Category Archives: Similarité avec le Créateur

Le lieu de la similitude avec le Créateur

942Question : Peut-on dire que la création ressemble au Créateur non pas là où elle reçoit, ni même là où elle donne, mais là où elle est incapable de recevoir et de donner ? Et dans cette impuissance, quelque chose est créé qui n’existe même pas dans la Lumière ?

Réponse : Si une personne se sent incapable de recevoir ou de donner, elle devrait s’annuler et rejoindre le groupe. Ce faisant, elle se rapprochera néanmoins du Créateur, et de là elle pourra aussi devenir quelqu’un qui donne.

Question : Qu’est-ce qui est le plus important, qu’est-ce qui est le plus profond : recevoir dans l’intention de donner sans réserve ou souffrir de l’incapacité de donner sans recevoir ?

Réponse : La souffrance n’est pas un but. Et en général, nous n’avons pas un tel désir de souffrir.

Nous devrions nous efforcer d’être dans la sensation du don sans réserve au Créateur et de recevoir de Lui tout ce qu’Il désire nous donner, et de Lui donner tout ce que nous sommes capables de transmettre.

Extrait de la 3e partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, « Tout s’obtient par la force de la prière » du 16/06/2025

Ne pas penser à soi-même

938.01Dans notre travail, nous devons toujours souligner l’importance et la grandeur du Créateur à nos yeux, afin que le groupe comprenne clairement que tout ce que nous faisons vise à atteindre cet objectif. Parallèlement, nous effectuons diverses actions pour contrôler notre désir de recevoir et parvenir à l’adhésion (Dvekout) au Créateur.

Le contrôle du désir de recevoir s’exprime avant tout par le fait de se libérer de son pouvoir et de commencer à le contrôler. Cela est possible uniquement en étant dans un groupe, avec le soutien de celui-ci. Le véritable pouvoir sur le désir de recevoir s’acquiert par le travail appelé « aime ton prochain comme toi-même ».

« Aimer son prochain comme soi-même » est le processus et l’état final de la correction des récipients de réception pour le don sans réserve afin de donner, sans intérêt personnel et en se souciant uniquement des autres.

Après tout, le Baal HaSoulam ne dit pas : « Ce que vous avez, les autres l’auront. » Il ne propose pas de partager équitablement avec tous, ni n’impose cette exigence. Non, mon exigence dans le travail, selon le principe « aime ton prochain comme toi-même », devrait être que je donne l’unique oreiller, la seule chaise.

Il ne s’agit pas d’un partage à parts égales, non. Pourquoi ? Parce qu’alors, je travaille simplement avec mes récipients de réception et je vois que pour me sentir bien, je dois combler tout le monde. Sinon, ils viendront me prendre ce que j’ai. Que chacun ait donc une part égale.

C’était, entre autres, l’erreur de l’engagement social introduit en Russie soviétique ou dans les kibboutzim. Leur devise était : « Tous sont égaux et tous reçoivent également. » Cela ne suffit pas à corriger le désir de recevoir.

Le désir de recevoir doit être déconnecté de lui-même, car son but ultime est de fusionner avec le Créateur. Le Créateur n’a aucune pensée pour Lui-même : « Afin que Je sois comme eux, et qu’ils soient comme Moi. »

Extrait de la 1ère partie du Cours quotidien de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « L’Arvout (Solidarité) » du 14/05/2025

Comment se rapprocher du but ?

942Un groupe est constitué de personnes qui s’entendent en quelque sorte pour atteindre un objectif appelé l’adhésion au Créateur. Il s’agit d’un accord potentiel. Elles ne l’ont pas encore atteint, ni même accepté, mais elles déterminent par elles-mêmes qu’il s’agit bien du but.

C’est ce que disent les sources authentiques, et nous pensons qu’il doit en être ainsi. Alors, commençons à construire des mécanismes en nous-mêmes, à travailler à différents niveaux, et à déployer des efforts pour nous rapprocher du but.

Bien sûr, nous finirons par découvrir que le progrès ne se produit qu’avec l’aide de la Lumière qui corrige, régule et connecte toutes les parties d’Adam HaRishon.

Nous déterminerons toutes nos actions en fonction de la quantité de Lumière correctrice que nous pouvons attirer à nous.

En conséquence, les actions seront plus ou moins importantes, celles auxquelles il faut penser tout le temps et celles auxquelles il est impossible de penser en permanence.

À chaque fois il y a une révélation différente, une compréhension des moyens différente, mais il y a toujours la bonne réalisation. Il s’agit de la Lumière qui vérifie et corrige les Kelim (récipients), tandis que nous devons l’attirer par des actions qui y parviendront de la manière la plus bénéfique.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, L’Arvout (Solidarité) du 13/05/2025

La racine de tous les exils

214Question : Lorsque nous parlons de la fête de Pessakh (Pâque), pourquoi dit-on : « Vous souvenez-vous de la sortie d’Égypte ? » Après tout, il y a eu d’autres exils, de Babylone, de Grèce et de Rome, mais on ne nous rappelle que l’exode d’Égypte. Pourquoi en est-il ainsi ?

