Category Archives: Travail en groupe

Obliger le Créateur à nous aider

Dr. Michael LaitmanAfin que nous devenions semblables à la Lumière supérieure, nous avons notre chemin bien connu: Nous avons besoin d’étudié avec l’intention de la Lumière qui nous influence et crée ce désir, cette aspiration intérieure, cette tendance intérieure en nous. Rien d’autre n’est nécessaire.

Cela semble très simple. En effet, tout est déjà devant nous. Même selon les critères corporels, il est évident que si quelqu’un aime quelque chose ou quelqu’un, aspire à quelque chose ou quelqu’un, il veut donner. Il le remplit comme l’amour d’une mère pour son enfant. Regardez comme elle est heureuse de tenir dans ses bras une petite créature. Cela s’empare d’elle tout entière. Elle n’a besoin de rien: son amour pour lui est suffisant pour la remplir.

Si nous avons de tels exemples dans notre monde, pourquoi est-il si difficile pour nous de maintenir cette condition en ce qui concerne le monde spirituel? C’est parce que la condition du don sans réserve et l’amour est spirituel, il doit être dirigé vers l’extérieur de moi-même et non vers moi-même, pas pour moi. C’est le problème.

Ainsi, afin de former en nous-mêmes le mouvement en avant, vers l’extérieur de nous-mêmes, nous avons besoin d’exercices spéciaux, les compétences uniques que nous pouvons acquérir que si nous essayons de nous unir. Cependant, les tentatives d’union nous conduisent au désespoir parce que nous essayons de le faire seul. Nous avons essayé de le faire plus d’une fois, sans succès, bien sûr.

Finalement, après de nombreuses tentatives indépendantes d’union: «Où est notre responsabilité mutuelle, notre don sans réserve mutuel, la considération mutuelle? Où est notre récipient spirituel? « Et ainsi de suite, nous commençons à réaliser que rien ne peut nous aider ici, et nous abandonnons. Un seul espoir demeure: que la Lumière supérieure vienne et nous corrige.

Mais la lumière ne vient pas puisque nous ne La demandons pas. En fait, nous demandons  l’épanouissement. Nous ne pouvons approcher la Lumière que si nous essayons de nous unir. Lorsque nous effectuons des actes de l’unité (que nous devons faire d’égal à égal, puisque l’amour et le don mutuel sans réserve  ne peut être que parmi les égaux), alors dans notre unité, au sein de notre cercle, nous sentirons que nous manquons d’aide d’en haut. C’est vraiment ce qui nous manque.

Actuellement, nous nous rappelons tout simplement qu’il ya quelque chose d’autre qui pourrait nous aider. Je peux dire que pendant les leçons, mes élèves se mettent soudain à se rappeler: «Oh, oui! Nous avons également besoin du Créateur! Nous ne pouvons rien faire par nous mêmes. Nous avons besoin de donner sans réserve et de ne pas recevoir, de ne pas attendre quelque chose en retour, mais plutôt d’aspirer au don sans réserve et d’investir certains efforts certains dans cela …. « Ainsi, les tentatives correctes pour atteindre le don sans réserve ne peuvent être qu’au sein du groupe.

Le groupe peut être virtuel ou physique, cela n’a pas d’importance, mais tout doit être fondé sur le lien entre les amis. Nous ne devrions pas oublier ce point. Maintenant, tous les mouvements privés sont dirigés pour nous-mêmes. Il nous semble qu’ils partent de nous vers les autres, mais tout ceci n’est pas vrai et c’est totalement irréaliste, car cela est réalisé égoïstement.

Seulement quand moi, avec les amis, nous commençons à aspirer à la considération mutuelle, à notre centre commun, à notre objectif commun, et que nous essayons de prendre les dispositions pour nous tous de détenir un seul désir, une seule aspiration, une seule prière, alors à l’intérieur de nous, nous révélerons que la force supérieure, le Créateur « est assis » là. Quand on Le regarde, nous devrions agir comme si nous avions une demande unifiée vers Lui, et nous tous, ensemble, comme un seul homme, nous nous concentrons sur lui avec une demande sérieuse.

Le Créateur attend, Il veut cette demande. C’est précisément ce qui L’oblige à nous apporter de l’aide sous forme d’une force unique du don sans réserve et d’amour, ce qui signifie demeurer en nous. Il ne donne rien ou ne reste nulle part. Il remplit tout, donc il a simplement besoin d’être révélé en nous. Cette révélation de Lui à l’intérieur de nous est ce qu’on appelle révéler la Lumière supérieure: la force du don sans réserve, l’amour, le degré supérieur.

