Category Archives: Travail en groupe

Il n’y aura pas de déception

Dr. Michael LaitmanQuestion : Il y a des concepts tels que l’équité et le don sans réserve. Si je ne sais pas comment donner et donner sans réserve matériellement, puis-je au moins savoir ce qu’est le don sans réserve spirituel ?

Réponse : La spiritualité et la matérialité sont intégrées l’une à l’autre. Si je ne peux pas donner matériellement, je ne serai pas en mesure de donner quoi que ce soit spirituellement. C’est parce que tout est mis en place par le désir. Il supervise les activités matérielles : je tends la main, je retire ma main, et ainsi de suite. C’est la même chose dans la spiritualité. Par conséquent, dans le monde matériel, si je nuis à quelqu’un, il est certain que je n’apporte aucun avantage dans la spiritualité.

Si j’apprends à donner sans réserve sur le plan physique, alors avec cela je fais un pas vers la spiritualité. Toutefois, cela ne signifie pas encore que j’entre dans le monde supérieur car je dois être bien organisé pour cela, surtout entre moi et n’importe qui d’autre. Et c’est ce que nous enseignons à l’humanité.

Les gens peuvent donner et donner l’un à l’autre, nous connaissons l’altruisme des individus et des sociétés utopiques de l’histoire, mais rien n’est sorti de cela. En général, cela s’est clairement terminé dans un bain de sang parce que la Lumière n’est pas venue parmi eux et les déceptions, l’amertume et les récriminations mutuelles sont apparues en réponse à leurs efforts et leurs attentes. Par conséquent, il est nécessaire d’enseigner aux gens comment s’unir correctement et ensuite leur mouvement l’un envers l’autre sera souhaitable et se terminera bien.

Du congrès de Krasnoïarsk du 14/06/13, Leçon n°4

L’âme en quête de choix

Dr. Michael LaitmanQuestion: Le monde supérieur est composé de 125 niveaux d’atteinte. Qu’advient-il de l’âme si elle remonte au cinquième niveau, par exemple, a-t-elle un libre choix d’avancer ou de rester à ce niveau?
Réponse: Le libre choix n’existe nulle part ou dans quoi que ce soit, sauf en ce qui concerne une et une seule activité: renforcer le lien avec le groupe.
Le libre choix est seulement dans ce domaine. Car si vous ne  vous accrochez pas à la connexion au groupe, alors l’énergie dont vous avez besoin pour vous éveiller sous une bonne forme pour avancer sera constamment repousser par l’influence négative, par la souffrance. Si vous commencez à fuir ces souffrances, mais pas de votre volonté, plutôt contre votre volonté, alors vous avancez comme le reste de l’humanité. Mais si vous comprenez qu’il est nécessaire de vous élever en dépit de tout cela, alors vous devez vous connecter au groupe.
Il n’y a pas d’autre choix libre dans le monde à part ce choix. Tous les êtres humains sur terre sont asservis et n’ont pas de libre choix. Il est impossible de faire quoi que ce soit dans votre présent, passé ou futur si vous ne commencez pas à changer votre destin avec l’aide du groupe et de choisissez pas d’aller de l’avant avec un désir individuel au lieu du bâton qui vous pousse par derrière.
Par conséquent, le chemin pour tout le monde est le même, mais si vous comprenez ce qui est souhaitable et vivez à tous les changements intérieurs de votre propre volonté, alors vous commencerez à  changer l’égoïsme en altruisme. Et si non, alors la nature va vous obliger à changer à travers de grandes souffrances qui finiront par vous casser et vous serez d’accord de faire tout vous-même.
Question: Donc, si une personne ne se sent pas heureuse au sujet de son implication dans le travail spirituel, c’est un signe qu’elle est en train de faire quelque chose de mal?
Réponse: Cela revient à dire qu’elle ne progresse pas. Nous n’avançons que par le bonheur. Le mouvement vers l’avant représente ma préférence pour la caractéristique du don à la place de la caractéristique de la réception, l’amour au lieu de la haine. Comment est-ce possible si vous n’êtes pas satisfait de votre choix? Ue telle chose n’existe pas. C’est un signe qu’il ya encore pas de choix.
Du congrès de Krasnoïarsk 1er jour 14/06/13, Leçon 2

