Category Archives: Similarité avec le Créateur

Jusqu’à ce que la différence entre nous et le Créateur disparaisse

231.02Question : Est-il nécessaire que les guerres se développent selon les niveaux minéral, végétal, animal et parlant ?

Réponse : Les guerres intérieures, selon les degrés, s’étendent de plus en plus jusqu’à la guerre contre Amalek. C’est la plus grande et la dernière guerre, qui détruit toute la Sitra Achra (l’Autre Côté), toutes les forces impures, le cœur de pierre (Lev haEven).

À chaque degré, cela dépend de la manière dont le désir de recevoir se révèle en opposition au désir de donner sans réserve. Et à chaque fois, cette opposition apparaît de plus en plus clairement aux yeux de l’individu.

La différence entre eux est telle que, comme on le dit, le Créateur juge les justes au cheveu près. Si auparavant vous n’aviez pas le sentiment d’être en guerre, ni même en désaccord sur des questions d’envergure mondiale, des clarifications s’opèrent ensuite de manière très subtile.

Un observateur extérieur se demandera : « Mais qu’est-ce qui vous prend ? » Il ne comprend absolument pas ce qui se passe. Pourtant, votre rapport à la situation est si fort qu’il vous est insupportable, ne serait-ce qu’un instant. Votre sensibilité s’accroît, votre analyse s’affine et s’ approfondit. Et cela se poursuit jusqu’à ce que toute différence entre votre opinion et celle du Créateur disparaisse.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « La paix après une dispute est plus importante que l’absence totale de disputes » du 26/04/2026

Comprendre le Créateur

547.03Question : Dans la science de la Kabbale, vous parlez de l’ego humain, de la connexion avec tout le monde et de la nécessité d’atteindre l’équilibre avec la nature. Mais quel est le rapport avec la connexion à Dieu (Elohim) ?

Réponse : Dans la sagesse de la Kabbale, nous parlons de la nature. Selon la guématrie (la valeur numérique d’un mot, numérologie), « nature » et « Elohim » sont identiques (26). Cela signifie que si l’on parle de la Force Supérieure, de la nature, de Dieu ou du Créateur, peu importe le nom qu’on Lui donne, tout ce qui nous entoure n’est qu’une manifestation de cette force.

Si l’on parle de la Force Supérieure, quelle différence cela fait-il de l’appeler Elohim ou nature ? Il existe cette Force Supérieure (véritablement supérieure !) qui donne naissance à toute chose et gouverne tout, et nous cherchons à savoir comment nous connecter à elle, comment la révéler, comment la comprendre.

Par conséquent, si je me détache de moi-même, de mon ego, et que je commence à révéler la réalité en dehors de moi, au-dessus de mon ego, on appelle cela la compréhension, la conscience et la révélation du Créateur. De toute évidence, cela ne se produit qu’en moi et de manière relative à moi.

En organisant progressivement mon désir, ma structure spirituelle, c’est-à-dire la qualité du don sans réserve et de l’amour envers autrui (KeterHochmaBina, HessedGuevouraTifferetNetsakhHodYessod et Malkhout) et en m’alignant sur cette structure, je parviens à discerner les connexions entre elles, et par là à atteindre le Créateur.

Elokim est aussi appelé le Créateur (Boré), d’après les mots « viens » (Bo) et « vois » (), car nous devons Le « voir » ; nous devons atteindre un état où nous Le comprenons comme si nous Le voyions de nos propres yeux. C’est pour cela qu’Il nous a créés.

Extrait d’une Lecture à Rome, le 20/05/2011

Atteindre le statut du Créateur

239Il existe une action appelée donner sans réserve, et la position du Créateur en tant que donneur. En accomplissant des actes de don sans réserve au sein du groupe et en développant ainsi son Kli (récipient), en se perfectionnant dans cette action et en ressemblant au Créateur dans cette action, une personne atteint le statut du Créateur.

