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De la réception de la Torah à la construction du Temple

laitman_767.1Lorsque les fils d’Israël décident de ne pas utiliser leur grand ego brûlant, et à travers leurs actions sur leur égoïsme afin de neutraliser ses obstacles, ils commencent à s’unir et à atteindre l’état de solidarité (Arvout). Cette solidarité vient après les actions et s’appelle « nous ferons et nous écouterons ».

C’est à partir de là qu’ils reçoivent une force d’en haut qui les unit et les remplit, appelée la Torah. Avec l’aide de cette force, ils commencent à corriger progressivement le récipient lui-même avec le degré d’Aviout (épaisseur) de un.

C’est ce qu’on appelle aller dans le désert du Sinaï et élever Malkhout à Bina pendant 40 ans, la corrigeant jusqu’à ce que 40 ans plus tard, ils parviennent en Terre d’Israël, c’est-à-dire à Malkhout unie à Bina.

C’est la Terre d’Israël (Eretz Israël), le désir tourné direct vers le Créateur (Yashar El, Israël). C’est à ce moment-là qu’ils sont récompensés de l’état dans lequel ils construisent le Temple.

Cela signifie qu’ils possèdent un Kli (récipient) capable de contenir véritablement la Lumière supérieure, c’est-à-dire un récipient où le Créateur apparaît.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Le Baal HaSoulam, « L’Arvout (solidarité) » du 09/05/2025

La Kabbale est le langage des sensations

527.03Question : Comment devrions-nous faire face à la réticence à étudier la « Préface à la Sagesse de la Kabbale » (« Ptikha ») ?

Réponse : Tout comme dans notre monde il existe des scientifiques et des poètes, des adeptes des humanités ou de la technologie, il en va de même dans la Kabbale. Certaines personnes sont émotionnelles par nature.

Elles viennent à la sagesse de la Kabbale et pour elles, la connexion au Créateur s’exprime à travers des textes et des expressions plus émotionnels, éventuellement des chants, la danse et certaines sensations.

Et puis, il y a ceux qui abordent le monde de manière technique. Ils ont besoin d’un plan : dessinez-le pour eux et ils comprendront. Ou bien ils veulent que tout soit strictement structuré et systématisé, et ainsi de suite.

C’est pourquoi il est si important d’étudier ces deux aspects. Avec le temps, chacun se spécialisera naturellement. Dans chaque groupe, il y aura des personnes plus émotives et d’autres plus pragmatiques, mais nous devons tous suivre un chemin commun.

Ce chemin commun est celui qui nous a été donné par le Ari (Isaac Louria) et le Baal HaSoulam (Yehouda Ashlag). En observant les diagrammes, vous ne verrez pas seulement une représentation graphique, mais une représentation des sensations.

Je peux dessiner un gribouillis, et au lieu d’en parler pendant dix minutes, il suffit de le regarder pour comprendre de quoi il s’agit, tout comme nous exprimons nos sentiments par des mots.

Par essence, toute la Kabbale est un langage des sensations, car le fondement de la création est le désir.

Extrait de la Leçon de Kabbale, « Questions et Réponses avec Michael Laitman » du 04/04/2019

Un jeu avec le Créateur

249.03Dans le livre Shamati (J’ai entendu), il y a de nombreux articles qui traitent de la haine envers l’égoïsme (la Sitra Achra, l’Autre Côté), de la façon dont il entoure l’être humain, de la nécessité de le haïr, de le surmonter et de le dominer. Mais tout travail sur l’égoïsme doit se faire en partant du principe que « tout vient du Créateur », « qu’il n’y a rien hormis Lui ». Sinon, nous restons prisonniers de ce même égoïsme (nous travaillons dans l’Avoda Zara, l’idolâtrie).

Par conséquent, dès le début une personne doit s’accorder à l’idée « qu’il n’y a rien hormis Lui » (Eïn Od Milvado). C’est seulement alors qu’elle peut commencer à comprendre que c’est le Créateur Lui-même qui place délibérément devant elle une qualité opposée à la Sienne, afin que l’a personne en vienne à haïr cette qualité qui est l’opposé du Créateur (« Vous qui aimez le Créateur, haïssez le mal »).

Ce n’est qu’en haïssant sincèrement son égoïsme, parce qu’il le sépare du Créateur, parce qu’il lui cache le Créateur, que l’on peut véritablement se séparer de l’égoïsme par la haine (« Celui qui sauve des mains des méchants »).

