Category Archives: Travail en groupe

Nous devons travailler

Dr. Michael LaitmanAprès le récent congrès dans le New Jersey, nous sentons une certaine grisaille, une certaine distraction, et une incapacité à se concentrer. Je comprends que nous avons vécu plusieurs jours de clarifications très actives et de sensations fortes, mais nous devons transcender tout cela.
Il y a l’état intérieur de la personne, et il y a l’état des travaux, dans lequel nous devons nous soutenir en nous connectant au-dessus de tous les états que nous avons vécu dans le but d’attirer la Lumière qui ramène vers le bien. Si nous attendons que les choses travaillent par elles-mêmes, nous ne ferons l’acquisition que d’un esprit animal, mais si nous fonctionnons comme un groupe et attirons la Lumière qui ramène vers le bien, la lumière va venir d’en haut et nous donner l’esprit spirituel supérieur.
Ce sont deux niveaux différents en qui il y a un point de vue totalement différent. Il s’agit soit du point de vue d’un animal ou du point de vue de l’homme (Adam), semblable au Créateur. Nous devons maintenant choisir  les yeux à travers lesquels nous voulons regarder la réalité en face. Si nous nous asseyons simplement et attendons sans aspiration à la concentration du groupe interne, nous allons revenir à la vie animale, à la perspective de l’animal.
Nous ne devrions pas avoir peur de laisser tous nos sentiments et calculs précédents et n’attendre que la Lumière qui ramène vers le bien, peu importe quel état elle nous apporte. La chose principale est de nous exercer à attirer  la Lumière. Donc, nous allons faire un effort et nous concentrer sur cela.
De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale 14/05/13, Le Livre du Zohar

Bienvenue à la croisière éternelle

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam dit dans l’article « L’Arvout (La Garantie mutuelle) » que si la société se soucie de chacun de ses membres, cela peut neutraliser le désir égoïste d’une personne.

Supposons que je fasse une croisière de plaisance où « tout est compris », me sentant sans soucis puisque le service comprend réellement tout ce que je peux imaginer. Je m’installe dans ma cabine, et m’apprête à passer deux semaines de pur plaisir. Cependant, dès que nous sommes partis, on me dit que cela va être une croisière éternelle. Donc, je vis, et tout est préparé pour moi: Petit-déjeuner, le déjeuner et le dîner sont servis juste à l’heure, ma cabine est toujours faite, il y a une bibliothèque, un cinéma, l’Internet, une piscine, et ainsi de suite. Tout est à mon service.

En plus de cela, tout le monde me traite bien et est très attentif, et il n’y a rien à craindre. Les gens autour de moi sont prêts à m’aider à tout moment et de toutes les façons. Tels sont les principes sociaux sur ce bateau, et ils s’appliquent à tous sans exception.

Alors, comment va ma nature réagir à cela? Est-il possible pour l’ego d’éclater dans de telles conditions? Les gens autour de moi m’apprennent à m’annuler par leur attitude envers moi, et je ne cherche plus des moyens pour me remplir et me satisfaire.

Par exemple, je ne me promène pas dans les pubs et les restaurants à la recherche de délices que je n’ai pas encore goûtées, mais plutôt me sent satisfait avec la nourriture simple et saine. Les objets de luxe ne m’excitent pas comme avant. Là, un buffet de desserts est ouvert tous les jours, et il comble rapidement mes demandes. Après quelques jours je limiterai déjà ma «consommation quotidienne», et après une semaine, je me  contente d’une tasse de café et un biscuit. L’atmosphère est pleine des Lumières Environnantes qui sont constamment prêtes à contenir et calmer mon ego.

La chose principale ici est l’exemple que je prends des autres et l’attitude qu’ils m’apprennent. Je suis en compagnie de gens qui se satisfont de peu. C’est ce qui est accepté parmi eux, et c’est tout. Ils n’ont en fait pas besoin de plus que cela. Ils préfèrent profiter des bonnes relations que je prends maintenant en portions, au lieu de la nourriture. Si je me sens triste et prends une partie de « notre amour », je suis immédiatement rempli d’amour.

