Category Archives: Perception

La foi dans les Sages

Dr. Michael LaitmanQuestion: Si une personne est élevée dans la religion dès l’enfance et remplie de l’idée selon laquelle il n’y a que le Créateur, pourquoi les gens croient en toutes sortes de forces impures?

Réponse: Comment pouvez-vous croire dans le Créateur lorsque vous ne L’avez jamais vu ou senti? Que pouvez-vous demander à une personne qui croit dans les récits de seconde main? Une personne a une histoire à raconter, une autre a quelque chose d’autre, mais aucune d’elle n’a rien vu de ses propres yeux, et n’a jamais rien vu. Il ne peut pas y avoir une foi aveugle!

C’est pourquoi la sagesse de la Kabbale ne parle que de la réalisation effective, comme il est dit: «Un juge a seulement ce que ses yeux peuvent voir. » Et en aucun cas il peut s’écarte rde ce principe.
Nous devons connaître le Créateur pour Le révéler, non pas en croyant en Lui. La Kabbale dit qu’il y a une réalité plus élevée que nous ne percevons pas, qui nous est encore cachée. Nous savons regarder le monde avec des yeux de myopes, vous ne pouvez voir que quelques pas devant vous, mais avec des lunettes, vous pouvez voir à des kilomètres.

De même, il y a une autre possibilité d’élargir infiniment notre perception (vision, la compréhension, la sensation) et également d’ajouter de nouvelles qualités, de révéler de nouvelles dimensions. Tout cela est possible. Nous acceptons cela comme une hypothèse, tout comme dans la science. Nous croyons que les kabbalistes que si nous ne certaines actions dont ils parlent  nous pouvons atteindre ce nouveau niveau de perception: atteindre le niveau, l’illumination, et la sensation. La méthode n’est pas sur la foi aveugle.
J’ai foi en la méthode, ca je l’accepte avec un point d’interrogation pour que je puisse tester et l’actualiser dans la pratique. Et puis je vois que la méthode est très logique, qu’il m’explique clairement  comment je peux utiliser l’environnement de sorte qu’il me change; je me rends compte combien j’ai besoin d’agir en ce qui concerne les forces qui existent dans la nature.
Je crois que quand je vois que la méthode donne le résultat souhaité, si les actions se sont clarifiées et sont priuvées. L’idée que je puisse utiliser l’environnement de travail contre ma nature égoïste, pour atteindre une qualité qui est en face de lui, est tout à fait réaliste. C’est ce qu’on appelle «la foi dans les sages,« quand je suis leurs conseils.
De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 27/04/2011, Shamati n°1

Un point noir dans un océan de bonté

Dr. Michael LaitmanToute la différence entre les kabbalistes (les personnes avec le point dans le cœur, qui suivent le chemin du développement spirituel) et les masses religieuses est dans leur attitude envers le Créateur. Les kabbalistes disent: «Tout dépend de moi. Je dois changer, alors que le Créateur est absolu et donc immuable.  »

Les seuls qui peuvent changer sont ceux qui peuvent être mieux ou pire, mais le Créateur est juste « le Bien, qui fait le bien. » Comment pourrais-je lui demander de changer et de s’améliorer lui-même? Ne serait-ce alors pas faire de Lui le «mauvais »?

Un kabbaliste croit qu’il est le seul à devoir changer, et que personne d’autrs n’est sujet à rectification: ni le monde, ni les amis, ni le groupe, pas une seule personne. À l’heure actuelle, j’existe au sein du Bien, qui fait le bien, le Créateur, la seule Force de la nature « il n’y a rien hormis Lui. » Comment je Le perçois dépend de mes qualités.
Quand je travaille avec un groupe, je suis celui qui travaille, je suis celui qui change. C’est pourquoi, il me semble que le groupe passe par différents états, mais en réalité, je travaille avec mon ombre, mes qualités.

Il en est de même en ce qui concerne le Créateur. Il me semble qu’Il me traite de différentes manières. Parfois, Il se rapproche et parfois s’éloigne de moi, mais c’est moi qui travaille avec moi-même par rapport à l’absolu, le Bien qui fait le bien, et il n’y a rien d’autre hormis Lui. Je suis en Lui.

Ainsi, « on reproche aux autres ses propres défauts. » Je vois mon ombre contre le Créateur. C’est moi, qui me vois à l’extérieur, le reflet de mes propres qualités.

