Category Archives: Travail en groupe

La langue de communication avec le Créateur

Dr. Michael LaitmanLe Baal HaSoulam, « La paix », clarification de l’expression de la Mishna: « chaque chose est en dépôt, et une forteresse s’étend sur toute la vie » : Tout est en dépôt, et une forteresse s’étend sur toute la vie. Le magasin est ouvert et l’épicier vend par paiement différé, le livre est ouvert et la main écrit. Et tous ceux qui souhaitent emprunter peuvent venir emprunter, et les collecteurs reviennent régulièrement, de jour en jour, et recueillent auprès d’une personne sciemment ou inconsciemment. Et ils ont de quoi compter, et le jugement est vrai, et tout est prêt pour la fête.

Question: Est-ce que l’expression « le jugement est vrai », se rapporte à l’étude de l’âme?

Réponse: Bien sûr. Nous nous rapprochons par les attributs de Din (jugement) et de la miséricorde, par le sentiment de « l’amertume » et de la « douceur. » Ils nous enseignent et nous développent afin que nous soyons en mesure de ressentir le Créateur. Il est celui qui nous montre l’attitude de « l’amertume » et de la « douceur », ce qui signifie qu’Il parle le « langage » que nous pouvons comprendre. De la même manière, les parents doivent expliquer les choses à un enfant de différentes façons, que ce soit agréable ou non.

Bien que ce ne soit pas sur le « langage » réel du plaisir et de la souffrance, c’est grâce à eux que j’ai atteint une adhésion intérieure entre les deux parties qui apparemment se tiennent derrière moi.

Il y a quelque chose dans le Créateur, et Il veut créer quelque chose de semblable dans l’être créé. Puis Il crée en Lui-même et dans l’être créé un système de communication qui est son « langage » qui utilise les termes recevoir et don.

Tout cela est pour qu’en quelque sorte nous travaillions sur la connexion intérieure mutuelle entre nos parties initiales. Ils ne peuvent pas se connecter sans un « adaptateur », sans le « langage » des plaisirs et des souffrances, « amertume » et « douceur », la vérité et le mensonge, le don et la réception.

 Alors, là, il n’y a plus de réception ou de don, mais plutôt quelque chose qui est plus profond et plus intérieur que nous ne pouvons pas décrire avec des mots.

De la 4ème partie du cours quotidien de Kabbale du 08/03/13, « La Paix »

Accidents planifiés dans le travail

Dr. Michael LaitmanLe Rabash, « Qu’est-ce que l’interdiction de bénir une table vide, dans le travail »: Une personne ne devrait pas croire que tous les descentes qu’elle éprouve sont en raison que chaque descente augmente le besoin d’une personne pour l’aide du Créateur, car la nécessité est appelée un récipient , car c’est ce récipient que le Créateur remplit de Lumière … une personne ne devrait pas croire que le Créateur connaît l’ampleur du récipient qui doit être en fonction de son besoin et désir, et quand le Créateur voit que le récipient peut déjà accepter la Lumière, alors Il le remplit immédiatement, autant qu’il le peut. Et personne ne devrait être impressionnée par les descentes, mais plutôt dire: « l’aide de Dieu est immédiate », et elle doit croire que chaque descente peut lui suffire pour être un récipient et que le Créateur puisse immédiatement combler ce désir…

Tous les interruptions ne sont pas des obstacles, mais en fait « aident contre. » Chaque problème doit être immédiatement considéré comme l’appel du Créateur voulant amener une personne à se rapprocher de Lui par celui-ci, évoquant ainsi le sentiment qu’II est éloigné.

Ensuite, vous pouvez vous élever au-dessus de votre sentiment de manque, au-dessus de l’interruption, et aspirer à l’adhésion, pour le don. Après plusieurs tels cas, vous construisez assez de puissance pour être rempli de la Lumière de la révélation du Créateur.