C’est parce que je suis dans un réseau de relations sociales, humaines dont le message est clairement que je ne manquerai jamais de rien. Le sentiment lui-même est en fait assez, et rien d’autre. Initialement, par notre nature, nous dépendons de l’environnement, et il n’y a pas de compromis ici. Donc, si le groupe dégage la bonne attitude envers moi, imprégné de tranquillité, de paix et de bonne volonté, alors une demi-journée plus tard, moi aussi je pense que tout est exactement comme il se doit. Cependant, si je me trouve dans certains gangs, je vais aussi absorber leurs principes.

Il existe une tendance naturelle au sein d’une personne à s’adapter à l’environnement. Je n’ai tout simplement pas les moyens et aucune voie pour lutter contre cette tendance. Ainsi, au bout de quelques heures, je m’incorpore dans l’atmosphère générale de garantie mutuelle et cesse de m’inquiéter de moi-même. Les gens autour de moi sont mon réseau de relations et sont plus proches de moi. Je ne peux pas résister à leur opinion puisque je fais aussi partie du réseau général.

Donc, quand c’est mon tour de révéler le Créateur, la racine de mon âme, je suis porté à un nouveau type de connexion, à un groupe. La même loi opère ici: le groupe me dit qu’il n’y a rien à craindre et que je dois cesser de s’inquiéter à ce sujet. Mais à côté de cela, il doit transmettre le message que je dois communiquer avec les amis et adhérer au Créateur. C’est parce que l’auto-annulation n’est pas assez, je dois également avoir la bonne direction, et je vais également recevoir ce message.

Ma volonté ne m’est pas enlevée dans le groupe puisque que ce simple fait va me supprimer. Dans la spiritualité, les opinions des autres ne sont pas transmises automatiquement. Il s’agit d’un autre bateau que je dois choisir par moi-même. Le Créateur m’amène à l’échelle, mais chaque étape en avant exige un grand effort et le renforcement en cours de route. Toutefois, est-ce que je deviens plus fort? Est-ce que je satisfais mon libre arbitre? Sans volonté, je ne développerai jamais l’humain en moi.

Un «être humain» (Adam) est seulement celui qui exerce une pression sur lui-même pour entrer dans le groupe et être incorporé aux amis. Alors, je reçois tout le reste de leur part automatiquement puisque je n’ai plus aucun contrôle sur cela.

En bref, nous choisissons une seule chose: l’environnement. La première et principale condition est la garantie mutuelle. Si nous sommes reliés à la garantie mutuelle et fournissons tout le monde avec tout ce dont ils ont besoin pour l’auto-annulation, alors il n’y a rien d’autre dont nous avons besoin pour commencer.

La deuxième condition est de s’assurer que tout le monde a les encouragements et incitations afin qu’ils tiennent sûrement sur les amis. Cela assure un bon destin à une personne.

De la 3ème partie du Cours quotidien de Kabbale du 30/04/13, Les écrits du Baal HaSoulam “La garantie mutuelle”

A l’ombre de la garantie mutuelle

congrès, groupeBaal HaSoulam, “LArvout (La Garantie Mutuelle)”:  Mais la fin de la correction du monde ne se fera qu’en amenant tous les gens dans le monde entier à Son travail.

Tout notre travail est de clarifier la nature du Créateur et de comprendre ce qu’est l’attribut du don sans réserve. Nous pouvons le faire seulement à partir de l’état opposé, de l’état de réception. Ainsi, en fonction de la Lumière du don sans réserve nous ressentons combien nous sommes à l’opposé d’elle.

Ici, une personne ressent de la rage et a des mauvais sentiments. Peut-elle y faire face et les surmonter? Ou plutôt,  ferme-t-elle les yeux et reste dans sa nature ordinaire tant qu’elle n’a pas à prendre part à la lutte éternelle entre ces deux forces que « usent » son désir, couche après couche, jusqu’à ce qu’il ne reste rien de lui? C’est en fait le problème: Comment pouvons-nous faire face à ces clarifications? Comment pouvons-nous vérifier, étudier, et sentir la nature du Créateur sur la nature de l’être créé?

Une personne reçoit une illumination d’en haut seulement si elle prépare ses supporteurs et le bon environnement. Cela comprend l’étude, la diffusion, la vie ordinaire, le travail, la dîme, et toutes les conditions dont les kabbalistes ont besoin. La chose principale, bien sûr, c’est l’environnement, le groupe, les amis parmi lesquels une personne précise son lien avec le Créateur. C’est ainsi que les chaînes entre la nature du Créateur et la nature d’une personne sont tissées.