Réponse : L’exil égyptien est la racine de tous les exils. Tous les autres exils lui sont comme superposés. Cet exil est le plus difficile et le plus fondamental. Une personne s’élève au-dessus de son égoïsme, et pour la première fois réalise ce qu’est le monde spirituel et ce que signifie ressentir la propriété du don sans réserve, au lieu de la propriété de la réception dans laquelle nous naissons et existons.

Nous percevons le monde à travers nos sens qui cherchent constamment à avoir du plaisir et à bénéficier de tout. La révolution des organes sensoriels, lorsque je commence à « sortir de moi-même », à m’identifier au monde, à donner aux autres, à me ressentir hors de mon corps pour que mon cœur y reste, s’appelle l’exode d’Égypte. Tous les autres exils se produisent déjà en dehors de moi.

Extrait de KabTV, « Les kabbalistes écrivent : la nuit du Seder de Pessakh » du 04/03/2013

Parvenir à l’amour

527.03Question : Il est écrit qu’une personne peut découvrir l’amour d’une bonne manière ou par des jugements sévères. Quel est le lien avec la sensation de me tenir devant le roi et de pouvoir révéler cet amour de deux manières ?

Réponse : Il s’agit d’une sensation ; par conséquent je ne peux pas vous la transmettre. Soit vous désirez accroître le bien en vous et ainsi vous rapprocher du Créateur, soit vous exigez quelque chose pour vous rapprocher du Créateur.

C’est ainsi que nous agissons dans la vie. Vous pouvez demander, pleurer et ainsi vous rapprocher, ou formuler une exigence.

En principe, une personne devrait parvenir à aimer le Créateur comme le Créateur l’aime. Mais c’est un degré pratiquement inaccessible. C’est la fin de toutes les corrections.

Extrait de la leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « Qu’est-ce que la grandeur et la petitesse dans la foi ? » du 19/04/2024

Perte de conscience

928Commentaire : À propos du don sans réserve, vous avez dit une fois que la réception n’existait pas.

Ma Réponse : Oui, en effet, la réception n’existe pas.

Elle existe uniquement dans notre imagination, dans notre fantasme. Par conséquent, notre monde entier est imaginaire, irréel, car il n’existe pas de force ou de propriété telle que la « réception ». Elle se manifeste comme dans un état de perte de conscience.

En d’autres termes, dans la mesure où nous sommes dans un état de perte de conscience de notre véritable existence, nous existons comme dans un rêve, dans un état d’inconscience où nous imaginons notre vie dans la réception, dans l’accumulation.

C’est seulement notre conscience embrumée qui nous représente tout de cette manière. C’est comme si vous dormiez, et ce monde vous est représenté dans votre rêve.

Comme il est dit dans les Psaumes (Téhilim), lorsqu’une personne revient à la connexion avec le Créateur, elle révèle qu’elle dormait.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Perte de connaissance » du 22/07/2010

À un degré élevé

962.3Commentaire : Très souvent dans la Kabbale, on donne l’exemple d’une lame de couteau portée à la gorge d’une personne, et celle-ci doit voir en cela le bien qui fait le bien.
Ma Réponse : Cela dépend du niveau. Puisse Dieu nous accorder d’atteindre un tel niveau. Par exemple, lorsque Rabbi Akiva a été torturé, il n’a ressenti aucune souffrance physique.

Une personne à un tel niveau ne souffre pas physiquement. De même, une personne qui ressent que d’un côté, un couteau est placé sous sa gorge et que de l’autre, elle est en adhésion avec le Créateur. Il s’agit d’un état dans lequel une personne peut faire cela.

Ceux qui ont vu Rabbi Akiva physiquement à ce moment-là pensaient qu’il souffrait terriblement, alors qu’il savourait simplement l’union avec le Créateur puisqu’il s’était élevé au-dessus de l’état physique. Il en va de même pour le « couteau sous la gorge ». Sinon, vous ne parviendrez pas à l’unification et à la fusion avec le Créateur. Ce n’est pas encore pour nous, alors n’ayez crainte.

Question : Voulez-vous dire qu’un kabbaliste perçoit déjà tout différemment à de tels niveaux ?

Réponse : Naturellement. Le Baal HaSoulam le décrit très bien dans son article « Dissimulation et révélation du visage du Créateur ». Lorsque le Créateur se révèle, nous voyons tout différemment. Tout ce qui semblait mauvais apparaît comme bon.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Lorsque le Créateur se révèle » du 04/05/2010

Monter la garde jour et nuit

938.05Nous devons expérimenter les états appelés « jour » et « nuit » afin de pouvoir les intégrer tous les deux dans notre but. Si nous travaillons de cette manière, tous les efforts que nous faisons pendant le congrès s’accumuleront jusqu’à un degré suffisant pour atteindre le but, et nous révélerons le Créateur à l’intérieur de notre connexion commune. Cela définit le succès du congrès.

