Category Archives: Sources kabbalistiques

Une question fait partie de l’obscurité

32.02Question : Comment l’expression « Un, Unique et Unifié » correspond-elle à la compréhension de ce qui est « le plus élevé que le plus élevé » ?

Réponse : Plus tard nous étudierons TES (Talmud Esser HaSefirot) et nous verrons ce que cela signifie.

On peut se poser des milliers de questions. L’essentiel est qu’elles convergent le long du même canal que celui où le Baal HaSoulam nous conduit.

Question : Il est dit que le Créateur produit la Lumière et crée l’obscurité. L’obscurité c’est-à-dire le mal, existe t-elle dans le plan de la création ou seulement dans notre imagination ?

Réponse : En principe, toute question qui surgit en nous fait partie de l’obacurité que l’on ne comprend pas encore, et c’est pourquoi on se trouve dans un tel état.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, « Le Talmud des dix Sefirot » du 23/08/2025

Pour que le texte pénètre en nous

208Question : Comment le Créateur compense-t-il la qualité de nos efforts par la qualité de la récompense ? Pouvons-nous dire que chacun de nous doit parvenir à la correction et qu’ensuite, lors de la réparation finale (Gmar Tikoun), nos efforts s’uniront et seront à la hauteur de la récompense ?

Réponse : Disons que je ne sais pas ce qu’il y aura à la réparation finale. A tout le moins, pour quelqu’un qui étudie cela pour la première fois, de telles questions peuvent surgir mais il n’y a pas de réponses.

Nous devons simplement étudier le texte et essayer de le faire pénétrer en nous et s’imprimer dans nos sentiments et notre esprit d’une manière ou d’une autre. Et progressivement, nous ressentirons qu’il devient notre pensée, notre esprit, notre désir. De cette manière, la Lumière nous influencera et nous remplira.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, « Le Talmud des dix Sefirot » du 23/08/2025

Notre omission

528.03Lorsque je me restreins afin de me préoccuper de mon prochain, je ne me soucie pas secrètement de mon propre intérêt. Je ne pense simplement pas à moi. Cette correction s’opère en moi par la Lumière. C’est ce que signifie s’élever au-dessus du désir, accomplir la Première Restriction (Tsimtsoum Aleph) et acquérir la qualité du don sans réserve. Tout cela est le résultat de l’action de la Lumière seule.

Mon souci du prochain n’est en aucun cas lié à des besoins matériels. Je continue à manger, à boire, à dormir et à subvenir à tous mes besoins. L’essentiel réside dans le désir, dans mon attitude intérieure face à l’acte.

Par exemple, je peux avoir un vif désir d’aider un malade, de le nourrir et de lui donner à boire, mais les médecins ne lui permettent rien de plus qu’un morceau de pain et un verre de thé. Ainsi, même si je voulais lui offrir un repas copieux et que j’en ai la capacité, je suis limité.

Il s’avère donc que tout est une question d’intentions. Nous construisons nos relations, la solidarité entre nous, non sur une base artificielle. C’est pourquoi il semble impossible d’atteindre le don sans réserve et l’unité, impossible de se détacher de soi-même et de ne penser qu’à son prochain sans se soucier de l’essentiel. Or, cet essentiel me vient des autres pour subvenir à mes besoins. Dans notre solidarité (Arvout), ils se soucient de mes besoins matériels et se consacrent 100% à ma réussite spirituelle.

Tout cela doit être organisé avec soin. Qui sont les amis ? Ce sont des désirs qui reçoivent, corrigés par la Lumière qui ramène à la source. Rien ici n’est produit par nos propres efforts. Les efforts doivent être investis uniquement pour attirer la Lumière qui viendra nous corriger. Il est tout simplement absurde de penser que nous agirons par nous-mêmes dans le don sans réserve. Une personne peut-elle sauter plus haut que de sa propre hauteur ?

Notre problème est que, dans toutes nos actions, nous ne visons pas la Lumière. Nous pensons que l’action elle-même produira le résultat, que si nous nous embrassons mutuellement, nous en viendrons à aimer notre prochain. Mais non, il faut s’embrasser avec l’intention qu’à travers cela, la Lumière vienne nous unir dans une étreinte intérieure.

Tout s’accomplit par la Lumière qui ramène vers le bien. Nous oublions l’élément le plus important, la seule force qui agit réellement.

