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Abraham : le premier Juif

740.03Question : La Kabbale est un système de correction. Qu’est-ce que la correction de la faible Aviout (épaisseur) d’Abraham a à voir avec nous ?

Réponse : Le système de correction du désir de recevoir ne nous a pas été apporté par Abraham mais par Moïse.

Abraham nous a uniquement apporté la connexion de l’homme au Créateur. C’est pourquoi il est appelé le premier Juif (Yehoudi), car il fut le premier à atteindre l’unité (Yehoud) avec le Créateur, de la dissimulation à la révélation.

Avant lui, il y avait des hommes qui étaient dans la sensation sans dissimulation. Nous les appelons les « générations de pécheurs » : d’Adam à Noé et de Noé à Abraham. Abraham en est la conséquence.

Mais à cette époque, aucune Aviout ne se manifestait qui aurait donné à l’homme la dissimulation et l’envie de commencer à chercher en lui-même. Abraham fut le premier.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « Arvout (Solidarité) » du 10/05/2025

Pourquoi nous avions besoin de la Torah

275Nous devons constamment travailler sur un seul principe fondamental : le principe d’Arvout (solidarité). Nos ancêtres y ont également travaillé, mais pour leur niveau d’Aviout (épaisseur), une méthode particulière, la Torah, n’était pas nécessaire.

Leur méthode était simple. Ils comprenaient qu’il en était ainsi et par la pureté de leur âme, ils ressentaient le supérieur comme un Bédouin vivant dans la nature le ressent pleinement et qui perçoit les choses à des milliers de kilomètres. C’était simplement une connexion naturelle avec la création. Mais lorsque l’égoïsme grandit, une méthode et des outils deviennent nécessaires.

Quelle est cette méthode ? De quoi parle vraiment la Torah ? Elle enseigne comment atteindre la même connexion que nos ancêtres, mais à un niveau différent de désir de recevoir. À mesure que ce désir grandit, davantage d’actions sont nécessaires, ainsi que l’effort individuel et le travail collectif de tout le groupe.

Les ancêtres n’avaient pas besoin de travailler sur l’Arvout entre eux. Pour eux, cela venait naturellement, comme l’amour d’une mère pour son enfant. Cette nécessité était évidente grâce à la révélation du Créateur ; il n’y avait pas d’autre moyen d’exister.

Mais une fois que le désir de recevoir s’est révélé, tout change. L’Aviout augmente et chacun s’éloigne des autres. Pour surmonter cette séparation, diverses méthodes, outils, efforts et apprentissages sont nécessaires.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « L’Arvout (solidarité) » du 06/05/2025

Une époque particulière

294.2Nous sommes à un tournant entre deux époques très importantes. Il n’y en a que deux. Il ne s’agit pas de ce qu’il y avait avant et ce qu’il y aura à l’avenir. Il s’agit d’une transition du monde de la seule règle de l’égoïsme chez tous, dans les groupes, dans les États et dans les civilisations, vers un monde commun, global et unifié, tel qu’il devrait être.

En principe, seul l’homme est un contrevenant à cette globalité. Le reste de la nature est entièrement contrôlé d’en haut ; il n’y a aucun moyen pour elle de changer quoi que ce soit et il n’y a aucun besoin de le faire. L’être humain est la seule création opposée à toutes les autres et représente un objet qui doit se transformer, par lui-même et intelligemment.

Nous traversons donc une époque particulière. Nous avons une tâche particulière. Au fil de nos nombreuses incarnations, nous sommes arrivés à un point où nous devons résoudre ce problème.

Je suis heureux que nous appartenions à une telle génération. Nous disposons réellement de tous les outils pour résoudre ce problème et avancer en toute beauté, simplicité et liberté, non pas avec un bâton vers le bonheur, mais avec la conscience d’une tâche immense, d’un grand rêve et d’une grande chance que nous révélons aujourd’hui.