Faire tout pour le bien des autres

Dr. Michael LaitmanQuestion: Dans l’un des cours que vous avez dit que le Créateur nous sera révélera quand nous ne Le voudrons pas. Qu’est-ce que cela signifie?
Réponse: En ce qui concerne ce qui a été dit, que le Créateur est découvert quand une personne ne le veut pas, cela veut dire que la personne refuse tout résultat qu’elle pourrait avoir pour elle, et ainsi nous arrivons au point au-delà de la «Makhsom. »
Du congrès de Krasnoïarsk 14/06/13, Leçon 4

La douleur comme un levier d’ascension

Dr. Michael LaitmanQuestion: Pourquoi le Créateur a basé toute notre vie sur la souffrance? Il est dit que seuls les héros qui ont eu la patience, ce qui signifie qui ont tenu, ont finalement découvrert le Créateur. Il s’avère qu’une personne souffre encore, même après être venue étudier.

Réponse: Une personne ne souffre pas moins dans la vie ordinaire quand elle doit travailler. Chaque matin, je vois mon voisin, qui est un professionnel et non un homme pauvre, prendre son enfant à la maternelle, à six heures du matin et alors il part travailler. Il rentre tard le soir et puis sort de nouveau, donc passe toute la journée à l’extérieur de son domicile. Combien de temps faut-il pour vivre? Après tout, il doit dormir, manger et prendre une douche, combien restent-ils d’heures ? N’est-ce pas une vie de souffrance?

Mais puisque ce genre de vie est la norme, il ne ressent aucune douleur, il est même fier de lui et sent qu’il réussit. Il paie si cher cette vie dure, mais dans l’ensemble qu’est-ce qu’il obtient? Il travaille toute sa vie pour souffrir moins, et il a sa descendance qui mènera également la même vie, si ce n’est pire, alors quel est le sens d’une telle vie?

Une personne qui commence à étudier la sagesse de la Kabbale ne souffre pas. Elle sait qu’elle corrige son âme. Dans sa vie ordinaire, elle a travaillé pour un certain patron sans même savoir pourquoi. Elle vivait puisque qu’elle avait peur de mourir et sorte qu’ielle a payé avec de la douleur afin de rester en vie. En étudiant la sagesse de la Kabbale, une personne ne paie pas avec de la douleur mais ressent une douleur tout en corrigeant son âme. Cette douleur est le sentiment de la maladie à l’intérieur de son âme qui lui montre exactement où elle doit se corriger. Donc, c’est une bonne douleur, car elle révèle l’endroit de la corruption.

Je dois être content de cette douleur, comme le Baal HaSoulam dit: «Je suis heureux du méchant qui se révèle » puisque maintenant je sais enfin ce qui doit être corrigé. Les gens paient beaucoup d’argent pour obtenir le bon diagnostic de leur maladie: Ils vont chez des experts et sont examinés avec un équipement spécial puisque la chose la plus importante est de savoir de quoi ils souffrent. Parfois, quand vous ne ressentez pas la douleur, c’est encore pire.

Ici cependant, on me montre la raison de mes souffrances! En médecine le bon diagnostic est considéré comme 90% de la réussite du traitement, alors que dans notre cas, il est à 100% car je sais exactement ce que mon mal est et trouve immédiatement un remède.

Dans notre monde vous ne savez pas si vous pouvez trouver le bon remède après un diagnostic, mais dans le monde spirituel, le diagnostic est une garantie immédiate d’un remède. Le même serpent qui se révèle devient à son tour la cure, «l’ange de la mort» devient le «saint ange».

Au moment où nous découvrons la douleur, on trouve le remède pour elle dans la douleur elle-même. Il est dit: «J’ai créé le mauvais penchant, j’ai créé la Torah comme une épice puisque la Lumière qui est en elle ramène vers le bien. » La même Lumière qui révèle le serpent le transforme en un «saint ange ».

Donc, pour nous, la douleur est un signe de maladie, nous voulons que la douleur se révèle afin que ce soit un levier pour monter, un saut au niveau spirituel.

De la 1ère partie du Cours quotidien de Kabbale du 06/06/13, Les écrits du Rabash

Deux états

Dr. Michael LaitmanQuestion: Il est très important pour nous de transformer les états intérieurs rapidement. L’état numéro un est: « Il n’y a rien hormis Lui. » Et quel est le deuxième état? Il doit y avoir au moins deux s’il y a un changement d’états.

Réponse: En contraste avec l’état de « Il n’y a rien hormis Lui», son contraire est tout trouvé, mon ego. Quoi d’autre peut-il y avoir?