Dans l’ensemble, nous ressentons la haine, la répulsion, et comprenons qu’il s’agit de la façon normale puisque la vérité est révélée: La créature découvre combien elle est opposée à la nature du Créateur. Parfois, la nature du Créateur se révèle d’une manière qui fait que, en réponse, une personne sent tout simplement à quel point elle est mauvaise par rapport à quelqu’un ou quelque chose, ou envers elle-même.

Mais si la Lumière est révélée dans les quatre phases, elle commence à comprendre qui elle est, qui est le Créateur, et qui est l’ami avec qui elle se retrouve dans différents états opposés. Ainsi, la personne voit déjà une image entière.

C’est ainsi que la Lumière « joue » avec nous: Parfois, Elle s’ouvre un peu plus et parfois un peu moins ; ce n’est pas une coïncidence, mais plutôt suivant un programme précis, en fonction de la dévotion d’une personne. Dans la mesure où une personne est prête à être sous cette «ombre», sous le «parapluie» de l’enseignant, le groupe, l’étude, etc., elle peut avancer sur le chemin spirituel. Donc, d’une façon ou d’une autre, nous avançons toujours qualitativement, plus profondément dans la psychologie de l’âme.

De la 3ème partie du Cours quotidien de Kabbale du 16/05/13, Les écrits du Baal HaSoulam “La garantie mutuelle”

L’adaptateur entre moi et le Créateur

Dr. Michael LaitmanQuestion:A part la prière, qu’est-ce qui aide une personne à «couper son ego en morceaux » à chaque fois?

Réponse: La question elle-même est erronée. Il n’y a pas d’autres moyens que la prière. La prière est la conclusion de tous les bons stades de l’examen, lorsqu’ilest clair que je n’ai plus rien sur quoi m’appuyer puisque je suis cette créature, je suis le résultat des forces plus élevées. La seule chose qui me restei, c’est de me tourner vers l’origine à partir de laquelle tout évolue en moi. C’est-à-dire, une origine que me domine à cent pour cent.

Les règles du système ne sont pas sujettes à changement. Donc, si je suis leur dérivé, que puis-je faire? Mon cerveau ne m’aide qu’à comprendre que l’on m’a donné la capacité. De là, il peut me donner des conseils pratiques: «Tournez-vous vers le Créateur. »

C’est tout. Quelles autres possibilités peuvent  exister? Les perturbations et les frictions entre nous ne vont pas aider, bien au contraire, elles brisent l’ensemble du système, et même cela semble juste à nos yeux. Parce qu’en fait, nous ne soustrayons ni n’ajoutons quelque chose, nous n’avons tout simplement pas effectué une seule action que nous a été donnée dans l’ensemble de ce monde physique.

Donc, nous allons arrêter de nous comporter comme des taureaux détenus par les cornes et réfléchir à ce que nous pouvons vraiment faire. Tout le reste, d’une manière ou d’une autre, ne produira rien. Seule la prière demeure.

Mais quelle doit être la forme de la prière? Comment cette demande est élevée au sujet de la correction de Malkhout qui veut acquérir la caractéristique de Bina? En ce qui concerne cela nous devons travailler. S’il existe déjà une force agissant dans le système, elle doit être activée. Pour moi, qui suis en dessous, une possibilité existe: Susciter, appeler à cette force, dans la mesure du désir du niveau d’Adam en moi.

Et inversement, si je ne la réveille pas, je ne suis pas connecté à elle et je reste au niveau de la bête. Dans ce cas, elle agit sur moi directement, de haut en bas, sans ma participation.

On m’a donné le point dans le cœur, afin que je sois en mesure d’atteindre la bonne question et d’élever ma demande. Mais d’abord je dois vérifier et préparer tout ce qui est nécessaire, afin de clarifier ce qui dépend de moi et ce qui ne dépend pas de moi, où je me trouve, et comment organiser ma demande afin qu’elle atteigne la cible et puisse avoir une influence.

Vous voyez que ce qui m’amène est un système de lois qui ne sont pas sujettes à modification, dépourvues d’intelligence et d’émotion. Même si vous deviez vous tenir sur votre tête devant elles, ce ne serait pas utile. Cela me dit que je dois construire ma structure de la bonne façon, ce qu’on appelé « existence » de bas en haut, dans les dix Sefirot de la lumière réfléchie. Et même si je crie encore  suivant ma compréhension de tous les mécanismes de ce qui se passe, en dépit de tout cela, dans mon cri, tout doit être organisé correctement.