D’autre part, si vous travaillez constamment de cette façon, c’est travailler sur la « ligne gauche. » Puisque vous travaillez qu’au dessus de votre manque ce n’est pas souhaitable. Vous avez à travailler de cette façon que si vous tombez dans cette fosse, vous ne devriez pas aspirer seulement à un manque et chercher à propos, mais seulement si vous n’avez pas d’autre choix. Tant que cet « accident » ne se produit pas, vous devez travailler avec la ligne droite et sans cesse aspirer à l’intégralité.

L’intégralité signifie que vous ne ressentez pas un manque en quoi que ce soit et que vous êtes constamment dans un état de Hafetz Hessed, dans le don absolu. C’est le Créateur qui provoque de tels accidents dans le travail pour vous, le sentiment de manque dans différents désirs.

C’est notre travail: Vous avancez toujours un pas en avant avec votre pied droit jusqu’à ce que le Créateur vous oblige à faire un pas avec le gauche, ainsi vous atteindrez un désir tout entier. Au moment que vous atteindrez un tel récipient entier, vous découvrirez immédiatement la Lumière en lui.

De la préparation de cours quotidien de Kabbale du 10/03/13

Que se cache t-il derrière l’écran des mensonges ?

Dr. Michael LaitmanLe problème est que nous avons besoin d’une connexion interne entre les amis et les enseignants ainsi que les formes extérieures des interruptions qui nous sont délibérément envoyées n’affaibliront pas, mais plutôt renforceront cette connexion. C’est en effet très difficile, car notre ego représente tout d’une manière extérieure laide et nous oblige à blâmer l’autre.

Nous ne pouvons pas nous élever au-dessus des obstacles et des conditions extérieures que le Créateur nous place de sorte que nous les surmontions par nous-mêmes. L’image corporelle externe influe fortement sur nous et nous ne pouvons pas passer au-dessus d’elle et augmente dans les différents états du conflits, du mépris, de se sentir éloigné des autres ou quand il s’agit de différents comptes corporels.

Tout cela éloigne une personne de l’objectif, et ce n’est pas juste de la repousser, mais également de lui provoquer un tel préjudice qu’elle aura besoin de travailler pendant une longue période afin de réparer ses erreurs du passé.

Le Baal HaSoulam nous dit dans sa lettre, tant que l’étudiant aspire à se rapprocher de son maître et monte sur la colline, le désir brûle en lui. Mais au moment où il se rapproche physiquement de l’enseignant, son désir diminue progressivement, jusqu’à ce qu’il soit totalement perdu. Par conséquent, il est beaucoup plus facile d’être éloigné que d’être près. Nous savons tous que les gens importants essayent de garder la foule à distance afin d’accroître l’intérêt des personnes en eux.

Une personne crée une sorte d’image d’un ami, du professeur et du Créateur, et ne veut pas connaître la vérité. Elle se sent bien vivre dans le fantasme qu’elle a créé pour elle-même et il est difficile pour elle de s’en éloigner, de l’effacer, afin d’accepter quelque chose de nouveau. Si cette image est plus proche de l’image réelle, alors, dans l’ensemble, c’est moins agréable et plus d’obligations.

Ainsi, une personne qui entend parfois la voix du Créateur et reçoit une invitation à flâner dans Son jardin pendant un certain temps, finit par ne pas atteindre quoi que ce soit. C’est parce qu’elle ne cherche pas à s’élever au-dessus sa nature, au-dessus de la tendance à rejeter ses amis et son professeur et de les imaginer comme elle l’entend au lieu de voir la vraie image, de sorte que la proximité physique ou la distance ne fera pas de différence et qu’ainsi la proximité spirituelle ou la distance ne conduira à aucun changement dans ses relations avec les amis, l’enseignant et le Créateur.

