Category Archives: Perception

Dans la Pensée du Créateur

294.2Il n’y a rien d’autre qu’une seule pensée : la Pensée de la Création qui inclut tout. Seuls nous, les créatures, ne la comprenons ou ressentons pas encore. Mais nous sommes à l’intérieur de cette conception et nous sommes gouvernés par elle. Tout notre travail s’y déroule. Cette pensée est la création entière, son dessein, et il n’y a rien d’autre qu’elle.

« Tout se clarifie en pensée », et tout a été créé par la pensée. Il n’y a pas de matière ; toute la réalité est englobée dans la pensée. Il est intéressant de noter que les scientifiques modernes, des matérialistes absolus, affirment que l’univers est une pensée. Les chercheurs qui étudient le cerveau humain affirment que toutes nos pensées, nos désirs et nos décisions existent en dehors de la personne et que le cerveau n’est qu’un instrument qui détecte cette pensée et nous la transmet.

Ainsi, la science se rapproche progressivement du fait que les kabbalistes ont découvert il y a longtemps, que rien n’existe en dehors du dessein du Créateur, et nous existons à l’intérieur. Et bien que nous divisions la réalité en forces, matière, sensations et intellect, en substance, seule la pensée du Créateur opère et nous existons en elle.

Nous devons atteindre cette Pensée du Créateur concernant la création, et alors nous Le connaîtrons, non pas Lui-même, mais Son attitude envers la création. Il n’y a qu’une seule pensée. Et toutes les diverses qualités opposées que nous percevons sont censées révéler la profondeur et l’unicité de cette pensée.

Il n’y a rien hormis Lui (Eïn Od Milvado), mais nous y parvenons par l’envers, à travers la multitude d’actions et de manifestations du Créateur à notre égard, qui sont très diverses et contradictoires.

Et ce sont précisément tous ces paradoxes et ces contradictions qui nous empêchent de comprendre ou d’accepter ce qui se passe, qui nous poussent vers un développement tel que, par-delà la connaissance et en unissant tous les contraires, nous atteignons le Créateur. Il est impossible de L’atteindre autrement qu’à travers deux contraires qui fusionnent et se complètent mutuellement.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, « Il n’y a rien hormis Lui » du 22/08/2019

La loi commune

264.01L’individu et le collectif sont égaux. Il n’y a aucune différence entre la façon dont une personne se corrige et la façon dont le monde entier entreprend la correction. La loi est la même, car la brisure a entraîné le mélange de chaque partie avec toutes les autres. Par conséquent, le processus que vit une personne n’est pas différent de celui que vit le monde entier.

En vérité, il n’y a rien de compliqué là-dedans. Si cela devient clair, si nous parvenons à l’expliquer au monde, cela clarifiera et éclairera à son tour bien des choses dans le monde.

Ceux qui se connectent à cette idée seront véritablement appelés « l’Israël spirituel ». Et, par un sentiment intérieur de nécessité, ils ressentiront qu’ils doivent entreprendre la correction.

Extrait de la 1ère partie du Cours quotidien de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « L’Arvout (Solidarité) » du 14/05/2025

Au point central du groupe

214Dans l’Introduction au Talmud des Dix Sefirot, Point 17, il est dit : « Ainsi, l’étudiant s’engage, avant l’étude, à renforcer sa foi en le Créateur… »

J’ouvre le livre afin de recevoir la force de la foi, la force du don sans réserve, la force qui me permet d’être au-dessus de mon désir de recevoir. C’est-à-dire d’établir une connexion avec d’autres âmes et de remplir la condition de la solidarité (Arvout).

Penser pouvoir un jour être capable d’accomplir le principe « aime ton prochain comme toi-même » dans un petit groupe, même s’il ne s’agit que de moi et d’une autre personne, cela semble assurément irréaliste. Il est impossible que quelqu’un y soit parvenu. Et c’est effectivement le cas.

Mais nous pouvons prendre la décision que nous voulons que cela se produise et que nous voulons atteindre une telle exigence que, comme l’écrit le Baal HaSoulam, nous tournions autour d’elle jour et nuit. Et cela suffit.

