Category Archives: Perception

Le bien existe-t-il dans le monde?

Dr. Michael LaitmanQuestion : Je ne vois pas seulement le mal mais aussi le bien dans le monde. Je dois trouver le mal à l’intérieur de moi-même et le corriger, mais que faire du bien?

Réponse : En fait, le bien n’existe pas dans le monde extérieur. Celui-ci n’est qu’une photo de mon égoïsme. Si je vise correctement le but, je commence à remarquer la bonne racine  dans tout ce qui m’entoure, car je commence à la voir, comme la manifestation de la Lumière, le Créateur. Et cela ne se révèle qu’en fonction de mes efforts à atteindre le but à travers ce monde.

Je ne pense pas que vous devriez accorder une attention particulière à ce monde ou l’analyser. Commencez par aspirer au but à travers lui, et ce monde sera tiré vers le haut, il changera de forme.

Vous découvrirez qu’il n’y a rien de bon, si vous ne connectez pas votre correcte intention au bien. Il n’y a pas bien en soi et de lui-même. Il y a un immense désir corrompu, qui se transforme en bien grâce à l’intention de donner, grâce à l’intention de travailler dans l’intérêt des autres.

De la leçon 7 au 10/06/11 à la Convention de Moscou

Le bon stimulus

Dr. Michael LaitmanLa science de la Kabbale a une section intéressante sur la manière dont nous percevons l’univers, sur la façon dont l’homme atteint le monde dans lequel il vit. Pourquoi ressentons-nous le monde précisément de cette manière ? Notre monde est-il vraiment comme nous le percevons, ou est-il complètement différent ? En réalité, après avoir traversé nos cinq sens, il acquiert une forme spécifique dans notre perception. Nous observons précisément cette image, plutôt que d’avoir une perception directe et objective du monde réel.

Aujourd’hui, les scientifiques recherchent comment le monde est perçu par les papillons, les abeilles, les serpents et les chiens. Chaque créature le voit à sa manière, selon différentes gammes, à travers un schéma de couleur ou de parfum, etc. Chaque créature a son propre type d’orientation dans le monde et voit sa propre image, qui diffère de ce que les autres voient.

Alors, pourquoi cette image se manifeste précisément de cette manière à nos yeux ? Et à quoi ressemble-t-elle vraiment objectivement ? Peut-on même atteindre une réelle vision objective de la vision du monde ? C’est ce dont traite la section de la Kabbale appellée «perception de la réalité » .

Cependant, la partie la plus importante de la Kabbale n’est pas la descente de haut en bas du monde de l’infini à notre monde, mais ce qui arrive ensuite. La chose la plus importante pour nous est la Makhsom et le chemin d’élévation subséquent. C’est ce à quoi nous sommes aujourd’hui confrontés, ce que nous devons maintenant traverser. Nous devons passer par là, dans la pratique, non pas en théorie, et nous devons prendre ce chemin tous ensembles.

Nous devons mettre en œuvre cela aussi vite que possible pour que la force négative du développement n’exerce pas de pression sur nous par derrière, nous donnant un stimulus négatif. Dans la Rome antique, stimulus était un bâton pointu, servant à piquer les ânes pour qu’ils avancent. Ainsi, il est important que nous ne ressentions pas cette stimulation sur notre chair, mais que nous aspirions vers l’avant de nous-mêmes, avec l’aide de la force positive qui nous est donnée pour l’instant.

C’est essentiellement la raison pour laquelle nous sommes rassemblés ensembles. Nous pouvons nous unir et nous organiser, et nous pouvons commencer à nous ressentir mutuellement intérieurement, même sans contact physique. Sentir que par l’union avec l’autre, nous devenons semblables à la nature commune mondiale ! Alors, au sein de notre union, nous révélerons le domaine commun et aurons le sentiment que nous nous élevons légèrement plus haut. Ceci est réaliste et j’espère que vous le ferez et que je le fairai.
De la 1ère leçon du 10/06/11 à la Convention de Moscou

Comprendre le Créateur

Dr. Michael LaitmanQuestion: Dans la sagesse de la Kabbale, vous parlez de l’ego de l’homme, de l’unité avec tout le monde, et ce dont nous avons  besoin pour atteindre l’équilibre avec la nature. Mais comment est-ce lié à la connexion avec Dieu (Elohim)?