Par conséquent, tout travail intérieur doit commencer par la conscience que notre état tout entier vient du Créateur : « Il n’y a rien hormis Lui. » Comprenant que le Créateur joue avec nous de toutes parts (« De derrière comme de devant, Tu m’enserres », Psaumes 139:5), l’homme lui-même doit s’aligner sur ce jeu et y entrer, le jeu avec le Créateur.

Le chemin à travers les bandes de Lumière et d’obscurité

207Question : Comment se produit l’ascension spirituelle ?
Réponse : Lorsqu’une personne commence à étudier la Kabbale, elle débute en traversant différents états. Elle ignore d’où viennent ces nouveaux états, mais fondamentalement, tous les changements proviennent du niveau supérieur.

Il existe deux niveaux : le niveau supérieur et le niveau inférieur. Au niveau supérieur, il y a une partie supérieure et une partie inférieure (GE et AHAP), et au niveau inférieur se trouvent également GE (Galgalta ve Eynaïm) et AHAP (OzenHotem). Ensemble, ils forment les dix Sefirot, la structure de notre âme.

Tant que j’existe uniquement dans ce monde et que je n’ai pas commencé à corriger mon âme, je ne perçois que moi-même, mon niveau actuel, comme étant mon corps, ma vie. Et rien au-delà.

Mais lorsque je commence à étudier la Kabbale et que je rejoins un groupe, je commence à recevoir la Lumière Environnante (Ohr Makif). On l’appelle « environnante » par rapport à moi car elle est cachée dans ce qui m’entoure : les livres, le professeur, les amis par lesquels je reçois cette Lumière.

Je ne la reçois pas simplement « depuis les airs » ; il n’y a pas de Lumière supérieure dans l’air. Nous parlons de l’échelle des niveaux spirituels. Mais par rapport à une personne, elle se manifeste comme une Lumière qui lui est transmise par divers moyens.

Parfois, cette Lumière éveille une personne, et d’autres fois au contraire, elle lui procure une sensation d’obscurité, l’opposé de la Lumière. Le supérieur peut expliquer quelque chose à l’inférieur comme un adulte intelligent explique quelque chose à son élève. Et l’élève savoure ce qu’il entend et devient plus intelligent. Il perçoit cela comme une réception de la Lumière, de la connaissance et de la sensation.

Ou au contraire, le professeur, par rapport à l’élève, est dans un tel état, il lui transmet un tel matériel et une telle connaissance, une expérience telle que l’élève réalise à quel point il comprend peu la spiritualité, à quel point il se sent faible, fermé et vide. Ensuite, plus le maître lui donne, plus cela s’assombrit pour l’élève.

Cela ne dépend pas de la présence ou non de la Lumière de Hokhma, mais de la façon dont le supérieur s’adapte à l’inférieur. Or, si le supérieur s’adapte trop à l’inférieur, il le prive de toute possibilité d’action indépendante.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Rabash, Article 195 du 27/01/2012

La perception des textes kabbalistiques

526Question : Vous dites que dans la Kabbale, toutes vos sensations sont en hébreu. Lorsque vous lisez ou écoutez des textes kabbalistiques dans cette langue, comment les percevez-vous ?

Réponse : Lorsque je lis un texte kabbalistique en hébreu, je le perçois en moi. Tout comme lorsque vous lisez un texte sur une situation de notre monde en russe, cela crée en vous une certaine image intérieure.

Il en va de même pour moi lorsque je lis un texte kabbalistique. Cela crée une image intérieure en moi car je possède déjà un ensemble de qualités qui correspondent à ces mots, termes, phrases et connexions.

Par conséquent, tandis que je lis, j’assemble cette image à l’intérieur de moi comme une mosaïque, et elle commence à vivre en moi. À mesure que je progresse dans le texte, tout scintille, tourne, se connecte et se sépare en moi. Le texte vit en moi et accomplit ses actions. Je le ressens comme ma vie vécue à cet instant précis.

C’est comme lire une fiction et s’immerger dans l’histoire.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Le langage kabbalistique » du 25/08/2010

Rechercher le supérieur

944Tout le travail d’une personne au début du chemin spirituel consiste à rechercher le supérieur. L’univers entier est structuré de telle sorte qu’il n’y a que le supérieur et l’inférieur, et rien d’autre. Le vaste monde qui semble nous entourer, tant les mondes supérieurs que ce monde-ci, sont en réalité rien de plus que nos propres désirs intérieurs qui ne nous apparaissent qu’à l’extérieur.