Vous êtes comme Moïse qui se trouve entre le Créateur et Pharaon et les deux sont tourmentés par cela. Le Créateur lui dit: «Va vers Pharaon. » Et lui, le pauvre homme, est incapable de décider: «Où vais-je? Où m’emenez-vous, jusqu’à ce gigantesque serpent? « Le Créateur pousse intentionnellement Moïse vers l’ego parce que ce n’est que lorsque vous faites face à cela que vous avez besoin du Créateur. Cela signifie que le Créateur nous pousse dans un abîme de sorte que nous serons pris là-bas. C’est tout le travail en exil de la spiritualité puisque nous sommes détachés de l’unicité du Créateur.

L’état de « Il n’y a rien hormis Lui» n’est pas le bonheur, mais une immense tension, afin de ne pas tomber et d’ouvrir cet état plus loin, car au moment où vous Le quittez, ça y est! Il disparaît.

Par conséquent, je vous souhaite d’être que dans un seul état comme ça tout le temps. Il n’y a pas besoin d’un deuxième état parce que vous voyez que c’est contraire au premier, tout est débranché dans son sein, vous ne voyez pas quelqu’un ou quelque chose gérer notre monde, de sorte que vous commencez à inventer quelque chose par vous-même.

Afin de découvrir «Il n’y a rien hormis Lui», il est nécessaire d’utiliser le principe: «Si je ne suis pas pour moi, qui sera pour moi » (Aide-toi et le ciel t’aidera).

Question: En fait, nous passons à travers une multitude de différents états ….

Réponse: Il n’y a pas une multitude d’états. Il y a soit le Créateur ou moi-même. Il n’y a pas d’autres états! Qui établit l’état? Soit je comprends bien, vois clairement, et je sens bien dans chacune de mes cellules que tout autour de moi est le Créateur, soit je pense que tout dépend de moi et quelques autres sources. L’un des deux! Il ne peut y en avoir trois. C’est soit l’ego ou le Créateur.

Question: C’est-à-dire que si je m’accroche au Créateur comme une sangsue, alors rien d’autre ne me préoccupe et je ne remplace pas cet état avec rien?

Réponse: Ce n’est pas que rien ne me concerne. Il y a une tension constante qui ne vous permet pas de vous laisser aller, ne manquez pas, ne manquez pas, et ne manquez pas. Mais si le groupe vous aide, cela devient un voyage agréable parce que, ensemble avec les autres, quand tout le monde contribue, tout le monde agit, tout le monde se réveille, alors vous êtes libérés de la tension.

Quoi qu’il en soit, vous ne pouvez pas garder une position dans cet état par vous-même. Mais quand le groupe vous entoure, alors votre travail en commun commence. Et le Créateur, au lieu de vous éclairer personnellement avec certains très petits rayons de Lumière, commence à se révéler entre vous dans tout un éventail de sentiments, comme une marée qui déborde sur ses berges.

Et vous commencez à jouer à ce niveau de puissance entre vous. Mais c’est déjà un jeu facile. Il est difficile aussi longtemps que vous êtes tenus individuellement par le Créateur. Mais quand vous Le sentez parmi vous, déjà vous commencez à jouer avec cette caractéristique: comment elle peut être augmentée, comment sa forme peut être modifiée, c’est entre vos mains.

Du Congrès de Krasnoyarsk  14/06/13, 3ème cours

Crise : La recherche de la solution

Dr. Michael LaitmanAujourd’hui, nous avons pris progressivement conscience que notre existence est nuisible, et nous appelons cela une «crise». Nous ne pensons toujours pas qu’il s’agit d’une crise générale qui englobe tous les domaines de l’existence humaine. Nous ne comprenons toujours pas et ne connectons pas toutes les crises individuelles au sein de la famille, à l’éducation, à la culture, à la science, dans les relations, et, surtout, la crise menace notre existence financière, économique et écologique. Pourtant, toutes ces crises sont essentiellement la même crise.

