Category Archives: Science

Une science sur le monde

Dr. Michael LaitmanLa sagesse de la Kabbale explique l’ensemble du système de l’univers, elle nous décrit le monde de l’Infini et les quatre phases de développement de la Lumière Directe, ce qui signifie la formation des désirs « de l’absence. »

La Kabbale clarifie ce que signifie « de l’absence», qui existe dans une dimension spirituelle en dehors de notre monde, et elle explique la descente vers elle et l’ascension à partir d’elle, qui signifie « exister au-delà du temps, de l’espace et du mouvement», qui sont des états qui sont réalisés: selon Einstein ou d’une autre façon plus élevée?

La Kabbale traite également de la descente du désir. Elle parle du désir et de l’influence d’un paramètre unique, la Lumière, sur elle. Il n’y a rien d’autre dans l’univers excepté la Lumière et le désir. Ils engendrent tout ce que nous voyons en nous et entre nous. Toutes ces choses sont différentes manifestations du désir, qui ont été formées par la Lumière d’une façon ou d’une autre.

La Kabbale nous raconte la descente progressive de Haut en bas et la création de l’état spirituel: Partsoufim, Sefirot, et les mondes (dissimulations). Il s’agit d’un processus fondamental, stricte et précis, que nous étudions en utilisant une approche scientifique.

Il y a une énorme quantité de matériaux purement scientifiques et compliquée sur ce sujet: les graphiques, les équations, les conditions qui décrivent précisément le développement de cause à effet du désir sous l’influence de la Lumière, des écrans, d’enregistrements d’information (Reshimot), les stades du développement, et ainsi de suite. Tout cela est pure science qui n’a rien à voir ni avec la religion ni avec la poésie; ce n’est rien, mais de la physique pure.

Par ailleurs, la Kabbale parle de notre monde, de sa création. Dès 3700 années les kabbalistes décrivirent comment une étincelle de lumière créa le volume de notre monde, car auparavant, cet espace n’existait pas encore. Puis le Big Bang s’est produit dans cet espace, et cette petite étincelle a donné naissance à toute la matière de notre monde.

Tout est né de l’absence dans le monde de l’Infini. Puisque nous ne comprenons pas cela, nous nous demandons: « Que signifie tout de rien? » Toutefois, les physiciens disent que la même chose s’est produit aussi dans notre monde: Il y avait une certaine étincelle, un point, qui a soudainement explosé et a produit l’ Univers tout entier. En d’autres termes, la science moderne suit les mêmes principes et nous dit exactement ce que nous dit la Kabbale, dont les quatre étapes consécutives de développement: minéral, végétal, animal et humain.

La Kabbale nous parle également de la création de l’Univers au cours des milliards d’années, puis de la création de notre planète à partir d’un nuage de gaz. Cette procédure est décrite dans les livres de la Kabbale qui ont des centaines et des milliers d’années. Aujourd’hui la physique, la géologie, l’astronomie disent la même chose.

Les kabbalistes décrivirent les périodes de réchauffement et de refroidissement de la Terre, qui se sont produites pendant des dizaines de millions d’années, jusqu’à ce qu’une croûte solide apparaisse avec la possibilité pour la matière protéique d’exister grâce à la distribution appropriée entre tous les composants. Pourquoi la matière protéique spécifiquement? Pourquoi spécifiquement ce type de fondation au lieu de silicone ou de méthane, ou quelque autre matière? La Kabbale explique tout cela.

Et enfin, la Kabbale nous parle de la création d’un être humain qui a été le résultat du développement progressif de la nature minérale, végétale, et animale. La Kabbale décrit les étapes intermédiaires: les coraux qui sont encore entre le minéral et le végétal; une espèce particulière qui représente l’état intermédiaire entre la végétation et les niveaux animés et d’un primate qui est la forme intermédiaire entre l’état le plus élevé des animaux et l’homme.

La Kabbale décrit toutes ces étapes et montre pourquoi l’évolution s’est produite comme elle l’a fait. La seule différence avec la théorie de Darwin est que la Kabbale parle de données informationnelles qui existent depuis le début, les gènes d’information qui existent dans la matière, qui se développent selon un programme prédéfini, au lieu d’une évolution accidentelle ou d’une évolution qui dépend de circonstances.

