Category Archives: Kabbale

La différence entre une restriction et un écran

527.01Question : Quelle est la différence entre une restriction (Tsimtsoum) et un écran (Massach) ?

Réponse : La restriction, c’est lorsque je réduis simplement la réception d’une source extérieure, peut-être des gens ou de la nature, peu importe laquelle. Autrement dit, le désir demeure, mais je le coupe de l’utilisation, de la satisfaction.

Et l’écran n’est plus seulement une réduction de l’utilisation de ses propres désirs, mais leur conversion en don sans réserve, en l’opposé, non pas pour recevoir en soi-même, mais pour donner aux autres.

Extrait de « Les États Spirituels » sur KabTV, le 16/11/2021

Égoïsme ou infraction?

424.02Question : Est-ce de l’égoïsme ou une infraction lorsque je fais du mal aux autres pour me sentir bien ?

Réponse : L’égoïsme en soi n’est pas une infraction, c’est notre nature. L’infraction, c’est lorsque nous l’utilisons au détriment des autres.

C’est très simple. Si vous faites quelque chose pour vous sentir bien mais qu’en même temps cela est mauvais pour les autres, alors c’est une infraction. Et vice versa, si vous le faites juste pour vous sentir bien sans nuire aux autres, alors c’est correct.

Question : En niant le libre arbitre initial, la Kabbale donne à une personne la possibilité de choisir entre des forces égoïstes et altruistes. Comment pouvons-nous comprendre cela ?

Réponse : C’est notre libre arbitre. Je dois m’élever au-dessus de mon égoïsme et essayer d’agir uniquement pour le bien de mon prochain, ce qui est appelé au nom de l’altruisme.

Extrait de « Conversations » sur KabTV, le 01/11/2021

La correction au stade le plus bas

273.02Question : Que signifie les « chaussures d’homme » du point de vue de la Kabbale ?

Réponse : Les chaussures sont comme un bouclier protecteur, qui devrait être au dernier degré du désir humain. Habituellement, si une personne se tient sur une terre sainte ou dans un endroit spécial, alors elle retire ses chaussures. Cela signifie qu’elle est corrigée et qu’il n’y a rien dans l’ensemble de ses désirs qui n’ait pas été corrigé.

Et lorsqu’elle a des désirs égoïstes, ils s’accumulent tous dans son degré le plus bas, dans ses jambes. Elle doit alors mettre des chaussures pour ne pas entrer en contact avec la terre sainte.

Si la Torah dit que l’ordre « enlève tes chaussures » arrive, cela signifie que vous devez vous examiner et vous corriger à votre degré le plus bas, le plus lourd. En d’autres termes, vous vérifiez si ce degré correspond à la terre sainte.

Extrait de « Les Secrets du Livre Éternel » sur KabTV, le 27/04/2019

« La pierre » : une partie de Malkhout

741.02Question : La Torah et d’autres sources utilisent très souvent le mot « pierre » : des pierres prélevées dans le Jourdain, des pierres avec lesquelles on construit l’autel, des pierres placées sur les tombes. De quoi s’agit-il ?

Réponse : Les pierres sont des objets immuables de la nature. Une pierre est considérée comme quelque chose qui ne change pas, quelque chose d’inébranlable.

Du point de vue de la Kabbale, les pierres sont des parties de Malkhout avec lesquelles une personne travaille ; elle construit des bâtiments avec elles, les lance avec une fronde, etc.

Commentaire : Il est écrit dans la Torah que le Créateur a jeté des pierres sur leurs ennemis et a ainsi aidé les Israélites. Vous l’avez expliqué comme un alourdissement des désirs.

Ma Réponse : Ceci est également vrai. Cependant, une pierre elle-même est quelque chose d’inébranlable, une partie de Malkhout.

Le mot « pierre » (Even) vient du mot « Havana », compréhension. Si nous parlons de la partie de Malkhout qui s’élève jusqu’à Bina, alors nous parlons de compréhension lorsque nous réalisons déjà de quelle partie il s’agit.