Il ne s’agit pas d’une sorte d’idée de haut vol, mais d’une idée bien réelle qui aborde la nature dans son ensemble et nous explique, de manière claire et scientifique, ce que nous pouvons faire, pourquoi et comment. Nous devrions nous réjouir de cette opportunité.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Congrès de la Nouvelle Génération » du 22/08/2010

De la réception de la Torah à la construction du Temple

laitman_767.1Lorsque les fils d’Israël décident de ne pas utiliser leur grand ego brûlant, et à travers leurs actions sur leur égoïsme afin de neutraliser ses obstacles, ils commencent à s’unir et à atteindre l’état de solidarité (Arvout). Cette solidarité vient après les actions et s’appelle « nous ferons et nous écouterons ».

C’est à partir de là qu’ils reçoivent une force d’en haut qui les unit et les remplit, appelée la Torah. Avec l’aide de cette force, ils commencent à corriger progressivement le récipient lui-même avec le degré d’Aviout (épaisseur) de un.

C’est ce qu’on appelle aller dans le désert du Sinaï et élever Malkhout à Bina pendant 40 ans, la corrigeant jusqu’à ce que 40 ans plus tard, ils parviennent en Terre d’Israël, c’est-à-dire à Malkhout unie à Bina.

C’est la Terre d’Israël (Eretz Israël), le désir tourné direct vers le Créateur (Yashar El, Israël). C’est à ce moment-là qu’ils sont récompensés de l’état dans lequel ils construisent le Temple.

Cela signifie qu’ils possèdent un Kli (récipient) capable de contenir véritablement la Lumière supérieure, c’est-à-dire un récipient où le Créateur apparaît.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Le Baal HaSoulam, « L’Arvout (solidarité) » du 09/05/2025

Quand le Troisième Temple sera-t-il construit ?

944Question : Quand le Troisième Temple sera-t-il construit ? Après tout, le premier et le deuxième temple ont été construits. Il y avait un mouvement vers l’amour du prochain. Alors pourquoi le 9 Av était-il nécessaire, et pourquoi ces temples ont-ils été détruits ?

Réponse : C’était pour que nous commencions à les corriger. La construction est venue d’en-haut. Une force nous a été donnée qui nous a unis d’une certaine manière.

Question : Les deux temples ont-ils donc été construits d’en-haut ?

Réponse : Bien sûr ! La force vient d’en-haut, elle ne vient pas de nous.

Mais pour le Troisième Temple, nous devons prendre conscience de l’ampleur de notre besoin de celui-ci et nous devons l’exiger nous-mêmes d’en-bas.

Question : Le Troisième Temple sera-t-il construit par le monde entier ?

Réponse : Il sera construit dans le cœur de ceux qui aspirent au Créateur. Ils sont appelés le peuple d’Israël. Il ne s’agit plus de personnes supposément définies par leur mère et leur père juifs, par la naissance ou par le passeport. Il s’agit de ceux qui aspirent au Créateur. Ce processus sera alors repris par le monde entier.

Commentaire : Cela signifie-t-il qu’« Israël » ne désigne pas les juifs ou les Israéliens d’aujourd’hui, ceux qui vivent en Israël ou les juifs de naissance, mais ceux qui aspirent au Créateur ?

Ma Réponse : Oui. En substance, ceux qui aspirent au Créateur sont appelés « Israël », et ils ont l’obligation de parvenir à l’unité et de la répandre dans le monde entier.

Extrait de KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » du 22/04/2025

Le Rabash est toujours avec moi

961.2Question : Lorsque vous étudiiez avec le Rabash, vous ne saviez pas ce qu’était un groupe en tant que tel ?

Réponse : J’avais une préparation différente. Le Rabash pensait qu’il y aurait un groupe, il était convaincu qu’il devait le faire. Je lui ai amené des étudiants. On peut voir le genre d’articles qu’il a écrits.

Mais le groupe ne s’est pas formé grâce à ces articles. C’est moi qui en suis sorti. Non, les autres en sont sortis aussi ; je ne les rabaisse en aucun cas. Ce sont tous mes anciens amis, et j’aime et j’apprécie chacun d’eux car ils sont aussi des élèves de mon professeur. Mais le groupe ne s’est pas formé à partir de nous.

