Category Archives: Prière et intention

Pour satisfaire le maître

249.02Les obstacles placés devant le désir de recevoir provoquent le développement de la raison. Une personne peut alors faire un choix libre. Si le désir de recevoir ne peut être satisfait immédiatement et qu’elle ne voit pas cette opportunité, mais qu’elle essaie d’apprendre comment le faire, elle construit un certain système pour elle-même.

En particulier, lorsqu’une personne n’est pas sous la pression du plaisir qui se présente à elle, elle peut développer une attitude envers le plaisir qui ne dépend pas de son désir de recevoir, mais de la grandeur de celui qui procure ce plaisir.

C’est ce qu’on appelle la transition de Lo Lishma (pas pour le Créateur) à Lishma (pour le Créateur). Autrement dit, une personne ne travaille pas pour le plaisir ou dans l’espoir de se remplir, mais pour satisfaire le maître qui donne le plaisir. Parce que le maître veut que la personne reçoive, cela Lui fait plaisir.

Lorsqu’une personne reçoit afin de satisfaire le maître, on dit que tout son plaisir et toutes ses actions ne consistent plus à recevoir, mais à donner. Autrement dit, deux actions doivent être accomplies ici : la première consiste à se protéger de la réception du plaisir, à s’imposer une restriction (Tsimtsoum), et la seconde consiste à utiliser le désir de recevoir et d’avoir du plaisir uniquement dans la mesure où cela peut satisfaire le maître. C’est-à-dire vérifier à quel point je ressens la grandeur du maître.

Le degré auquel je L’apprécie, déconnecté de mes propres plaisirs, détermine mon action ultérieure. Il s’ensuit que cette action est entièrement accomplie dans Lishma (pour le bien du Créateur), pour le bien du maître.

Il n’y a pas besoin de nombreuses actions, juste une seule : déplacer le point de basculement crucial de la sensation à l’intérieur de mon désir de recevoir vers le sentiment de l’importance du maître.

Lorsque le Créateur devient plus important à mes yeux que la sensation à l’intérieur de mon désir de recevoir, on dit que j’ai franchi le Makhsom (Barrière). Selon qu’Il est plus important à mes yeux que ma sensation de plaisir, mon degré spirituel est plus élevé.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Lishma et Lo Lishma » du 26/01/2026

Le plaisir éternel

260.01Question : Comment imaginer le plaisir éternel ?

Réponse : Du Créateur, nous recevons des désirs et des satisfactions. Les désirs se ressentent par la faim et la souffrance, tandis que les plaisirs se ressentent comme l’atteinte de la perfection, précisément selon la mesure du désir pour cela.

Dans notre vie quotidienne, nous ne pouvons recevoir une satisfaction continue car les désirs et les satisfactions ne se révèlent pas en nous simultanément. Mais si une personne se prépare adéquatement à recevoir la satisfaction avec l’intention de donner sans réserve, elle reçoit du Créateur le désir et sa satisfaction en même temps. C’est comme celui qui mange et ressent une faim persistante, ainsi qu’une satiété ininterrompue. Il en va de même pour tous nos désirs.

(non sourcé)

Le Créateur ne dépend pas de nous

144Le monde repose sur la parole, la parole de Dieu. Au commencement était la parole, et la parole était Dieu, et Dieu était l’éternité, et ainsi de suite.

Question : Pouvez-vous expliquer cela ?

Réponse : Cela signifie que le monde repose sur la qualité de la bonté, sur la qualité de l’amour. Tout cela vient d’en haut et non de nous.

Si cela venait de nous, rien n’existerait, pas même un instant. Après tout, nous sommes une énergie négative dans le monde.

Le Créateur nous tient dans Ses bras, et Il maintient le monde. Si tel n’était pas le cas, rien n’existerait. Et pendant ce temps, nous sommes des parasites en ce monde.

Question : Sur quoi le Créateur s’appuie-t-il ? Que veut-Il en nous tenant dans Ses bras ?

Réponse : Il ne s’appuie sur rien. Il nous gouverne de telle sorte que chacun finisse par comprendre comment le monde devrait être gouverné et prenne la place du Créateur.

Extrait de KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » du 16/01/2026

Pour que le Créateur soit satisfait

629.3Question : Est-ce qu’une personne craint toujours que le Créateur ne lui donne rien ?

Réponse : Une telle crainte est toujours présente chez une personne. Si je crois même un peu que je reçois du Créateur, alors je crains qu’Il ne me donne rien. Je cours de ce fait à la synagogue, je fais une aumône, je fais n’importe quoi juste pour recevoir de Lui.

Cela n’a rien à voir avec la Kabbale. La Kabbale nous enseigne comment nous devrions nous relier au Créateur pour Lui plaire, sans aucun lien avec nous-mêmes.