De cette façon, le monde entier, sauf les kabbalistes, demande au Créateur de changer, et ils sont prêts à faire n’importe quoi uniquement pour que le Créateur soit bon pour eux. Ils ne pensent pas qu’ils doivent changer leur nature, corriger leur «mauvais penchant», leur ego, au contraire, ils demandent au Créateur d’être gentil avec eux, comme ils le sont.

Les kabbalistes disent le contraire: Le Créateur est «Le Bien qui fait le bien», et «il n’y a rien hormis Lui », la seule Force universelle de la nature. Rien d’autre n’existe en dehors du Créateur. En dehors de Lui, il y n’a qu’un point appartenant au désir de recevoir du plaisir, «l’existence de l’absence ». Différentes actions ont lieu dans ce point, qui sont des changements dans sa conscience, son existence dans la Lumière Supérieur.

Tout à coup, ce point sent qu’il s’élève au niveau de Malkhout de l’Infini, la forme des mondes, et certains changements se produisent. Toutefois, c’est le même point, qui expérimente tout cela. Rien n’a changé. Tous les changements n’ont lieu que dans ses sensations.

Cela continue jusqu’à ce qu’il atteigne un état constant, la sensation qu’il est un point noir existant au sein du «Bien, qui fait le bien », le Seul qui existe. Ce cercle entier, où dans la création, l’on passe jusqu’à sa correction complète (Gmar Tikkoun), est uniquement destiné à déterminer notre place réelle, en révélant le Créateur.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 26/04/2011, Shamati n°1

Habillé en quelqu’un d’autre

Dr. Michael LaitmanQuestion: Pourquoi le chemin vers l’amour est si difficile et source de confusion?
Réponse: C’est nous qui sommes confus. Je suis gouverné par le désir égoïste et tout ce que je ressens et pense est seulement à l’intérieur de celui-ci, pour l’amour de mon propre intérêt. Alors, comment puis-je faire un autre calcul, non  dans mon intérêt personnel?
Imaginez que vous « vous habilliez » en quelqu’un d’autre et que vous commenciez à calculer à partir de sa perspective. Il y a à peine 100 ans, les gens ont commencé à saisir ces concepts. Ce n’est pas un hasard si cette période a été symbolisée par Freud et Einstein, qui non seulement ont réalisé des découvertes fondamentales, mais aussi ont eu des liens d’amitié l’un avec l’autres.

Après des centaines de milliers d’années de développement, ce n’est, il y a à peine siècle, que les plus grands esprits de l’humanité ont finalement inventé la psychanalyse, ou en d’autres termes, ont commencé à analyser l’homme dans son for intérieur sur le plan matériel. Ce n’est qu’alors seulement qu’ils commencèrent à faire des recherches sur la perception humaine, « le Moi et le monde environnant, moi et autrui. »

Ce n’est pas simple. Il a fallu une très longue période pour approcher l’âme animée de l’homme, et cela est même encore très loin de la spiritualité. Tout le problème est que nous ne pouvons pas et ne voulons pas nous habiller en quelqu’un d’autres. La société doit veiller à ce que chacun le fasse, que chaque personne essaye de le faire et commence à discerner comment autrui le perçoit et ce que veut autrui.

C’est très difficile, même si cela ne porte que sur des exercices psychologiques au niveau de notre monde, ne concernant même pas encore la spiritualité. Voulez-vous d’avantage? Allez-y. Organiser un environnement qui va enfin commencer à vous influencer.

Le chemin est long précisément parce que personne ne vous influence. Il n’y a pas de progrès sans l’influence sociale. Ou une personne pourrait-elle obtenir les détails de la perception spirituelle? Ce n’est qu’à partir de l’environnement.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 13/4/11, Shamati

Les problèmes de Pharaon

Dr. Michael LaitmanQuestion: Quand une personne tente de sortir de l’Egypte, ce qui signifie de son amour-propre, elle reçoit des coups qu’elle ne peut surmonter qu’en demandant de l’aide au Créateur. Mais, outre cela, il y a aussi l’égoïsme matériel, terrestre qui reçoit des coups à son niveau, tels que des problèmes avec sa famille, la santé, le revenu, etc. Comment doit-on réagir à ces problèmes?