Chaque seconde, nous devons vérifier dans quelle mesure nous sommes dans la force qui nous attire vers le centre du groupe, afin que tout ce qui est extérieur reste derrière nous et que tout ce qui est intérieur s’unisse au centre du groupe.

Chacun discerne cela en lui-même. Comment puis-je me contrôler et comment le groupe peut-il s’examiner ? Seulement en fonction de la quantité et de la qualité avec lesquelles une personne se soucie de se voir elle-même et les autres connectés au point central du groupe.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « L’Arvout (Solidarité) » du 10/05/2025

L’image intérieure de la réalité

570Question : Devrions-nous essayer de reconnaître en nous-mêmes les désirs appelés Abraham, Moïse, le peuple d’Israël et les nations du monde, ou cela vient-il tout seul ?

Réponse : Nous travaillons sur la correction et notre rapprochement du Créateur, de la force unique, et nous sommes par conséquent obligés de relier toutes les contradictions, tous les événements et tout ce qui se passe à chaque instant à une source unique, à une cause unique, à une pensée unique, à un but unique. Une personne qui d’une manière ou d’une autre, même avec un succès mitigé, tente de le faire, atteint un état où elle commence à percevoir une telle image.

Il s’avère que toute l’histoire n’est pas vraiment de l’histoire, mais est finalement un équilibre des forces qui existent à l’intérieur d’une personne. Elle révèle des désirs appelés Adam HaRishon (le Premier Homme), Noé, Terah, Abraham, Moïse, etc.

Elle voit qu’elle est composée d’eux et de ce fait, lorsqu’elle commence à lire toute la réalité depuis l’intérieur de son âme, elle voit que la structure de l’âme générale et de l’âme individuelle est identique. Elle découvre que seule cette dernière existe, et qu’au-dessus d’elle se trouve une force unique. Cela devient clair avant même la Makhsom (barrière).

Plus précisément, cela ne se révèle pas encore, mais il devient évident qu’il en est ainsi.

Il vaut donc la peine de rechercher cette image en soi et dans la réalité générale extérieure.

Extrait de la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « L’Arvout (Solidarité) » du 14/05/2025

Une connexion qui existe mais qui n’est pas active

151Si notre Kli commun était parfait, alors idéalement, tout le monde serait dévoué à 100 % les uns aux autres. Et si quelqu’un ignore cela, il endommage sa partie en chacun.

Chaque qualité brisée, c’est-à-dire mal fonctionnant, s’est intégrée à toutes les autres qualités. Cela signifie qu’en chacune d’elles, toutes les autres sont incluses.

Par la brisure, le Kli (récipient) a acquis une condition véritablement merveilleuse : une interconnexion universelle.

Actuellement, cette connexion n’est pas active mais elle existe ! C’est l’état de la brisure.

En d’autres termes, même maintenant nous sommes tous connectés les uns aux autres et il n’y a aucune séparation entre nous ; il n’y a pas une seule âme qui ne soit incluse à l’intérieur de toutes les autres âmes. Il suffit de rétablir la connexion appropriée.

Le Baal HaSoulam écrit qu’il ne peut y avoir de correction générale sans la correction personnelle de chaque individu. C’est une loi absolue qui doit être comprise par tous, et qui sera ensuite réalisée en chacun également.

Et si une seule personne ne la réalise pas, alors tous restent non corrigés, dans la mesure où elle est incluse dans tous.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « L’Arvout (Solidarité) » du 06/05/2025

Réflexion sur l’Arvout

243.07Question : Vous avez parlé de ceux qui étudient la Kabbale depuis de nombreuses années et qui n’entendent toujours pas que l’essentiel est l’Arvout (solidarité). Comment puis-je savoir si je l’entends ou non ?

Réponse : Très simplement ! Cela se voit à l’importance que vous accordez à la connexion avec les autres pour que le Créateur, la Lumière supérieure, se révèle parmi vous, à l’intensité de cette préoccupation qui brûle en vous.