Toutes les espèces sont réalisées en fonction de leurs paramètres internes qui existaient depuis le début dans le monde de l’Infini et sont simplement descendu et se sont réalisés ici dans l’ordre une fois de plus ayant pour objectif l’ascension. Cette chaîne est déterminée à l’avance; elle est calculée à l’avance du début à la fin.

 
De la l1ère eçon du 10/06/11 à la convention de Moscou

Le bon stimulus

Dr. Michael LaitmanLa science de la Kabbale a une section intéressante sur la manière dont nous percevons l’univers, sur la façon dont l’homme atteint le monde dans lequel il vit. Pourquoi ressentons-nous le monde précisément de cette manière ? Notre monde est-il vraiment comme nous le percevons, ou est-il complètement différent ? En réalité, après avoir traversé nos cinq sens, il acquiert une forme spécifique dans notre perception. Nous observons précisément cette image, plutôt que d’avoir une perception directe et objective du monde réel.

Aujourd’hui, les scientifiques recherchent comment le monde est perçu par les papillons, les abeilles, les serpents et les chiens. Chaque créature le voit à sa manière, selon différentes gammes, à travers un schéma de couleur ou de parfum, etc. Chaque créature a son propre type d’orientation dans le monde et voit sa propre image, qui diffère de ce que les autres voient.

Alors, pourquoi cette image se manifeste précisément de cette manière à nos yeux ? Et à quoi ressemble-t-elle vraiment objectivement ? Peut-on même atteindre une réelle vision objective de la vision du monde ? C’est ce dont traite la section de la Kabbale appellée «perception de la réalité » .

Cependant, la partie la plus importante de la Kabbale n’est pas la descente de haut en bas du monde de l’infini à notre monde, mais ce qui arrive ensuite. La chose la plus importante pour nous est la Makhsom et le chemin d’élévation subséquent. C’est ce à quoi nous sommes aujourd’hui confrontés, ce que nous devons maintenant traverser. Nous devons passer par là, dans la pratique, non pas en théorie, et nous devons prendre ce chemin tous ensembles.

Nous devons mettre en œuvre cela aussi vite que possible pour que la force négative du développement n’exerce pas de pression sur nous par derrière, nous donnant un stimulus négatif. Dans la Rome antique, stimulus était un bâton pointu, servant à piquer les ânes pour qu’ils avancent. Ainsi, il est important que nous ne ressentions pas cette stimulation sur notre chair, mais que nous aspirions vers l’avant de nous-mêmes, avec l’aide de la force positive qui nous est donnée pour l’instant.

C’est essentiellement la raison pour laquelle nous sommes rassemblés ensembles. Nous pouvons nous unir et nous organiser, et nous pouvons commencer à nous ressentir mutuellement intérieurement, même sans contact physique. Sentir que par l’union avec l’autre, nous devenons semblables à la nature commune mondiale ! Alors, au sein de notre union, nous révélerons le domaine commun et aurons le sentiment que nous nous élevons légèrement plus haut. Ceci est réaliste et j’espère que vous le ferez et que je le fairai.
De la 1ère leçon du 10/06/11 à la Convention de Moscou

La physique d’un monde plus vaste

Dr. Michael LaitmanQuestion: Est-il possible d’acquérir l’âme, de révéler le monde spirituel et le Créateur, sans la sagesse de la Kabbale?

Réponse: Une personne commence à explorer la nature et y découvre une certaine loi, un lien particulier entre les phénomènes. Par exemple, je jette un objet sur le sol, je calcule l’accélération de sa chute, et je tire une loi de cette expérience. Dans le même temps, les autres personnes n’étudient pas les phénomènes naturels, mais elles les apprennent selon une forme préparée.
Il y a des personnes qui découvrent les lois de la nature, et il y a celles qui les apprennent et par ce moyen réalisent une découverte, toujours personnelle et individuelle.