Donc, pour cela, la Lumière supérieure me donne un environnement préparé de la bonne façon pour développer mon cri. Si je me rattache à un groupe comme un Kli qui est prêt à transmettre mon cri qui n’est pas clair encore, construit à partir du désir, mais encore sans forme comme un enfant, alors ce cri acquerra la bonne forme. Ainsi, il sera possible d’atteindre la source, la force qui agit dans la création.

En réponse, cette force descend sur moi à travers l’environnement. Sinon, je ne serais pas prêt à recevoir la lumière et elle me brûlerait tout simplement. Plus précisément, la Lumière supérieure influe sur ma relation avec les amis dans la mesure où je suis loyal envers eux. Elle influe sur l’endroit où nous nous connectons, en coordination avec elle, puisque seulement là je suis adapté à elle.

Donc, de mon côté, il doit y avoir une demande qui passe par le l’environnement, ce qui rend possible pour eux de l’entendre. Et du côté du Créateur la Lumière arrive aussi à travers l’environnement, s’adapte à moi, de sorte que je sois en mesure d’accepter, sentir et comprendre.

Il s’ensuit que l’environnement est un adaptateur commun dans les deux sens entre moi et le Créateur. Tout se passe à l’intérieur de ce système appelé «groupe», un «peuple», ou plus exactement, une âme.

De la 4ème partie du Cours quotidien de Kabbale du 22/04/13, Les écrits du Baal HaSoulam “La garantie mutuelle”

Carburant égoïste dans un but altruiste

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, “Arvout (La Garantie Mutuelle)”: Ceci est pour parler de la solidarité établie quand Israël devint responsable pour chacun de ses membres. Parce que la Torah ne leur avait pas été donnée avant qu’il ne soit demandé à chacun d’entre eux s’ils acceptaient de suivre le commandement d’aimer les autres avec la pleine mesure exprimée dans les mots «Aime ton prochain comme toi-même». Ceci veut dire que chacun des membres d’Israël doit accepter de prendre soin et de travailler pour chaque membre de la nation et de satisfaire les besoins spécifiques de celui-ci; pas moins que la quantité empreinte en lui de se soucier de ses propres besoins.

Cette condition semble évidente, mais en fait, toute la réalité se cache ici, tout ce que la vie peut nous donner. Et puisqu’il n’y a qu’une seule condition qui se dresse devant nous, qui doit être maintenu, « Et tu aimeras ton prochain comme toi-même», donc tout ce qui se passe dans ma vie personnelle, en relation avec moi-même, avec ma famille, avec l’environnement proche et lointain, avec l’humanité, avec le monde, tout ce qui s’est passé pour moi jusqu’à ce moment, doit être dirigé vers un seul but. Et à chaque instant, je dois vérifier, ai-je vécu cela pour atteindre l’amour pour les autres?

Si je commence à m’évaluer de cette façon, alors tout naturellement, à chaque instant, j’aurai beaucoup questions à me poser: «Pourquoi? Pour quoi faire? Comment est une chose reliée à l’autre? Que puis-je sortir de cette situation?  » Et ainsi de suite. Le rejet et la résistance se développera, mais si je veux vraiment clarifier ce qui doit être clarifié et corrigé, alors tout sera considérée selon un seul critère, en fonction de cette phrase: «Et tu aimeras ton prochain comme toi-même. »

Il est écrit que c’est une règle importante dans la Torah, en d’autres termes, c’est le principe qui comprend toute la réalité, y compris l’ensemble de mes incarnations, et en général, tout ce qui a été. Par conséquent, quelqu’un qui est prêt à accepter ce principe de base, comme un étalon de mesure pour sa vie, il est prêt à accepter la Torah, la méthode de correction. Vous voyez, toute la Torah ne vise qu’à réaliser ce principe.

