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Histoires courtes : le père spirituel de l’humanité

Dr LaitmanLe nom Abraham (AV-Am) signifie « père de la nation ». Abraham est en fait le père spirituel de toute l’humanité car il était non seulement le fondateur de nombreuses nations, mais le créateur d’une méthode spirituelle de la correction du monde. L’idée principale de sa méthode était l’indication que le Créateur est la seule force unique et unie de la nature, qui gère l’ensemble de la création : « Il n’y a personne d’autre en dehors de Lui. »

Les attributs du Créateur ont été déterminés par lui comme le « bien qui fait le bien ». Selon ses enseignements, le rôle de l’humanité était d’obtenir l’adhésion avec le Créateur selon la règle de « aime ton prochain comme toi-même ».

Il a transmis cette méthode à ses élèves babyloniens qui l’ont rejoint et ont appelé leur communauté « la maison d’Abraham » (Beit Abraham), qui se réfère à ses élèves et à sa famille. Plus tard, Abraham prit son groupe d’élèves et sortit de Babylone, ce qui signifie qu’il se détacha de toutes les autres études et il obtint le Créateur, et créa une méthode indépendante qu’il a exprimé dans le Livre de la Création (Sefer Yetsira), qui a largement complété le travail d’Adam, L’Ange Razie.

Abraham a mis en place les fondements de la méthode pour l’atteinte correcte du Créateur, pour l’obtention de Son niveau et pour adhérer à Lui. Tous les autres kabbalistes ont seulement développé sa théorie en ajoutant leur travail pratique à celle-ci. Parce que l’ego ne cessa de croître à chaque génération, cela a permis le développement de la méthode d’Abraham sur les prochains niveaux en fonction des conditions d’un certain temps.

Par conséquent, nous ne pouvons pas dire que nous avons quelque chose de nouveau aujourd’hui. Tout ce qui se révèle est révélé par les kabbalistes à partir d’Adam jusqu’à nos jours, mais le bon chemin commence avec Abraham, bien qu’il y ait la naissance spirituelle unique à chaque niveau le long de ce chemin appelé les « fils d’Abraham ».

De KabTV, « Histoires Courtes » du 15/10/14

L’exil : A la limite de la lumière et des ténèbres, Partie 3

laitman_749_01Question : Les Juifs sont-ils restés en tant que peuple d’Israël dans le sens spirituel du mot après la destruction du Premier Temple ?

Réponse : Ils étaient conscients de leur incapacité à résister à l’égoïsme qui les contrôlait. Ce fait est documenté dans les livres et les chroniques historiques.

Il y a beaucoup de matériaux qui couvrent ce sujet. Ils ont été écrits dans un passé lointain par les participants proches des événements, pas par des chercheurs contemporains.

Les Juifs étaient une nation très instruite. Ils ont transmis leurs connaissances de génération en génération. Leurs écrits ont été conservés, systématisés et classés. Ainsi, ils ont été bien entretenus pendant des siècles.

Par conséquent, les gens ont clairement réalisé : « Il n’y a pas de Créateur parmi nous ! »

Question : Mais, qu’est-ce qu’ils ont emmené en exil ? Qu’est-ce qu’ils transportaient avec eux ? Auparavant, ils respectaient les principes d’Abraham, mais qu’est-ce qu’ils possédaient après que l’effondrement ait eu lieu ?

Réponse : Ils se souvenaient de leur histoire tout à fait bien. Ce n’est pas qu’ils l’ignoraient totalement, comme si on les avait frappés sur la tête. En outre, la chute ne se produit jamais immédiatement ; elle se déploie progressivement, les gens refroidissent lentement, laissent leurs états antérieurs derrière eux, et continuent de faire des tentatives infructueuses de retour à leurs états antérieurs.
Nous nous exerçons à nous accrocher à notre passé, mais nous sommes incapables de le faire. En même temps, en faisant des tentatives pour revenir à lui, même si nous ne parvenons pas à des résultats, nous continuons à explorer et à réviser nos états antérieurs, en les conservant ainsi dans notre mémoire.

Cela est similaire à la répartition de la Lumière dans un Partsouf et sa sortie tardive hors de lui (TANTA – Taamim, Nekoudot, Taguin et Otiyot, ndt). A la dernière étape, quand tout le reste est déjà parti, tout ce qui reste ce sont des souvenirs (Reshimot). Toutefois, à ce stade, ils sont plutôt frais et sont appelés récipients (Kélim). Ces types de récipients sont corrects. Ils reflètent les bonnes sensations, les définitions de ce qui se passe à l’intérieur de nous ;  c’est uniquement à ce moment-là que l’on se rend compte dans quel état on était avant. Au moment où nous étions dans cet état, nous ne comprenions pas ce qu’il signifiait en réalité pour nous.