L’état de nuit est différent de l’état de jour dans lequel une personne est pleine de force, d’inspiration, de sentiments et d’une compréhension claire des états qu’elle traverse. Pourtant, nous devons essayer de rassembler et d’unifier tous les états que nous traversons en un seul état partagé (le soir et le matin, un jour) où tout va bien.

Le jour, c’est lorsque je ressens comment la Lumière (Ohr) illumine mes relations avec les autres, et à travers eux ma relation avec le Créateur. Tout est rempli de la lumière du jour, de la Lumière de la Torah.

La nuit, cependant, est différente. Lorsque la nuit nous est envoyée d’en haut, nous devons apprendre à nous comporter de telle manière que toutes nos pensées, désirs et actions ne servent qu’à accepter le manque de Lumière et à atteindre l’unité qui révèle de nouveaux désirs en nous.

Nous apprenons des deux états, la nuit et le jour, qui doivent finalement se compléter, fusionner en un seul jour où « l’obscurité brillera comme la Lumière », et tous les états que nous avons traversés serviront à notre atteinte et à notre adhésion.

La Lumière brillera comme le jour car dans l’obscurité comme dans la Lumière, nous devons révéler l’attitude du Créateur envers nous, comprendre ce qu’Il attend de nous et nous rapprocher les uns des autres jusqu’à atteindre l’unité complète (congrès).

On dit qu’une personne doit monter la garde jour et nuit, ce qui signifie qu’elle doit intégrer tous les états, à la fois ouverts comme le jour et cachés comme la nuit, jusqu’à ce qu’au sein de chacun d’entre eux ensemble notre connexion avec le Créateur soit révélée.

Au cours de la journée, nous ressentons notre connexion avec le Créateur ouvertement, dans la mesure du raisonnable, à travers notre effort pour nous rapprocher de Lui. C’est le travail du jour. Mais le travail de nuit est entièrement différent car la nuit le Créateur est caché, ce qui nous empêche de Le percevoir et de Le ressentir, et de nous tourner vers Lui.

Que ce soit le jour ou la nuit, quelles que soient les conditions dans lesquelles nous nous trouvons, nous devons nous efforcer d’atteindre la force supérieure et essayer d’investir tout ce que nous avons, nos cœurs, nos désirs, nos actions, nos pensées et nos prières, afin de pouvoir nous unir et attirer le Créateur au centre de notre connexion.

Extrait de la 2ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, « Préparation à l’ouverture du cœur au Congrès » du 18/02/2025

Ressentir le Créateur du monde

276.02Je dois m’accorder à la sensation du Créateur afin que mes sensations perçoivent le monde entier, tout ce qu’Il crée en moi depuis l’image brute de ce monde que nous imaginons à travers nos cinq sens, jusqu’aux états spirituels intérieurs, à l’attitude du Créateur à cet égard, et à mon attitude envers Lui à travers le voile de ce monde.

Je dois imaginer tout cela comme l’immense attention et le soin du Créateur envers moi qui visent à mon développement vers un état où je commence à Le ressentir. Il ne se cache pas ; c’est ma conscience qui me Le cache.

Si je pensais que dans mon état précédent j’avais un aperçu de la perfection ou une certaine compréhension et conscience, l’état suivant révèle au contraire que je ne comprends rien, que je me sens perdu et que je ne sais pas comment gérer cette perception embrouillée du monde.

Ici, je dois réaliser ce que je m’efforce à atteindre. Naturellement, selon mon égoïsme, je veux que tout soit clair pour mon esprit et révélé à mes sensations afin que je puisse me remplir de sensations et de perceptions d’une certaine image, et à travers elle, voir le Créateur de cette image, le Créateur du monde.

Le monde est l’image que je perçois. Le Créateur est celui qui se tient derrière elle.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Préparation au Congrès de Moldavie « Le travail dans la dissimulation » du 04/09/2019

La dizaine comme un seul homme

528.01Question : Quel est cet état lorsque d’un côté je ne me ressens pas moi-même, mais que je ressens les amis, et de l’autre côté, nous sommes dix comme un seul ?

Réponse : Ce sont des choses différentes, comme les deux faces d’une même pièce.

D’un côté, dans la mesure où nous sommes connectés les uns aux autres, nous devons aussi être intérieurement séparés, comme si aucune connexion ou ressemblance n’était possible entre nous.

D’un autre côté, nous nous comprenons si profondément et nous ressemblons tellement que nous avons l’impression que nous ne sommes pas seulement proches mais ensemble comme un unique tout.

Question : Il s’avère que lorsque je ne me ressens pas moi-même mais que je ressens les amis, c’est comme le premier degré avant l’état de dix comme un seul ?

Réponse : Oui

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « de l’amour de Dieu à l’amour des créatures » du 28/12/2024