Et à l’inverse, quelqu’un qui ne se dirige pas vers cela, in’a pas besoin de la Torah. Il peut lire, être intéressé par elle comme un historien, ou l’utiliser d’une autre manière. Tout au long de l’histoire, tout le monde a erré à travers elle comme ils l’entendaient. Cela dit, la vraie Torah se révèle à moi, me touche, et ouvre la voie devant moi seulement à condition si j’aspire à « Et tu aimeras ton prochain comme toi-même. »

De cette façon, je commence de loin à partir de la plus grande résistance, d’une absence totale de compréhension, de l’endroit le plus éloigné, jusqu’à ce que je commence peu à peu à comprendre que c’est important, que cela est lié à l’ensemble de la réalité, au reste du monde, à toutes les autres personnes et à mon ego. Je commence à m’intéresser à ce principe tout au moins sous une forme égoïste, avec l’espoir de gagner quelque chose. Et ainsi j’ai quelque chose à laquelle m’accrocher déjà; cette expression devient importante à mes yeux parce que je vois cela comme un moyen de recevoir du plaisir, la connaissance de soi, l’occasion de faire quelque chose de nouveau. Et même si cette connexion n’est pas organisée comme je le voudrais, et passe par la face arrière, c’est toujours une connexion, et c’est très important.

Un état comme celui-ci est appelé «Lo Lishma, » et c’est un haut niveau où je me tiens déjà dans le principe de « Et tu aimeras ton prochain comme toi-même», et à travers lui, l’amour pour le Créateur, qui se trouve dans l’autre, dans la communauté, comme il est écrit: «J’e réside au milieu de mon peuple. » Par conséquent, tout est en ordre pour moi à l’exception des intentions.

Tout d’abord, à partir de mon désir égoïste,  « sain » et matérialiste, je saisis ce principe fortement, alors il est possible de parler d’intention. Tout d’abord, il est nécessaire de construire une relation saine, comme il est écrit: «Eduquer le jeune en fonction de son chemin. » Et plus son désir de se satisfaire pleinement est implacable, mieux c’est, car vous pouvez alors ouvrir la voie devant lui et lui expliquer de quoi dépend ce progrès.

En général, toutes les étapes menant à la fois à la pureté et l’impureté sont soumises à la même dépendance et se retrouvent dans le même sens. Seule la relation est différente. À propos de ce qu’il est écrit: «Le Seigneur a fait ceci opposée à cela » (Ecclésiaste 7). Nous utilisons les mêmes Kelim pour des actions à la fois égoïstes et altruistes, et ces actions sont opposées uniquement dans l’intention.

Devant moi, se trouve le système de mes relations avec le groupe. Je me donne plus à lui et à travers lui au Créateur, qui est en son sein. Je veux adhérer à Lui et de ce fait je me remplis de toute la Lumière de l’Infini. C’est l’approche souhaitée, utile et indispensable.

Si je commence à me tromper avec des considérations superflues, je ne fais que réduire mon désir avant même qu’il se développe, de sorte que je vais avoir quelque chose à corriger. Une personne ne corrige que ce qu’elle  a découvert en elle , et il ne faut pas avoir honte ou être timide à cause de ses aspirations spirituelles égoïstes. Ceci est normal. La chose principale est d’être clair, c’est précisément dans le système appelé « groupe » que je vais révéler le Créateur.

En général, ce système comprend toute la réalité, et même s’il me semble maintenant être divisé, plus tard, je vais voir que tout est inclus dedans. Donc, il est important de voir l’état réel, même si à ce stade c’est dans mon propre intérêt.

C’est le début de l’auto-annulation, ce qui me met en face des questions perpétuelles: «Comment puis-je être incorporé dans le système? Comment puis-je en profiter? « Et puis la Lumière qui ramène vers le bien travaille sur moi. Le système est construit de telle sorte que la face postérieure de la partie supérieure se trouve dans la partie avant de la partie inférieure, et donc, même si je pense à la montée égoïstement, la partie supérieure corrige mon défaut et me donne un remède pour mon ego. Après tout, cet ego est dirigée vers « Et tu aimeras ton prochain comme toi-même. »

De la 4ème partie du Cours quotidien de Kabbale du 25/04/13, “La garantie mutuelle”

La sagesse collective du groupe

Dr. Michael LaitmanQuestion : Le système appelé « la sagesse du groupe » est maintenant en train de se réaliser dans une forme corrompue. Quoi ou qui deviendra son guide, son directeur, son chef, quand il deviendra corrigé ? Comment apparaît cette direction ?

