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Un kabbaliste est un laboratoire ambulant

250Question : Un égoïste qui n’est pas dans l’atteinte spirituelle peut-il se rapporter de manière adéquate à son égoïsme ? Peut-il clairement voir les manifestations de l’égoïsme, ne pas subir son influence et en réguler le processus ?

Réponse : Oui et non. Il connaît des hauts et des bas, et même aux plus hauts niveaux, l’ego peut soudainement prendre le dessus. « Ne vous faites pas confiance avant la mort complète de l’égoïsme », telle est notre devise.

Question : Ceux qui étudient la Kabbale peuvent-ils au moins déterminer où l’égoïsme a joué et où se trouve l’autre partie ? Ou s’agit-il uniquement d’égoïsme pur et dur ?

Réponse : Peu importe. Mais à des niveaux élevés, ils le savent, le comprennent et en sont conscients. Et pourtant, en le sachant et en étant conscient, vous voyez comment l’ego joue avec vous. C’est une étude de la nature, de ce que le Créateur a créé. En fait, un kabbaliste est comme un laboratoire ambulant qui teste tout sur lui-même.

Commentaire : C’est un processus très intéressant.

Ma Réponse : Oui, car vous intégrez le monde entier en vous !

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Un kabbaliste est un laboratoire ambulant » du 05/09/2010

La bonne approche de la vie

275Commentaire : Le plus souvent, une personne veut se sentir bien. Imaginons qu’elle soit malade ou qu’elle ait des problèmes, elle dit inconsciemment : « Oui, je veux recevoir le soutien de la force supérieure pour surmonter cet obstacle », même si au plus profond d’elle-même, elle réfléchit à la façon de se sentir mieux.

Ma Réponse : Au début seulement, cela signifie qu’il s’agit encore d’un désir informe.

Puis peu à peu, du plus profond de la souffrance, elle commence à en comprendre la profondeur et la causalité, qu’il n’est pas destiné à la faire souffrir et que sa satisfaction n’est pas une fin en soi. Après tout, quel est le but de cette vie ? Souffrir et soulager la souffrance ? Est-ce vraiment le sens de l’existence ?!

Le sens de l’existence est de s’élever au-dessus de cette vie et de l’utiliser comme un moyen d’atteindre un niveau supérieur. Sinon, quoi ? Je suis battu, je m’enfuis. Je suis battu, je suis soigné. Et c’est ça la vie ?! C’est une vision du monde totalement erronée.

C’est pourquoi la Kabbale dit que nous devons révéler la source de nos souffrances et la raison pour laquelle le Créateur nous les envoie, afin de nous connecter à Lui. Autrement, nous ne nous éveillerons pas à cette connexion à Lui. Et plus tard, nous en serons reconnaissants.

Est-ce possible sans cela ? Non, c’est impossible.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Comment demander correctement au Créateur » du 27/08/2010

Un jeu avec le Créateur

249.03Dans le livre Shamati (J’ai entendu), il y a de nombreux articles qui traitent de la haine envers l’égoïsme (la Sitra Achra, l’Autre Côté), de la façon dont il entoure l’être humain, de la nécessité de le haïr, de le surmonter et de le dominer. Mais tout travail sur l’égoïsme doit se faire en partant du principe que « tout vient du Créateur », « qu’il n’y a rien hormis Lui ». Sinon, nous restons prisonniers de ce même égoïsme (nous travaillons dans l’Avoda Zara, l’idolâtrie).

Par conséquent, dès le début une personne doit s’accorder à l’idée « qu’il n’y a rien hormis Lui » (Eïn Od Milvado). C’est seulement alors qu’elle peut commencer à comprendre que c’est le Créateur Lui-même qui place délibérément devant elle une qualité opposée à la Sienne, afin que l’a personne en vienne à haïr cette qualité qui est l’opposé du Créateur (« Vous qui aimez le Créateur, haïssez le mal »).

Ce n’est qu’en haïssant sincèrement son égoïsme, parce qu’il le sépare du Créateur, parce qu’il lui cache le Créateur, que l’on peut véritablement se séparer de l’égoïsme par la haine (« Celui qui sauve des mains des méchants »).

Par conséquent, tout travail intérieur doit commencer par la conscience que notre état tout entier vient du Créateur : « Il n’y a rien hormis Lui. » Comprenant que le Créateur joue avec nous de toutes parts (« De derrière comme de devant, Tu m’enserres », Psaumes 139:5), l’homme lui-même doit s’aligner sur ce jeu et y entrer, le jeu avec le Créateur.

Le chemin menant au Créateur

221Comment maintenir constamment un état d’unité avec l’enseignant, les amis et le Créateur ? Essayez de trouver ce point intérieur en vous qui s’éveille en ce moment même et illumine le chemin qui vous mène au Créateur ; saisissez-le et ne le lâchez jamais.

C’est à partir de ces points d’unité que se construit le chemin. C’est un chemin sur lequel nous grandissons et nous rapprochons toujours plus du Créateur. Chaque personne se connecte à Lui d’une manière unique, dans une forme qui n’existe qu’entre elle et le Créateur. Il faut constamment demander cette unité.