En général, le mot «crise» dans sa traduction et sa signification correcte symbolise la naissance. En hébreu ancien et aussi en araméen, le terme indiqué la même chose, un lieu sur lequel une femme donne naissance. Dans les temps anciens, il y avait des pierres spéciales pour accoucher sur lesquelles une femme donnait naissance avec l’aide de sages-femmes. Cet endroit a été appelé un « Mashber. » Ce concept se retrouve pour symboliser la naissance dans de nombreuses langues, traduit par la «naissance de quelque chose de nouveau. »

C’est-à-dire que nous ne devrions pas considérer une crise comme elle est vue par tous ceux qui veulent obtenir de plus en plus de ce monde, et qu’en attendant agissent comme des égoïstes, sans aucune délibération. Vous pouvez voir qu’il y a beaucoup de gens qui pensent que dans cette crise maintenant quelque chose doit être corrigé et alors tout ira bien comme c’était le jour d’avant-hier.

Mais dernièrement, il y a de moins en moins de personnes comme celles-ci et nous voyons toutes ces choses qui se passent très rapidement. Après cinq ans de crise, il est déjà clair qu’elle continue et n’est s’en ira pas simplement progressivement d’elle-même. Ils disent déjà que cela prendra environ vingt ans pour corriger comme si c’était possible de corriger quelque chose en utilisant les anciennes méthodes en dépit de tout. Il est devenu clair déjà que cette crise ne se terminera pas dans un an ou l’année suivante.

Selon la sagesse de la Kabbale, la crise va se poursuivre. Elle va évoluer et s’approfondir. Nous allons encore atteindre des états, qui à l’heure actuelle nous sembleraient comme impossible, quand les gens vont perdre leur visage humain, devenant comme des animaux sauvages, en prenant sur eux-mêmes les lois, les règles générales et les normes de comportement qui ont été considérés comme inhumains, sous la niveau humain tout au long du XXe siècle. Les conventions acceptées seront mises de côté par notre ego en évolution et en général on va progressivement descendre au niveau de la bête.

En chemin, il pourrait même y avoir des guerres. Nous voyons comment cela se passe dans le monde aujourd’hui, quand tout à coup, sans raison claire elles éclatent dans différentes régions et nations et les phénomènes commencent à apparaître, dont les vraies raisons ne sont pas claires à tout le monde. Essentiellement, ces raisons ont toujours existé mais ont été enfouies à l’intérieur et ne sont pas visiblement apparentes, ou du moins pas suffisamment importantes pour susciter des problèmes, comme par exemple en Syrie ou au Liban, et ainsi de suite. Cela parle ici des problèmes sociaux et politiques.

Et en plus de cela, il y a des raisons économiques très profondes, parce que l’ego se révèle d’abord et avant tout dans le domaine économique. C’est parce que l’économie reflète le lien entre nous, qui donne à qui, combien et comment ils reçoivent. Par conséquent, l’économie nous montre d’abord combien le système est devenu incontrôlable. Nous ne comprenons pas du tout quelles lois sont actuellement celles qui nous gouvernent parce que le monde est en hausse à un autre niveau. Selon son niveau de développement, il est déjà passé par le stade égoïste et a atteint une certaine limite. Et comme Baal HaSoulam l’espérait déjà au début du XXe siècle, à partir de maintenant, de plus en plus, nous devrns prendre conscience que nous devons nous connecter.

Essentiellement, l’ensemble de ces conditions existait aussi en Russie à l’époque de la révolution socialiste. Ce sont toutes les révélations de l’évolution intérieure de l’être humain vers un nouvel ordre social. Mais à la fin, il n’en fut rien. Comme vous le savez, le Baal HaSoulam espérait vivement que les révolutions en Russie et en Pologne évolueraient différemment, et pas seulement afin de prendre le pouvoir dans leurs propres mains et établir un nouvel ordre égoïste, un nouveau gouvernement. La Première Guerre mondiale fut un «déclencheur», le premier « coup », la première poussée vers le fait que le monde doit commencer à changer.

Par conséquent, dans la sagesse de la Kabbale, il est dit que si les gens ne parviennent pas à comprendre que l’évolution doit se faire par connexion au-dessus de l’ego, qui actuellement nous conduit vers cette connexion, le monde va continuer à devenir de plus en plus incompréhensible. C’est parce que la nature qui avait déjà été découverte à l’intérieur de chacun de nous et nous tous ensemble, nous a poussé depuis des millénaires sous une forme égoïste. En accord avec notre ego, nous avons développé la science, la technologie, le commerce et les diverses relations sociales, nous avons changé la société, nous sommes passés par un changement de forme …

Mais finalement l’ego a atteint la fin de son développement et a commencé à « s’enrouler » sur lui-même. Pourquoi? C’est parce que la nature a développé et exposé l’ensemble de l’ego, l’étendant à un état de connexion absolue, mutuelle, globale, « ronde ». Par conséquent, nous devons aussi être « ronds », ce qui signifie, reliés en un seul ensemble, et nous ne faisons pas cela.