Nous devons essayer de nous élever autant que possible au-dessus de nos attributs corporels et d’être plus objectif. Cela signifie qu’il faut juger au-dessus de la raison et de saisir le récipient collectif, en dehors de soi-même.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 03/03/13, Écrits du Baal HaSoulam

Un champ rayonnant dans la lumière

Dr. Michael LaitmanLa chose principale est de corriger notre attitude face à la réalité et de comprendre que toute la réalité est la Shekhina, la révélation du Créateur. Maintenant, cependant, cela m’est révélé comme encore les niveaux de la nature, de la végétation et de l’animé, comme des êtres humains, et le monde entier qui m’entoure que je crois être en dehors de moi. En fait, tout cela est la révélation du Créateur qui, dans l’intervalle est caché sous la forme inverse de ce que nous devrions voir.

Cette image d’ensemble opposée ne s’explique que par l’état opposé de nos attributs. Il est possible de la corriger que si nous nous efforçons de voir cette réalité par le biais de l’enseignant, du groupe, des livres et la diffusion en essayant de la percevoir comme toute la réalité, de chercher ce qui nous manque pour atteindre une telle attitude et d’être renforcé par l’environnement. Puis peu à peu, par les efforts que nous faisons, comme « de nombreux centimes ajoutés à un grand compte », nous commençons à sentir que nous devons nous corriger nous-mêmes et que tout ce qui est extérieur à nous est la Sainte Shekhina – ou l’âme.

A chaque instant, nous avons l’occasion de travailler sur nos mauvaises pensées et sur notre critique de la réalité, de la Providence supérieure, et même de moi-même, de mes attributs, de l’incomplétude intérieure ou l’incomplétude extérieure, afin de les clarifier, surmonter la critique, et de tout juger à l’échelle du mérite. Ensuite, la réalité véritable et entière sera révélée.

Ensuite, nous verrons que tous les écarts par rapport à la complétude – toutes les lacunes que nous avons constamment ressenties, la corruption de soi et de la corruption du monde extérieur – ne sont que des forces qui étaient destinées à renforcer et à accroître la connexion d’une personne avec le Créateur. La réalité nous est maintenant révélée comme un champ rougeoyant illuminé dans la lumière de nombreux rayons, dans différents discernements de complétude. Ainsi, une personne répond à l’objectif de la création.

De la préparation du cours quotidien de Kabbale du 06/03/13

Un grain de matière à côté d’une étincelle de lumière

Dr. Michael LaitmanNous sommes dans le monde d’Ein Sof (infini). Mais dans le monde d’Ein Sof il y a une très faible Lumière: Nefesh de Nefesh qui a créé l’être créé comme « quelque chose à partir de rien », comme un petit grain de désir de recevoir. Il s’agit de la première phase, la « phase racine » du monde d’Ein Sof. Alors, pourquoi est-il appelé infini?

C’est parce qu’il n’y a rien d’autre que la petite étincelle de Lumière et le petit grain de matière. Tout autre vient sur le compte de la grandeur de la Lumière dans les sentiments du grain de l’être créé, par le grand respect envers la Lumière qui l’a créé et qui prend soin de lui. De la reconnaissance de cette grandeur vient la sensation du monde d’Ein Sof.

Puis ce grain commence à se développer et à devenir de plus en plus indépendant, et des mondes entiers sont nés dans ses sentiments. D’abord, il se produit instinctivement, sous l’influence de la Lumière. Mais finalement, son développement a atteint le point où nous sommes maintenant. Si maintenant, à partir de cet état, nous nous élevons de nouveau à l’aide de tous les préparatifs qui ont été faits pour nous, nous atteindrons la véritable reconnaissance de la Lumière.

Mais nous pouvons l’appeler réel que sous condition, car il est impossible d’atteindre l’essence réelle et la hauteur du Créateur pour l’être créé. Mais quand nous nous élevons à nouveau, nous découvrons la Lumière de NRNHY, la mesure dans laquelle le Créateur nous permet de L’atteindre est appelée « l’adhésion. » Dans cette mesure, conformément à Sa volonté, il nous faut être comme Lui.