Tout d’abord, nous faisons une restriction (Tsimtsoum) et acquérons les qualités de Bina, qui ne sont liées à aucun calcul nous concernant, mais existent uniquement dans le but de donner sans réserver (« Al menat lehashpia »). Nous recouvrons notre désir de recevoir afin qu’il n’ait aucun contact quel qu’il soit avec la réception, et ce n’est qu’alors que nous commençons à recevoir pour le bien du don sans réserve.

La méthode de la Kabbale est la seule méthode qui fonctionne à l’inverse. Toutes les autres méthodes reposent sur le principe « Je Te donne, Tu me donnes ». Il s’agit d’un échange, d’un calcul : « Tu veux des commandements ? Je les accomplirai, et Tu me combleras, Tu combleras ma vie, Tu me donneras la santé, de l’argent, l’honneur, le respect, une famille, afin que tout aille bien. »

Le hassidisme et d’autres méthodes sont fondés sur cette approche.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Lishma et Lo Lishma » du 26/01/2026

Faire attention aux pauvres

239Il est écrit : « Faites attention aux fils du pauvre… car c’est d’eux que sortira la Torah. » Celui qui se sent pauvre, qui ne possède pas les véritables récipients (Kelim) pour recevoir la Lumière de la révélation du Créateur, est appelé pauvre. Par exemple, « pauvre en connaissance ».

Que signifie «Faites attention » ? En réalité, on néglige ces états, on les refuse et on fuit le sentiment de pauvreté lorsqu’on ne possède rien. Après tout, le désir de recevoir, l’égoïsme, est par nature réfractaire à la souffrance, telle est sa nature.

On se rassure toujours et on refoule le sentiment de manque, le sentiment d’un problème. On ne se sent pas prêt à révéler ses véritables désirs.

L’égoïsme est prêt et aime donner à une personne l’occasion de s’apitoyer sur son sort et de se « ronger », mais cela ne s’appelle pas un sentiment de pauvreté.

Ici, le sentiment de pauvreté est un manque de force pour donner sans réserve, et ici, le désir de recevoir ne nous laisse aucune opportunité, il nous en éloigne toujours. C’est pourquoi il est écrit « Prenez garde aux fils du pauvre », c’est-à-dire que nous devons prêter attention précisément aux conséquences du sentiment de pauvreté, à ce que j’exige en conséquence. Après tout, c’est précisément depuis cette demande que jaillit la Torah, et c’est de là que provient la Lumière qui ramène à la source. Le Kli pour recevoir la correction est appelé « le pauvre ».

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que sont la Torah et le travail sur le chemin du Créateur ? » du 18-19/01/2026

Le travail du Créateur avec les êtres créés

232.01Lorsqu’une personne franchit la Makhsom (Barrière) et possède déjà des récipients de don sans réserve, le Créateur recommence à lui révéler la récompense et le châtiment. Et malgré cela, la personne doit toujours préférer la connexion avec le Créateur car elle désire fusionner avec la vie véritable, avec sa racine.

Si auparavant elle jugeait le Créateur selon la récompense et le châtiment dans les récipients de réception, elle Le juge désormais selon la récompense et la punition dans les récipients de don sans réserve. Ainsi, les récipients de réception sont unis aux récipients de don sans réserve, et l’on dit qu’il corrige d’abord la double dissimulation, puis la simple. Le Créateur œuvre donc constamment avec l’être créé. Dans Son « jeu » avec le désir de recevoir, Il peut élever l’être créé au-dessus de ce désir à chaque fois.

Lorsqu’Il donne un plus grand désir de recevoir, la récompense et la punition apparaissent à l’individu comme plus importants, et c’est sur cette base qu’il s’attache à la racine. C’est ce qu’on appelle la foi au-dessus de la raison. Ainsi, il se connecte de plus en plus au Créateur jusqu’à ce que tout son désir de recevoir se mette en action ; la récompense et la punition deviennent alors immenses et emplissent tout le volume de son âme.

Il s’avère qu’il a pleinement réalisé la récompense et la punition afin d’adhérer pleinement au Créateur.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Qu’est-ce que Sa providence est cachée et révélée ? » du 25/01/2026

Comment commencer à avancer vers la Lumière ?

234Nous serons bientôt convaincus que toute la négativité qui a existé à travers les âges et parmi tous les peuples n’était que de la souffrance causée par notre éloignement les uns des autres et notre incapacité à comprendre que, au contraire, nous devrions nous rapprocher. Et maintenant, toute cette souffrance se manifestera en nous et nous poussera vers la connexion. Alors, nous en serons reconnaissants et nous comprendrons qu’il n’y a que le bonheur au monde et un seul mouvement vers la Lumière.