Réponse: Dans la sagesse de la Kabbale, nous parlons de la nature. En Gematrie (la valeur numérique du mot), «nature» et «Elohim» sont la même chose. Autrement dit, si nous parlons de la force supérieure, de la nature, de Dieu, ou du Créateur, quelque soit la façon dont  vous voulez l’appeler, tout ce qui est autour de nous n’est qu’une manifestation de cette force.

Si nous parlons de la force supérieure, quelle est donc la différence dans la façon dont nous l’appelons: «Elohim» ou «nature»? Il est la force supérieure (vraiment supérieure!) qui donne naissance à des règles et avant tout, nous voulons savoir comment communiquer avec Lui, comment Le révéler, et Le comprendre.

Ainsi, si je sors de moi-même, de mon ego, et que je commencer à révéler la réalité en dehors de moi, au-dessus mon ego, c’est ce qu’on appelle la compréhension, la réalisation, et la révélation du Créateur. Naturellement, tout ceci se passe en moi et seulement par rapport à moi.

Peu à peu, j’organise mon désir, ma structure spirituelle, ce qui signifie l’attribut de don sans réserve et d’amour envers les autres: Keter, Hokhma, Bina, Hessed, Guevoura, Tifferet, Netsah, Hod, Yessod, et Malkhout. Selon cette structure, je connais que les liens entre eux et ainsi je révèle le Créateur.

Elohim est aussi appelé le «Créateur » (Boreh), à partir des mots hébreux « viens » (Bo) et «vois» (Reh) parce que nous devons Le «voir», atteindre l’état dans lequel nous Le comprenons, en le voyant de façon originelle. Nous sommes créés par Lui à cet effet.

 
De la conférence de Rome 20/05/2011

L’antenne qui reçoit le signal du Créateur

Dr. Michael LaitmanQuestion: Vous donnez de nombreux exemples provenant de la science quand nous parlons de la Kabbale. Il y avait un célèbre inventeur en Italie nommé Guglielmo Marconi qui a perfectionné le premier récepteur radio, améliorant sa sensibilité à un tel point qu’il a permis une connexion à une grande distance. Ainsi, avons-nous besoin d’améliorer la sensibilité de notre âme de la même manière que nous développons une connexion avec les autres? La foi est-elle la même antenne qui assure notre connexion avec le Créateur?

Réponse: Guglielmo Marconi était un grand scientifique, et il avait de nombreux secrets. Il nous a seulement révélé une petite partie de ses découvertes. Il a découvert les ondes que nous ne connaissions pas encore, qui enveloppent notre globe rapidement et même qui  le pénètrent complètement. Il était un génie unique.

Quand nous parvenons «en dehors» de nous-mêmes, nous commençons à percevoir le domaine de l’énergie en général, qui occupe tout l’espace entre nous. Ce champ est Dieu, le Créateur. Pour le percevoir cela signifie atteindre le Créateur, la force supérieure qui relie toutes les âmes. Ensuite, nous, ensemble, et Il, cette force supérieure, la pensée appelé « la pensée de la création, » devient le tout. C’est pourquoi l’homme est appelé Adam, du mot Dome (semblable au Créateur)

Nous arrivons à un état où simplement nous nous joignons à Lui, ce qui signifie exister en Lui et être conscient de le comprendre. Cette force à laquelle nous nous joignons, s’appelle le pouvoir de la foi.

La foi est la Sefira de Bina (du mot « Havana » ou compréhension). En d’autres termes, «croire» ne veut pas dire fermer les yeux  en se déplaçant comme une personne aveugle, en s’appuyant sur ​​ce que quelqu’un a dit. Pas du tout! La foi est fondée sur la force du don sans réserve. Quand je suis en mesure de changer le canal de mon être intérieur « récepteur radio, » je suis sur la même onde, et les informations que je reçois proviennent de ce qu’on appelle la foi.

 
De la conférence de Rome 20/05/2011

Le moteur alimenté par la honte dévorante

Dr. Michael LaitmanLe pire état et le plus douloureux expérimenté par Malkhout est l’état d’accomplissement total de la Lumière dans le monde de l’Infini, car elle n’a rien avec quoi se couvrir. Tout cela force Malkhout à subir de multiples transformations que nous appelons mouvements, actions.Cette chaîne de réactions par laquelle doit passer Malkhout est considérée comme un mouvement de sa part. Par conséquent, tout se rapporte aux sensations internes, à la sagesse intérieure, au mouvement interne, et au fait que tout est fait uniquement par le désir et l’intention qui l’accompagne. Rien d’autre n’est vrai, sauf cela !