Il dit: « De la poussière il fait lever le pauvre » (Psaume 113). Mais nous ne demandons pas qu’Il nous lève de la poussière afin d’être riche, mais nous voulons seulement nous lever de sorte que nous respections et louions le Créateur. C’est la seule raison pour laquelle nous Lui demandons de nous lever de la poussière, pour atteindre sa grandeur et non dans le but d’améliorer notre propre condition.

Cette ascension est pour comprendre qui nous a créés et qui a pris soin de nous. La matière elle-même peut rester dans la pauvreté absolue, car ce qui est important pour nous est de rejoindre la Lumière supérieure, l’attribut du don, non pas pour notre propre bien, mais pour amener le contentement du Créateur. C’est notre seul espoir. Ainsi, nous nous portons pour nous adapter parfaitement à l’image, l’image, qui est dans le monde d’Ein Sof: un grain de matière à côté de l’étincelle de Lumière, et tout le reste est l’infinie grandeur du Créateur.

De la préparation du cours quotidien de Kabbale du 07/03/13

La différence entre une union égoïste et altruiste

congrès, groupeQuestion : Quelle est la différence entre la coopération spirituelle et l’union égoïste corporelle ?

Réponse : Une union d’égoïstes va produire un résultat égoïste. Supposons qu’un groupe de personnes se rassemble pour battre quelqu’un. Dans ce cas, ils auraient certainement obtenu un certain bénéfice pour eux-mêmes. La même chose est vraie dans les affaires et tout le reste, où le fort l’emporte sur le faible.

Et comment se manifeste une connexion altruiste ? Comment peuvent-ils se connecter entièrement ? Je veux donner, vous voulez donner, il veut donner, mais où et à qui donnons-nous ? Peut-on donner à quelqu’un de l’extérieur ? Alors, nous ne serions pas compris du tout.

Lorsque des altruistes se rencontrent, ils créent un champ altruiste entre eux où ils découvrent une bonne force appelée « Nature » ou le « Créateur ».

Ils révèlent cette force entre eux, entre leur mouvement altruiste mutuel, et il s’est avéré que leur réalisation est ressentie comme l’atteinte de la vie éternelle au-delà de notre monde, au-dessus de notre monde. Ils existent dans une nouvelle dimension, dans un nouveau champ créé par eux dans le cadre d’une « bulle spirituelle », et ils existent en elle.

En dehors de cette « bulle spirituelle », qu’ils ont créé entre eux par le mouvement altruiste mutuel, ils ne voient pas le monde comme une personne ordinaire le voit. Ils ne voient pas de la matière et des images, mais les forces qui sont derrière nos corps et les objets de ce monde. Ils ont une perception totalement différente de la réalité.

Ils ressentent la matière de notre monde, non seulement à travers leurs cinq sens, mais aussi à travers la propriété générale du don sans réserve qu’ils ont atteint, et ils voient les forces qui régissent l’univers. C’est ce qu’on appelle : « Ils ont atteint leur âme ». C’est pourquoi une union d’altruistes, contrairement à une union d’égoïstes, les amène au prochain niveau, la prochaine dimension.

Question : Est-ce qu’ils établissent ce but, ou est-ce le résultat de l’action ?

Réponse : Ils ont fixé un objectif tout à fait clair pour eux-mêmes : atteindre le niveau de l’attribut du don sans réserve, le niveau du monde supérieur altruiste. Tel est l’objectif du côté du Créateur et du côté de l’homme.

De la Leçon Virtuelle du 03/03/13

A pied au congrès en Allemagne

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment proposez-vous que nous-nous préparions pour le congrès en Allemagne à la fin du mois?

Réponse: Il faut comprendre qu’au premier niveau où nous sommes maintenant, nous évoluons dans le cadre du temps, du mouvement et du lieu. Ce sont des limitations corporelles contre lesquelles nous sommes impuissants pour le moment et sommes sous leur influence.

