la Lumière Supérieure, ce désir se transforme de la réception au don sans réserve.

Extrait de la 3e partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, « Le Talmud des dix Sefirot » du 28/08/2025

Notre omission

528.03Lorsque je me restreins afin de me préoccuper de mon prochain, je ne me soucie pas secrètement de mon propre intérêt. Je ne pense simplement pas à moi. Cette correction s’opère en moi par la Lumière. C’est ce que signifie s’élever au-dessus du désir, accomplir la Première Restriction (Tsimtsoum Aleph) et acquérir la qualité du don sans réserve. Tout cela est le résultat de l’action de la Lumière seule.

Mon souci du prochain n’est en aucun cas lié à des besoins matériels. Je continue à manger, à boire, à dormir et à subvenir à tous mes besoins. L’essentiel réside dans le désir, dans mon attitude intérieure face à l’acte.

Par exemple, je peux avoir un vif désir d’aider un malade, de le nourrir et de lui donner à boire, mais les médecins ne lui permettent rien de plus qu’un morceau de pain et un verre de thé. Ainsi, même si je voulais lui offrir un repas copieux et que j’en ai la capacité, je suis limité.

Il s’avère donc que tout est une question d’intentions. Nous construisons nos relations, la solidarité entre nous, non sur une base artificielle. C’est pourquoi il semble impossible d’atteindre le don sans réserve et l’unité, impossible de se détacher de soi-même et de ne penser qu’à son prochain sans se soucier de l’essentiel. Or, cet essentiel me vient des autres pour subvenir à mes besoins. Dans notre solidarité (Arvout), ils se soucient de mes besoins matériels et se consacrent 100% à ma réussite spirituelle.

Tout cela doit être organisé avec soin. Qui sont les amis ? Ce sont des désirs qui reçoivent, corrigés par la Lumière qui ramène à la source. Rien ici n’est produit par nos propres efforts. Les efforts doivent être investis uniquement pour attirer la Lumière qui viendra nous corriger. Il est tout simplement absurde de penser que nous agirons par nous-mêmes dans le don sans réserve. Une personne peut-elle sauter plus haut que de sa propre hauteur ?

Notre problème est que, dans toutes nos actions, nous ne visons pas la Lumière. Nous pensons que l’action elle-même produira le résultat, que si nous nous embrassons mutuellement, nous en viendrons à aimer notre prochain. Mais non, il faut s’embrasser avec l’intention qu’à travers cela, la Lumière vienne nous unir dans une étreinte intérieure.

Tout s’accomplit par la Lumière qui ramène vers le bien. Nous oublions l’élément le plus important, la seule force qui agit réellement.

Il semble très difficile, voire impossible, de relier en un seul tout la solidarité, l’adhésion, l’unité, autrui, le don sans réserve et le besoin urgent, afin qu’ils deviennent un seul et même récipient pour la révélation du don sans réserve absolu, c’est-à-dire la révélation du Créateur à la création. Et la raison en est simplement que nous ne faisons pas appel à la force qui nous permettra de construire cet état. Nous croyons à tort pouvoir le créer par nous-mêmes.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « Matan Torah (Le Don de la Torah) » du 11/07/2011

Nous tester nous-mêmes

942Question : Vous avez dit que tous les modèles spirituels devraient être imaginés à l’intérieur de soi. Supposons que e participe à un atelier et que j’imagine que je donne sans réserve, que je réponde à des questions. Mais en conséquence, j’éprouve de la joie et du plaisir. Dans ce cas, est-ce que je travaille pour donner afin de recevoir, ou est-ce que je travaille pour donner sans réserve et je reçois simplement une récompense ?

Réponse : Cela dépend de vous. Vous devez vous examiner et agir de manière à ce que votre réponse à ce que le Créateur fait pour vous soit correcte, c’est-à-dire qu’elle vous fasse avancer vers la perception des véritables forces, de leur intention et de leur but, et de manière à ce que vous puissiez les influencer.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, « Soumettre le cœur » du 09/08/2025

Un kabbaliste se sent-il comme un grand égoïste ?

276.04Question : Un kabbaliste n’a-t-il aucun reproche à faire à qui que ce soit ? Autrement dit, se considère-t-il comme le plus grand égoïste ?

Réponse : Un kabbaliste ne se sent pas égoïste. Il comprend qu’il a un grand égoïsme, mais il le considère comme quelque chose qui lui est donné pour la correction. Il travaille avec lui et ne se laisse pas contrôler par l’ego. L’égoïsme s’éveille chez une personne pour qu’elle puisse le dominer.

Question : Il existe trois types d’égoïsme chez l’homme : animal, social et spirituel, qui se manifeste lorsque je veux utiliser le Créateur dans mon propre intérêt. Quelle est la différence entre eux ?

Réponse : La différence réside dans leur qualité. Un « bon » égoïste est quelqu’un dont l’ego s’étend à tous les niveaux et le pousse à être satisfait par tout ce qui est possible.

Question : Lequel de ces trois types d’égoïsme doit être corrigé ?

Réponse : Vous devez attirer la Lumière Supérieure afin qu’elle les corrige. Ce qu’elle corrigera exactement dépend de vous. Après tout, vous ne savez pas vraiment ce qui doit être corrigé.

Le plus important est d’attirer la Lumière Supérieure à travers la connexion entre nous dans le groupe, au sein de la dizaine. Elle commence alors à corriger vos qualités égoïstes particulières, et à partir de là, vous verrez quelles devraient être vos prochaines actions.