Notre monde que nous observons tout autour est imaginaire. Tout se déroule à l’intérieur de Malkhout du monde de l’Infini, jusqu’à ce qu’elle se complète et commence à recevoir dans le but de donner sans réserve, ce qui signifie abandonner le sentiment de recevoir de l’autosatisfaction comme c’était l’habitude avant la première restriction. C’est ainsi, même si cette première sensation n’est pas considérée comme égoïste puisque Malkhout n’a pas commis cela consciemment et ne savait pas dans quel état elle entrait.

Ainsi, le mouvement spirituel n’est pas mesuré et évalué par le nombre d’actions corporelles, mais seulement par les états intérieurs qu’une personne traverse. C’est pourquoi c’est si difficile à mesurer. Tout le monde ne cesse de demander: comment puis-je savoir jusqu’où j’ai avancé? En fait, cela peut seulement être mesuré lorsque vous êtes entré dans le monde spirituel et que vous pouvez compter précisément le nombre d’actions spirituelles que vous avez effectuées.

Regarder un petit enfant, on voit qu’il n’a aucune idée de là où il se trouve et de ce qu’il fait. Seulement, comme il ne cesse de grandir, il perfectionne la qualité de son esprit et commence à compter ce qui s’est passé hier, aujourd’hui, et ce qui sera pour demain. Il apprend la perception du temps et plus tard, le mouvement. On l’enseigne: fais ceci et ne fais pas cela. En d’autres termes, il commence à atteindre certaines choses et la connexion entre elles, il apprend comment faire la transition d’un état à l’autre consciemment, à écouter et à suivre ce que les adultes peuvent recommander.

C’est pareil dans le monde spirituel, et nous en venons à accomplir les actes spirituels. Mais tous ont lieu uniquement à l’intérieur d’une personne. A l’extérieur, rien ne se passe, et rien ne dépend de l’action extérieure. Et pourtant, nos actes extérieurs peuvent influencer notre état intérieur, car cela est en rapport avec la psychologie humaine.

Nous nous impliquons dans la société environnante par le biais de notre participation personnelle, certaines actions corporelles, et grâce à cela, nous nous unissons avec cela intérieurement. Et ce lien interne nous impacte et est compté comme notre travail spirituel.

Par conséquent, tout dépend de notre conscience du mal-c’est pourquoi nous étudions et travaillons spirituellement. L’instant où une personne ressent son égoïsme, elle est prête à prendre des mesures spirituelles, ce qui signifie se changer intérieurement, afin de se débarrasser de ce mal. Et puis la question est de savoir de quel mal il s’agit : quelle est sa taille en qualité et en quantité par rapport au don sans réserve ou à la réception.

De la 3e partie du cours quotidien de Kabbale du 6/6/201, Talmud des dix Sefirot Dictionnaire

Au-dessus de la matière de l’égoïsme

Dr. Michael LaitmanComme nous nous élevons au-dessus de l’égoïsme, en plus de tout le reste, nous faisons une découverte merveilleuse: nous commençons à discerner que l’essentiel, le monde entier est en nous, et non pas en dehors de nous. Et ceci est logique parce que je ne sais vraiment pas ce qui existe à l’extérieur.
Une personne ne perçoit que ce qui entre dans ses sens et qui atteint son cerveau par le système nerveux, qui traite l’«image» finale. Il s’agit de la façon dont nous percevons le monde. Il suffit de couper un nerf pour faire disparaître de nos sens une partie de notre réalité.
Ainsi, lorsqu’une personne s’élève au-dessus d’elle-même, elle voit que sa perception n’est pas du tout à l’extérieur, mais dépend entièrement de ses sens, de son désir, de sa pensée, des sensations, et de l’esprit. Et quand on sait comment modifier ces paramètres, nous pouvons élargir notre perception et nous élever au-dessus de la limite des cinq sens.
C’est de là que vient le nom de «la sagesse de la Kabbale», qui signifie littéralement la sagesse de la « réception ». Une personne l’utilise pour progressivement sortir des sens physiques de son corps animal et développer les sensations vers le point de l’infini. Bien que vivant dans notre monde, elle avance au niveau où elle cesse de s’associer avec un corps physique car elle voit une réalité beaucoup plus au-dessus.
Désormais, elle ne conditionne plus sa vie à la perception des cinq sens. Et même après la mort du corps, la personne reste dans la réalité qu’elle a acquis au-dessus. Elle ne ressent pas la mort car une nouvelle dimension est entrée dans sa perception avant la mort du corps.
De cette façon, une personne demeure sur deux niveaux: le niveau corporel, comme nous tous, et le degré «incorporel» qui s’élève au-dessus de l’égoïsme.