Quand nous arrivons à des niveaux spirituels, cela devient beaucoup plus facile et nous n’avons plus à ressentir la présence corporelle. Nous vivons déjà dans une réalité différente, la vie spirituelle fait partie de la vie corporelle.

En attendant, je ne vois aucun moyen de sauter dans le temps et la distance. Ce problème est uniquement sur le niveau actuel de préparation.

Le premier niveau spirituel nous amène déjà ensemble en interne, nous libérant totalement des limitations corporelles. Mais afin de pénétrer dans le monde spirituel, nous devons travailler à ce niveau actuel et nous connecter comme si le temps et le lieu n’existaient pas.

C’est exactement pour cette raison que nous avons des ateliers et des congrès qui nous unissent, nous connectent physiquement, et renforcent les liens qui nous unissent. Il n’y a pas d’autre choix puisque cette sensation physique fonctionne toujours sur nous. Ce n’est pas par hasard que ce monde a été créé, et ce n’est pas par hasard que nous ressentons ce premier niveau en lui. Sans aucun contact entre les désirs brisés, sans être capable de ressentir l’autre, nous ne serions pas en mesure d’avancer.

C’est juste comme un couple dans lequel un homme et une femme doivent être ensemble, pas juste à côté de l’autre, mais en fait entrent réellement l’un dans l’autre. Nous devons apprendre de ces exemples corporels qu’une nouvelle continuité est née de cette relation étroite.

Donc, nous devons venir au congrès et atteindre cette forte étreinte. Ce n’est pas grave si on s’embrasse ou pas vraiment, ce qui est important, c’est que nous ressentions vraiment la proximité en s’asseyant à côté de l’autre, en étudiant ensemble, en mangeant, chantant, dansant et lors des discussions. Il doit y avoir un contact physique d’au moins deux ou trois jours par an ou tous les deux mois. Cela laisse déjà une impression qui nous permet de le ressentir plus tard à maintes reprises et de mieux ressentir l’un et l’autre.

Si nous ne voyons jamais les uns les autres, nous n’utilisons pas les moyens qui nous ont été donnés. Il est impossible d’avancer sans eux. Les kabbalistes ont toujours été ensemble. Le Baal HaSoulam a apporté du matériel pour tanner les peaux en Israël et a voulu ouvrir une petite entreprise de tannage à Jérusalem. Il pensait que ses étudiants travailleraient sur ces machines, gagneraient leur vie, et aussi y étudieraient.

Le séchage est un sale boulot accompagné d’une odeur terrible. Il est impossible d’être à proximité d’un tanneur à cause de cette odeur ; le Baal HaSoulam a voulu ouvrir cet équipement pour que les gens s’éloignent de son groupe. Habituellement ces équipements sont loin d’être dans les quartiers d’habitation de la ville.

Il a travaillé comme juge rabbinique à Varsovie, mais il a décidé de faire face à cette sale besogne, car il rêvait d’un groupe de kabbalistes proche.

Cela signifie qu’il est impossible de réussir sans contact physique. Je ne peux imaginer un élève qui refuse de venir au congrès et me rencontrer, bien qu’il le peut. Si une personne a de la volonté, alors elle sera prête à marcher pendant un mois si elle n’a pas d’argent pour un avion ou un train. Je me souviens qu’à plusieurs reprises sur le chemin de Rehovot (où je vivais) ma voiture est tombée en panne, car elle avait un problème de carburateur. Ensuite, j’ai laissé la voiture sur le bas côté de la route, fais de l’auto-stop jusqu’à un certain point, puis j’ai marché le reste du chemin. Tout cela fait partie aussi de l’effort.

Mais sans contact physique, sans être assis côte à côte à table pendant la leçon ou dans un atelier, de chanter ou de danser ensemble, il est impossible d’avancer.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 05/03/13, Écrits du Baal HaSoulam

Regardez le résultat final

Dr. Michael LaitmanLe Baal HaSoulam, « Introduction au Livre du Zohar« , Article 4: Pour comprendre ces questions et demander des renseignements, la seule tactique est d’examiner la fin de l’action, c’est-à-dire le but de la Création. Car rien ne peut être compris dans le milieu du processus, mais seulement à sa fin.