Maintenant, chacun œuvre de son côté. Je ne juge personne. Chacun fait simplement ce qu’il peut et comme il peut. Je suis pareil, l’un d’entre eux. Mais j’étais l’étudiant le plus proche du Rabash, son assistant. Il a passé de nombreuses heures avec moi, à étudier ensemble, à tout faire.

C’est pourquoi j’ai développé un sentiment interne de connexion avec lui, qui me pousse à aller de l’avant. Je ressens qu’il est avec moi. J’ai le sentiment clair et net que dans tous mes efforts, il se tient derrière moi, et que je réalise tout en trouvant mon maître en moi.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Vous ou le groupe » du 01/08/2010

Adaptez la Kabbale

912Question : Vous êtes un professeur. Qui pourrait vous remplacer dans l’enseignement ?

Réponse : Je ne pense même pas que ce soit nécessaire. Il existe environ 20 000 leçons enregistrées. La Kabbale offre un volume considérable de connaissances, de conseils et d’exercices pratiques, plus qu’il n’en faut pour une étude approfondie et une application concrète.

Tant que je le pourrai, je continuerai à avancer. Une fois que j’aurai arrêté, rien de plus ne sera nécessaire. On peut prendre ces leçons archivées et les étudier systématiquement. Il y a au moins dix ans de matériel ; c’est largement suffisant pour atteindre tout ce qui est nécessaire. C’est plus que suffisant.

Néanmoins, j’essaie chaque jour d’offrir quelque chose de nouveau. Je continue à trouver des exemples plus clairs, un langage plus simple et des moyens plus accessibles d’exprimer la matière.

Dans la Kabbale, la simplicité est la clé. Contrairement à la philosophie ou à d’autres sciences où la complexité est souvent valorisée, la Kabbale exige le contraire : transmettre des concepts nobles, abstraits et intangibles de manière accessible et compréhensible, notamment pour le commun des mortels. Aujourd’hui, la Kabbale est destinée à une diffusion généralisée.

Je m’efforce de la rendre accessible à tous. Le grand kabbaliste du XIIe siècle, le Rambam (Maïmonide), a écrit que nous devons développer cette méthode et la simplifier afin qu’elle soit accessible aux femmes, aux enfants et aux personnes sans éducation formelle, bref, à tout le monde. Pas seulement aux intellectuels ou à une petite élite, mais à chaque individu dans le monde.

En fin de compte, chaque personne doit corriger sa nature et atteindre le niveau du Créateur. C’est l’essence même de la mission de notre génération, ou peut-être de la suivante, mais nous devons y parvenir dans les décennies à venir.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – 20 000 leçons… » du 03/08/2010

Changeons nos vies

Dr. Michael LaitmanQuestion : Il existe une certaine similitude entre Moïse et la situation actuelle du peuple d’Israël. Moïse n’a pas confiance en Israël ni en Pharaon, bien qu’il soit en contact avec le Créateur. La condition actuelle de la nation israélienne est également assez précaire.

Réponse : Peu importe. S’il existe une direction précise, si nous comprenons que nous n’avons pas le choix, alors malgré les conditions qui nous obligent à fuir l’Égypte et à nous jeter dans la mer Rouge, nous faisons ce que nous devons faire.

Question : Mais vous dites que la nation israélienne moderne ne ressent pas qu’elle est en Égypte. Peut-être qu’une force particulière devrait apparaître ou quelqu’un qui puisse expliquer et amorcer ce processus ?

Réponse : C’est exactement ce que nous essayons de faire. Notre groupe, notre organisation, veut montrer à toute la nation d’Israël qu’il existe un moyen d’être sauvé. Changeons nos vies ! Après tout, la situation ne cesse d’empirer ; le monde devient de plus en plus hostile et la société israélienne est désintégrée et divisée. Notre sécurité est de plus en plus menacée.