Réponse: Peu importe quel type de problème surgit dans ma vie, d’abord et avant tout, je dois le voir comme une perturbation qui vient du Créateur. Même si je souffre, je dois encore m’élever au-dessus de la perturbation par la foi au-dessus de la raison. Malgré tout, je sais que je dois faire des calculs au-dessus de cette perturbation et non pas sous son poids. Je dois rester en contact avec son « expéditeur », le Créateur.

Comme pour des actions responsables, dans la réalité de ce monde, je dois résoudre tous les problèmes par des méthodes généralement acceptées. Quand il s’agit de la banque, du travail, de la famille, et de la santé, je dois m’occuper de tout, comme toute autre personne dans notre monde.
Ainsi, vous construisez une attitude à double-tranchant aux problèmes:

– Tout d’abord, ils viennent du Créateur et  vous ne traitez qu’avec Lui. Vous voulez avoir ces perturbations, car elles vous donnent la possibilité de vous élever au-dessus des connaissances et de rester en contact avec le Créateur. Alors, vous traitez correctement les troubles et vous commencez même à les aimer et les respecter. Après tout, peu importe à quel point ils vous dérangent, peu importe la quantité de sel qu’il met sur vos blessures, et peu importe combien ils vous énervent, c’est exactement ce qui vous permettra de vous élever au-dessus.

– Deuxièmement, vous résolvez les problèmes qui surviennent, comme on les traite dans le monde matériel.

Ces deux dimensions doivent être présentes dans votre attitude. Vous attribuez les problèmes au Créateur, et en même temps vous voulez travailler avec eux. On ne jette pas Pharaon hors de notre vie, mais nous apprécions ses ennuis. Après tout, ce n’est que par eux que nous pouvons le rejeter et nous séparer de lui, et donc monter plus haut et plus haut.

Pharaon, c’est ma chaire la plus précieuse, mon âme, mon point le plus sensible, mon enfant, la corde la plus importante et plus belle en moi.

Question: Mais Pharaon résiste à l’unité des amis. Qu’est-ce que les problèmes matériels ont à voir avec ça?

Réponse: Ils vous distraient également de l’effort interne. Ce n’est pas par hasard que tant de kabbalistes connurent des problèmes matériels. Le Créateur a délibérément causé leur maladie et le mépris des gens autour d’eux. C’était pour leur donner un endroit où ils pourraient surmonter cela.

À la fin de la journée, tout cela est le résultat de l’endurcissement du cœur de Pharaon. Le désir se révèle progressivement à l’intérieur de vous et en conformité avec cela vous rencontrez des problèmes différents, tant dans les autres et qu’en vous-mêmes.
Question: Dois-je demander de l’aide dans ces cas? Après tout, le Créateur ne nous aide que dans un seul cas – l’union.

Réponse: C’est exact, et les problèmes vous empêchent de le faire. Lorsque vous êtes malade, il est difficile pour vous de mettre l’accent sur l’amour envers les amis. Très souvent vous oubliez tout ça. Et cela signifie que vous devez demander de l’aide. Il n’y a rien hormis Lui. Tout vient du Créateur, mais cela arrive par différents canaux.

Vous devez atteindre l’objectif, mais votre corps, votre «petit âne» est malade et ne peut vous y mener. Alors, que devez-vous faire? Le Laissez mourir? Mais vous avez besoin de lui sur le chemin.
Pourquoi voyez-vous ce monde comme séparé de l’œuvre spirituelle? Même de petites perturbations peuvent être utiles, si vous travaillez avec elles correctement. Peu importe ce qui nous arrive, il est important de se rappeler que cela provient d’une source unique, jusqu’à ce que nous parvenons vraiment à ressentir que nous sommes en exil spirituel.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 13/4/11, Shamati

Enseigner aux enfants la perception de la réalité

Question: J’ai dit à mon fils âgé de trois ans que tout ce qui nous entoure existe à l’intérieur de l’homme. Il Dr. Michael Laitmanm’a demandé: «Est-ce ue ça existe à l’intérieur de mon corps? » Et je ne savais pas quoi lui répondre. Comment peut-on expliquer à un enfant?Réponse: Il est interdit de parler de ces choses avec de petits enfants. Nous pouvons discuter de la perception correcte de la réalité avec des enfants de neuf ans, en leur donnant les informations en petites portions car leurs perceptions interne et externe de la réalité sont en contradiction l’une avec l’autre.

Ceci peut induire un conflit chez l’enfant car son cerveau n’est pas encore suffisamment développé et ne peut pas percevoir deux parties comme étant à la fois opposées et liées l’une à l’autre. Toutes les autres choses peuvent être discutées à un âge plus jeune.