Les phénomènes qui sont découverts par les scientifiques existaient dans la nature avant. Les pommes ne tombaient-elles pas sur la tête avant que Newton découvre la loi de la gravité? De cette façon, il n’y a rien de nouveau, nous révélons ce qui existe déjà, ce qui s’est déjà produit. Cependant, il y a les pionniers et ceux qui apprennent de leur découverte et ils essayent d’utiliser les connaissances acquises correctement.

La même chose peut être appliquée à la Sagesse de la Kabbale, la physique d’un monde plus vaste, qui n’est pas perçu par nos organes sensoriels. Pour le ressentir, nous devons développer un organe des sens supplémentaire appelé «l’attribut de don sans réserve», dans lequel nous allons révéler les phénomènes spirituels: Sefirot, les mondes, et Partsoufim. Néanmoins, nous continuons à travailler en tant que scientifiques.

Il est dit: «Par Tes actions, nous Te connaitrons. » Il est clair que tout découle d’une action de recherche. « Une personne juge uniquement par ce que ses yeux peuvent voir. »  » La Foi » est la force du don sans réserve que vous atteignez. Vous n’avez pas à fermer les yeux pour accepter aveuglément l’opinion de quelqu’un d’autre, cela n’existe dans aucune science, y compris la science de la Kabbale. Au contraire, il est dit: «Connaître le Créateur et Le servir. » Connaissances, analyses, et  révélation sont le fondement du tout.

Il y a des personnes qui ont déjà fait cette découverte et vu certaines formes, elles vous transmettre ces connaissances sur ces lois, la méthode de recherche pour faciliter votre chemin. Ces lois s’appliquent à tout le monde parce que nous sommes dans un monde intégral.

Donc, ne regardez pas la Kabbale comme un animal inconnu. C’est la racine de toutes les autres sciences de notre monde, car elle révèle les racines de la création, et elle doit être traitée comme une science. La Kabbale n’est pas liée à la religion. Quand nous tombons du degrés de l’amour des amis dans l’amour de soi et la haine mutuelle, nous perdons la Kabbale et nous arrêtons de percevoir le supérieur, le monde spirituel. De là, la religion est née.

Ainsi, la «religion» est la science de la Kabbale restant en exil, la séparation d’avec le Créateur, dans l’isolement du monde supérieur, en dehors de l’objet de l’étude. A part la perception réelle, sans connaissance et sans compréhension, l’interprétation des actions spirituelles et la relation avec la vraie réalité, avec la force supérieure, se changea en Judaïsme. C’est ce qui s’est produit entre la période de la destruction du Temple et la période de la rédemption, après quoi nous revenons à la sagesse de la Kabbale. C’est pourquoi il est dit:  » Tout le monde Me connaîtra, du plus petit jusqu’au plus grand »

Bien sûr, nous ne devons pas mépriser qui que ce soit. Nous avançons avec l’aide des moyens disponibles, mais chacun d’eux a sa propre application.

 De la 4e partie de la leçon quotidienne Kabbale du 27/05/2011, « La Liberté »

La Kabbale, sans trace de mysticisme

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment les premiers maîtres de la sagesse de la Kabbale ont-ils reçu ces connaissances? Où est leur origine? Les gens pensent que la Kabbale est quelque chose de proche de la magie, et de nombreux mythes l’entourent.

Réponse: Adam a été le premier kabbaliste qui vécut il y a 5772 années. Il fut le premier de toute l’humanité qui a découvert qu’il existe un système intégral de la nature et qu’il est possible de le révéler.

Des gens avaient vécu avant lui, mais il a été le premier homme dans l’histoire qui a eu ces questions: « pour quoi vivre? Quel est le secret de la vie? Où est sa source » Il a écrit un livre à ce sujet; Il a atteint notre époque et est appelé l’Ange Secret (Raziel HaMalakh). Un ange est une force. «L’ange secret» signifie «force cachée ». C’est un petit livre, d’une dizaine de pages seulement.

Le livre suivant a été écrit par Abraham il y a près de 3700 ans et est appelé Le Livre de la Création (Sefer Yetsira). Ce livre explique pour la première fois sous une forme systématique, les «Sefirot », les 32 forces qui descendent vers nous et sont reliés entre elles.

