Si vous allez voir une personne au bon moment, quand elle est désespérée et ne sait pas comment passer à de nouveaux critères afin d’éprouver de la douceur plutôt que de l’amertume, alors elle sera à l’écoute. C’est l’essence même de la crise.
Auparavant, nous avons toujours cherché et trouvé les moyens de le faire. En raison de cela, l’humanité a progressé et avancé, comme des enfants qui grandissent grâce à leurs jouets qui deviennent plus ciblés et ainsi ils changent leurs goûts, leur compréhension et leur sensibilité de ce qu’on appelle doux et ce qu’on appelle la vérité.
Et quand nous arrivons à la fin du développement égoïste, nous découvrons que nous sommes dans un état amer, qui est impossible de changer en doux. Il n’y a ni vérité ni mensonge qui peuvent aider dans ce domaine et nous changer, de sorte que nous ressentions de la douceur au lieu de l’amertume.
Nous arrivons ici avec notre méthode d’éducation intégrale et nous expliquons qu’il y a une force : la force de connexion entre tous les gens. En raison de cela, nous atteindrons la douceur qui sera simultanément la vérité. Cette douce vérité ne se révèle pas à quelqu’un individuellement, mais au sein de notre unité commune.
Les gens ne seront pas en mesure de révéler cette connaissance. Même s’ils commencent à s’unir les uns avec les autres, tout se transformera soit en cirque soit en gang criminel, rien de bon n’arrivera.
Nous devons être conscients que si nous ne réussissons pas notre mission, alors dans l’avenir, une association de malfaiteurs attend notre monde, qui est le régime nazi, sur lequel le Baal HaSoulam nous avertit dans l’article « La Dernière Génération ».
Si notre méthode d’éducation intégrale n’est pas fructueuse, alors le monde sera gagné par la doctrine fasciste, qui est également basée sur la douceur provenant de l’unité. Mais cette unité est fondée sur la haine des autres. Le monde entier est ensuite divisé en deux moitiés : les miens et tout le reste. Et nous sommes en train de construire notre unité, non par amour des autres, mais sur la haine des autres, et à l’intérieur d’elle nous trouvons la douceur.
Bien que cette approche nazie soit contraire au but de la création et du développement de la nature, et qu’elle ne peut pas tenir longtemps, cette possibilité existe pour une courte durée.
De la 4ème partie du cours quotidien de Kabbale du 13/08/13, Écrits du Baal HaSoulam
Dans notre développement, nous devons passer par un tel état dans lequel nous perdons notre forme précédente. C’est comme un grain de blé qui est planté dans le sol et qui se décompose complétement. Seul un Reshimo (souvenir) reste, alors que la substance se transforme en poussière, se transforme pour devenir une nourriture pour la nouvelle forme qui apparaît après la décomposition.
C’est-à-dire, qu’une descente de l’état précédent se produit et après cela une ascension vers le nouvel état. Et dans le plus petit point de la brisue, seul un Reshimo reste et de ce fait se transforme et se change en un nouveau Reshimo, en un gène du nouvel état. La bonne façon de naitre et de grandir est ainsi, à la fois pour la plante et l’animal mais aussi pour la personne dans notre monde, c’est pareil aussi dans la spiritualité.
Sinon, nous ne pourrions pas passer d’un état à l’autre. Il doit y avoir une transformation ici, dix nouvelles Sefirot. Du précédent Partsouf des dix Sefirot, au nouveau Partsouf de dix Sefirot seul le Reshimot passe. C’est ce qui se passe dans notre monde, parce que la racine spirituelle est révélée dans la branche physique, et c’est pareil dans notre développement intérieur. La même loi agit en tout. Il s’ensuit que chaque nouvel état est atteint sur le chemin uniquement par notre abandon de l’état antérieur, en changeant notre conscience, notre compréhension et notre approche de ce qui a été ressenti en nous comme incorrect, inapproprié et donc nous passons nous-mêmes à un nouveau degrés.
Dans la spiritualité c’est beaucoup plus important que dans la matérialité. Si dans la matérialité, la personne ne change pas sa conscience, sa vision du monde, sa vue, son opinion, alors elle ne grandit pas. Elle ne fait qu’ajouter à la conscience précédente et donc le même petit enfant reste seulement avec davantage de dimensions. Le signe que la personne a grandi est le fait qu’elle acquiert en compréhension, en conscience, en faisant un effort.
Elle obtient le contrôle de ces états et elle-même se porte à un état où soudainement tout son contrôle précédent, toute son approche précédente, disparaît. Elle n’est plus en mesure de rester dans cet état et elle se sent impuissante, perdue, ne sachant pas quoi faire ensuite. Sur le chemin spirituel nous appelons cet état une descente. Nous nous sentons désorientés, nous ne comprenons pas ce qui nous arrive, et après cela nous parvenons à un nouvel état. En règle générale, dans la vie normale, les transformations de ce genre ne se produisent pas et la personne avance simplement et ajoute à l’ancien bagage et donc elle n’obtient jamais une nouvelle forme, de sorte qu’elle reste le même enfant dans sa vieillesse.
De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 02/08/13, Les Écrits du Baal HaSoulam