Cela arrive également dans la vie de tous les jours. Souvent, on dit à quelqu’un : « Vous vous souviendrez de cette situation et vous la comprendrez différemment plus tard. » Ainsi, quelque chose reste toujours lorsque nous perdons nos situations passées et quand il n’est pas en notre pouvoir d’interrompre la tendance des pertes.

De KabTV, « Babylone d’hier à aujourd’hui », 03/09/2014

Cinq interdictions d’utilisation de l’ego

Dr. Michael LaitmanQuestion : S’il est important de corriger les intentions et non les actions, je ne comprends pas comment cela est possible. Nous pouvons tout faire avec un peu d’effort, mais nous n’avons aucun contrôle sur nos intentions.

Réponse : Mais c’est toute l’idée de la correction. C’est effectivement ce que la Torah exige de nous : la correction du cœur. Tous les commandements ont été donnés uniquement pour que nous puissions purifier nos intentions par eux.

Nos actions ne valent rien sans les intentions correctes. L’ensemble du système général de la nature appelé le Créateur, l’ensemble de l’énorme mécanisme de la création, prend seulement en compte nos intentions et pas nos désirs.

Question : De quelle manière le jeûne de Yom Kippour est-il lié à cela ?

Réponse : Le jeûne de Yom Kippour nous rappelle que nous devrions cesser de recevoir égoïstement et commencer à donner sans réserve à autrui au-dessus de notre propre bénéfice. Le désir d’une personne se compose de cinq couches : Keter, Hokhma, Bina, Zeir Anpin et Malkhout, et il y a donc cinq interdictions à Yom Kippour comme signe de la restriction de ces désirs égoïstes : l’interdiction de manger et de boire, l’interdiction de se laver, l’interdiction de porter des chaussures en cuir et l’interdiction des rapports sexuels.

Ainsi, nous cessons de recevoir et nous devons alors changer en don sans réserve. Mais pour commencer à donner aux autres, nous devons d’abord restreindre totalement nos désirs égoïstes et les intentions de l’amour-propre et cesser complètement de nous inquiéter à propos de nous-mêmes. Cela signifie que je devrais cesser d’utiliser toutes les zones noires qui apparaissent sur les rayons X de mon cœur pendant les dix jours de repentance qui précèdent Yom Kippour.

C’est l’essence même de Yom Kippour. Je ne peux pas encore effectuer d’actions dans le but de donner sans réserve. A ce jour, je ne limite que mon ego afin de ne pas recevoir quelque chose pour moi-même. Même si je suis autorisé à recevoir, ce n’est que pour passer à travers moi et donner aux autres.

Mais cela arrivera plus tard, tandis que le jour de Yom Kippour, il y a une restriction totale, cinq interdictions. Cela symbolise le fait qu’une personne n’utilise même pas ses désirs les plus essentiels. Finalement, nous atteignons les mêmes révélations que le prophète Jonas, en clarifiant quelle est la chose la plus importante dans la vie d’une personne.

Bien que Jonas n’était pas une personne ordinaire, mais un prophète, nous devons considérer les missions difficiles que le Créateur nous donne. Premièrement, Jonas voulait échapper à sa mission de donner sans réserve aux autres, mais finalement il a été forcé de la réaliser, en transmettant ​​la sagesse de la connexion et de l’unité, l’amour, et le don sans réserve au monde entier, que le peuple de Ninive incarne.

Le jour de Yom Kippour, je dois m’oublier et me concentrer totalement sur l’intérêt des autres : d’abord notre peuple et ensuite le reste du monde. Telle est la mission de la nation d’Israël, comme les kabbalistes nous le disent. En acceptant ce travail, nous commençons à corriger nos actions de don quand Yom Kippour se termine, et les fêtes qui suivent Yom Kippour symbolisent cela.

De KabTV, « Une Nouvelle Vie » du 30/09/14

Mon propre jour du Jugement

Dr. Michael LaitmanQuestion : Pourquoi est-ce qu’une offense envers une personne est pire qu’une offense envers le Créateur ? Cela signifie-t-il qu’une personne ne peut pas faire de son mieux avec le Créateur à moins qu’elle le fasse avec son entourage ?