C’est la règle, c’est seulement en observant la fin de l’action que nous pouvons comprendre tous les détails, les phases, les raisons de tout, et le processus en totalité. C’est parce que c’est qu’à la fin que ça devient clair, combien chaque détail est essentiel et dans quelle mesure tous ces détails doivent être disposés l’un après l’autre dans cet ordre, mais c’est seulement qu’à la fin que nous voyons que tout est complet. L’accomplissement total n’est possible que si tous les détails sont disposés correctement. Mais comment pouvons-nous arriver à la fin, si nous sommes au milieu de notre chemin?

Et il est clair qu’il n’y a pas d’action sans but. Nous le voyons aujourd’hui dans la science moderne, où tout ne fait que fonctionner selon une relation de cause à effet et conformément aux lois absolues. Au moins sur le plan de la nature, végétal, et animal, je découvre une grande sagesse, la logique et le bon sens, il n’y a rien de superflu, et tout est arrangé de telle sorte que chaque petit détail est connecté à tous les autres interminables détails. Je peux donc venir à une conclusion en ce qui concerne le niveau du « parlant »: que la corruption que je vois en lui découle de ma perception personnelle corrompue, ce qui ne me permet pas de voir l’ordre admirable qui est également au niveau du  » parlant », mais au contraire, elle me montre une image qui est à l’opposée de la vérité. Nous voyons la corruption et un grand désordre dans la société humaine, mais c’est parce que nous en sommes à l’origine.

Bien sûr, il peut y avoir une autre explication à ce phénomène: On peut dire que le Créateur est bon et bienveillant, et qu’il comprend tout et fait tout, mais qu’il a abandonné sa création. Le Baal HaSoulam amène différents examens sur cette approche dans son article « La Paix. » Cependant, si j’ai déjà répondu à ce que je vois dans la vie et que j’utilise des approches différentes, je comprends mieux qu’il est préférable de regarder le résultat final. Par l’expérience de nos études, nous voyons que la nature se développe selon un certain objectif, et ainsi de suite, le Baal HaSoulam a dit que nous devrions d’abord regarder le but de la création, car il est impossible de comprendre à mi-chemin quoi que ce soit, mais seulement en regardant le résultat final.

Je sais qu’il y a des gens qui ont jeté sur leur dos le poids de la Torah et des Mitsvot (pluriel de Mitsva), affirmant que le Créateur a créé l’ensemble de la réalité, puis laissés seuls. Ici, le Baal HaSoulam se réfère à des gens qui ne croient pas que tout a été créé pour l’homme, que l’homme est au centre de la création, et que c’est seulement à partir de ce point que l’on peut se développer correctement. Tout a été créé pour moi – notre monde et tous les mondes – et je dois l’accepter, le révéler et contrôler la situation ; « pour moi » signifie que je peux le corriger et l’utiliser. Cette utilisation est appelé « observer les Mitsvot » ce que je fais à l’aide de la Lumière qui ramène vers le bien ou la « Torah. » J’ai donc atteins l’objectif de la création.

En effet, sans la connaissance qu’ils ont évoqué, il est impossible de commenter notre bassesse et vide avant que nous décidions que nous avons créé nous-mêmes toutes nos natures corrompues et détestables. Il est clair que nous ne sommes pas complets, mais il est impossible de décider que le monde est bas, si nous ne voyons pas comment tout en lui révèle progressivement sa globalité.

La question est: Si le Créateur est complet n’a t-il donc pas créé l’évolution d’une manière parfaite dès le départ? Mais cela ne peut pas être, car il doit y avoir aussi une réalité dans l’être créé. Cette réalité est à l’opposé du Créateur, et donc elle doit être incorporée de deux parties opposées: l’attribut du Créateur et l’attribut de l’être créé. Les deux attributs doivent grandir dans la création et dans ce cadre face à l’autre, c’est au milieu entre les deux attributs, elle-même la construction des deux forces: la force du don et la force de recevoir.