Il est conseillé de nous consulter sur ces questions. Nous avons recueilli beaucoup de matériel pour l’éducation des enfants; un grand département y travaille; deux fois par semaine, j’ai des entretiens sur l’éducation, qui apportent des réponses à ces questions.

Du 2ème cours de la convention WE ! Du 02/04/2011

Elever le contraste de l’image de la réalité

Dr. Michael LaitmanLa nature est bien absolu et donc tout doit être évalué selon l’état final auquel elle nous conduit. En général, la «nature» et «le Créateur» est la même chose. Alors, pourquoi la nature arrange les choses de telle sorte que dans le processus de notre développement, nous devons traverser tant d’états désagréables, problématiques, et atroces sur la chemin vers la bonne ligne d’arrivée?

La réponse est simple: la Bonté en tant que telle n’existe pas. Nous ne la révèlons qu’en la comparant au mal. Il n’y a pas de bien sans mal, et nous devons donc révéler les défauts ainsi que leur avantages, encore et encore. C’est la seule façon pour nous d’acquérir la profondeur de la sensation. Le contraste entre le bien et le mal nous apporte la compréhension, et sur le chemin qui mène à travers une procession d’états, nous acquérons de l’expérience en passant du mal au bien.

Dans ce mouvement constant, nous accumulons tout le mal à l’intérieur de nous, et au-dessus de lui, tout le bien, et ansi nous prenons conscience de l’écart entre eux, l’abîme entre l’infini négatif et l’infini positif. Tout ceci est à l’intérieur de nous, est absorbé en nous, et devient notre récipient ou volume.

Bien et mal, plus et moins ne peuvent exister en nous séparément. Il n’y a pas de Créateur sans création. Nous ne parlons de la lumière que dans le contexte d’un récipient déjà présent à l’intérieur. Nous ne considérons pas le Créateur séparément de la création qu’Il a créé. Il est impossible de dire si quelque chose existait auparavant, car la notion même de temps, la base même de la perception disparaît. Il n’y a personne pour dire quelque chose et personne pour en parler. Tout n’est atteint que par la création. Même si elle est secondaire par rapport à la Lumière, il en est seulement ainsi en termes de cause à effet.

Le Ari écrit: «Voici qu’avant les émanations ne fussent émanées et les créatures ne fussent créées, la simple Lumière Supérieure avait rempli toute l’existence. » En d’autres termes, la lumière remplit déjà une réalité, elle y existe, et est sujette à la perception ou la sensation. Ayant atteint cette réalité, un kabbaliste nous en parle. Nous ne pourrons jamais parler de tout ce que nous n’avons pas atteint à l’intérieur de nos récipients.

Sortir du mensonge illusoire

Dr. Michael LaitmanDerrière chaque mot ou phrase du Zohar, nous devons essayer de reconnaître les formes de connexion entre l’homme et son environnement. En fait, c’est exactement ce que le Zohar décrit. Il n’y a rien de plus, en réalité, sauf les formes de connexion entre une personne et ceux qui l’entourent.Même maintenant, quand je vois les gens et les murs de cette salle en face de moi ou que j’entends les bruits venant de l’extérieur, tous ces éléments sont les formes de relation entre nous. Il n’y a rien à côté de ces forces qui nous relient, qui sont des forces du désir qui apparaissent de cette façon pour moi dans ma perception terrestre de la réalité.

De la même manière, si nous essayons, nous allons commencer à imaginer d’autres types de notre connexion, d’autres forces qui ne fonctionnent pas à l’intérieur de la réception, mais à l’intérieur du don sans réserve parmi nous. Ensuite, nous verrons que, en réalité, il n’y a jamais eu de connexions égoïstes entre nous. Nous les avons ressenties comme dans un rêve, de sorte qu’en se basant sur une connexion illusoire, qui est opposée à la véritable, nous devrions reconnaître la connexion véritable, la seule qui existe en contraste avec la vie illusoire – le désir de profiter avec tous ce pouvoir.

Après tout, ce désir n’existait que dans le but pour nous de le transformer en désir de donner sans réserve. Le Créateur le soutient dans cette forme artificielle, mais de lui-même il n’a pas de véritable essence. Seule la force du don sans réserve existe dans le monde.