Réponse : La sagesse collective du groupe deviendra leur direction qui les guide. Il ne peut pas y avoir de direction au sein du groupe. Elle ne peut venir que d’en haut sous la forme de leurs éducateurs qui sont un niveau au-dessus. Le groupe ne se crée pas, il doit être organisé par quelqu’un de l’extérieur.

Ainsi, une intelligence, des pensées et des sentiments partagés sont maintenant créés en son sein, ce qui signifie l’image d’un groupe uni qui avance comme une unité en discutant, ressentant et en étant conscient de son intégralité. Néanmoins, il y a un chef qui se tient au-dessus. Il dirige les gens, en leur donnant de nouvelles tâches, en supervisant tout.

C’est ainsi car ils ne peuvent pas monter par eux-mêmes, ils s’égareraient dans une certaine partie ou seraient emportés quelque part. Ils pourraient encore s’accrocher en quelque sorte à leur position, mais pour s’élever au-dessus, ils ont encore besoin d’un guide qui se trouve sur le niveau suivant et qui peut ainsi leur donner des conseils sur ce qu’il faut faire ensuite. Dans la nature, tout est arrangé comme une pyramide.

De KabTV, « La Sagesse de la Foule » du 06/05/13

Pensée et sentiment

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment est connectée la pensée au sentiment, dans la création?

Réponse: Malkhout qui élève sa demande, le point noir de carence, est le sentiment. Mais ce sentiment ne peut pas prendre un certain caractère, le volume ou la forme si elle n’est pas intégrée dans Hokhma et Bina. Ces deux forces sont destinées à construire une forme appelée Adam qui ressemble au Créateur, à partir du désir cru et sans forme.

Après que la demande s’élève à Hokhma et Bina deux forces opposées commencent à opérer sur elle. Une seule force ne peut pas définir la direction et il doit y avoir deux forces qui opèrent dans des directions différentes. La force de la réception et la force du don construisent une forme qui est similaire à Keter à partir de la matière première, du manque de l’inférieur.

Hokhma et Bina sortent de Keter et ainsi Malkhout s’élève à elles et leur demande: «Construisez-moi comme Keter puisque vous sortez de Keter et la connaissez. Alors s’il vous plaît faites-moi comme elle « . C’est tout notre atteinte.

Malkhout ne sait pas ce qu’est Keter parce qu’elle est en haut. C’est le « point du Youd » (« Kotzo shel Youd ») que nous atteignons. Mais « Par Tes actions nous Te connaîtrons», ce qui signifie que nous allons comprendre le Créateur selon ce qui est fait de nous, et donc ça s’appelle une pensée.

Vous n’avez pas besoin d’être très intelligent pour accomplir cela, puisque moins vous devenez sage et plus vous êtes proche de votre réalité intérieure, mieux c’est. La sagesse spirituelle ne dépend pas de l’esprit corporel. Aucun kabbaliste est plus sage que les gens ordinaires et n’est pas né en étant un génie, mais il a plutôt de capacités moyennes dans le cadre de ce monde.

Le besoin de spiritualité n’est pas le résultat de ses aptitudes mentales supplémentaires ou encore ceux émotionnels. C’est quelque chose qui est totalement indépendant des attributs corporels. Il n’y a donc rien à craindre, si vous avez un désir qui vous oblige à vous assoir et étudier, c’est assez. C’est un signe que vous pouvez le développer, et non par la connaissance et les différents débats. La sagesse vient plus tard, à la suite de l’atteinte spirituelle. Tout d’abord, vous découvrirez le sentiment et alors seulement vous deviendrez plus sage par lui. Cela fonctionne de manière relativement opposée à ce monde dans lequel plus vous pensez froidement, comme un ordinateur ou une machine, plus vous pouvez faire de meilleurs calculs, plus vous êtes sage.

Dans la spiritualité tout est à l’opposé puisque le récipient spirituel est basé sur l’émotion, le désir de plaisir. Tous les comptes sont dans le désir de recevoir. Si vous ne mettez pas ce désir de côté et commencez à jouer avec lui, vous n’aurez pas avec quoi travailler. De quelle autre façon allez-vous atteindre le sentiment, la compréhension et l’atteinte?

Une pensée est la force de Bina et Bina est totalement basée sur un sentiment fort, puisque c’est le niveau de Hokhma qui voulait ressembler à Keter. C’est comme un invité qui découvre qu’il veut être comme l’hôte car sinon il ne peut pas exister.