Cela signifie que si nous ne comprenons pas l’objectif, nous ne serons certainement pas en mesure de justifier la création et trouver des justifications différentes, telles que: Le Créateur, qui est complet est déçu par nous, nous a quitté, et se trouve quelque part dans Sa plénitude. D’autres versions disent que le Créateur ne se trouve pas dans ces deux forces du tout, la force du bien et la force du mal, ou qu’il peut y avoir nombreuses forces qui sont bonnes et mauvaises, etc.

D’une façon ou d’une autre, il est évidemment impossible de justifier ce qui se passe à moins qu’une personne ne reçoive la Torah, ce qui signifie qu’à moins qu’elle ait atteint l’état où elle comprend qu’elle est dans un système corrompu et que c’est de cette façon qu’elle devient partie de celui-ci, qu’elle sera corrigée par la Lumière qu’elle amène elle-même à chaque fois plus vers l’exploitation du système. Puis elle découvre que tout a été créé pour elle et qu’il était impossible d’atteindre le niveau du Créateur sans avoir d’abord corrigé le système, ou d’être plus précis, de l’installer. De la même manière les enfants se construisent à travers des jeux en recueillant et en mettant leurs jouets ensemble, c’est la même chose dans notre travail, dans le cadre de ses parties. Nous devons donc jouer à des jeux de connexion, d’unité et de la garantie mutuelle afin de comprendre le but.

De la 4ème partie de la leçon quotidienne de la Kabbale du 28/02/13 leçon, « Introduction au Livre du Zohar« 

Le respect en dépit de mon propre désir

Dr. Michael LaitmanQuestion : Il y a des gens que nous aimons plus que d’autres, il y a des amis et des ennemis. Est-il possible de maintenir de bonnes relations avec tout le monde dans le groupe ?

Réponse : Tout d’abord, vous devriez découvrir les relations corrompues entre vous. Disons que je n’aime pas quelqu’un. Je ne peux pas le supporter, sans savoir pourquoi je ne l’aime pas. Il y a quelque chose en lui qui me repousse et je ne peux rien y faire. Ma haine déborde et je répands littéralement du « poison ».

Ainsi, les gens autour devraient me dire « par inadvertance » de bonnes choses au sujet de cette personne. Tout d’un coup, j’entends : « Vous savez, je l’ai vu récemment et il m’a dit avoir accompli une grande chose ! C’est merveilleux ! »

Dans un premier temps, je vais être choqué, mais plus tard, sous l’influence de l’opinion commune, mes critères d’évaluation vont changer. C’est inévitable, car ces gens que j’admire et respecte sont en bonne relation avec lui. Peu à peu, je commence à valoriser cette personne et à être très poli avec elle sans aucune trace de haine.

Faisons attention à la façon dont nos relations se développent. Bien que nous ne deviendrons pas les meilleurs amis immédiatement, il est possible que mes préjugés envers cette personne se changent au moins en respect prudent et lointain. Mon attitude envers elle se « manifeste » brutalement et fortement en moi. Elle se change en approche positive, ce qui m’aide à faire face à mes sentiments négatifs antérieurs. Cela arrive naturellement. Mon attitude à l’égard de cette personne se transforme contre ma volonté.

Tiré de « Pourvoir en Secrets » du 08/02/13 sur KabTV

La retraite n’est pas une option

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, «Un discours de conclusion du Zohar »: Cet environnement va l’aider à obtenir la grandeur de son rav à travers l’amour des amis qui apprécient le rav.