Mais si nous parlons de poids, alors par pierre nous voulons dire ajout de désirs, ajout d’égoïsme.

Extrait de « Les Secrets du Livre Éternel » sur KabTV, le 20/09/202

Un kabbaliste a-t-il besoin de la psychologie ?

281.01Question : En quoi, à votre avis, la psychologie aide-t-elle une personne et en quoi est-elle impuissante ?

Réponse : Je pense que la psychologie est nécessaire pour toutes les personnes qui doivent comprendre ce qui les motive, ce à quoi elles sont poussées par la nature. Si une personne étudie la psychologie, mais dans une mesure qui peut l’aider à se comprendre et à comprendre un peu les autres, alors c’est la première étape nécessaire pour qu’elle puisse entrer correctement dans la science de la Kabbale.

Question : Si elle étudie déjà la Kabbale, lui recommanderiez-vous de continuer à étudier la psychologie ? Ou cela pourrait-il la gêner ?

Réponse : Si une personne est droite et s’engage sérieusement dans la Kabbale, rien ne peut la gêner. De plus, la psychologie ne lui sera tout simplement pas nécessaire puisque tout ce qu’elle commence à étudier dans la science de la Kabbale l’élève tellement au-dessus du cadre de notre monde qu’elle le voit immédiatement, comme si elle s’élevait dans les airs, comme si elle s’élevait au-dessus d’elle-même et voyait tout d’une hauteur de vol.

Extrait de « Les États Spirituels » sur KabTV, le 15/10/2021

La pertinence du Livre du Zohar

610.2Le Livre du Zohar a été écrit au IIe siècle par dix kabbalistes qui se sont réunis dans une grotte, l’ont rédigé pendant une longue période, puis l’ont caché. Le Livre a été retrouvé au XIe siècle, mais il n’a été véritablement révélé qu’au XXe siècle. Depuis lors, il peut être compris et utilisé par les kabbalistes. Avant cela, même les kabbalistes ne pouvaient pas le comprendre.

Le grand kabbaliste du XXe siècle, Yehouda Ashlag (le Baal HaSoulam), a écrit Soulam (l’Échelle) Commentaire du Livre du Zohar, et il est devenu un livre de travail pour nous. Pourquoi ? Si nous nous réunissons dans des dizaines, comme le faisaient ceux qui ont écrit Le Livre du Zohar, en essayant de nous unir les uns aux autres afin de découvrir le monde supérieur et de le décrire, nous agissons de la même manière qu’eux, et nous commençons alors à comprendre ce qu’ils ont écrit.

À notre époque, Le Livre du Zohar devient particulièrement pertinent pour nous, car les âmes qui sont capables et prêtes à une telle compréhension sont descendues dans notre monde. Et bien que ce livre ait traversé de nombreuses générations, c’est à notre génération qu’il est vraiment devenu un outil pour comprendre le véritable univers et diriger notre propre destin.

Extrait de « Conversation sur Le Livre du Zohar » sur KabTV

Où est Dieu ?

214« Où est Dieu ? Là où on Le laisse entrer. » (Menachem Mendel de Kotzk)

Ceci est vrai.

Question : Ne Le laissons-nous pas entrer ?

Réponse : Nous Le rejetons, nous L’éloignons de nous-mêmes. Par conséquent, nous restons à l’intérieur des maigres lois physiques.

Mais si nous commençons à essayer d’attirer le Créateur (la qualité du don sans réserve, de l’amour, de la proximité et de l’unité) dans notre monde, si nous permettons à ces forces de travailler sur nous, alors nous Le découvrons vraiment.

Question : Que signifie « Le découvrir » ? Puis-je L’entendre, Le voir ou Le ressentir ?

Réponse : A l’intérieur de vous-même. Je me sens agir selon les lois de la connexion et de l’amour universels.

Question : Cela signifie-t-il que je découvre le Créateur ?

Réponse : Oui.

Extrait de « L’Actualité avec Michaël Laitman » sur KabTV, le 04/10/2021

Comment devient-on un kabbaliste?