Dans le même temps, plusieurs kabbalistes ont écrit ensemble un livre kabbalistique supplémentaire, Le grand Midrash (Midrash HaGadol), ce qui signifie explication ou commentaire. Beaucoup de livres ont été écrits plus tard, jusqu’à l’apparition du plus grand livre de la Kabbale, le Livre du Zohar, qui a été écrit il y a environ 2000 ans.

Après cela, beaucoup de livres ont été écrits, jusqu’à l’époque du Ari qui a vécu au 16ème siècle. Le livre principal du Ari était L’Arbre de Vie (Etz Chaim), qui parle des Sefirot et des mondes et il est rempli de dessins et schémas.

De l’immense quantité de livres qui sont apparus après lui, les plus importants pour nous sont les livres du Baal HaSoulam, écrits au 20ème siècle.

Tous ces livres n’étaient pas connus du grand public. Ils ont été mentionnés qu’occasionnellement, comme des «fuites». Il s’est formé une aura mystérieuse autour de la Kabbale comme si elle impliquait le mysticisme, les forces secrètes, des miracles, et la prédiction de l’avenir par les cartes du Tarot. En réalité, cela n’est pas du tout lié à la Kabbale !

Bien sûr, la Kabbale utilise des symboles, des diagrammes, des graphiques, des dessins, et la Guématria (la valeur numérique des lettres). La Kabbale étudie l’âme et ses stades de croissance. Mais il n’y a rien de mystique en elle. Je dirais que c’est tout simplement la physique de la dimension supérieure.

La Kabbale n’est pas associée à la religion ni à aucune pratique mystique. C’est une science pour les gens qui veulent savoir. Naturellement, ils doivent travailler et se corriger eux-mêmes. Je comparerais cela avec le réglage de la radio qui est entourée de nombreuses ondes radio de diverses fréquences. Si je règle la radio et que je crée l’onde qui correspond à l’onde existant à l’extérieur, je reçois cette onde extérieure et peut entendre le signal.

La science de la Kabbale nous aide à créer ces ondes à l’intérieur de nous-mêmes, et on commence à sentir la force existant hors de nous, à la percevoir, et à l’étudier. Nous développons le sens intérieur de l’ouïe et le sens intérieur de la vue. Le sens profond de l’ouïe est appelé le degré de Bina (Sefira Bina), et le sens intérieur de la vue est appelé le degré de Hokhma (Sefira Hokhma).

De la conférence de Rome du 20/05/2011

La mosaïque de l’univers où vous manquez

Dr. Michael LaitmanL’objectif de notre développement est de devenir semblable à la force de la nature, la seule grande force intégrale influençant tout. Cette force comprend toutes les forces de la nature découvertes par la science : physique, chimie, biologie, zoologie, botanique, géologie et astronomie. Elles sont toutes incluses dans cette loi unique.

Cette loi intégrale que nous révélons comme une sorte de connexion, unit toutes les parties de la réalité, qui sont interconnectées entre elles par l’amour mutuel et l’attribut du don. Tout ce système est intégral, analogique, où tout sauf l’homme, existe en parfaite harmonie. Dans ce système tout entier, en une énorme sphère, il y a une partie appelée « l’être parlant» ou «l’humanité», qui est imparfaite. C’est la partie la plus importante, la plus développée, et en même temps, imparfaite, car elle doit réaliser sa nature consciemment.

La nature inanimée, le monde végétal et animal existent dans cette sphère de manière instinctive et obéissent à cette loi parce qu’ils ne reflètent pas la façon dont ils devraient vivre. Ils sont activés par les forces de la nature qui ne leur laissent pas le choix, pas de liberté interne. Ces forces les dirigent entièrement, et ils exécutent les ordres de la nature à 100 pour cent.

Alors que l’être humain a la liberté. Il se retrouve avec une partie vide à l’intérieur de cette sphère, pour qu’il comble ce vide de lui-même. C’est comme si avec un morceau de pâte, il devait sculpter une forme de lui-même qui cadrerait avec précision dans la mosaïque de la nature, une forme unie à toutes ses parties par des milliers de connexions.