Les coups que nous subissons ne frappent pas la « nation d’Israël », mais « l’Égypte », notre ego, car nous ne voulons pas en sortir. L’Israël en nous, le désir de donner sans réserve qui veut sortir de l’exil et s’élever, ne ressent pas les coups. Lorsque nous sommes à l’intérieur de l’ego, il ressent la douleur, mais dès que nous le quittons, nous nous déconnectons des « fléaux ».

Question : Que devrions-nous faire pour cesser de tomber dans l’ego ?

Réponse : La seule chose que nous devrions faire est de nous unir. Nous avons la méthode pour connecter tout le peuple d’Israël, et c’est le moyen de nous libérer de tous nos problèmes.

Extrait de KabTV, « Les kabbalistes écrivent : La nuit du Seder de Pessakh » du 04/03/2013

La signification spirituelle de la traversée de la mer Rouge

236.01Question : N’y a-t-il jamais eu un miracle dans le fait que la mer Rouge se soit ouverte et que le peuple d’Israël l’ait traversée pour fuir Pharaon ?

Réponse : La Torah ne parle pas d’événements de notre monde matériel. Elle parle uniquement de ce qui se passe entre nos âmes. En ce sens, nous traversons un état spirituel intérieur appelé « la traversée de la mer Rouge ».

La sortie d’Égypte et la libération de l’esclavage égyptien sont la libération de l’emprise de notre ego, de « l’Ange de la Mort ». En principe, sur le chemin de cette liberté, nous empruntons une sorte de passage appelé la traversée de la mer Rouge. Elle symbolise la fin de l’Égypte, la fin de notre ego, après quoi nous pouvons devenir un peuple libre.

Une unique force d’unité est cachée dans la nature qui est appelée le Créateur. Lorsque nous nous investissons dans des efforts pour nous unir, pour nous rapprocher les uns des autres contre notre désir, la force supérieure crée alors un état où la « séparation de la mer Rouge » sera découverte. Cela nous fait passer d’une nature égoïste à une nature de don sans réserve et d’amour.

Extrait d’une émission de la radio israélienne 103FM, le 15/03/2015

Lorsque le chemin devient difficile

120Au début, le chemin spirituel paraît agréable, attrayant et hospitalier ; il promet des réalisations extraordinaires, des révélations et une élévation spirituelle. Mais nous commençons ensuite à comprendre le prix à payer pour tout cela et ce qui nous est demandé pour nous aligner sur le niveau spirituel. Ainsi, le chemin devient de plus en plus difficile, perdant son attrait, mais devenant plutôt rebutant, déroutant, voire humiliant.

C’est la période symbolisée par le Maror (herbes amères). Et en vérité, il n’est pas facile de la traverser, car c’est comme chercher un but dans l’obscurité totale, se débattre sur des sentiers dangereux et des ponts étroits, et gravir une montagne en direction du palais du roi. L’atteindre semble aussi facile que de tirer sur une petite pièce de monnaie à grande distance.

C’est pourquoi nous devons aiguiser notre perception et nous habituer à un nouvel état en nous élevant par la foi au-dessus de la raison vers un nouveau sens. La seule chose qui puisse aider ici est de renforcer la grandeur du but et celle du Créateur.

Sinon, le but spirituel perd de son importance pour notre désir égoïste. Nous voyons combien de personnes, incapables de cultiver et de développer le sens de l’importance du but spirituel au-delà de l’obscurité et des difficultés, abandonnent ce chemin.

« Seuls les héros », comme l’écrit le Baal HaSoulam, atteignent le but en ne voyant pas d’autre choix et grâce à l’Arvout (solidarité). C’est le temps du Maror amer. Seuls ceux qui s’affermissent correctement développeront en eux un nouveau système appelé « foi » et commenceront à œuvrer dans le don sans réserve, détachés de leur égoïsme. Ils échapperont à l’exil et entreront dans le pays où coulent le lait et le miel.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Rabash, « Qu’est-ce que « S’il avale l’herbe amère, il n’en sortira pas » dans le travail ? » du 22/03/2018