Il semble très difficile, voire impossible, de relier en un seul tout la solidarité, l’adhésion, l’unité, autrui, le don sans réserve et le besoin urgent, afin qu’ils deviennent un seul et même récipient pour la révélation du don sans réserve absolu, c’est-à-dire la révélation du Créateur à la création. Et la raison en est simplement que nous ne faisons pas appel à la force qui nous permettra de construire cet état. Nous croyons à tort pouvoir le créer par nous-mêmes.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « Matan Torah (Le Don de la Torah) » du 11/07/2011

Lecture du « Talmud des dix Sefirot »

522.01Question : En lisant le Talmud des dix Sefirot, nous sommes censés ressentir ce qui se passe. Mais comment pouvons-nous utiliser notre esprit ? Pouvons-nous l’orienter vers la spiritualité, ou devrions-nous le déconnecter ?

Réponse : Nous devrions essayer de comprendre ce dont parle le Talmud des dix Sefirot. En d’autres termes, s’il est question de recevoir la Lumière (Ohr), de la réfléchir, de réduire ou d’agrandir l’endroit de la réception, nous devrions essayer de nous représenter tout cela d’une manière ou d’une autre.

Et progressivement, nous commencerons à ressentir ce qui se passe réellement dans le monde spirituel entre les objets spirituels.

Extrait de la leçon quotidienne de Kabbale, « Le Talmud des dix Sefirot » du 16/08/2025

Le Jour du Souvenir du Ari

183.02Lorsque nous célébrons le Jour du Souvenir (jour du décès) du Ari (Isaac Ashkenazi Louria), nous le commémorons par un repas festif auquel participent de nombreux étudiants du monde entier, ceux qui honorent cette âme spéciale qui nous a ouvert la voie de la libération spirituelle : sortir de l’exil final et atteindre la révélation du Créateur.

La révélation du Créateur est la révélation à l’intérieur de nous des qualités de l’amour et du don sans réserve qui nous connectent tous ensemble. Et dans la mesure où nous nous unissons, nous révélerons en nous la force supérieure, la vie spirituelle supérieure.

Si nous parlons du Ari comme d’un homme qui a vécu et est mort, et non comme d’une âme existant éternellement dans le monde spirituel, alors il est celui qui nous a tendu le bout d’une corde ici dans ce monde, et en nous y accrochant nous pouvons commencer notre ascension vers le monde spirituel depuis notre état actuel.

C’est pourquoi nous sommes si reconnaissants envers le Ari et lui vouons un si grand respect. Nous désirons être aussi proches de lui que possible car il représente pour nous le désir du Créateur, et grâce à lui nous nous élevons.

Le Baal HaSoulam (Yehouda Ashlag) écrit qu’il n’a rien ajouté à l’enseignement du Ari, mais qu’il l’a seulement expliqué. Chaque kabbaliste qui est venu après le Ari a développé son enseignement un peu plus ; le Ari a posé les bases mêmes de la méthode de correction.

On pourrait se demander ce qu’il en est d’Abraham qui est appelé le père de la nation : n’était-ce pas lui qui possédait la méthode de correction ? Mais à l’époque d’Abraham, nous n’avions pas encore connu la brisure des âmes, la destruction des premier et second Temples, et la période d’exil n’était pas encore terminée.

Le Ari vécut à la toute fin de l’ère du dernier exil ; à partir de lui commencèrent les « douleurs de l’enfantement » de l’ère de la rédemption, où nous devons entreprendre notre ascension. C’est pourquoi le Ari a puisé dans toute la Kabbale du passé, la Kabbale des Patriarches et celle de l’époque de l’exil, et en a tiré la méthode de correction des âmes. C’est pourquoi cet homme nous est particulièrement cher.

Espérons que nous mériterons de devenir de véritables étudiants du Ari !

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, Lettre n°39 du 15/07/2010

Si le cœur est alourdi

533.02Question : Le Créateur alourdit mon cœur. Je suis dans un état très bas, et en même temps, une lueur persiste où je ressens que mon ami a lui aussi un cœur lourd. À qui devrais-je en premier adresser ma prière ?

Réponse : Ce n’est pas une question simple. Mais si on la réduit à une question ordinaire, alors une personne qui se trouve sous l’emprise de l’égoïsme décide elle-même contre quoi elle devrait commencer à lutter et ce qu’elle doit abaisser.

Par conséquent, la question se résume toujours généralement à savoir à qui j’obéis dans cet état.

Extrait de la 3ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, « La correction du cœur » du 06/08/2025

La chose la plus importante est le désir

237Question : Vous avez dit que les sources kabbalistiques sont mortes si nous ne nous engageons pas dans l’union. Est-il possible d’imaginer notre union vivante sans les sources ?

Réponse : Pouvons-nous avancer sans livres ? Bien sûr que oui.