De plus, elle n’est pas éclipsée par des visions de ce que vous pourriez prétendument accomplir. Vous n’avez besoin d’accomplir rien d’autre que la connexion. Même le Créateur n’a pas besoin d’être atteint. Il est écrit : « Si seulement ils M’abandonnaient et gardaient Ma Torah. » Que signifie « Ma Torah » ? C’est l’Arvout.

Toutes les lois de la Torah sont ici, à l’intérieur.

Et si c’est ainsi que vous envisagez votre existence dans le monde et dans le groupe, c’est normal. Voilà le test.

Question : Ceux qui n’entendent pas influencent-ils ceux qui entendent ?

Réponse : Ils influencent ceux qui entendent seulement s’ils sont capables d’atteindre l’Arvout mais ils sont paresseux. Si les gens ne sont pas encore capables d’entendre mais participent, ils n’interfèrent pas. Cela inclut les débutants ou ceux qui sont actuellement dans diverses confusions, dans une descente, et par conséquent n’entendent pas ; eh bien, que faire ? Ce n’est pas un problème. Le seul problème concerne ceux qui peuvent vraiment entendre mais sont paresseux.

Alors, que devrions-nous faire à ce sujet ? Devrions-nous peut-être établir une sorte d’ordre, un système, des inspections, etc. ? Non, nous devrions traiter chacun comme le dit le Baal HaSoulam : Celui qui perce un trou dans le bateau devrait être expulsé. Mais en principe, nous devrions davantage penser à la correction.

Si notre direction, telle une équipe, est la nécessité de l’Arvout, alors il ne peut y avoir personne de superflu à l’intérieur : soit une personne se joint à nous, soit il est clair qu’il s’agit d’un étranger. Et plus l’unité est grande entre ceux qui sont d’accord, plus grande est la séparation entre eux et ceux qui n’y sont pas.

Mais même ceux qui ne sont pas à l’intérieur ne devraient pas être négligés. Nous devons comprendre qu’une personne peut se trouver dans toutes sortes d’états.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Le Baal HaSoulam, « L’Arvout (Solidarité) » du 07/05/2025

Comment se rapprocher du but ?

942Un groupe est constitué de personnes qui s’entendent en quelque sorte pour atteindre un objectif appelé l’adhésion au Créateur. Il s’agit d’un accord potentiel. Elles ne l’ont pas encore atteint, ni même accepté, mais elles déterminent par elles-mêmes qu’il s’agit bien du but.

C’est ce que disent les sources authentiques, et nous pensons qu’il doit en être ainsi. Alors, commençons à construire des mécanismes en nous-mêmes, à travailler à différents niveaux, et à déployer des efforts pour nous rapprocher du but.

Bien sûr, nous finirons par découvrir que le progrès ne se produit qu’avec l’aide de la Lumière qui corrige, régule et connecte toutes les parties d’Adam HaRishon.

Nous déterminerons toutes nos actions en fonction de la quantité de Lumière correctrice que nous pouvons attirer à nous.

En conséquence, les actions seront plus ou moins importantes, celles auxquelles il faut penser tout le temps et celles auxquelles il est impossible de penser en permanence.

À chaque fois il y a une révélation différente, une compréhension des moyens différente, mais il y a toujours la bonne réalisation. Il s’agit de la Lumière qui vérifie et corrige les Kelim (récipients), tandis que nous devons l’attirer par des actions qui y parviendront de la manière la plus bénéfique.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, L’Arvout (Solidarité) du 13/05/2025

Les signes du Messie

294.2De nos jours, le peuple juif est obligé de remplir la condition d’atteindre l’Arvout (Solidarité). S’il néglige ce devoir, une force impérieuse s’exercera sur lui, le contraignant à l’accomplir par la souffrance.

Le monde entier attend cela, et cette attente révèle les souffrances et les malheurs à l’échelle mondiale, ce qui le fait souffrir et à travers sa douleur, il commence à en comprendre la raison. En fin de compte, la souffrance vient indiquer où se trouve la solution.

Dans la préface de « L’Introduction au talmud des Dix Sefirot », le Baal HaSoulam écrit que le Créateur guide une personne vers le bien en lui donnant, au sein d’une vie pleine de souffrances, une faible étincelle qui brille au loin à travers les ténèbres.