En réalité, seuls le supérieur et l’inférieur existent, formant une succession de degrés spirituels qui s’étendent de haut en bas. Ces degrés ou mondes n’existent pas indépendamment, ils sont à l’intérieur de nous. À mesure que nous évoluons, des parts toujours plus grandes de notre désir se révèlent à nous, remplies de la perception de l’existence, et c’est ce que nous appelons notre degré suivant.

C’est-à-dire que toute l’échelle spirituelle se trouve à l’intérieur de celui qui la gravit et qui par conséquent ressent, comprend et choisit de plus en plus.

Alors, qui sont ces deux-là, le supérieur et l’inférieur, les seuls qui existent dans toute la réalité ? Le supérieur, c’est moi dans mon état futur. Et l’inférieur, c’est moi dans mon état actuel.

Le supérieur, mon état futur, est celui où je suis le plus semblable au Créateur. Tous mes états, à partir de maintenant jusqu’à la perfection absolue, sont constitués d’une similarité croissante avec le Créateur, jusqu’aux niveaux d’un être humain qui ressemble au supérieur.

Tout est toujours structuré en dix Sefirot, une portion complète, une transformation complète de mes désirs d’un état « complet » à un autre (de Yekhida à Yekhida). C’est le changement minimal et complet en moi appelé un degré.

Le degré du supérieur par rapport à l’inférieur est comme le Créateur par rapport à la création. Lorsque je m’élève à ce degré supérieur, c’est-à-dire que je deviens semblable au Créateur en qualités, je deviens comme Lui, et ce degré supérieur qui m’est révélé à ce moment-là est le Créateur (Boré), qui signifie « viens et vois ». Car je me suis élevé là-haut et maintenant je « vois », c’est-à-dire que je reçois la Lumière de Hokhma dans mes récipients spirituels.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Rabash, Article 195 du 27/01/2012

Le Rabash est toujours avec moi

961.2Question : Lorsque vous étudiiez avec le Rabash, vous ne saviez pas ce qu’était un groupe en tant que tel ?

Réponse : J’avais une préparation différente. Le Rabash pensait qu’il y aurait un groupe, il était convaincu qu’il devait le faire. Je lui ai amené des étudiants. On peut voir le genre d’articles qu’il a écrits.

Mais le groupe ne s’est pas formé grâce à ces articles. C’est moi qui en suis sorti. Non, les autres en sont sortis aussi ; je ne les rabaisse en aucun cas. Ce sont tous mes anciens amis, et j’aime et j’apprécie chacun d’eux car ils sont aussi des élèves de mon professeur. Mais le groupe ne s’est pas formé à partir de nous.

Maintenant, chacun œuvre de son côté. Je ne juge personne. Chacun fait simplement ce qu’il peut et comme il peut. Je suis pareil, l’un d’entre eux. Mais j’étais l’étudiant le plus proche du Rabash, son assistant. Il a passé de nombreuses heures avec moi, à étudier ensemble, à tout faire.

C’est pourquoi j’ai développé un sentiment interne de connexion avec lui, qui me pousse à aller de l’avant. Je ressens qu’il est avec moi. J’ai le sentiment clair et net que dans tous mes efforts, il se tient derrière moi, et que je réalise tout en trouvant mon maître en moi.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Vous ou le groupe » du 01/08/2010

Adaptez la Kabbale

912Question : Vous êtes un professeur. Qui pourrait vous remplacer dans l’enseignement ?

Réponse : Je ne pense même pas que ce soit nécessaire. Il existe environ 20 000 leçons enregistrées. La Kabbale offre un volume considérable de connaissances, de conseils et d’exercices pratiques, plus qu’il n’en faut pour une étude approfondie et une application concrète.

Tant que je le pourrai, je continuerai à avancer. Une fois que j’aurai arrêté, rien de plus ne sera nécessaire. On peut prendre ces leçons archivées et les étudier systématiquement. Il y a au moins dix ans de matériel ; c’est largement suffisant pour atteindre tout ce qui est nécessaire. C’est plus que suffisant.

Néanmoins, j’essaie chaque jour d’offrir quelque chose de nouveau. Je continue à trouver des exemples plus clairs, un langage plus simple et des moyens plus accessibles d’exprimer la matière.

Dans la Kabbale, la simplicité est la clé. Contrairement à la philosophie ou à d’autres sciences où la complexité est souvent valorisée, la Kabbale exige le contraire : transmettre des concepts nobles, abstraits et intangibles de manière accessible et compréhensible, notamment pour le commun des mortels. Aujourd’hui, la Kabbale est destinée à une diffusion généralisée.