Réponse : Vous ne pouvez pas vous tourner vers le Créateur s’il y a des gens dans le monde à qui vous avez fait du mal. Nous pouvons influencer le Créateur uniquement à travers les gens conformément à la loi : « de l’amour des êtres créés à l’amour du Créateur ».

Après tout, le Créateur est caché et on ne peut Le révéler qu’en donnant aux gens. C’est la raison pour laquelle la sagesse de la Kabbale est appelée la sagesse cachée. Elle nous enseigne comment vraiment donner aux gens afin de découvrir le Créateur derrière eux. Si nous ne savons pas cela, nous ne serons jamais en mesure de faire du bien aux gens par notre don, ainsi nous ne serons pas en mesure de donner sans réserve au Créateur non plus. Il s’avère que nous allons finir notre vie sans aucune issue positive.

Question : Supposons que j’ai blessé un ami et que je veuille me réconcilier avec lui. Suffit-il de demander son pardon comme c’est la coutume avant Yom Kippour ?

Réponse : Bien sûr, cela n’est pas suffisant si vous demandez seulement le pardon de l’ami juste pour vous purifier devant le Créateur à Yom Kippour. Pour ce faire, vous êtes prêt à tout donner à l’ami comme cadeau aussi longtemps que vous pouvez être sûr qu’il vous pardonne, et vous serez en mesure de vous justifier devant le Créateur.

Mais c’est mieux que rien puisque nous allons à Lishma (en Son nom) depuis Lo Lishma (pas en Son nom). Faire vraiment la paix avec un ami signifie commencer à l’aimer, c’est-à-dire limiter vos désirs personnels et être vraiment prêt à tout faire pour lui. C’est la correction de l’intention dans le cœur lorsqu’il ne reste plus d’auto-calcul, ce qui signifie que tout ce qui m’arrive n’a pas d’importance. Une telle correction appelée vrai don sans réserve est requise de nous et seule la sagesse de la Kabbale peut nous l’enseigner.

Nous pouvons dire que l’essence de Yom Kippour est le résumé, la clarification, du nombre de restrictions que je peux effectuer sur moi afin que je puisse agir dans l’amour et le don sans réserve envers les autres après cette date. A travers l’amour des gens, j’atteindrai l’amour du Créateur. Le « jour du Jugement » est le jour de mon auto-jugement.

De KabTV, « Une Nouvelle Vie » du 30/09/14

Le mondejuif.info: Une ouverture sur la Kabbale, Rosh Hashana spirituel


Un de mes articles publié sur le  mondejuif.info relatif au nouvel an.

 

 

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Le sort

Dr. Michael LaitmanQuestion: Le mot « Pour » (sort) apparaît dans le Yom Kippour (Jour du Grand Pardon) et aussi dans Pourim, qui symbolise la fin de la correction. Pourquoi ce terme apparaît dans les deux mots?

Réponse: Le mot «Pour» se réfère à un état dans lequel je ne choisis pas n’importe quoi. J’essaie, exige et demande que le Créateur choisisse pour moi. « Pour » vient du mot hébreu «sort».

C’est un état dans lequel je ne compte pas sur ma propre force et avance à l’aveuglette, en m’appuyant totalement sur ​​le niveau suivant, sur la lumière, sur le Créateur qui me guide.

Nous ne pouvons monter les niveaux spirituels et atteindre l’état de Kippour, Pour, et Pourim si nous avançons dans la foi au-dessus de la raison. Cela ne fonctionne que comme cela.

De KabTV de « Secrets du livre éternel » 12/03/14

rendre le créateur heureux

Dr. Michael LaitmanQuestion : Il est dit dans le articles « La Garantie Mutuelle » (Arvout) et « Le Don de la Torah » (Matan Torah) que nous devons satisfaire tous les besoins de la nation. Comment devrions-nous faire pour prendre soin des besoins de chacun ?

Réponse : Commencez par vous soucier du cercle de personnes avec qui vous êtes dans cette convention, avec qui vous travaillez et vous connectez. Essayez de penser à ce dont ils ont besoin d’autre et ce qui est le mieux pour eux.

Ne pensez pas aux questions spirituelles, mais plutôt à ​​la façon dont vous pouvez les aider et à ce que vous pouvez leur apporter, comme laver le sol par exemple, ou quelque chose comme ça, mais à travers cela, dans le but de faire plaisir au Créateur.