Révélé ici n’est pas seulement une sorte de désordre, mais plutôt, c’est une différence fondamentale entre notre mécanisme économique, politique, sociale et interne, et tout ce qui existe, ce système, ce programme que la nature apporte pour nous. C’est parce qu’il a commencé à être découvert non seulement sous une forme de plus en plus égoïste, mais dans une forme de communication égoïste. Et pourtant, dans ce système, il y a différentes connexions altruistes entre nous qui commencent à être révélées par lesquelles nous devenons complètement transformés.

Ainsi, un chevauchement entre les deux systèmes est formé. La nature le système interne, est découverte de plus en plus comme étant altruiste, intégrale ou analogique, alors que nous sommes arrivés à exister au sein d’un système de connexion mutuelle égoïste que nous avons développé au fil des millénaires. Et ainsi, la nature qui a suscité cette évolution égoïste en nous a changé et continue de changer de plus en plus. Essentiellement, le Créateur, le système de connexion intégrale, a commencé à se révéler de plus en plus au sein de la société humaine, au sein de la civilisation.

Cet état d’une opposition entre les deux systèmes est dangereux et pas du tout évident pour nous. C’est pourquoi aucun des dirigeants d’aujourd’hui, des scientifiques, des technologues, des politologues, des sociologues, des politiciens, des économistes, des financiers, aucun d’eux ne sait comment gérer ce système.

C’est le plus grand problème. Nous avons toujours gouverné par le développement de l’ego; nous l’avons dirigé vers divers objectifs et des domaines. Quelqu’un qui était plus égoïste, plus intelligent, profitait. Nous avons essayé de le faire aussi sous d’autres formes, comme par la révolution socialiste. Mais il n’y avait aucune méthode pour relier les gens alors, et alors à la fin les égoïstes sont arrivés au pouvoir et ont commencé à gérer, en utilisant seulement des slogans socialistes et altruistes mais essentiellement avec le même système égoïste. C’est pourquoi rien n’est venu de tout cela, au contraire, tout est devenu pire.

Et il n’est pas clair comment le monde va continuer à progresser et à se développer avant qu’il ne soit découvert qu’il y a une méthode de transition de ce système égoïste, dans lequel toute la civilisation humaine se trouve, vers un système altruiste intégral. Donc, c’est à nous de clarifier cela et de le dire aux autres.

De la préparation au Congrès de Krasnoyarsk 13/06/13

Nous devons nous ressentir les uns les autres

congrès, groupeQuestion: Nous avons un groupe virtuel très sympathique, très soudé. Nous aimerions qu’ils soient présents au congrès. Quelle est la meilleure façon de le faire virtuellement?

Réponse: Du point de vue de la sagesse de la Kabbale, dans l’univers il n’y a rien d’autre que le désir de recevoir et la Lumière qui affecte ce désir. La Lumière, qui agit sur le désir, provoque en lui le développement quadruple qui commence à se manifester dans les quatre étapes des mondes: Atsilout, Bryia, Yetsira, et Assiya.

Toutefois, afin d’être indépendant de cette lumière, il est nécessaire de sortir de sous son pouvoir. C’est pourquoi le désir qui a été brisé au dernier niveau tombe à un état où il ne ressent aucune connexion avec la Lumière. Cet état est appelé «notre monde». Autrement dit, notre monde est le désir dégradé au point où il se sent seulement lui-même, hors de contact avec qui le gouverne, qui l’affecte. C’est l’état que nous appelons notre monde, ce monde.

En fait, il n’y a pas de différence entre notre monde et le monde spirituel. Ce n’est que si vous êtes sur l’un des 125 degrés du monde spirituel que la connexion entre les deux forces se manifeste là plus évidemment, dans le désir. Le désir ressent qui l’affecte et pourquoi, comment et pour quoi faire. Il est en dialogue avec le Créateur. En d’autres termes, la force de réception (la force du désir) et la force du don (la force du Créateur/Lumière) sont dans le désir lui-même sous une forme claire.

Cependant, à notre niveau (le dernier niveau), il n’est pas évident parce que la déconnexion a eu lieu. C’est pourquoi notre monde est construit sur les trois types de désir: minéral, végétal, et animal. Cependant, le niveau humain n’existe pas dans ce monde parce qu’il appartient aux prochains niveaux spirituels, aux 125 degrés.