Dans l’une de ses lettres, le Baal HaSoulam donne l’exemple d’un roi qui souhaitait élever à une plus haute position un serviteur. Il le soumit donc à diverses épreuves afin que, par toutes ces actions, le serviteur apprenne ce que signifie être roi ; et qu’ainsi, dans l’état atteint, il ressemble à un roi. Le don sans réserve en tant que tel n’est pas non plus le but. Le don sans réserve est une forme d’équivalence extérieure avec le Créateur.

Par conséquent, si nous travaillons dans un groupe afin de donner sans réserve, parce que cette forme est la forme extérieure du Créateur par rapport à nous, alors nous méritons de  Lui ressembler dans nos qualités intérieures. Et quelles sont ces qualités intérieures, nous ne pouvons même pas les exprimer, mais on finit par les atteindre. Si le Créateur se révélait, nous ne pourrions pas accomplir cela, car alors Il nous dominerait.

Mais nous sommes ici dans un état où il n’y a pas de plaisirs ; le don sans réserve n’attire pas, il repousse. Pour contrer cela, nous devons intensifier la grandeur du Créateur, cet idéal de devenir Son égal. Afin d’accomplir un acte de don sans réserve au sein du groupe, nous avons besoin de découvrir le Créateur, non pas sous la forme où Il se révèle comme plaisir, mais sous la forme où Il est grand comme but. Alors nous recevons la force de travailler avec le groupe ; cela nous donne l’énergie nécessaire pour donner sans réserve.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que signifie le fait que la création du monde ait été par générosité ? » du 25/02/2026

Comment puis-je corriger une perturbation ?

284.07Question : Comment puis-je corriger une perturbation ?

Réponse : Vous corrigez une interférence en la transformant en aide. Vous souvenez-vous d’une fois où vous avez fait cela ? Vous aviez une convocation au tribunal et viviez dans la crainte constante. Vous aviez peur du policier et avez vécu diverses situations désagréables. C’était une interférence contre l’unité du Créateur.

Alors, quelle est l’essence de cet obstacle ? Tout rendre dépendant du policier ou du Créateur ? C’est là que les principes « Si je ne suis pas pour moi-même, qui le sera ? » et « Il n’y a rien hormis Lui » entrent en jeu. L’important est de savoir quand et comment mettre ces principes en pratique.

En fin de compte, dans le contexte de cette perturbation, vous étiez censé vous corriger vers une connexion supplémentaire avec la gouvernance du Créateur qui est présente au cœur même de cette perturbation, et qui vous est donnée afin que vous renforciez votre lien avec Lui.

Cela s’est-il produit ? Avez-vous ressenti à quel point cela vous a aidé ? Il en va de même pour toutes les perturbations dans le travail du groupe. Lorsqu’une personne suit le chemin spirituel, elle reçoit de nombreuses perturbations, notamment celles liées aux tribunaux, aux pressions sociales et celles des lois de la société, car elles sont clairement entre les mains du Créateur.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Selon ce qui est expliqué concernant “Aime ton prochain comme toi-même” » du 18/02/2026

Luttez pour la destination

760.4Lorsqu’on aspire à la spiritualité, on doit toujours viser la destination et ne pas stagner, ne pas être prisonnier de ses propres désirs, ni lutter vainement contre eux. Une personne avance lorsque son cœur et son esprit sont dans l’état désiré.

Je ne me fais pas d’illusions mais je regarde vers l’avenir. Je n’ai peut-être pas encore atteint le but, mais je ne sombre pas dans mes désirs et mes faiblesses actuels qui n’entravent et tentent de m’arrêter. Et en même temps, je ne me laisse pas emporter par l’illusion du monde spirituel jusqu’à ce qu’il devienne ma réalité. Voilà la bonne orientation.

Chaque instant est une occasion de progresser sur le chemin vers le don sans réserve, vers le but.

Lorsque je fais un pas, j’ai l’impression d’avoir déjà atteint le but et l’effort devient alors ma récompense. Tenant compte des obstacles, je les surmonte et me réjouis de créer la qualité du don sans réserve au-dessus de la connaissance. L’image du monde spirituel se forme à partir de mes désirs, lorsque la force du don sans réserve commence à donner forme aux contours de mon âme.