Cette mosaïque n’est pas plate, ni même tridimensionnelle, mais multidimensionnelle et multiforme au niveau psychologique, psychosomatique, spirituel et matériel ; elle est reliée à toutes les formes de la nature, d’une multitude de façons. Dans nos sciences, nous ne découvrons qu’une petite partie  de l’ensemble du système des lois dans ce domaine. Et nous devons tout savoir.

De la 1ère leçon à la Convention de Rome du 21/5/11

Habillé en quelqu’un d’autre

Dr. Michael LaitmanQuestion: Pourquoi le chemin vers l’amour est si difficile et source de confusion?
Réponse: C’est nous qui sommes confus. Je suis gouverné par le désir égoïste et tout ce que je ressens et pense est seulement à l’intérieur de celui-ci, pour l’amour de mon propre intérêt. Alors, comment puis-je faire un autre calcul, non  dans mon intérêt personnel?
Imaginez que vous « vous habilliez » en quelqu’un d’autre et que vous commenciez à calculer à partir de sa perspective. Il y a à peine 100 ans, les gens ont commencé à saisir ces concepts. Ce n’est pas un hasard si cette période a été symbolisée par Freud et Einstein, qui non seulement ont réalisé des découvertes fondamentales, mais aussi ont eu des liens d’amitié l’un avec l’autres.

Après des centaines de milliers d’années de développement, ce n’est, il y a à peine siècle, que les plus grands esprits de l’humanité ont finalement inventé la psychanalyse, ou en d’autres termes, ont commencé à analyser l’homme dans son for intérieur sur le plan matériel. Ce n’est qu’alors seulement qu’ils commencèrent à faire des recherches sur la perception humaine, « le Moi et le monde environnant, moi et autrui. »

Ce n’est pas simple. Il a fallu une très longue période pour approcher l’âme animée de l’homme, et cela est même encore très loin de la spiritualité. Tout le problème est que nous ne pouvons pas et ne voulons pas nous habiller en quelqu’un d’autres. La société doit veiller à ce que chacun le fasse, que chaque personne essaye de le faire et commence à discerner comment autrui le perçoit et ce que veut autrui.

C’est très difficile, même si cela ne porte que sur des exercices psychologiques au niveau de notre monde, ne concernant même pas encore la spiritualité. Voulez-vous d’avantage? Allez-y. Organiser un environnement qui va enfin commencer à vous influencer.

Le chemin est long précisément parce que personne ne vous influence. Il n’y a pas de progrès sans l’influence sociale. Ou une personne pourrait-elle obtenir les détails de la perception spirituelle? Ce n’est qu’à partir de l’environnement.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 13/4/11, Shamati

Pharaon sortant de l’ombre

Dr. Michael LaitmanDans notre monde, la seule chose que nous savons faire, est recevoir. Par conséquent, sans la science de la Kabbale le monde glisse vers une totale auto-destruction. Si ce n’est pour les notions de Créateur et de la création tirées de la Kabbale, si ce n’est pour l’opportunité d’attirer la Lumière supérieure, la force qui nous corrige, s’il n’y avait que ce monde en face de nous, que la terre tournant dans l’espace cosmique et nous à sa surface entraînés par notre nature, alors nous exterminerions la vie sur terre dans les prochaines décennies. Ceci est confirmé par la recherche scientifique, en qui nous pouvons certainement avoir confiance. Les ressources de la terre sont limitées, et après avoir tout mangé, on mourra de faim.

Dans notre monde, il n’y a pas de solution à ce processus. Nous sommes délibérément conduit à un état irréversible dans lequel il ne nous reste aucun moyen de salut. L’objectif de cela est de nous révéler notre Pharaon, notre égoïsme, qui nous détruit et ne nous permet pas de faire quelque chose. À la suite de ce processus, l’humanité tout entière doit ressentir un besoin pour le Créateur.

La recherche montre qu’au cours des prochaines années, le monde fera face à un manque cruel d’eau fraîche et d’autres ressources nécessaires. Théoriquement, d’ici la fin de ce siècle nous aurons fini les restes et auront beaucoup de chances de mourir. Et il n’y a pas de solution. Les meilleurs cerveaux du monde ne peuvent la trouver. Mais ils sont si intelligents qu’ils peuvent voir une impasse sans sortie.