Notre monde est très important parce que pour commencer à atteindre le monde d’en haut, je dois être absolument indépendant, pas sous son pouvoir. «Indépendant» signifie coupé, détaché d’elle, pas familier avec, ignorant. Si j’existe de cette façon, je peux réaliser mes propres actions complètement séparé, et non sous l’influence de la Lumière supérieure, mais parce que «je décide »

C’est pourquoi notre monde est le plus important. Après tout, tout kabbaliste, peu importe à quel degré de réalisation du monde supérieur il est, doit exercer ses nouveaux progrès, tout en étant dans le corps – c’est-à-dire, dans la sensation du plus faible degré égoïste – et s’élever à partir de lui.

Supposons que je sois au degré spirituel 20. Afin de monter au 21ème, j’ai besoin de perdre le  20ème degré complètement et devenir comme tout le monde dans ce monde, sentant seulement cela et m’élever au degré suivant de là, et pendant la transition au 22ème degré, je dois tomber de nouveau jusqu’au bout, dans ce monde, et encore recommencer mon ascension de celui-ci.

Il est impossible d’atteindre un degré spirituel et la transition entre les deux si vous n’êtes pas dans le sentiment de ce que l’on appelle notre monde. Les gens pensent: «Maintenant, je me déconnecte de ce monde et ne vais pas me préoccuper. Je vais y voler et progresser. Pourquoi ai-je besoin de contact physique avec les amis?  » Ils ont tout à fait tort dans ce domaine. Nous aurons besoin de cette communication. Nous n’allons pas y échapper!

Quelle attention ont donnée les kabbalistes à la description de l’ordre du groupe: Comment il doit interagir, se rencontrer, et de quoi parler. Il est dit que la seule possibilité de monter vers le monde supérieur est de savoir si le groupe vous transmet le pouvoir, l’importance de l’objectif, l’importance de l’unité et l’importance de l’annulation de soi devant le groupe.

Lorsque vous êtes constamment dans le groupe, vous êtes actif et pouvez vous contrôler vous-même, et non pas théoriquement à travers Internet derrière lequel vous pouvez toujours vous cacher, mais pratiquement quand vous pouvez regarder vos amis dans les yeux ou détourner le regard, ou pouvez l’embrasser ou le rejeter. Vous ne pouvez pas le faire virtuellement. C’est impossible sans cela. Si vous voulez parler de la méthode de la Kabbale, vous devez vous sentir les uns les autres.

Que pouvons-nous faire dans une région où les villages sont à 500 ou 1000 kilomètres de distance, pour ne pas mentionner les grandes villes? Vous devez entrer en contact avec l’autre physiquement, au moins occasionnellement.

Je suis venu ici car il est très important de regrouper cette région ensemble, de sorte que vous poussiez vous rencontrer une ou deux fois par an, même en petits groupes de 30 à 50 personnes. Après tout, les gens qui ont cette chance mais ne l’utilisent pas, perdent beaucoup.

De la 1ère préparation au Congrès de Krasnoyarsk 13/06/13

Une montée vers une orbite plus élevée

Dr. Michael LaitmanQuestion: Quelle est la condition préalable à une volonté de s’unir, est-ce mon désir de comprendre et de sentir tout en moi?

Réponse: Pendant le processus de travail spirituel, notre désir de comprendre et de sentir tout en nous ne se contracte pas, bien au contraire, il va en grandissant de plus en plus. Et il doit s’élargir, car il devient de plus en plus intégré. Je commence déjà à comprendre comment mon image de la réalité change et que mon corps, en occupant un volume particulier dans l’espace physique, me donne un sentiment de distance, d’isolement des autres, voire d’opposition et de différence avec les autres.

J’ai besoin de me mettre dans un état où je me sens libéré du corps. Le corps n’existe pas. Au-dessus de mon corps, c’est-à-dire au-delà de l’ego, il existe la connexion entre moi et les autres. Et le corps n’existe pas, c’est un certain genre d’image égoïste dans mon imagination, dans notre conscience. C’est ainsi que j’ai besoin d’apprendre pour me décrire mon état futur. Ce qui m’intéresse c’est seulement l’unité spirituelle entre nous. Le corps n’a aucune signification. Plus tard, nous verrons comment il disparait.

