Category Archives: Spiritualité

La tente d’assignation

749.01Toute la congrégation des enfants d’Israël s’assembla à Silo et y dressa la tente d’assignation. (Prophètes, Josué, 18:1)

La tente d’assignation est un écran commun qui couvre et unit tous les enfants d’Israël, c’est-à-dire tous leurs désirs, intentions et efforts envers le Créateur.

Avant d’atteindre un tel état, ils se réunissent et s’unissent au point de devenir « comme un seul homme dans un seul cœur » ; ainsi le Créateur les couvre d’un écran commun.

Si quelqu’un quitte la tente, cela signifie qu’il quitte la connexion au Créateur et s’éloigne de cette société.

Extrait de « Les Secrets du Livre Éternel » sur KabTV, le 16/08/2021

Ressentir l’existence du supérieur

929Et s’il y a quelque dysfonctionnement dans la roue, le dysfonctionnement n’est pas évalué par rapport à la roue elle-même, mais en fonction de son service et de son rôle par rapport à l’ensemble de la machine. (Baal HaSoulam, « La Paix dans le Monde »)

Si n’importe lequel d’entre nous commet un acte immoral, inapproprié, s’il cause un préjudice à la société ou à la nature, il nuit au système général.

Nous devons ressentir toute la nature. Supposons que je déracine un buisson dans mon jardin, je cause par cela un préjudice à l’écologie du monde. On peut donc venir me demander « Pourquoi avez-vous agi de la sorte ? », ou peut-être que je peux me le demander.

Cela signifie que chacun d’entre nous devrait ressentir le bénéfice ou le préjudice qu’il cause à la société environnante, au monde, à l’univers, à tous les mondes. Cette sensation se développe progressivement chez une personne. Lorsqu’elle commence à ressentir le monde qui l’entoure et la coopération mutuelle en son sein, elle devient plus élevée que la vie et la mort corporelles. Elle ressent l’existence du supérieur éternel. La sensation du corps matériel naturel diminue parce qu’elle s’élève au-dessus de lui.

Nous devons atteindre ce niveau. La sagesse de la Kabbale exige de nous une attitude très sérieuse envers toute la réalité.

Extrait de « Les Fondamentaux de la Kabbale » sur KabTV, le 21/07/2019

Preuve indiscutable

276.02Question : Le terme « Créateur » (« Bo-ré ») signifie en hébreu « viens et vois ». Pourquoi dit-on « voir » et non « goûter » ou « entendre » ?

Réponse : La vision est l’organe le plus élevé qui nous transmet une énorme quantité d’informations et qui est incomparable avec tous les autres organes de perception. Elle caractérise l’atteinte complète.

Par conséquent, si je dis « j’ai vu », cela est considéré comme une preuve indiscutable. Et « j’ai entendu », « j’ai senti » ou autre chose, ce n’est pas fiable.

Dans de nombreuses sources, il est écrit « goûtez le Créateur ». Le goût est aussi une sorte d’atteinte, mais ce n’est pas la vision.

Question : Quelle est la racine spirituelle de la vision ? Qu’y a-t-il de spécial lorsque, dans le spirituel, nous recevons des informations par la vision ?

Réponse : La vision symbolise la Lumière de Hokhma, la plus haute Lumière que nous pouvons atteindre.

Extrait de « Les États Spirituels » sur KabTV, le 10/09/2021

Les impressions de l’exposition à la Lumière

629.3Tout dans la spiritualité est initialement construit sur l’équivalence de deux forces : la force du don sans réserve, d’amour, d’atteinte et de création, qui est appelée le Créateur, et le désir opposé sur lequel cette force travaille, le désir de recevoir, d’accumuler et d’absorber tout ce qui est à l’intérieur.