Il fut un temps où l’humanité n’avait pas de livres du tout. Par la suite, ils sont apparus à une époque où l’on ne savait ni lire ni écrire correctement. Peu importe donc. L’essentiel est de désirer. Nous obtenons toujours ce que nous atteignons par nos désirs. Par conséquent, le plus important pour nous est de désirer.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, « Soumettre le cœur » du 09/08/2025

Avant le Ari, les portes de la sagesse nous étaient fermées

219.03Le Ari est une grande âme qui est descendue dans notre monde afin de nous ouvrir les portes de la sagesse. Ainsi, comme l’a écrit le Baal HaSoulam, depuis le Ari tout dépend de l’homme qui doit se corriger et ainsi être capable de découvrir le Créateur, de s’unir à Lui et d’atteindre le but de la création.

Avant le Ari, c’était tout simplement inaccessible au commun des mortels, car les âmes n’étaient pas encore prêtes et devaient traverser un certain chemin de développement et se mélanger les unes aux autres.

Le Ari symbolise l’ère du Messie (Machiakh) ; c’est pourquoi il est appelé Machiakh ben Yossef (le Messie fils de Joseph). À partir de cette époque, la sagesse de la Kabbale a commencé à prendre la forme d’une méthode de correction. Auparavant, elle était réservée à des individus sélectionnés, sous une forme particulière.

Nous devons respecter les kabbalistes qui étaient à Safed (ville des kabbalistes au nord d’Israël, ndt) à cette époque aux côtés du Ari et qui reconnaissaient sa grandeur. Ils l’appréciaient. Le Ramak (Rabbi Moché Cordovero) était déjà âgé, célèbre et respecté, mais il assistait aux cours du Ari et s’y tenait comme un étudiant. Bien que deux fois plus âgé que le Ari, il était connu et vénéré comme un grand kabbaliste.

Grâce à lui et à plusieurs autres kabbalistes qui appréciaient le Ari, il fut protégé des opposants à la Kabbale. Après tout, il n’avait que quelques jeunes étudiants (âgés de 26 ans !). À cette époque, l’attitude envers la Kabbale n’était pas du tout amicale. Il nous semble seulement que tout était permis, comme on aime à l’écrire aujourd’hui.

Le sort du Ramhal (Rabbi Moché Haïm Luzzatto) est quelque peu similaire : il fut persécuté pour avoir étudié la Kabbale, expulsé du ghetto de Padoue (en Italie), la ville où il vivait. Jusqu’à ce que le Gaon de Vilnius proclame publiquement sa grandeur, et qu’on le laisse tranquille.

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, Préface de « L’Introduction au Livre Panim Meirot uMasbirot » du 08/08/2010

La singularité de la mise en œuvre de la méthode du Ari

628.1Question : Quelle est la particularité de notre mise en œuvre de la méthode du Ari (Isaac Louria) ?

Réponse : Ce qui est particulier, c’est qu’à l’intérieur de cette connexion entre nous, nous nous efforçons de révéler la force appelée le Ari, la force qui nous connecte et nous constitue en un seul tout unifié.

Ce faisant, nous recevons du Créateur ce que nous sommes capables de recevoir : un état nouveau, corrigé, un nouveau désir.

La Lumière que nous attirons révèle nos âmes dans un mouvement unique vers le Créateur, et nous ressentons le Créateur comme un tout unique et radieux au-dessus de nous.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, « Journée commémorative du Ari » du 29/07/2025

L’importance des écrits du Ari

961.2Question : Le Ari (Isaac Louria) a vécu il y a 500 ans. À cette époque, il y a eu un certain éveil. Aujourd’hui encore, un éveil est en train de se produire, étant donné que beaucoup commencent à étudier la Kabbale. Qu’y a-t-il de particulier à notre époque, 500 ans plus tard ?

Réponse : À l’époque du Ari, ses livres ont fait leur œuvre et ont attiré de nombreuses personnes. Le Baal HaSoulam (Yehouda Ashlag) s’est alors empressé d’aller à la rencontre des gens avec les commentaires qu’il avait écrits sur les livres du Ari.

Il en va de même aujourd’hui. Nous pouvons aller à la rencontre des gens et ressentir à quel point les livres du Ari font désormais partie de leur quotidien ; ils les étudient.

Fondamentalement, il n’y a rien de nouveau ici. La seule chose que nous voulons, c’est que nous puissions réaliser l’attitude du Ari envers la sagesse de la Kabbale, envers l’atteinte du Créateur et envers l’ascension spirituelle.

C’est pourquoi nous étudions les conditions à travers lesquelles nous devons nous rapprocher du Créateur.

Extrait de la 3ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, « Journée commémorative du Ari » du 29/07/2025