Dans la sagesse de la Kabbale nous apprenons la naissance du Kli spirituel, sa croissance et les changements d’état. La même chose a lieu chez nous, dans notre monde, la naissance et la croissance de notre corps bestial, qui en principe n’est que l’ego. Notre corps est ce qui existe dans notre imagination, en fait, il est formé au sein de notre ego. Après cela, il se fond, disparaît, meurt, et à sa place un autre corps apparaît, et un autre, et ainsi de suite jusqu’à ce que nous sortions au niveau de la correction terminée. Nous retournons dans des corps tout le temps parce qu’ils nous sont impératifs pour notre réalisation indépendante de chaque plan spirituel.

Entre chaque niveau spirituel il y a une déconnexion, une scission. Afin d’atteindre un niveau particulier, vous avez besoin de tomber de son niveau au niveau de ce monde. Au moins pour un moment, vous devez sentir que vous existez seulement dans cet état bestial, et après cela, vous allez commencer à atteindre le niveau spirituel supérieur. Vous tombez à ce niveau tout le temps, et puis de nouveau vous effectuez un saut énergique au niveau supérieur.

Et ce n’est qu’avec l’achèvement de toutes les corrections lorsque vous effectuez une action appelée (Samuel II 23:20) « … un homme vaillant de Kabtziel qui avait fait de nombreux actes» (c’est-à-dire: «Je rassemblerai »), lorsque vous rassemblez tous ces niveaux et les reliez intégralement alors le dernier état de l’achèvement complet de la correction apparaît. Et jusque-là, nous corrigeons chaque valeur dans une forme discrète (isolée), tout comme un électron dans l’atome saute aux niveaux suivants. Mais en général, quand il saute il émet des photons, alors que nous faisons le contraire parce que nous nous élevons spirituellement, par conséquent, nous absorbons apparemment l’énergie du champ énergétique entourant appelé «Créateur» ou «Lumière», et cela oblige notre ascension à une orbite supérieure et plus élevée.

De la 2ème préparation au Congrès de Krasnoyarsk 13/06/13

Le conducteur de mon “âne”

Dr. Michael LaitmanLe Créateur conduit notre « âne » (Hamorחמור), ce qui signifie qu’il gère notre matière (homerחומר) (qui a la même racine en hébreu), notre désir, par la Lumière qui ramène vers le Bien.

Depuis le début de la création, Il développe le désir de recevoir comme quelque chose à partir de rien à travers les quatre phases de la lumière directe (la structure du premier HaVaYaH) et ainsi de suite. La Lumière fonctionne toujours partout, comme il est dit, «Je suis le premier», et en même temps, «la fin de l’acte est dans la pensée initiale, » ainsi l’objectif de notre développement est prédéterminé pour rendre la créature indépendante.

Le Créateur a accompli le premier acte, qui est en fait le seul acte appelé « création ». Il a pris quelque chose de lui-même. C’est pourquoi il est appelé Bryia, la création en hébreu, qui signifie Bar – le moi extérieur de quelqu’un. D’autre part, il a apporté le désir de perfection et cela a été fait immédiatement.

Dans la perception de l’être créé, il y a tout un processus qu’il doit découvrir par lui-même: qui il est, ce qu’il est, à l’égard de qui il existe, et pourquoi cela arrive de cette façon. Il doit l’accepter basé sur sa nature.

La chose principale est que, en raison de tous les sentiments et les clarifications qu’il traverse, il atteint un état appelé adhésion; cette adhésion est le résultat de la connaissance, comme il est dit: « Connais ton Seigneur. » Ainsi, la créature atteint le point du milieu, le Séfira de Keter ou la Sefira de la connaissance, qui est l’esprit du Supérieur.

Ainsi, nous effectuons différentes actions afin de découvrir où nous sommes réellement et dans quel état. Les états que nous traversons sont divisés en niveaux des mondes: ce monde, le monde de Assiya, Yetsira, Bryia, Atsilout, et le monde d’Ein Sof (Infini). C’est ce que nous appelons les états qui nous ont été préparés à l’avance lors de la descente de haut en bas jusqu’au moment où nous sentons que nous existons et nous commençons à nous poser la question: «Que faisons-nous maintenant, que pouvons-nous faire? Comment pouvons-nous le réaliser? Quelles sont les attentes? Comment sommes-nous gérés et comment pouvons-nous nous gérer nous-mêmes ».