De la conférence de Rome du 20/05/2011

Les normes spirituelles

Dr. Michael LaitmanQuestion: Pourquoi la lettre « Samekh » dans le Zohar se réfère-t-elle à GAR (les trois Sefirot supérieures) de Bina si les lettres commencent seulement avec ZAT (les sept Sefirot inférieures) de Bina?

Réponse: Et comment utilisons-nous des lettres dans notre monde? N’avons-nous vraiment aucun lien avec ZAT de Bina, ZA (Zeir Anpin), et Malkhout du monde d’Atsilout? On sait que les lettres de Aleph à Tet descendent de ZAT de Bina, du Youd à Tsadik de Zeir Anpin, et Kouf-Resh-Shin-Tav de Malkhout, tandis que les lettres finales MaNTzePaCh  proviennent de la Parsa.
Tout se termine au Parsa du monde d’Atsilout, au-dessous duquel se trouvent les mondes de BYA (Beria, Yetsira, Assiya). En dessous nous avons ce monde, alors que nous existons à un niveau encore plus bas dans notre monde. Alors, comment pouvons-nous utiliser des lettres?
Le fait est que dans le monde d’Atsilout il y a une tendance selon laquelle chaque partie de la réalité se divise encore plus. Ainsi, peu importe où je sois, je peux utiliser des lettres en fonction de mon degré spirituel.
En France, par exemple, au Bureau International des Poids et Mesures, BIPM, il y a un mètre- étalon en platine et iridium. (Soit dit en passant, ils ont décidé de cesser d’utiliser le modèle physique, et à partir de maintenant, un mètre est défini en fonction de la cohérence de la continuité de la vitesse de la lumière, comme la distance parcourue par la lumière dans le vide par 1/ 299, 792.458 ème de seconde.)
Par conséquent, dans notre monde, il existe des normes mondiales de mesures permettant de vérifier nos appareils de mesure. Cela nous permet de mesurer des objets et les distances entre eux en tout lieu. De même, il y a le monde d’Atsilout, où se trouve la clé modèle ou la norme. Cela régit la façon dont tout est divisé et mesuré dans tous les autres mondes. Sur la base de cette norme, tous les autres degrés dans le monde de BYA sont construits, dont chacun est une projection du monde d’Atsilout, et c’est pourquoi il y a aussi des lettres en eux.
Notre monde est une projection des mondes supérieurs, bien que sa matière soit d’une nature totalement différente, celle de l’égoïsme. Par conséquent, dans notre monde, nous utilisons également des lettres. Par ailleurs, nous utilisons les mots de notre monde pour décrire les mondes spirituels, celle appelée la « langue des branches. »

De la 2e partie du cours quotidien de Kabbale du 26/05/2011, le Zohar

Les nombreux visages du désir

Dr. Michael LaitmanIl n’y a qu’un seul désir de recevoir, mais il se manifeste sous différentes formes, y compris le désir actuel, la forme finale que nous ressentons aujourd’hui. Toutes nos sensations ne sont rien, mais le désir de recevoir revêt une multitude de facettes différentes. Je vois un monde plein de personnes, moi-même, et beaucoup d’autres choses, actions, causes et conséquences. Toutes ces perceptions viennent du même désir de recevoir c’est ce qui existe dans le monde spirituel.
Ce n’est que lorsqu’il revêt une forme matérielle que nous appelons un corps humain. La forme supérieure est ce que nous appelons une âme, mais dans tous les cas, nous parlons strictement du désir de recevoir.
Tous les degrés sont identiques dans leur raison d’être (le désir) et dans leur réalisation (la lumière). Seul le dernier degré, le plus bas diffère, en ce qu’il donne à l’homme un sentiment de séparation de tous les autres degrés ou le laisse sans ce sentiment complet dans la réalité de ce monde. Ce degré a ses propres détails de la perception, mais faut-il encore que les hommes le perçoivent  par rapport au désir de recevoir et de la Lumière qui existent dans leur état ​​le plus bas

Ne croyez pas ce vous que voyez

Dr. Michael LaitmanDans la Kabbale, nous parlons du travail intérieur d’une personne. Il faut aller plus à l’intérieur de soi-même et, là, créer des images d’amis, du groupe, de soi-même, de son monde intérieur, et de son impression de la spiritualité, ne prêtant aucune attention aux impressions extérieures qui peuvent même être opposées.