Et en effet, comment peut-on en sortir? Nous n’avons pas le moyen de restreindre nos mauvais penchants. Vous ne pouvez pas conseiller aux gens de consommer moins, parce que vous n’avez pas d’autre choix. Si tout le monde commence à recevoir le salaire minimum et pas plus que ça, alors dès demain  plus personne ne sera en mesure de faire un seul geste. Et à quoi cela servirait-il? C’est exactement ce qui s’est passé en Russie après la révolution. Si la motivation venait à disparaître, alors le monde serait gelé. Même si vous donnez des médailles pour  dévouement au travail, cela ne servirait à rien.

Je dois ressentir que l’autre personne est plus faible que moi en quelque sorte, que j’ai gagné plus ou que j’ai atteint quelque chose de plus. Si je n’ai pas ce sentiment, alors quelle indemnisation pouvez-vous me proposer? Si mon voisin reçoit 5000 euros, alors il me faut au moins recevoir 5001. Mais une personne ne peut pas vivre, si tout le monde est égal.

C’est pourquoi aujourd’hui nous sommes confrontés à un problème qui n’a pas de solution dans notre monde. Nous sommes incapables de parvenir à un équilibre avec la nature. A la longue, tout le monde finira par comprendre ce qu’est un monde global et intégral et ce qu’est l’homéostasie. Il existe beaucoup de films et de recherches sur ce sujet, traitant tous de la façon dont nous devons pratiquer la modération. Le seul problème est que nous sommes incapables de nous retenir.

Pharaon sort de l’ombre dans notre propre intérieur, entravant toutes les tentatives de dompter notre appétit. Bientôt cela atteindra la surface: Les hommes vont se regarder, vont voir comment ils sont impuissants, vont se voir marcher vers la mort sans pouvoir s’arrêter. Le Baal HaSoulam décrit cela à travers une allégorie: L’ange de la mort vous apporte une goutte de poison sur la pointe d’une épée et vous ouvrez votre bouche pour l’avaler et vous mourez. Vous ne parvenez pas à vous dépasser, alors vous attendez cette dernière goutte.

C’est pourquoi la diffusion de la science de la Kabbale est nécessaire. Un groupe exemplaire, capable de montrer la vraie solution au monde, est nécessaire. Ce groupe doit devenir «une lumière pour les nations » et d’en haut, il doit déverser sur elles l’esprit spirituel et sa sensation. Sinon, le monde n’a aucune chance.

De même, il n’y a aucune chance dans notre cas particulier. La différence est que nous-mêmes, nous voulons sentir cet état sans issue, car nous savons qu’après cela, la Lumière supérieure nous sera révélée, étant une nouvelle force, la force du don qui nous entraînera à un niveau différent. Et nous devons faire la même chose pour le monde, même si les gens sont incapables d’y aspirer à l’avance.

La science sur la nature du don sans réserve

Dr. Michael LaitmanQuestion: Je comprends l’explication que le monde se mondialise et nous devons tous nous unir. Cette conclusion est très scientifique. Mais je ne comprends pas d’où vient la force qui actualise l’unité, qu’est-ce que la Lumière Environnante? Cela ressemble déjà à du mysticisme.

Réponse: les livres qui expliquent la structure du Monde Supérieur (Talmud Esser Sefirot) ne sont pas mystiques, mais c’est une science rigoureuse dans laquelle il ya deux forces qui opèrent : la Lumière et le désir, c’est-à-dire le don sans réserve et la réception. Toutes les formules sont dérivées de ces deux forces, tout comme en mathématiques qui a une conception double : 0 et 1, ou comme dans la physique qui étudie toujours deux forces et leur interaction.

La science de la Kabbale est la même chose et elle fournit une base pour la réalisation complète de la réalité et pour toutes les autres sciences qui décrivent cette réalité. Je ne vois rien de mystique là dedans.