Le prochain point de connexion sur le chemin dépend de l’état de préparation de mon cœur, c’est-à-dire de la façon dont il est corrigé par mon attitude envers tous les points précédents que j’ai déjà franchis.

Mon désir ardent pour le Créateur est la force qui me ramène à l’unité après chaque chute. Et si je ne suis pas dans l’unité, alors je dois demeurer dans une prière constante.

La disposition du cœur à s’unir au supérieur exige son expansion, et le cœur s’élargit par mon désir de m’unir avec les amis du groupe ou de la dizaine.

Extrait de la 2ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « Les choses qui viennent du cœur » du 05/05/2025

Le moment de désespoir mène à la percée

239On ne devrait pas sombrer dans le désespoir en chemin. Pourtant, le désespoir d’un autre côté est précisément l’état qui conduit une personne à la bonne décision.
C’est pourquoi le désespoir est l’un des états les plus bénéfiques sur le chemin spirituel. Une personne désespère, prend une décision et avance.

Le moment de désespoir est le point de contact avec la force supérieure.

Extrait de la 2ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « Les choses qui viennent du cœur » du 05/05/2025

Le chemin à travers les bandes de Lumière et d’obscurité

207Question : Comment se produit l’ascension spirituelle ?
Réponse : Lorsqu’une personne commence à étudier la Kabbale, elle débute en traversant différents états. Elle ignore d’où viennent ces nouveaux états, mais fondamentalement, tous les changements proviennent du niveau supérieur.

Il existe deux niveaux : le niveau supérieur et le niveau inférieur. Au niveau supérieur, il y a une partie supérieure et une partie inférieure (GE et AHAP), et au niveau inférieur se trouvent également GE (Galgalta ve Eynaïm) et AHAP (OzenHotem). Ensemble, ils forment les dix Sefirot, la structure de notre âme.

Tant que j’existe uniquement dans ce monde et que je n’ai pas commencé à corriger mon âme, je ne perçois que moi-même, mon niveau actuel, comme étant mon corps, ma vie. Et rien au-delà.

Mais lorsque je commence à étudier la Kabbale et que je rejoins un groupe, je commence à recevoir la Lumière Environnante (Ohr Makif). On l’appelle « environnante » par rapport à moi car elle est cachée dans ce qui m’entoure : les livres, le professeur, les amis par lesquels je reçois cette Lumière.

Je ne la reçois pas simplement « depuis les airs » ; il n’y a pas de Lumière supérieure dans l’air. Nous parlons de l’échelle des niveaux spirituels. Mais par rapport à une personne, elle se manifeste comme une Lumière qui lui est transmise par divers moyens.

Parfois, cette Lumière éveille une personne, et d’autres fois au contraire, elle lui procure une sensation d’obscurité, l’opposé de la Lumière. Le supérieur peut expliquer quelque chose à l’inférieur comme un adulte intelligent explique quelque chose à son élève. Et l’élève savoure ce qu’il entend et devient plus intelligent. Il perçoit cela comme une réception de la Lumière, de la connaissance et de la sensation.

Ou au contraire, le professeur, par rapport à l’élève, est dans un tel état, il lui transmet un tel matériel et une telle connaissance, une expérience telle que l’élève réalise à quel point il comprend peu la spiritualité, à quel point il se sent faible, fermé et vide. Ensuite, plus le maître lui donne, plus cela s’assombrit pour l’élève.

Cela ne dépend pas de la présence ou non de la Lumière de Hokhma, mais de la façon dont le supérieur s’adapte à l’inférieur. Or, si le supérieur s’adapte trop à l’inférieur, il le prive de toute possibilité d’action indépendante.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Rabash, Article 195 du 27/01/2012

Le désert, partie n°4

742.01Question : Une personne qui se sent insatisfaite de sa vie se précipite dans le désert à la recherche de soi. Après tout, le désert c’est le silence, un sentiment d’éternité, quelque chose de primordial complètement différent du cycle incessant de la vie quotidienne dans lequel nous tournons sans cesse.

Pourquoi les gens recherchent-ils l’épanouissement intérieur précisément dans le désert ?

Réponse : Je conseillerais de ne pas trop se focaliser sur l’image extérieure du désert. Lorsque la Torah mentionne le désert, elle fait référence à un état intérieur d’une personne. Le désert intérieur est une quête au sein d’une vie desséchée et stérile.

L’égoïsme a complètement épuisé l’homme et ne répond pas à la question du sens et du but de la vie. C’est pourquoi il se sent comme dans un désert intérieur. C’est précisément là qu’il faut trouver une source d’eau vive, c’est-à-dire la Lumière supérieure qui se révèle précisément dans la sécheresse, dans le désert.

Question : Comment creuse-t-on un puits dans le désert ?

Réponse : Un puits émerge à travers des questions. Un puits est toujours recouvert d’une pierre, puis la pierre est déplacée, révélant le puits. Il y a toujours des disputes autour d’un puits.

Question : Quel est ce type de questions qui percent la terre ?

Réponse : L’homme veut atteindre la source de la vie. Il s’interroge constamment et explore la réalité. Où peut-il trouver la source de sa propre vie ? Il cherche précisément au cœur de la sécheresse du désert ; il ne fuit pas cette question, mais creuse plus profondément dans sa vie.