Extrait de KabTV, « Les Fondamentaux de la Kabbale » du 29/04/2018

Avant le Ari, les portes de la sagesse nous étaient fermées

219.03Le Ari est une grande âme qui est descendue dans notre monde afin de nous ouvrir les portes de la sagesse. Ainsi, comme l’a écrit le Baal HaSoulam, depuis le Ari tout dépend de l’homme qui doit se corriger et ainsi être capable de découvrir le Créateur, de s’unir à Lui et d’atteindre le but de la création.

Avant le Ari, c’était tout simplement inaccessible au commun des mortels, car les âmes n’étaient pas encore prêtes et devaient traverser un certain chemin de développement et se mélanger les unes aux autres.

Le Ari symbolise l’ère du Messie (Machiakh) ; c’est pourquoi il est appelé Machiakh ben Yossef (le Messie fils de Joseph). À partir de cette époque, la sagesse de la Kabbale a commencé à prendre la forme d’une méthode de correction. Auparavant, elle était réservée à des individus sélectionnés, sous une forme particulière.

Nous devons respecter les kabbalistes qui étaient à Safed (ville des kabbalistes au nord d’Israël, ndt) à cette époque aux côtés du Ari et qui reconnaissaient sa grandeur. Ils l’appréciaient. Le Ramak (Rabbi Moché Cordovero) était déjà âgé, célèbre et respecté, mais il assistait aux cours du Ari et s’y tenait comme un étudiant. Bien que deux fois plus âgé que le Ari, il était connu et vénéré comme un grand kabbaliste.

Grâce à lui et à plusieurs autres kabbalistes qui appréciaient le Ari, il fut protégé des opposants à la Kabbale. Après tout, il n’avait que quelques jeunes étudiants (âgés de 26 ans !). À cette époque, l’attitude envers la Kabbale n’était pas du tout amicale. Il nous semble seulement que tout était permis, comme on aime à l’écrire aujourd’hui.

Le sort du Ramhal (Rabbi Moché Haïm Luzzatto) est quelque peu similaire : il fut persécuté pour avoir étudié la Kabbale, expulsé du ghetto de Padoue (en Italie), la ville où il vivait. Jusqu’à ce que le Gaon de Vilnius proclame publiquement sa grandeur, et qu’on le laisse tranquille.

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, Préface de « L’Introduction au Livre Panim Meirot uMasbirot » du 08/08/2010

Faux plaisir

119Commentaire : Imaginons qu’une personne comprenne parfaitement qu’un certain médicament l’aidera et qu’elle le prenne. Mais à un moment donné, elle s’arrête et dit : « Ça y est, je n’en veux plus. » Prenons l’exemple des toxicomanes qui savent qu’ils doivent guérir et endurer certaines souffrances pour se débarrasser de leur dépendance, mais qui n’arrivent pas à s’arrêter.

Ma Réponse : C’est aussi le signe d’une souffrance insuffisante. À la fin de cette souffrance, un nouveau niveau, plus bas, se développe progressivement en nous où nous ne sommes plus capables de consommer de faux plaisir.

Avec le temps, le sevrage des drogues viendra. Les gens ne pourront plus les utiliser car ils auront atteint le développement final de la conscience.

– Je ne peux plus fumer, me piquer ou sniffer. Je ne peux plus !
– Pourquoi ?
– Parce que c’est un mensonge !

Autrement dit, le simple fait de comprendre qu’il s’agit d’un mensonge neutralise la sensation de plaisir qu’ils éprouvent.

Il s’agit d’un développement naturel et dialectique de notre désir multicouche, composé de son niveau racine (zéro), puis des première, deuxième, troisième et quatrième phases. Lorsque nous atteignons la quatrième phase (Behina Dalet) du désir, c’est la fin ! Nous ne pouvons plus l’utiliser.

Nous réalisons qu’elle est opposée à une certaine source, quelque chose que nous ne pouvons pas enfreindre, et c’est tout. Nous ne pouvons plus utiliser ce désir. Nous devons nous élever au-dessus de lui.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – La Kabbale et les drogues » du 27/08/2010

Ne vous étouffez pas avec votre propre vérité

232.1Question : Existe-t-il une sorte de vérité qu’il faudrait dire à une personne ?

Réponse : La seule vérité est de donner à une personne le libre arbitre et de la laisser choisir sa propre vérité. C’est tout. C’est la chose la plus importante dans l’éducation des enfants et dans les relations entre adultes.

Question : Comment faire ? Par l’exemple ? Sur quelle base ?

Réponse : Enseignez à quelqu’un la méthode pour découvrir correctement la vie.

Commentaire : Cela semble bien ! C’est l’essentiel.

Ma Réponse : Oui.

Question : Et si une personne est convaincue à 100 % d’avoir raison et qu’elle doit transmettre cela à quelqu’un ?

Réponse : Alors, elle devrait se taire et ravaler sa vérité ! Pour ne pas s’étouffer avec sa propre vérité !

Question : Même si je sens qu’en agissant ainsi, je vais l’aider ?

Réponse : Quel énorme égoïsme elle a ! Il jaillit d’elle ! Elle n’a même pas le droit de le ressentir elle-même. La seule chose qu’elle puisse faire, c’est simplement comprendre à quel point elle est égoïste si elle se sent obligée de remplir une autre personne de sa propre opinion.

C’est terrible ! Il existe un dicton très simple à ce sujet : « Le silence est la barrière qui entoure la sagesse. »

Question : C’est magnifique ! Autrement dit, vaut-il mieux se taire à ce moment-là ?

Réponse : Oui.

Extrait de KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » du 08/07/2025