Question: Comment l’amour des amis aide à atteindre la grandeur du rav?
Réponse: Le terme «rav» comprend le Créateur et, de manière générale, tout ce qui aide une personne à s’approcher du niveau suivant. Les amis sont ceux qui aident une personne, non pas à s’approcher du niveau suivant, mais plutôt dans la reconnaissance de la grandeur de ce niveau. Une personne ne se voit pas au niveau suivant mais, avec l’aide du groupe, et grâce à l’influence des amis, elle commence à imaginer la grandeur du niveau suivant.
Nous utilisons le «carburant» du groupe, bien que personne n’ait atteint le plus haut niveau à présent. L’esprit général et l’ambiance générale sont suffisants parce que c’est notre nature: Une personne apprécie ce que son environnement valorise et considère comme important. C’est selon ce principe que nous grandissons.
Question: Pourquoi dois-je aimer les amis, n’est-il pas suffisant de simplement les apprécier?
Réponse: L’amour d’amis est déjà l’atteinte. Et la première marche que je devrais prendre est d’accepter le chemin et le but, et accepter le système et l’idée de la force supérieure à laquelle on se connecte et qu’on atteint. Alors, comment puis-je augmenter ces valeurs au dessus de moi-même? Grâce à l’appui de l’environnement qui va m’aider à sentir la grandeur de l’objectif.
L ‘«environnement» sont les livres de Kabbale, les amis, et l’enseignant. Ensemble, ils me conduisent vers le Créateur. Cela signifie que tous ces facteurs doivent constamment être importants pour moi, au-dessus de ma propre importance. C’est seulement alors que je pourrai avancer.
Question: Mais tout de même, dans la vie ordinaire, l’environnement nous influence, même si nous ne pensons pas positivement à ce sujet …
Réponse: Exact, que cela nous plaise ou non, l’environnement nous influence à l’aide de notre ego, notre désir de recevoir qui est toujours prêt à se réjouir. Différents types de plaisir lui sont simplement indiqués ; il les perçoit comme appât et les avale.
D’un autre côté, je ne suis pas attiré par les objectifs que le groupe présente. Au contraire, à cause d’eux je dois renoncer à certaines choses et aspirer à recevoir du plaisir du don, que je ne comprends pas vraiment. Je ne le comprends pas à un tel point que je me sens même repoussé par lui. Toute la voie est faite de concessions, d’auto-annulation, d’annulation devant le groupe, bien que rien en moi ne soit attiré par une telle chose.
Ainsi, il s’avère que je n’aime pas le groupe et le message de l’enseignant au sujet du Créateur. Il doit y avoir un travail commun de la part de l’individu et de la part du groupe. Les amis doivent travailler ensemble pour que tout le monde pense que ces choses sont obligatoires et souhaitables, afin que chaque personne voie à quel point elles sont essentielles et importantes et que l’enthousiasme général inonde sa conscience et son âme.
Si nous ne créons pas une sorte de « lavage de cerveau » ici, nous ne serons tout simplement pas en mesure d’avancer. Les impressions extérieures ne nous aideront pas ici, pas plus que les gentilles paroles ni les actes des amis. A l’intérieur, une personne rejettera toujours l’idée de don si elle n’est pas renforcée par l’attitude sérieuse du groupe où tout le monde est prêt à s’investir dans ce secteur et d’inciter les uns les autres.
Il y a des gens qui tiennent à envelopper leur extériorité autour de l’objectif, autour du système pendant des décennies. Certains d’entre eux deviennent Hassidim, certains deviennent impliqués dans une étude sèche, et d’autres traitent de la diffusion, mais ils ne mettent pas en œuvre la méthode de manière correcte efficace.
Tout cela se passe quand l’environnement n’est pas assez fort pour pousser une personne vers le but. Après tout, par là, nous combattons notre nature, notre désir de recevoir, que nous devons neutraliser et même tirer vers le don sans réserve. C’est extrêmement difficile, mais c’est la clé. Si nous réussissons, nous allons franchir la dimension supérieure, et si non, alors comme on dit « nous allons prendre notre retraite» …
De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 21/02/13, «Un discours de conclusion  du Zohar »