Je suis d’accord que c’est écrit dans une langue qui n’est pas très coutumière ni claire pour l’homme moderne, mais ses conclusions sont claires, scientifiques et logiques. Nous sommes troublés par le texte, car nous ne savons pas comment l’interpréter correctement. Mais en substance, cela ne parle que de la volonté de profiter, ce qui prend la forme du don sans réserve, c’est alors appelé un « corps » spirituel, le Partsouf.

Le désir est la matière. Par exemple, dans notre monde, il existe différents types de matière : minérale, végétale, animale, et parlant. Toutes sont aussi le désir de profiter, qui prend différentes formes extérieures en fonction de son genre, et en conséquent, nous voyons beaucoup de genres de plantes et d’animaux.

Le même désir de profiter opère dans le monde spirituel. Cependant, dans notre monde, il prend toutes sortes de formes égoïstes, alors que dans le monde spirituel il prend les formes du don sans réserve plutôt que de la réception. C’est pourquoi nous ne pouvons pas les reconnaître dans l’immédiat car nous n’avons pas le genre de vision pour voir dans la Lumière du don sans réserve. Ainsi, nous ne discernons pas ces images.

Vous les atteignez maintenant vous-mêmes et les autres à travers le désir d’absorber à l’intérieur de vous-même, de recevoir. Toute votre vision est fondée sur ce point. C’est pourquoi vous voyez précisément ce genre de monde autour de vous – toutes sortes de formes de réception dans le désir de plaisir. Nous révélons toutes ces formes, les étudions, et sur cette base nous construisons la science.

Toutefois, il existe une autre forme du désir – le don sans réserve, lorsque vous irradiez en dehors de vous-même. Quand le désir commence à travailler de cette façon, il prend également des formes différentes: minérale, végétale, animale, et parlant, qui sont tous les niveaux possibles du don sans réserve, la combinaison des différentes forces du don sans réserve opérant sur lui.

La science de la Kabbale étudie précisément ces formes. Les kabbalistes qui ont atteint la qualité du don sans réserve, chacun selon son niveau, nous écrivent au sujet de leurs observations, tout comme d’autres scientifiques écrivent sur les formes de réception dans ce monde. Il y a donc les sciences de ce monde, qui parlent de notre nature terrestre, et il y a la science sur la nature du don sans réserve appelée « Kabbale ».

La Kabbale est la science de l’amour

Dr. Michael LaitmanUne personne arrive à la Kabbale après avoir été éveillée à la nécessité de connaître la Force Supérieure dissimulée, le but et la raison de son existence, et le sens de sa vie. En passant par des étapes dans son développement spirituel, une personne atteint un point critique et commence à réfléchir sur les moyens d’atteindre le monde spirituel. Auparavant, elle avait l’habitude de penser que la spiritualité pouvait être atteinte avec ce qu’elle avait, c’est-à-dire, avec ses cinq sens, son esprit, et sa perception ordinaire de la réalité.

Mais à un certain stade, on commence à sentir que le monde spirituel ne peut être découvrir de cette manière et que, pour le faire, on a besoin de se changer soi-même. C’est alors qu’on se souvient d’une phrase célèbre: «J’ai créé le mauvais penchant et la Torah un épice, parce que la Lumière contenue en elle ramène vers le bien. »

Chaque personne visualise le monde spirituel à sa façon. La sagesse de la Kabbale le définit comme l’attribut de l’amour et du don sans réserve, où une personne sort de ses attributs égoïstes et commence à révéler la réalité supérieure dans les attributs du don qui sont opposés à ses propres attributs.

Les kabbalistes expliquent qu’il nous est nécessaire de développer l’attribut du don, c’est-à-dire, de corriger son cœur (désir). Cela signifie que si en ce moment notre désir oeuvre pour recevoir, nous devons le changer de manière à percevoir les désirs d’autrui comme les nôtre. La méthode consiste à corriger notre ego, qui veut tout dévorer, en développant un sens au-dessus de lui, ce qui signifie sortir de notre désir.