(non daté)

Accomplir la tâche spirituelle ?

938.07Notre correction, en rapport au don sans réserve, ne devrait pas viser notre prochain, mais plutôt à améliorer notre connexion avec le Créateur. C’est alors seulement que cela sera véritablement bénéfique pour lui, car en réalité, tout ce qui existe dans le monde provient du Créateur.

Mais si vous voulez changer l’état de ce monde, vous devez changer ce qui leur parvient du Créateur. Et cela ne peut se faire uniquement si vous Lui donner sans réserve. Et dans la mesure où vous donnez mieux sans réserve, Il n’aura pas à affecter le monde d’une pire manière.

Vous pouvez y parvenir à travers la société : lorsque vous donnez sans réserve à vos amis et qu’ils vous donnent sans réserve, vous créez un groupe. Et tout comme, au terme d’un travail de correction sur le plan spirituel, vous vous unissez en âmes, vous essayez de vous unir ici, dans la tâche spirituelle, c’est-à-dire de vous élever à ce niveau.

Par ce biais, vous attirez la Lumière Environnante (Ohr Makif) dans notre monde et obligez ainsi le Créateur à donner davantage de lumière dans ce monde.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « la peur et de la joie » du 07/01/2026

La décision de qui ?

281.02Question : Le fait que la Lumière ait quitté la quatrième phase (Bkhina Dalet) puis ait rempli à nouveau les trois premières phases était-il une décision de la Lumière ou du Kli (récipient) ?

Réponse : D’après le sujet étudié, il est clair qu’il s’agissait d’une décision du Kli. La Lumière touche le Kli, le remplit et le force à se transformer conformément à sa nature.

Nous commençons notre étude par le concept de Lumière et par ce qu’est le Kli. Nous apprenons ensuite comment les différentes parties du Kli se transforment progressivement, à quel point la personne elle-même change et comment elle atteint un état où elle correspond pleinement à la Lumière qui éveille certaines propriétés en elle.

Extrait de la 3e partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, « Le Talmud des dix Sefirot » du 04/09/2025

Que désirez-vous ?

096Question : En tant que créature, nous commençons à ressentir une certaine forme de manifestation de la Lumière en nous. Que devrions-nous désirer à ce moment-là : étudier le Créateur ou rejoindre l’état suivant ?

Réponse : Que devrions-nous désirer ? Atteindre le Créateur. C’est pour cela que nous étudions la Kabbale.

Rien ne compte pour moi, sauf une chose : atteindre ma racine. Si je l’atteins, la comprends, m’y connecte d’une manière ou d’une autre, ne serait-ce que mécaniquement ou de l’intérieur de moi-même, alors je m’en rapprocherai.

Alors, le sentiment mutuel de l’un pour l’autre me révélera constamment le Créateur comme étant encore plus grand, plus unique, plus puissant, et je désirerai acquérir Ses désirs et Ses formes jusqu’à atteindre l’état où Lui et moi deviendrons pareils.

Question : Quels changements le Créateur attend-Il de nous maintenant ?

Réponse : Nous devons reconnaître Son autorité sur toute la création, sur tous les mondes, et accepter tout changement en nous-mêmes afin de Le révéler à nous-mêmes.

Extrait de la 3e partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, « Le Talmud des dix Sefirot » du 10/09/2025

Bénissez la dissimulation

207Le Créateur a créé la dissimulation qui éloigne, sépare, repousse et trouble, au lieu d’apparaître immédiatement et ouvertement ; Il se cache afin d’éveiller en nous le désir ardent, la passion et l’envie de L’atteindre !

C’est tout le but de la dissimulation : la nécessité de créer des forces impures (Klipot) qui nous préservent jusqu’à ce que nous atteignions le désir correct pour le Créateur.

Elles nous retiennent comme des chiens en laisse, prêts à bondir sur quelqu’un.

Le Créateur se cache jusqu’à ce que nous acquérions le seul désir véritable qui donne sans réserve pleinement, désir qui ne peut plus être éteint en Le rencontrant.