Les impressions que l’on reçoit de l’environnement extérieur ne peuvent pas être vraies parce que ce sont des sentiments qui résultent de l’état (Reshimot, gènes d’informations) s’éveillant en eux. On ne peut pas se fier à ces impressions. On doit plutôt s’appuyer sur les images des amis, du groupe, de soi-même, du Créateur, et du lien entre nous, que l’on a construites en soi-même.

Je compte beaucoup sur ce que je ressens aujourd’hui et sur ce que je vois autour de moi. Après tout, qui voit cela ? C’est moi, qui vois, et je me trompe complètement. Ainsi, ce que je vois maintenant, ne fait aucune différence. Je dois construire en moi un modèle du monde futur, où nous sommes tous liés par l’amour mutuel et l’attribut du don, un monde à l’intérieur duquel nous révélons le Créateur, comme étant dans la Divinité (Shekhina).

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 26/05/2011, Écrits du Rabash

Les deux faces de la pensée de la création

Dr. Michael LaitmanQuestion : Quelle est la différence entre la pensée de la création et le Créateur ?

Réponse : Tout ce que nous disons l’est par rapport à nous. Nous ne savons rien, sauf ce qui se passe au sein de notre désir. Et même lorsque nous révélons l’existence de la lumière, «l’existence de l’existence», qui a créé le désir, «l’existence de l’absence», nous nous basons aussi sur le désir qui nous révèle ce qui est supposé arrivé (devant nous) dans cette voie. Tous nos acquis proviennent de la sensation de la matière dans notre désir.

Pour cette raison, lorsque nous parlons de la perception, une sensation au sein du désir, nous divisons notre entière perception en trois éléments :

 

  • celui qui perçoit (je suis celui qui perçoit),
  • ce qui est perçu (ce que je perçois du Créateur),
  • de quoi vient la perception (la source de la sensation, le Créateur).

Comme j’apprends ma capacité à changer ma perception du Créateur, que je ressens comme ce qu’Il attend d’une connexion avec moi, je commence à avoir une connexion avec Lui et à changer la relation entre nous. Comment puis-je savoir ce que je change ? Cela vient de mes sensations. Comment puis-je savoir ce qu’Il ressent et en même temps comment Il réagit ? Cela vient aussi de mes sensations. Tout est basé uniquement sur mes sensations, je n’ai pas d’autres attributs pour percevoir. Tout n’existe que dans le désir.

C’est pourquoi nous disons que HaVaYaH (le nom de quatre lettres du Créateur, « Youd-Hey-Vav-Hey») sont les quatre étapes de l’élaboration du désir. La révélation du Créateur dans l’homme (Créateur ou « BoRéh» renvoie à «viens et vois») ne se produit que par la suite.

Les mondes aussi n’existent que dans notre perception sous forme de révélations ou de dissimulations (« monde » ou « Olam » vient du mot «Alama» ou «dissimulation»). L’échelle des degrés spirituels existe aussi dans l’homme. Le groupe, l’humanité, toute la réalité, le monde de l’infini, tout est en nous.

Mais qu’est-ce que j’atteins à travers tous mes efforts à désirer apprendre qui et ce que je suis, qui est le Créateur, ce qu’il veut de moi, et quel est mon lien avec lui ? En résultat à tous ces efforts et au long voyage, lorsque nous réalisons toutes les possibilités offertes, nous atteignons une perception unique, une compréhension unique, une sensation unique, appelée « la pensée de la création est d’apporter satisfaction aux êtres créés. « Ce plan comprend tout : Qui est celui qui réjouit les créatures, quelle sorte de plaisir est-ce, qui sont ces créatures, on y trouve tout.

L’état où nous atteignons la pensée de la Création est appelé « le point d’adhésion» ou «une goutte d’adhésion » parce que dans notre perception tout est centré sur ce point unique qui est la pensée de la création. Nous l’atteignons grâce à nos efforts, alors que nous désirons nous unir avec le Créateur, et c’est pourquoi nous l’appelons «une goutte d’adhésion. »

De la 3ème partie du cours quotidien de Kabbale 25/5/11, Talmud Esser Sefirot