L’influence de la force du Créateur génère tous les états que la création traverse jusqu’à ce qu’elle atteigne sa pleine similitude avec le Créateur. Dans cette métamorphose, la création se sent constamment sous l’influence de la Lumière supérieure. Elle est obligée de passer par ces états : le meilleur, le pire, et toutes sortes de descentes et de montées afin d’imprimer en elle diverses impressions de l’influence de la Lumière.

Par conséquent, ces impressions suscitent diverses formes de désir. Le désir lui-même, créé par le Créateur, est comme de l’argile informe à partir de laquelle toutes sortes de formes, d’états et d’impressions doivent être créés : proche-lointain, bas-haut, large-étroit, clair-obscur, rouge-vert, sons musicaux, etc. C’est-à-dire toutes les catégories qui distinguent un lieu, un temps, un espace, un mouvement.

Ainsi, la Lumière agit sur ce désir amorphe, ce morceau d’argile, ce morceau informe de terre, de poussière, et en fait quelque chose de semblable au Créateur.

Imaginez à quel niveau vous devez élever cette création ! Et elle doit être consciente de son ascension, être impressionnée par elle afin qu’elle atteigne l’indépendance tout en ressemblant au Créateur.

Le Créateur travaille sur ce désir initial, qui n’est même pas un embryon et qui n’est pas encore né. C’est ce que nous étudions dans la science de la Kabbale et ce que nous traversons pratiquement nous-mêmes.

Extrait de « La force du Livre du Zohar » n°19 sur KabTV

Quand le sang se transforme en lait

565.01Nefesh, le degré le plus bas du monde spirituel, est comme un bébé qui ne comprend encore rien, ne sait rien, mais existe grâce aux autres du fait que ses parents lui donnent tout. Certes, lorsqu’il nait, la période d’allaitement commence.

Tout ce qu’il n’a pas reçu pendant les neuf mois de son développement spirituel intra-utérin, il le reçoit pendant les deux premières années de sa vie, la période d’allaitement spirituel.

C’est une période très intéressante car tout ce qu’une personne n’a pas pu développer dans notre monde, à notre niveau, s’élève avec elle dans le monde de Assiya, à un niveau supérieur. Là, elle recevra ce développement sous forme de lait.

Au lieu de le recevoir à notre niveau sous forme de sang (une circulation commune avec la mère), elle le reçoit là-bas sous forme de Lumière spirituelle.

Dans notre monde, le pouvoir qui développe une personne est appelée « sang » puisque notre monde est minéral; le sang en hébreu est « Dam » du mot « Domem », « inanimé/minéral ». Dans le monde spirituel, le pouvoir de la Lumière est appelé « Halav », « lait », car il acquiert une qualité blanche, la qualité du don sans réserve.

Extrait de « La force du Livre du Zohar » n°18 sur KabTV

Vous ne pouvez pas fuir le Créateur !

610.2Commentaire : A Yom Kippour, la tradition veut que nous lisions l’histoire du prophète Jonas, qui clarifie la responsabilité de tout le peuple d’Israël, en particulier de ceux qui aspirent à l’atteinte spirituelle, pour se corriger et transmettre cela aux autres.

Ma Réponse : Cette histoire raconte comment le Créateur a demandé au prophète Jonas de se rendre dans la ville de Ninive pour sauver les gens, c’est-à-dire pour les sauver de l’égoïsme. Jonas ne voulait pas y aller, il est monté sur un bateau et a pris la mer.

Le Créateur a causé une tempête de mer, et pour sauver le navire, les marins ont commencé à chercher le responsable. Dans la cale du navire, ils trouvèrent Jonas qui dormait paisiblement et lui demandèrent : « Comment peux-tu dormir tranquillement ? Nous sommes en train de couler ! Que devons-nous faire ? » Il a répondu : « C’est à cause de moi. Si vous voulez que la tempête se calme, jetez-moi à la mer. »

Les marins n’eurent d’autre choix que de le faire, et la mer se calma immédiatement. Jonas a été avalé par un gros poisson qui l’a amené sur le rivage près de la ville de Ninive.