Une fois que vous aurez révélé le Créateur en vous, cela ne disparaîtra pas, contrairement aux désirs de notre monde où, après avoir reçu ce que nous désirions ardemment, nous cessons immédiatement de l’apprécier.

Au contraire, nous devrions apprécier et aimer davantage ce plaisir car il porte en lui l’attitude du donneur sans réserve à notre égard.

Par conséquent, dans toutes ces dissimulations et ces rejets créés par le Créateur, nous devons voir un flirt, un jeu nous menant au désir correct.

Pas simplement un désir puissant, mais une forme juste, afin que nous recherchions non pas le plaisir de la rencontre avec la satisfaction, mais le plaisir de la rencontre avec Celui qui donne sans réserve.

C’est comme une femme qui exige d’un homme une connexion intérieure par une action extérieure. Nous devons apprendre la spiritualité à partir de la psychologie de notre vie.

Nous devons comprendre l’essence de la dissimulation, du flirt, de tout ce jeu dans lequel le Créateur tantôt nous attire, tantôt nous repousse.

Et tant que nous ne commencerons pas à L’apprécier et, avec Son aide, à développer la bonne attitude face à Sa rencontre, en percevant le plaisir comme un moyen de nous connecter à Lui, nous n’atteindrons pas la révélation !

Il attend que nous Le désirions plus que le plaisir qu’Il procure. Nous serons alors prêts à recevoir ce plaisir et à révéler le Créateur à l’intérieur de celui-ci.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, Préface « Introduction au livre Le Fruit d’un Sage (Trois Partenaires) » du 01/11/2009

Changer d’attitude envers le Créateur

237Quelle que soit la forme sous laquelle nous présentons nos idées à la société, nous serons contraints de le faire de telle sorte qu’une personne comprenne qu’elle doit, au fur et à mesure de son développement, changer d’attitude envers le Créateur.

Et dans la mesure où elle en est capable, elle s’immergera dans le changement d’attitude et dans la mesure où elle n’en est pas capable, elle s’immergera non pas dans l’attitude elle-même dans sa forme pure, mais dans le travail physique qui en sera l’expression : construire, faire, participer. C’est tout.

Fondamentalement, on lui cache qu’à travers ses actions physiques, elle met également des forces en mouvement et ne fait rien qui existe dans le cadre de ce monde. En fin de compte, ce n’est qu’une question de dissimulation. Imaginons que je vous apporte un cadeau, et il est clair pour nous que ce cadeau devrait être une sorte d’objet, et que je ne suis pas capable de plus. Après tout, il est possible que je n’y mette aucun sentiment.

On nous cache que dans ce cadeau, dans cette attitude, il y a une action supérieure, et qu’aux niveaux supérieurs où nous existons, celle-ci se manifeste déjà sous forme de forces et d’intentions. Mais je ne peux pas venir dans la société et dire : « Nous existons dans un monde de forces et d’intentions. C’est grâce à elles que nous mettons en mouvement la réalité, et non par des actions matérielles. Le matériel ne sert à rien et ne signifie rien. »

Je ne peux pas m’adresser au grand public de cette manière, mais puisque nous avons atteint le grand public avec une explication qui lui est adaptée, de plus en plus de personnes (et à travers la souffrance aussi) comprendront qu’il se passe quelque chose à quoi elles n’ont pas de réponse. Nous souffrons néanmoins, et il y a une raison à cela.

Lorsque les gens se sentent mal, ils se souviennent soudain qu’il y a le « mauvais œil » et que quelqu’un pense du mal d’eux ; sinon, pourquoi rien ne fonctionne pour eux ? Plus on approfondit ce sujet, plus on ressent l’existence de forces, et que ce sont elles qui agissent, et non la matière.

De plus, des personnes viendront qui d’une manière ou d’une autre participeront aux actions d’élévation de MAN (prières pour la correction) dans la forme correcte, le revêtement correct par rapport à la force supérieure. Il n’y a pas d’autre choix. Le monde en viendra à cela.

Extrait de la 1re partie du Cours quotidien de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « L’Arvout (Solidarité) » du 12/05/2025