C’est pourquoi le Zohar nous décrit toutes les variétés de la force du don sans réserve, que nous révélons dans toutes les formes diverses, ainsi que les forces de réception qui leur sont opposées, qui sont la base sur laquelle les forces du don sans réserve sont révélées dans le processus de guerre intérieure de l’homme.

C’est la seule chose à laquelle nous devons penser en lisant le Livre du Zohar, en faisant des efforts de sorte que la révélation de ces niveaux spirituels nous aidera et nous sera révélée si nous les incluons à l’intérieur de nous.
De la 2e partie du cours quotidien de Kabbale du 23/03/11, Le Zohar

Le plus grand téléviseur du monde

Dr. Michael LaitmanQuestion: Que signifie penser à l’union du monde? Est-ce l’union de désirs spirituels, « les points dans le cœur», ou de tous les gens en général?

Réponse: « Une personne est un petit monde ». Le monde, tout ce que je vois et sens, est une seule réalité indissociable. Les mondes minéral, végétal, animal et les humains que je vois, tout ceci sont mes désirs internes et les attributs que j’observe en moi-même.

Essayez d’aller un peu plus loin et vous allez commencer à voir comment tout cela fonctionne en vous et que c’est bien ainsi. Après tout, c’est votre système interne. C’est comme si je regardais l’écran d’ordinateur et que je voyais tout simplement une démonstration, un reflet, une petite manifestation de ce qui se passe à l’intérieur. C’est ainsi même que l’homme est construit.

Par conséquent, nous avons besoin pour sortir de « ce monde », de nous arracher de ce super téléviseur avec un écran extra large immense avec affichage 3D/stéréo, pour pénétrer à l’intérieur de notre propre système:  à l’intérieur de la  « mémoire » du processus, dans tous les programmes, tout ce que nous avons en nous. Alors vous atteindrez le monde spirituel d’où tout vient.

A travers le prisme de deux désirs

Dr. Michael LaitmanNous devons changer afin d’atteindre le Créateur, car nous L’atteignons dans de nouveaux récipients de perception, dans de nouveaux désirs. De toute évidence, les désirs en eux-mêmes ne sont pas nouveaux, mais ils se connectent avec nous d’une nouvelle manière.

Nous avons le désir de recevoir du plaisir et le désir de donner. Afin de révéler le Créateur, nous devons créer un lien entre ces désirs en nous-mêmes tel qu’ils nous permettent de Le reconnaître. Le Créateur a 125 formes consécutives de révélation, dans lesquelles Il se révèle à nous de plus en plus près, de plus en plus nettement. Il y a 125 degrés, le long desquels nous nous élevons et devenons capable de Le voir et de Le sentir de plus en plus.

Comment pouvons-nous trouver le Créateur? Dès que nous créons un lien entre notre désir de recevoir du plaisir et le désir de donner, où la volonté de donner régnerait sur la volonté de recevoir, au premier degré spirituel, en lui donnant une forme semblable au Créateur, nous voyons instantanément le Créateur à travers ces désirs et leur unité.

En d’autres termes, je dois créer en moi une qualité commune entre le désir de recevoir du plaisir et le désir de donner, de sorte qu’elle devienne identique, égale et suffisante pour le Créateur, le premier, le plus petit degré de sa révélation. Dans ce cas, je vais Le voir, Le comprendre, et Le sentir.

Dans notre monde, il y a aussi des phénomènes différents. Pour les comprendre, je dois devenir plus intelligents, acquérir un sens supplémentaire, et étudier un peu plus. Ensuite, je vais commencer à détecter ce qu’il se passe, de quelle manière, et ce que sont ces phénomènes.

Il en est de même dans la sagesse de la Kabbale. Afin de susciter une fusion, une imprégnation mutuelle du désir de recevoir et de désir de donner, en chacun de nous, au premier degré spirituel et plus loin, à tous les 125 degrés, j’ai besoin de la lumière, qui produira ce changement en moi. Je suis moi-même incapable de le faire, car quand je me trouve au plus bas degré; je n’ai pas la moindre idée de ce que je dois devenir au degré suivant, comme un bébé qui ne sait pas à quoi il ressemblera quand il aura un an.