Il se rendit dans cette ville et accomplit ce que le Créateur lui avait ordonné, à savoir rendre justes tous les habitants de Ninive, c’est-à-dire transformer leurs mauvaises relations en bonnes.

Question : Cela signifie-t-il qu’il ne pouvait pas échapper à son devoir ?

Réponse : L’homme ne pourra jamais fuir le Créateur ! C’est évident.

Chaque personne a sa propre mission pour faire de bonnes actions dans le monde. Elle doit l’accomplir et ne pas fuir ses devoirs. C’est ce que symbolise pour nous Yom Kippour (le Jour du grand pardon), à savoir la partie de la Torah appelée « Le Livre de Jonas ».

Il existe un programme de la création, et si un désir de correction a été éveillé chez une personne et qu’elle a entamé ce processus, alors il est impossible de fuir.

Extrait de « Les États Spirituels » sur KabTV

À la recherche de la vérité

292Question : Vous dites que notre monde est une illusion. Quels signes sur le chemin indiquent que nous avançons vers la spiritualité et que nous ne passons pas d’une illusion à une autre ?

Réponse : Je suis à la recherche de la vérité. Pour le moment, je ne connais pas et je ne comprends pas les mondes supérieurs. Je suis simplement à la recherche de la force qui dirige notre monde. Je cherche l’état le plus sublime dans lequel je puisse être, et cela ne se produira que si je m’élève au-dessus de ma nature égoïste.

J’aspire au levier qui nous élèvera au-dessus de l’ego pour que nous puissions être unis, car il n’y a pas d’autre moyen. Il y a deux forces dans le monde, la force de la connexion et la force de la division, le plus et le moins, et nous devons acquérir les deux et les contrôler, et je dois essayer de le faire.

Question : Est-ce que je ressentirai la même réalité lorsque cela se produira ?

Réponse : Bien sûr, vous ressentirez immédiatement où vous êtes. Les systèmes de coordonnées vont commencer à changer en vous. Tout changera parce que vous serez au niveau des forces qui dirigent notre monde et non en dessous comme tous les autres, et alors vous n’aurez plus de questions.

Question : Cela veut-il donc dire qu’en ce moment, je me déplace dans l’obscurité ?

Réponse : Évidemment, mais nous sommes dans un monde au sein duquel les lois physiques opèrent, et vous devez les suivre que vous le vouliez ou non puisque vous êtes à l’intérieur d’elles. Si vous créez de nouvelles forces en vous, vous vous retrouverez sous l’influence des forces spirituelles.

Extrait de « Les Fondamentaux de la Kabbale » sur KabTV, le 14/07/2019

Pouvons-nous imaginer le plaisir supérieur ?

276.02Commentaire : Décrivez s’il vous plaît le plaisir que nous recevons le long du chemin de la Lumière.

Ma Réponse : Vous comprenez que je ne peux pas le décrire. Comment puis-je décrire un plaisir qu’une personne n’a jamais ressenti et ne comprend pas ?

A quoi peut-on le comparer ? Nous pouvons seulement comparer quelque chose que nous avons expérimenté et lui donner une certaine ressemblance, et pas d’une autre manière. Nous ne pouvons percevoir aucun plaisir ou descente spirituelle ou quoi que ce soit du chemin spirituel, sauf à partir des récits des autres. C’est la raison pour laquelle la sagesse de la Kabbale ne le décrit qu’en termes physiques.

La sensation qui résulte de ce qui arrive à une personne dans la spiritualité est ressentie lorsqu’elle accomplit réellement ce chemin par elle-même. C’est uniquement à ce moment-là qu’elle comprend ce que disent les kabbalistes.