Le problème n’est pas seulement d’exister, mais d’exister à la Lumière de l’hôte. Mais cela est impossible si vous ne Le remboursez pas au moins en Le traitant aussi bien qu’Il vous traite. Vous ne pouvez pas Le payer comme dans un restaurant ni l’indemniser pour les frais qu’il a fait pour la préparation des rafraîchissements pour vous, pour le coût des produits, le carburant, le travail, majoré de 20%. Il s’attend à un sentiment de vous qui est révélé dans la pensée, dans Bina. Tout est accompli dans le récipient de sentiment. Donc, tous nos progrès découlent de la déception, de la tension, et d’un sentiment de pénurie économique, que nous traduisons à une carence spirituelle.

De la 2ème partie du Cours quotidien de Kabbale du 14/05/13, Le Livre du Zohar – Introduction

Connaître le Créateur est appelé une pensée

Dr. Michael LaitmanQuestion: Qu’est-ce qu’une pensée?

Réponse: Une pensée est le point de connexion entre la créature et le Créateur. C’est une carence spéciale par laquelle l’être créé peut grandir. D’une part, il s’agit d’une déficience corporelle, car une personne est impuissante, ne sachant pas quoi faire de sa vie et la façon de se gérer dans la vie. Tout commence à partir de troubles physiques terrestres ordinaires. Mais si une personne parvient à transcender ces problèmes sans les négliger mais en les voyant comme un moyen, alors ils constituent l’infrastructure à partir de laquelle elle peut s’élever vers le Créateur et le remercier de l’avoir réveillé.

Si une personne veut savoir quelle est la bonne intention et la bonne attitude envers tout ce qui arrive, cela signifie qu’elle exige une pensée. Elle élève son point corporel de carence à Bina en ne demandant pas pour elle-même, mais plutôt en demandant ce à quoi cela devrait la conduire dans la connexion avec la Divinité: Comment peut-elle apprendre à connaître le Créateur par ces lacunes. Connaître le Créateur est déjà appelé une pensée.

Ainsi, ce point noir devient Noukva pour Hokhma, ce qui signifie qu’il est incorporé dans Bina qui exige la compréhension. Cette carence oblige Abba ve Ima (Père et Mère) à s’accoupler et donner naissance au futur être humain, au niveau suivant.

De la 2ème partie du Cours quotidien de Kabbale du 14/05/13, Le Livre du Zohar – Introduction

Laissez l’âne hors du cercle

congrès, groupeQuestion: Quelle action intérieure puis-je effectuer afin d’aider les amis et pas seulement leur sourire, mais pour réellement donner et donner de l’intérieur? Je ne tiens pas être quelque temps au congrès et puis rentrer à la maison. Je veux créer et exécuter cette action intérieure, alors comment puis-je faire cela?
Réponse: Nous allons organiser des ateliers et vous devriez essayer de vous écouter les uns les autres, et de sentir le cercle formé par votre réunion . Tout le monde doit baisser la tête devant les autres afin qu’il puisse recevoir de leur part. En même temps, tout le monde peut aussi ajouter aux autres, leur donner. Vous devriez vouloir une force spéciale pour apparaître dans le cercle, la force qui sera partagée par tous les participants dans le cercle.
Aucun de nous n’a aucun sentiment ni esprit de lui-même car notre propre cœur et esprit appartiennent à l’animal, à l’âne, qui est laissé en dehors du cercle. Dans le cercle, cependant, il y a des âmes et non des corps. Vous ne voyez pas les personnes physiques devant vous, mais seulement leur désir de se connecter afin de révéler le Créateur. C’est le but de cet exercice.
Si nous parvenons à nous connecter correctement, nous allons commencer à ressentir une certaine proximité avec quelque chose de nouveau que nous n’avons pas ressenti jusqu’à présent. Il y aura un sentiment particulier, une force spéciale qui est extérieur à vous, qui vous sort de votre corps. C’est l’expérience que nous devons atteindre.
Du congrès du New Jersey 10/05/13, Leçon 1

Les lettres qui prennent vie

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment peut-on dire à un moment donné, en dépit de tous les problèmes, qu ‘«il n’y a rien hormis Lui» et que «Il est bon et bienveillant » si je ressens le contraire en ce moment? Dois-je combiner les sentiments avec des mots?