Ces personnes ont besoin de trouver leur source et de comprendre pourquoi elles vivent, dans quel but et quel est le résultat de cette courte et douloureuse vie. C’est en creusant ainsi qu’on atteint finalement la source.

Extrait de KabTV, « Une nouvelle vie – 924 » du 28/11/2017

La perception des textes kabbalistiques

526Question : Vous dites que dans la Kabbale, toutes vos sensations sont en hébreu. Lorsque vous lisez ou écoutez des textes kabbalistiques dans cette langue, comment les percevez-vous ?

Réponse : Lorsque je lis un texte kabbalistique en hébreu, je le perçois en moi. Tout comme lorsque vous lisez un texte sur une situation de notre monde en russe, cela crée en vous une certaine image intérieure.

Il en va de même pour moi lorsque je lis un texte kabbalistique. Cela crée une image intérieure en moi car je possède déjà un ensemble de qualités qui correspondent à ces mots, termes, phrases et connexions.

Par conséquent, tandis que je lis, j’assemble cette image à l’intérieur de moi comme une mosaïque, et elle commence à vivre en moi. À mesure que je progresse dans le texte, tout scintille, tourne, se connecte et se sépare en moi. Le texte vit en moi et accomplit ses actions. Je le ressens comme ma vie vécue à cet instant précis.

C’est comme lire une fiction et s’immerger dans l’histoire.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Le langage kabbalistique » du 25/08/2010

Rechercher le supérieur

944Tout le travail d’une personne au début du chemin spirituel consiste à rechercher le supérieur. L’univers entier est structuré de telle sorte qu’il n’y a que le supérieur et l’inférieur, et rien d’autre. Le vaste monde qui semble nous entourer, tant les mondes supérieurs que ce monde-ci, sont en réalité rien de plus que nos propres désirs intérieurs qui ne nous apparaissent qu’à l’extérieur.

En réalité, seuls le supérieur et l’inférieur existent, formant une succession de degrés spirituels qui s’étendent de haut en bas. Ces degrés ou mondes n’existent pas indépendamment, ils sont à l’intérieur de nous. À mesure que nous évoluons, des parts toujours plus grandes de notre désir se révèlent à nous, remplies de la perception de l’existence, et c’est ce que nous appelons notre degré suivant.

C’est-à-dire que toute l’échelle spirituelle se trouve à l’intérieur de celui qui la gravit et qui par conséquent ressent, comprend et choisit de plus en plus.

Alors, qui sont ces deux-là, le supérieur et l’inférieur, les seuls qui existent dans toute la réalité ? Le supérieur, c’est moi dans mon état futur. Et l’inférieur, c’est moi dans mon état actuel.

Le supérieur, mon état futur, est celui où je suis le plus semblable au Créateur. Tous mes états, à partir de maintenant jusqu’à la perfection absolue, sont constitués d’une similarité croissante avec le Créateur, jusqu’aux niveaux d’un être humain qui ressemble au supérieur.

Tout est toujours structuré en dix Sefirot, une portion complète, une transformation complète de mes désirs d’un état « complet » à un autre (de Yekhida à Yekhida). C’est le changement minimal et complet en moi appelé un degré.

Le degré du supérieur par rapport à l’inférieur est comme le Créateur par rapport à la création. Lorsque je m’élève à ce degré supérieur, c’est-à-dire que je deviens semblable au Créateur en qualités, je deviens comme Lui, et ce degré supérieur qui m’est révélé à ce moment-là est le Créateur (Boré), qui signifie « viens et vois ». Car je me suis élevé là-haut et maintenant je « vois », c’est-à-dire que je reçois la Lumière de Hokhma dans mes récipients spirituels.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Rabash, Article 195 du 27/01/2012

La communication en pensée

172Commentaire : Vous dites que les kabbalistes peuvent communiquer sans mots. Dans notre monde, la communication passe généralement par les lettres et les sons.

Ma Réponse : Dans le monde spirituel en revanche, elle se fait par les pensées. La pensée est la force la plus grande, la plus éternelle, la plus fidèle et la plus parfaite.

Elle n’a pas de limites et se propage dans toutes les directions à une vitesse infinie, n’importe où, de n’importe quelle manière, entre les mondes, entre les vivants et les morts. La pensée est tout.

Question : Pouvez-vous communiquer avec les kabbalistes du passé par la pensée ?

Réponse : Bien sûr. Peu importe avec qui. Avec mon maître, certainement, je communique encore avec lui ; je le ressens toujours.

Après tout, lorsqu’il était physiquement près de moi, je le ressentais, et cette sensation restait en moi.

Alors, quelle différence cela fait-il que je le voie avec mes yeux ou que je l’entende avec mes oreilles ?

Ce qui était en moi était son image intérieure, et non extérieure. C’est la même chose maintenant. Cette image demeure en moi, non pas une image physique, mais son attitude envers le monde, envers moi, envers lui-même, envers le Créateur ; autrement dit, son image spirituelle.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Les kabbalistes disent » du 21/08/2010