Là arrive un moment où je me pose la question: «Qui suis-je? » Je vois une sorte de réalité devant moi et mon sentiment est divisé en deux:

  • L’intériorité, qui est le sentiment du moi, mon corps, mon désir, etc.
  • En dehors de moi-même, ce qui est la nature minérale, végétale et animale et parlante, le monde entier et les différents sentiments des autres mondes dont les kabbalistes parlent, qui sont tous à l’intérieur de moi, dans mon récipient spirituel, que j’ai à unir.

Alors, quelle est cette force supérieure? Qui est le pilote « de l’âne »?

Nous ne pouvons pas bien sûr parler abstraitement au sujet du Créateur, à propos de la Lumière supérieure. Nous devons L’«habiller» dans une certaine forme révélée que nous comprenons, et donc dans le Livre du Zohar dans l’article « Le meneur d’ânes (point 74), » Rabbi Shimon veut nous transmettre les points par lesquels nous pouvons percevoir la force supérieure qui guide et gère la matière. Cependant, nous devons essayer de sentir cela autant que possible, à la fois dans notre cœur et notre esprit, autant que nous en expérimentons le besoin.

De  la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale du 21/06/13, Le Livre du  Zohar — Introduction, “L’ânier”

La récompense pour l’effort spirituel

Dr. Michael LaitmanQuestion: Cela revient tout le temps que nous devons travailler au nom de quelque récompense. Comment est-il possible de corriger cette intention? Quelles actions devons-nous traverser et combien? Comment pouvons-nous agir vraiment de façon opposée à cela?

Réponse: Vous allez changer graduellement votre évaluation de la qualité de la récompense. Essentiellement, vous concevez la récompense comme étant – soit l’état dans lequel vous vous sentez vous-même bien, l’état quand d’autres se sentent eux-mêmes bien, ou l’état dans lequel le Créateur lui-même se sent bien en raison de vos actes.

Autrement dit, la récompense doit être constante. Tout dépend de sa qualité: Quelle est ma récompense? Si les amis sont satisfaits en raison de ce que je fais, c’est ça la récompense. Serait-il impossible de profiter de cela?

J’ai seulement besoin de me vérifier moi-même, quelle est la cause et quel est le résultat? Je fais du bien aux amis pour mon propre plaisir, ou je me comporte comme ça parce que ce sera bon pour eux, et c’est à cause de cela que j’aime ça? Autrement dit, mon épanouissement est le détachement du sentiment de joie de mes Kélim (récipients) et sa présence et son sentiment est dans les Kélim des amis.

Question: Est-ce un processus statique ou est-il possible de le faire fonctionner tout le temps?

Réponse: Il s’agit d’un processus de développement progressif de la personne dans un groupe. En réalisant aveuglément tout ce que les kabbalistes disent et écrivent, nous pouvons atteindre cela rapidement.

Après tout, nous ne pouvons jamais voir le prochain niveau de notre développement. Pourtant, les kabbalistes nous donnent des conseils, comment nous pouvons nous rendre semblable à l’étape suivante, être prêts pour cela, tout en étant au niveau où nous trouvons. Comment puis-je être prêt pour cela si je ne le vois pas et je ne sais rien à ce sujet? Par conséquent, ils nous donnent des conseils et des recommandations. Et sans eux, je ne serais pas capable de faire quoi que ce soit.

Il n’y a donc aucune raison d’être seul dans le désert pour s’y asseoir et commencer à essayer d’entrer en contact avec le Créateur. La méthode pour atteindre le monde supérieur a été découvert autrefois et nous savons exactement comment cela a été fait: dix générations, dix enseignants, dix kabbalistes depuis Adam jusqu’à Noé, dix générations de Noé à Abraham, et ainsi de suite, et ainsi de suite dans une chaîne.

Ce n’est pas possible que quelqu’un soudainement le découvre sous une autre forme. Une personne peut en quelque sorte sentir le monde d’en haut, mais pas consciemment, seulement temporairement, puis cela disparaît. J’ai rencontré des gens comme ça. Et afin de se trouver dans le monde spirituel, clairement, de façon réaliste et correctement, et de travailler avec tous nos Kélim, c’est-à-dire avec tous les désirs et les pensées, nous avons besoin de cette méthode. Cela est déjà venu d’Adam, ainsi il est considéré comme l’ancêtre de toutes les personnes, appartenant toutes au niveau d’Adam (l’homme).

Du Congrès de Krasnoyarsk le 14/06/13, 3ème cours