Il en va de même pour nous et pour les nations du monde. Toutes les relations actuelles entre nous et les nations n’existent que pour nous contraindre à nous engager concrètement afin d’atteindre l’Arvout. La force irrésistible doit nous révéler la nécessité de cette tâche.

Les nations du monde commencent progressivement elles aussi à comprendre, à travers les souffrances qu’elles endurent, où se trouve la véritable solution. Nous constatons qu’elles découvrent peu à peu que la racine du problème se trouve en Israël, la partie considérée comme la pire, celle qui cause le plus de tort au monde entier.

Il s’agit déjà d’une forme de révélation profondément avancée. Ce sont véritablement les signes du Messie.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « L’Arvout (Solidarité) » du 09/05/2025

Les descendants des kabbalistes

961.2Le peuple d’Israël descend des « pères/patriarches » (Avot), des kabbalistes. Par conséquent, sa structure diffère entièrement de celle des autres nations. Même les rois et les ministres qui régnaient à l’époque n’étaient pas des aristocrates, contrairement à la coutume chez les autres nations.

La nation entière, issue d’un groupe de kabbalistes, possédait à l’origine une loi claire stipulant que tous sont égaux et que nul ne jouit de privilèges qu’il ne mérite pas, mais qu’il reçoit en héritage de son père ou de sa mère, comme c’est la coutume chez les peuples du monde.

Il n’y a jamais eu d’esclavage ni d’oppression d’une partie sur une autre au sein du peuple d’Israël. Depuis l’époque d’Abraham, il n’y a jamais eu de cas où aucun garçon n’ait pas été éduqué à la spiritualité, qui ne sache pas lire et ne sache pas pourquoi il vivait. C’était des centaines d’années avant la destruction du Temple.

Ainsi, dès la fondation du peuple, les conditions, les lois et les tâches nécessaires à la correction furent initialement posées. Mais lorsqu’ils ont été touchés par la force de la destruction, ils adoptèrent les coutimes de leurs voisins et tout s’effondra.

Bien qu’ils se soient mêlés à toutes les nations du monde, cela n’entraîna aucun changement au sein du peuple lui-même, ni l’introduction de lois selon lesquelles l’un est au-dessus ou au-dessous des autres, ni des changements dans le domaine de l’éducation, des fonctions sociales, etc.

En fait, les kabbalistes se trouvaient à la base du peuple, et c’est ainsi que les bases de la correction ont été posées. Ce groupe peut véritablement conduire à la correction de toute l’humanité. Il ne provoque pas ces corrections, mais il éveille chez les nations du monde leur forme correcte.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « Arvout (Solidarité) » du 10/05/2025

Un kabbaliste est un laboratoire ambulant

250Question : Un égoïste qui n’est pas dans l’atteinte spirituelle peut-il se rapporter de manière adéquate à son égoïsme ? Peut-il clairement voir les manifestations de l’égoïsme, ne pas subir son influence et en réguler le processus ?

Réponse : Oui et non. Il connaît des hauts et des bas, et même aux plus hauts niveaux, l’ego peut soudainement prendre le dessus. « Ne vous faites pas confiance avant la mort complète de l’égoïsme », telle est notre devise.

Question : Ceux qui étudient la Kabbale peuvent-ils au moins déterminer où l’égoïsme a joué et où se trouve l’autre partie ? Ou s’agit-il uniquement d’égoïsme pur et dur ?

Réponse : Peu importe. Mais à des niveaux élevés, ils le savent, le comprennent et en sont conscients. Et pourtant, en le sachant et en étant conscient, vous voyez comment l’ego joue avec vous. C’est une étude de la nature, de ce que le Créateur a créé. En fait, un kabbaliste est comme un laboratoire ambulant qui teste tout sur lui-même.

Commentaire : C’est un processus très intéressant.

Ma Réponse : Oui, car vous intégrez le monde entier en vous !

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Un kabbaliste est un laboratoire ambulant » du 05/09/2010