547.06Question : Le psychologue en moi essaie de se comprendre et de comprendre les autres, d’analyser et de résoudre les problèmes, de gérer ses sentiments et de changer son attitude face à la réalité. Qu’est-ce qu’un kabbaliste essaie de faire en lui-même ?

Réponse : Un kabbaliste trouve les sources de perception de la réalité environnante, ses limites, et en travaillant sur lui-même, il repousse ces limites si loin qu’il commence à voir la force supérieure derrière la réalité, la qualité du don sans réserve et de l’amour, opposée à la qualité de la réception et du rejet de tout et de tous, qui est inhérente à l’égoïsme.

Dans la lutte entre ces deux qualités, en préférant le don sans réserve, l’amour et la connexion à la qualité de la séparation, de la réception et de la haine à chaque étape du développement spirituel, une personne devient un kabbaliste. Elle commence à agir non pas pour son propre intérêt, non pas pour satisfaire son égoïsme, mais pour le bien des autres, pour diffuser l’altruisme.

Extrait de l’émission « Les États Spirituels » sur KabTV, le 15/10/2021

Le langage du Livre du Zohar

222Le Livre du Zohar est écrit dans une langue particulière, principalement en araméen. L’araméen est une langue ancienne parallèle à la langue hébraïque parlée dans l’État d’Israël aujourd’hui. Ces deux langues étaient populaires dans l’ancienne Babylone, et c’est pourquoi les kabbalistes les utilisent.

Le premier kabbaliste, dont le nom était Adam, a commencé à utiliser à la fois l’araméen et l’hébreu. Dans son livre Raziel HaMalakh (L’Ange Raziel), il a utilisé les deux langues.

La langue du Livre du Zohar n’est pas un langage physico-mathématique exact, mais un langage d’allusions que nous devons comprendre. Seule une personne qui est revêtue des images et des événements qui y sont décrits de manière allégorique peut le comprendre. Par conséquent, une personne ne peut pas comprendre immédiatement ce dont parle ce livre.

Cependant, si elle travaille sur elle-même, étudie la Kabbale, se trouve dans un groupe, et crée un groupe similaire à celui qui a écrit Le Livre du Zohar, alors elle commence à comprendre ce qu’ils ont écrit et les choses décrites dans le livre commencent à jouer dans son groupe. C’est-à-dire que Le Livre du Zohar commence à jouer comme un disque, se manifestant entre eux et leur montrant ce dont il parle.

Mais cela ne se produit que dans la mesure où ils ont les mêmes qualités que les auteurs du Livre du Zohar. Par conséquent, le langage même de ce livre appelé le « langage des branches » est allégorique, et seuls ceux qui sont à un degré spirituel peuvent le comprendre. Sinon, Le Livre du Zohar est perçu comme un recueil d’histoires, de contes de fées et de légendes.

Extrait de « Conversation sur Le Livre du Zohar » sur KabTV

S’auto-analyser

209Question : Disons qu’une personne commence à lire le Livre des Prophètes. Comment un kabbaliste le lit-il ou quelqu’un qui veut s’échapper dans une autre dimension ?

Réponse : Un kabbaliste lit de petites portions car avaler ne veut rien dire. Ce serait alors comme lire une fiction.

Pour lire un texte kabbalistique, il faut y entrer, le méditer et être dans un certain état. Une sorte de réflexion kabbalistique est nécessaire ici.

Un kabbaliste est une personne qui étudie des livres avec un stylo et un carnet. En général, il ne s’agit pas de lecture, mais d’étude. De plus, le Livre des Prophètes n’est pas un livre simple.

Par conséquent il est difficile d’expliquer comment un kabbaliste le lit. Il s’agit de l’étude de soi à travers d’autres personnages, c’est-à-dire ces personnes qui ont existé dans notre monde et qui ont compris le Créateur. Ils ont agi uniquement dans le but de se rapprocher de Lui, de L’influencer positivement, afin que le Créateur en accord avec cela les rapproche et leur donne l’opportunité d’influencer positivement le monde à travers eux.

Extrait de « Les Secrets du Livre Éternel » sur KabTV, le 13/09/2021