Réponse: Nous commençons à travailler à partir d’un état d’incertitude totale. Nous n’entendons et ne lisons que «Il n’y a rien hormis Lui». C’est ainsi que le premier article de Shamati commence: «Il est écrit:. Il n’y a rien hormis Lui» C’est ce que les kabbalistes disent! Mais ce ne sont que des mots pour moi qui n’ont aucun sens. Alors, comment puis-je les développer?

J’essaie de transformer ces paroles en actes qui m’impressionnent. Je trouve donc un groupe dans ce monde qui prétend qu’«il n’y a rien hormis Lui», et je suis incorporé dedans de telle sorte que cela m’influencera et me convaincra qu’en effet il n’y a rien d’autre que la force supérieure. Au moins, ils parlent de ce que disent les kabbalistes.

Je me connecte à ce groupe et me soumets devant eux, élevant mes amis au-dessus de moi, de sorte que le principe de « Il n’y a rien hormis Lui» sera plus audible et que je sentirai combien il est important. J’essaie d’être sous l’impression de ce slogan, qui en même temps n’existe que sur le papier pour moi.

Mais si je travaille avec mes amis, je commence à recevoir la Lumière qui ramène vers le Bien à travers eux. Cette lumière est dans leurs paroles et dans la mesure où je fais un effort dans le groupe et me soumets devant lui en servant mes amis, la lumière change ce slogan. La lumière est habillée en ces mots et leur donne vie. Je commence à sentir la vie dans les lettres qui composent les mots « Il n’y a rien hormis Lui».

Je commence à sentir les lettres comme des récipients vivants qui sont pleins de lumière, et alors les récipients, mes désirs, commencent à se déplacer avec ces lettres en fonction de la lumière qui passe à travers eux. Ce n’est pas seulement une lumière, mais plutôt une lumière «formatée» qui a pris la forme de ces lettres. Il s’avère que je suis impressionné de différentes manières par la phrase « Il n’y a rien hormis Lui» et commence à voir, à comprendre et à sentir comment cela est exprimé dans différents états et manières. J’apprends à travailler avec cela.

La phrase qu’était autrefois lettre morte pour moi, juste un slogan écrit, commence peu à peu à prendre vie. Par conséquent, j’essaie de le remplir dans différents états, le bon et le mauvais. Je m’accroche à elle surtout dans les mauvais états, car en attendant, je suis un égoïste. Si l’unicité du Créateur: «Il n’y a rien hormis Lui» et «bon et bienveillant» m’est révélé de façon désagréable, cela signifie que j’acquiers des récipients du don et que je me lève au-dessus de cette douleur. J’avance vers l’état de: «Ne fais pas à ton ami ce qui est détestable pour vous. » Je déteste cet état et je veux m’élever au-dessus. Je ne pense pas que le Créateur m’a causé tous ces problèmes, mais plutôt, je les attribue à mon ego. Ainsi, j’acquiers l’attribut de Bina, «de donner pour donner. »

Puis, dans des états très désagréables, je commence à recevoir des états agréables, ce qui est beaucoup plus difficile, car je dois m’élever au-dessus. C’est déjà la foi au-dessus de la raison sur le deuxième niveau, non seulement au-dessus du désir de donner, mais aussi au-dessus du désir de recevoir. Je travaille déjà avec AHP.

C’est comme si je travaille contre le « bon et bienveillant », ce qui signifie que je reçois à la fois le bien et le mal aussi, comme la même chose. Ainsi j’arrive à l’amour, dont il est dit: « Aime ton prochain comme toi-même», puis «Aime ton Seigneur», le plus haut niveau de cet état, Keter.

Tout ce travail est fait dans «la foi au-dessus de la raison. » La lune est synonyme de Malkhout, qui se «sanctifie» elle-même dans son état le plus sombre, et par cela commence à illuminer avec la Lumière Réfléchie. Cela n’a rien qui lui soit propre, et n’en a pas besoin de rien de propre non plus. Elle dit au soleil qu’elle veut être comme lui. Et plus la lune devient comme le soleil, plus la terre détermine toutes les apparences de la lune, dans la mesure où Malkhout est adaptée à Keter.

De la 1ère partie du  Cours quotidien de Kabbale du 24/04/13, Les écrits du Rabash