Si vous relisez chacun des articles du Rabash ou du Baal HaSoulam que vous avez lus il y a un an ou deux, vous verrez que maintenant vous percevez chaque chose d’une manière totalement différente. Cela signifie que de nouveaux attributs, de nouvelles capacités et de nouvelles sensations apparaissent en vous. C’est un système qui fonctionne. C’est la raison pour laquelle le monde spirituel est appelé un monde secret, car il n’est révélé qu’à ceux qui peuvent le ressentir. Cette personne commence à ressentir de nouvelles sensations et de nouveaux sens, alors que les autres non, et il n’y a aucun moyen pour vous de changer cela.

Extrait de « Les Fondamentaux de la Kabbale » sur KabTV, le 14/07/2019

L’unité venant du fond des âges

506.1Commentaire : Une méthode spirituelle courante est ce qu’on appelle « l’enseignement d’Osho ». Comme la Kabbale, elle parle d’unité et de la perception de l’univers comme un tout unique.

Ma Réponse : Un grand nombre de personnes parlent d’unité. De nos jours, les physiciens et même les économistes disent que tout est interconnecté. Le géologue russe Vladimir Vernadsky (1863-1945) a développé la théorie de la noosphère. En principe, l’unité est un concept ancien qui existait avant la Kabbale.

La Kabbale n’a que quatre mille cinq cents ans. Elle trouve son origine dans l’ancienne Babylone. Cependant, même avant cela, les gens croyaient que tout dans la nature était interconnecté. D’une part, ils vénéraient le soleil, la lune, les étoiles et les diverses forces de la nature, et d’autre part, ils croyaient toujours qu’il y avait quelque chose qui les unissait.

Le scientifique et érudit médiéval Maïmonide, a écrit qu’au début, tous les gens croyaient en l’existence d’une seule force. Puis ils ont constaté que toutes sortes de phénomènes se produisent dans la nature, comme sous l’influence de différentes forces : la lune, le soleil, le vent, l’eau, etc. Ils ont réalisé que la force unique qui leur était cachée se manifestait à travers diverses forces particulières, et ils ont commencé à les adorer parce qu’ils y voyaient une image évidente. C’est ainsi qu’est apparu le polythéisme.

Au début, le monothéisme prévalait, une seule force supérieure. Même lorsque les gens ont commencé à vénérer ses diverses manifestations, ils ont réalisé qu’ils vénéraient des anges, c’est-à-dire des représentants d’une seule force supérieure.

Par conséquent, l’unité dont parle Osho ou d’autres méthodes est un postulat très ancien.

Extrait de « Gros Plan » sur KabTV

Les états menant à la naissance spirituelle

537Question : Quelles sont les trois composantes : NefeshRouakhNeshama ?

Réponse : Ce sont les trois étapes du développement spirituel lorsque nous nous élevons de notre monde, de notre état actuel de recherche, d’obscurité, d’incompréhension, de confusion, de détachement et de vide que l’humanité connaît aujourd’hui. En ce moment, quasiment chacun dans le monde passe par des états qui nous conduisent à la naissance spirituelle.

Il s’agit d’une sensation de fin, une sensation de limitation, d’un manque de perspective, d’un désir de quelque chose à développer parce que nous sommes déçus de notre développement puisqu’il nous apporte uniquement des déceptions continuelles et un vide encore plus grand.

Tous ces états sont très utiles et représentent exactement ces forces par lesquelles nous nous élevons de notre monde jusqu’au premier monde spirituel, le monde de Assiya, et entrons dans le véritable développement intra-utérin et commençons à ressentir dans une certaine mesure la présence du supérieur.

Nous commençons à ressentir que nous sommes à l’intérieur d’une nature globale, qui est un organisme unique englobant toute l’humanité, le monde entier, et même quelque chose de plus : une sorte de pensée, de plan, de début, de fin, de but et de processus à l’intérieur duquel nous existons.

Atteindre cela, c’est atteindre le niveau de Nefesh et le monde de Assiya.

Extrait de « La force du Livre du Zohar » n°19 sur KabTV