C’est pourquoi nous étudions. Il faut s’asseoir et apprendre à partir des sources authentiques, et la plus puissante source, où puiser la lumière est le Livre du Zohar. Lorsque nous étudions ce livre ensemble, c’est considéré comme «la foi au-dessus de la raison », si lorsque nous le faisons, tout le monde pense à comment il va s’unir aux autres. C’est parce que dans le lien entre nous, nous créons la forme du Créateur, l’ exact paire entre la volonté de recevoir et  la volonté de donner, de sorte que le désir de donner gouverne le désir de recevoir, lui donnant ainsi la bonne forme.

Souhaiter durant l’étude que cela se produise est suffisant. Il n’y a pas de plus grand commandement, et il n’y a rien de plus vital. Dans ce cas, j’attire la Lumière, de sorte qu’elle aligne ces désirs pour moi.  

C’est la lumière qui fait cela. Je n’ai pas besoin de savoir autre chose. Un petit enfant souhaitant se déveloper agit de même, c’est pourquoi il court, joue, et fait tout ce qu’il peut. Moi aussi, comme un enfant, je fais tout ce qu’il faut pour seulement attirer la lumière, pour qu’elle me corrige et me ramène à la source, le Créateur.

Mauvaises nouvelles pour l’égoïsme

Dr. Michael LaitmanLes kabbalistes nous enseignent le chemin vers la racine pour que chacun de nous atteigne la racine de son âme. Ils nous disent que la chose la plus importante est l’intention. Il y a une force au-dessus destinée à nous corriger et à nous conduire à travers toutes les phases jusqu’à l’état d’exaltation final. Toutefois, nous devons précéder l’ascension par nos propres actions en anticipant celle-ci avec notre demande ou désir.

En fin de compte nous devons ressentir quelque chose que nous ne sommes pas en mesure de percevoir actuellement. Nous n’avons rien à quoi nous agripper, aucune possibilité. Ce «quelque chose» apparaît insignifiant et dépourvu de sens. Pourquoi est-ce ainsi? La raison est que le phénomène que nous devons ressentir est l’attribut du don et l’amour du prochain. C’est la force du Créateur, la qualité appelée «le Créateur» qui enveloppe et remplit tout de la réalité.

Nous ne le comprennons pas ni le ressentons, et sommes incapables de nous rapprocher de cet attribut. Nous avons été délibérément créé opposé, afin de voir la lumière face à l’obscurité, et ainsi la comprendre, la ressentir, et la dévoiler.

La simple lumière en tant que telle nous aveuglerait. Par conséquent, nous existons et nous nous développons dans l’attribut du don, acquérant progressivement une perception de plus en plus détaillée. Puis vient un moment où nous désespérons de recevoir et nous acquérons un nouvel élan vers l’attribut du don. Cette étincelle qui s’éveille en nous est appelée « le point dans le cœur. »

Alors, nous nous rapprochons de la réalisation. Nous sommes amenés à un professeur, à des livres, et à un environnement. Maintenant, nous pouvons développer cette étincelle en véritable attribut du don et amour du prochain. Notre travail consiste à faire toutes les actions possibles pouvant nous aider à augmenter notre valeur du professeur, des sources originelles, et de l’environnement. Quand nous les élevons au-dessus de notre égoïsme, au-dessus du désir de recevoir, le désir de donner devient plus important pour nous et nous commençons à ressentir un plus grand respect pour la lumière que pour les ténèbres, ou un plus grand respect pour le Créateur que pour la création.

J’ai lu cela dans les sources originelles, ce qui signifie que je dois faire des efforts à cette fin. Cependant, quand je suis face à face à cela, quand je fais le plan de me mettre à respecter et d’élever le don au-dessus de la réception, ce que je découvre à l’intérieur est la futilité et l’absence de tout intérêt pour le sujet. Je sens que je ne fais pas attention au professeur, au groupe, ou aux livres. Tout perd de sa saveur.

Pourquoi? C’est parce que mon égoïsme, mon désir pour le plaisir n’y voit aucun intérêt. Au contraire, à partir de ce moment, il estime que ce qui l’attend sont des pertes.

Comment puis-je me faire du mal à moi-même, si je ne suis que désir de recevoir du plaisir? J’en suis tout simplement incapable. La possibilité de me nuire ne m’est pas inhérente. 

Alors, que dois-je faire? Il s’avère que mon avancement vers le Créateur réside dans la séparation constante de ce qui m’apparaît maintenant comme m’étant bénéfique. En outre, c’est même se rapprocher du «mal». Est-ce seulement possible?

La réponse à cette question ne peut être reçue que par la science de la Kabbale.