Au moment où j’ai commené à étudier la Kabbale, j’avais déjà plus de vingt ans d’enseignement. J’étais un scientifique et un entrepreneur, alors que tous les kabbalistes étudiant avec moi étaient des gens simples. Je me souviens avoir eu une conversation avec le Rabash, où il m’a dit avoir commencé à travailler comme assistant forgeron, puis comme cordonnier, et à la fin de sa carrière, dans un bureau de percepteur d’impôt. J’étais alors convaincu que je serais en mesure d’atteindre plus avec mon esprit. Il m’a fallu du temps pour comprendre que la Kabbale est une science des sentiments et que nous devons corriger notre cœur.

La sagesse de la Kabbale explique que l’esprit s’éveille en nous que dans la mesure où le cœur l’utilise. Le coeur veut savoir ce qu’il ressent et pourquoi, d’où les sentiments proviennent, et comment ils peuvent être modifiés. Et ensuite seulement, le cœur utilise l’esprit.

C’est un fait connu que notre cerveau fonctionne mieux lorsque nous sommes confrontés à des problèmes et la misère. La nécessité qui naît développe l’esprit. Ainsi, la fonction du système appelé « esprit » est de nous aider à réaliser notre désir.

La sagesse de la Kabbale est la science du développement du sentiment d’amour. En d’autres termes, je dois être capable de me connecter avec les désirs ou besoins de tous les autres et je dois être capable de les accepter comme mes propres désirs. Ma préoccupation pour les besoins d’autrui, comme s’ils étaient miens, est appelé mon amour pour lui. Ca n’a aucun rapport avec le fait de recevoir une satisfaction ou un plaisir de quelqu’un d’autre, mais au contraire, mon plaisir viendra du fait que je satisfaits les autres.

Les personnes commençant à étudier la Kabbale acquièrent de nouvelles sensations dans le coeur, qui leur permettent peu à peu de comprendre qu’en réalité parvenir à sortir de soi-même et satisfaire les autres apportent une satisfaction et un plaisir infinis. Cela donne à une personne une occasion incessante et illimitée de révéler subitement une nouvelle perception de la réalité, un nouvel horizon.

C’est parce qu’une personne, qui sort d’elle-même et commence à ressentir les besoins des autres au lieu de ses propres besoins, cesse de se percevoir, et vient progressivement à un état où elle n’a plus besoin de prendre soin d’elle. Dès que nous rencontrons l’attribut du don, nous recevons alors la satisfaction et atteignons le Monde Supérieur grâce à lui, en devenant semblable au Créateur

La chose la plus importante est le lien avec la racine!

Dr. Michael LaitmanToute science est un langage. Cependant, en science ordinaire, vous expliquez vos connaissances au même niveau, que vous les atteignez (dans le même monde), tandis qu’en utilisant le langage de la Kabbale, vous expliquez ce que vous atteignez par rapport à la racine. Là est la différence entre la science ordinaire et la science de la Kabbale. Vous enregistrez un phénomène que vous étudiez et atteignez dans ce monde, au même niveau, où vous l’atteignez et le recherchez. Cependant, dans la Kabbale vous n’avez pas atteint la matière même, mais sa connexion avec la racine. C’est la chose la plus importante!

Le Baal HaSoulam écrit ce qui suit dans l’article, « De l’enseignement de la Kabbale et son essence »: … la physique est la pure connaissance des ordres d’un genre particulier existant dans un monde particulier. Elle n’a qu’un sujet, et aucune autre sagesse n’est inclue en elle.

Ce n’est pas le cas avec la sagesse de la vérité, car elle est la connaissance de l’ensemble de l’inanimé, du végétal, de l’animal, et du parlant, dans tous les mondes, avec toutes leurs éléments et conduite, en tant qu’inclus dans la pensée du Créateur, c’est-à-dire dans le but de la Création. Pour cette raison, tous les enseignements au monde, du moindre d’entre eux jusqu’au plus importants d’entre eux, sont merveilleusement inclus en elle.

La connexion avec la racine est unique à la science de la Kabbale. C’est ce qui lui permet d’inclure toutes les autres sciences en elle. Vous pouvez expliquer les qualités d’une certaine matière à ce moment ou la connexion entre les phénomènes, mais cela n’explique pas l’essence des choses et des phénomènes