Du congrès de Sotchi, « Deuxième Jour », Leçon n°6 du 14/07/14

Vénérer ou atteindre?

Dr. Michael LaitmanQuestion: Si toutes les religions sont apparues après la destruction du Temple, qu’est-ce que les gens vénéraient avant sa destruction?

Réponse: Tout et n’importe quoi! Dans l’ancienne Babylone, les gens adoraient divers phénomènes naturels: les arbres, le dieu du soleil, etc ce n’était pas considéré comme une religion.

Question: Mais néanmoins, le Temple lui-même a été créé par une religion particulière …

Réponse: Non, le Temple incarne le zèle non-religieux de gens qui étaient ausur le niveau de l’atteinte nette de la force supérieure, la force générale de la création, de la nature en général.

Ce n’est pas ce que nous comprenons comme étant la religion aujourd’hui. Notre judaïsme moderne est une religion de l’exil du monde spirituel, l’exil du temple, l’exil de la terre d’Israël. C’est une religion d’exilés.

Les kabbalistes ont une vision complètement différente des personnes religieuses du monde sur les défis du peuple d’Israël, les défis de l’humanité, et de ce que nous devons apporter au monde.

Question: Pouvez-vous partager les secrets de la Kabbale avec les autres?

Réponse: Dans la Kabbale, il n’y a pas de secrets.

D’après une entrevue à Toronto avec V. Kanevsky, 05/08/14

Scission de la communauté : qui est à blâmer ?

Dr. Michael LaitmanQuestion : Pourquoi, en relation avec les développements récents en Israël, la communauté juive américaine se divise-t-elle en deux parties ? Pourquoi les individus et les organisations juives les plus influents prennent-ils une position anti-israélienne active ?

Réponse : La même chose s’est produite dans l’Allemagne nazie. Les Juifs vivant dans d’autres pays essaient de se cacher derrière la politique présumée anti-israélienne, anti-sioniste. Il en a toujours été ainsi.

Mais cela ne les aidera pas puisque l’attitude en direction non d’Israël même, mais seulement envers les Juifs, découle de l’antisémitisme, et non de sentiments anti-israéliens, pas parce que quelqu’un est « pour » ou « contre » les Arabes, ça n’a pas d’importance. Les Juifs seront toujours blâmés, même s’ils prennent une position claire anti-israélienne. En même temps, rien ne nous aidera, à part nous montrer et donner au monde la méthode de l’existence correcte qu’il attend.

Question : Pourquoi est-ce que ce qui est autorisé pour tous les pays dans le monde n’est pas permis à Israël ?

 

Réponse : Évidemment ! Selon les statistiques, au cours de ces dernières années, à peu près quarante millions de personnes ont été tuées en Afghanistan, en Iran, en Syrie, en Libye et au Liban. Mais personne n’en parle, soulève le problème, ou n’y fait attention.

Il ne s’agit pas de qui se bat contre qui, mais le fait que les Juifs qui sont censés apporter la Lumière au monde ne le font pas. Les antisémites disent : « Vous êtes la cause de toutes les souffrances dans le monde. » Ainsi, ce ne sont pas les Arabes, car cela a été évoqué avant la création d’Israël, avant la guerre. En fait, ce sentiment est à l’intérieur d’une personne qui ressent qu’elle dépend de notre nation.

Nous devons les comprendre. La Kabbale parle de cela sérieusement, ouvertement, parce que dans un temps très court, nous pouvons changer complètement l’attitude du monde envers nous. Nous n’avons pas d’autre choix.

Tiré d’un entretien aux États-Unis, le 06/08/14

Kippour – une véritable repentance

Dr. Michael LaitmanEtre le peuple élu a un prix : être comme un seul homme dans un seul cœur et « soit vous vous unissez, soit là est votre lieu de sépulture », ni plus ni moins ! Toute notre histoire est un éternel recommencement : Israël est uni, puis faute, puis demande pardon et s’unit à nouveau. En ce 21ème siècle, cette union entre nous, les juifs, n’est plus suffisante, il est temps de prendre sur nous la mission qui nous a été confiée et d’apporter la lumière aux nations. Nous sommes comme un robinet qui retient l’eau alors que le monde entier est assoiffé et déshydraté. Nous sommes ceux qui pouvons ouvrir le robinet, si nous ne le faisons pas, la haine et l’antisémitisme ne feront que grandir contre nous. Cela est possible grâce à l’amour fraternel.