Je m’efforce de la rendre accessible à tous. Le grand kabbaliste du XIIe siècle, le Rambam (Maïmonide), a écrit que nous devons développer cette méthode et la simplifier afin qu’elle soit accessible aux femmes, aux enfants et aux personnes sans éducation formelle, bref, à tout le monde. Pas seulement aux intellectuels ou à une petite élite, mais à chaque individu dans le monde.

En fin de compte, chaque personne doit corriger sa nature et atteindre le niveau du Créateur. C’est l’essence même de la mission de notre génération, ou peut-être de la suivante, mais nous devons y parvenir dans les décennies à venir.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – 20 000 leçons… » du 03/08/2010

Emprunter les désirs des Égyptiens

115.05Question : Que sont les « récipients des Égyptiens » ?

Réponse : Ce sont des désirs égoïstes dans leur forme la plus pure. Les vases en or symbolisent le degré de Behina Dalet (Phase 4), ceux en argent symbolisent Behina Gimel (Phase 3).

Question : Nous sommes en train d’apprendre que nous devrions nous élever au-dessus de nos désirs égoïstes autant que possible, ne pas les utiliser et nous unir à nos amis. Que signifie le fait d’emprunter ces récipients aux Égyptiens ?

Réponse : Vous demandez aux Égyptiens des désirs et des intentions de donner sans réserve, et vous utilisez le peu de Lumière (Ohr) qu’ils possèdent.

Vous l’utilisez dans vos désirs égoïstes qui passent par le stade de la reconnaissance du mal, votre opposition au Créateur. Ainsi, vous commencez à vous élever au-dessus de l’égoïsme en le rejetant progressivement. C’est alors que commence votre sortie d’Égypte.

Question : Les récipients que les enfants d’Israël empruntent aux Égyptiens, les emportent-ils avec eux dans le désert ou les ramènent-ils plus tard en terre d’Israël ?

Réponse : Ce sont de très bons Kelim (récipients) ; ils les conservent. Plus tard, à chaque étape, nous pourrons approfondir ce qu’il leur arrive.

Extrait de la première partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Rabash, « Quel est le besoin d’emprunter des récipients aux Égyptiens ? » du 16/04/2024

L’importance des sources

115.05Les grands kabbalistes du passé ont préparé un système spirituel pour nous, tout comme nous avons préparé ce monde pour la génération future qui pourra l’utiliser. Imaginez les milliers de détails entourant un nouveau-né et l’accompagnant ensuite année après année tout au long de son développement.

Quel travail nous avons accompli pour qu’une personne puisse grandir et entrer dans la vie avec succès ! À chaque étape, nous essayons de créer quelque chose qui la développera, la soutiendra et la fera progresser. L’humanité a mené une préparation extraordinaire à sa naissance. Il en va de même dans le monde spirituel. Nous ne pouvons même pas imaginer ce que les kabbalistes nous ont préparé.

Aujourd’hui, vous prenez leurs documents et vous commencez à expliquer aux autres ce qui a déjà été écrit clairement et explicitement, et ils ne comprennent même pas ce que vous dites, bien que tout soit expliqué de manière si simple et logique. Vous voyez la fin de ce monde, le commencement dans le monde supérieur, et vous essayez de leur expliquer cela.

Ils ne perçoivent même pas ce qui concerne notre monde : le libre arbitre, le système de gouvernance, le comportement humain, le développement de l’humanité sous l’influence de l’égoïsme, les causes des crises ou notre interdépendance. Seules quelques personnes dans le monde en parlent, et même alors, elles ne le ressentent pas ni ne le perçoivent. Alors, comment pourrions-nous nous passer des sources ? Si seulement nous pouvions apprendre de nos propres erreurs.

Commentaire : Malgré tout, lorsque vous expliquez tant de choses, je pense que vos textes deviendront pour les générations futures ce que les articles du Rabash sont pour nous.

Ma Réponse : Peut-être. Je suis, en quelque sorte, un intermédiaire entre cette génération ou la suivante et le Rabash.

Bien sûr, je me considère comme quelqu’un qui peut servir de lien, d’adaptateur, entre les textes kabbalistiques et les gens, car j’explique ce qu’ont écrit le Baal HaSoulam et le Rabash. Ma tâche est de créer un point de contact entre une personne et les sources.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – L’importance des sources » du 15/07/2010