Question : Et cela se produit-il ?

Réponse : Cela se produit déjà.

Question : Tout ce qui se passe, est-ce un mouvement vers le bonheur et la Lumière ?

Réponse : Oui, tout ce qui se passe.

Extrait de KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » du 09/01/2026

Accomplir la tâche spirituelle ?

938.07Notre correction, en rapport au don sans réserve, ne devrait pas viser notre prochain, mais plutôt à améliorer notre connexion avec le Créateur. C’est alors seulement que cela sera véritablement bénéfique pour lui, car en réalité, tout ce qui existe dans le monde provient du Créateur.

Mais si vous voulez changer l’état de ce monde, vous devez changer ce qui leur parvient du Créateur. Et cela ne peut se faire uniquement si vous Lui donner sans réserve. Et dans la mesure où vous donnez mieux sans réserve, Il n’aura pas à affecter le monde d’une pire manière.

Vous pouvez y parvenir à travers la société : lorsque vous donnez sans réserve à vos amis et qu’ils vous donnent sans réserve, vous créez un groupe. Et tout comme, au terme d’un travail de correction sur le plan spirituel, vous vous unissez en âmes, vous essayez de vous unir ici, dans la tâche spirituelle, c’est-à-dire de vous élever à ce niveau.

Par ce biais, vous attirez la Lumière Environnante (Ohr Makif) dans notre monde et obligez ainsi le Créateur à donner davantage de lumière dans ce monde.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « la peur et de la joie » du 07/01/2026

Le champ de bataille entre la sainteté et les forces impures

232.05Il existe des recommandations qui ne sont ni interdites ni permises. C’est précisément là, comme l’écrit le Baal HaSoulam, que se situe le champ de bataille entre la sainteté (Kedousha) et les forces impures (Sitra Achra).

Nous ne faisons pas encore pleinement la distinction, mais après avoir déterminé ce qu’est la Klipa (écorce) et ce qu’est la sainteté pour soi-même, on se demande : « Je ne fais pas ces choses parce qu’il y a un écran contre eux, et je fais ces choses parce que j’ai déjà des intentions claires. »

On découvre alors qu’en soi réside quelque chose d’indivisible et d’attribué à une partie spécifique. Ce n’est ni la qualité du Créateur, ni la qualité qui Lui est opposée, la création, la Klipa. Mais qu’existe-t-il d’autre dans la réalité ? Car il y a les qualités du Créateur et leur empreinte, les qualités de la création.

Alors, qu’y a-t-il entre elles qui n’appartienne ni à l’une ni à l’autre ? Au milieu se trouve le libre choix d’une personne. Cela ne signifie pas qu’il existe des désirs supplémentaires créés par le Créateur qui ne Lui appartiendraient ni à Lui ni à ce qui est opposé à Lui.

Dans le choix entre la sainteté et la Klipa, il y a des choses où chacun est libre d’agir à sa guise, sans conséquence négative pour soi-même. Et là, il s’agit véritablement d’un choix.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, «la récompense des receveurs » du 08/01/2026

Le secret de la naissance spirituelle

531.03Question : Comment est-il possible de s’accrocher si fermement au but lors d’une descente que celle-ci puisse servir pour s’élever, de sorte que ce soit moi qui descende et non le Créateur qui me fasse chuter ?

Réponse : Je dois maîtriser cette descente et décider par moi-même de la nécessité de descendre. Je m’y prépare à l’avance, comme on se prépare à une opération chirurgicale.

Qu’est-ce qui m’aidera à « ne pas perdre la tête » durant la descente, à ne pas succomber à l’emprise des désirs ? C’est la connexion au but, afin que je ressente la descente sans me perdre, mais au contraire, en m’élevant. Seul, je ne peux pas le garantir.

C’est pourquoi j’ai besoin d’un environnement correct qui me soutienne lorsque je perds le contrôle de moi-même sous l’effet de désirs excessivement forts.

Lorsque l’embryon spirituel atteint le moment de naître, c’est-à-dire le passage au niveau de la nourriture, comment peut-il relier ces deux états s’il perd son niveau précédent à la naissance, la « tête tournée en bas » ?

Et comment, à partir de cet état de perte totale, la « tête tournée en bas », parvient-il non pas à une fausse couche, mais à naître dans un monde nouveau et à s’unir au Créateur à un niveau supérieur ?

À cette fin, différents Reshimot d’Aviout et de Hitlabshout (issues du désir et de la Lumière) sont donnés. Ainsi, je peux toujours me connecter simultanément aux deux niveaux. C’est ce qui me permet de naître.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Baal HaSoulam, Préface « Introduction au Livre Panim Meirot ouMasbirot » du 07/07/2010