Nous avons tous besoin de le demander ensemble, constamment demander et exiger, mais ensemble, en ce qui concerne notre centre, ce qui signifie notre volonté unie au sein duquel nous allons révéler la nécessité du Créateur. Et puis nous verrons que tout ce que nous avions fait avant, n’était que pour atteindre l’état dans lequel nous sommes tous unis ensemble dans la demande de révéler le Créateur en nous, que seule la révélation de l’attribut de l’amour et du don sans réserve nous sauveront.

De la conférence sur Journée de l’Unité « d’acquérir une volonté de donner » 29/01/2012

Attrapez la corde

Dr. Michael LaitmanQuestion: Vous dites que nous devons prendre le bout de la corde que le Créateur nous tend. Quand j’étais enfant, je pendais une laisse devant le nez de mon chien et, lorsqu’il sautait pour l’attraper, je le tirais vers le haut. Donc, maintenant il s’avère que je suis dans une situation comme ce chien.

Réponse: C’est vraiment ainsi. Cependant, pensez à Qui joue avec vous. N’est-ce pas un jeu honorable?

Si vous prenez en compte avec Qui vous jouez, alors vous devriez être satisfait. De quoi d’autre avez-vous besoin? Essayez de sentir que vous êtes des partenaires avec le Propriétaire, ou Son fidèle serviteur.

Vous devez sauter sur cette chaîne avec l’intention de donner sans réserve du plaisir au Propriétaire. Après tout, le chien avec qui vous jouiez quand vous étiez enfant, joue avec vous aussi. Il a reçu le plaisir de jouer avec vous! Essayer de vous élever au moins au niveau de ce chien. Je suis tout à fait sérieux, ce qui est assez difficile.

Si vous jouez de cette façon afin de donner du plaisir au Créateur, alors vous deviendrez un être humain.

Vous sautez, car vous avez une connexion avec Lui. Vous sautez et jouez avec Lui, vous allez comprendre et Le sentir. Qu’est-ce qui vous sépare du reste des gens qui sautent après cette chaîne toute leur vie, eux resteront des animaux et vous, vous deviendrez un être humain.
De la leçon de la Convention d’Arava, Arvut 24.02.12 n°2,

La nostalgie de l’avenir

Dr. Michael LaitmanNous avons eu une convention spéciale  dans le désert, qui a eu un impact très fort sur ​​nous tous et a donné à chacun une sensation d’une certaine nouvelle capacité du désir (Kli), et aujourd’hui il est très important pour nous de travailler avec ce récipient.

A chaque instant, chaque jour, nous allons continuer à voir les conséquences croissantes de ce nouveau désir. Il ne sera pas perdu, oublié, ou disparu comme tout le reste dans cette vie, se retirant sous la pression d’un nouveau jour. Au contraire, ce que nous vivons aujourd’hui nous aidera à faire croître tout ce que nous avons atteint là-bas. Et nous ne verrons notre présent qu’à partir de la mise au point et de la perspective de la convention, à travers le prisme de la société et de l’unité que nous avons reçue là-bas.

Pour réaliser cela dans la pratique, nous avons besoin de revenir à la même matière, et de préférence l’étudier ensemble, avec au moins une dizaine de personnes. Comme nous revenons à la même matière, nous allons continuer à éveiller les souvenirs (Reshimot ) de celle-ci, et les analyser de façon critique du point de vue d’aujourd’hui.

Et même si nous serons présents dans la même conversation, ce ne sera pas comme regarder un film hollywoodien ou un souvenir nostalgique. Nous ne retournons pas à l’état passé ;  maintenant nous voulons attirer la même impression profonde de notre passé dans le présent, dans nos désirs actuels, et l’expérimenter toute entière.

Mais je ne reviens pas dans cette vieille photo que j’avais là-bas. Je ne suis pas préoccupé par quand c’est arrivé, où c’est arrivé, et qui était là: je ne regarde pas tout ça maintenant, même si je chéris ces souvenirs, comme une merveilleuse partie de ma vie. Cependant, maintenant je veux travailler avec tout cela et l’utiliser pour mon nouvel état.

Quelque temps a passé, j’ai changé, j’ai quitté cet endroit et semble être retourné à mon ancienne routine habituelle. Mais je veux élever ma vie ordinaire à ce même niveau. Et c’est pourquoi je reviens au même sentiment inspiré que j’ai expérimenté auparavant, mais pour le porter à la hauteur de la charge en cours (Aviout) de perturbations et de préoccupations plus pénibles et plus sévères.  

De la 1 ere partie du cours quotidien de Kabbale du 28/02/2012  N°25 Shamati

L’amour au-delà de l’infini

Dr. Michael LaitmanQuestion : Avons-nous besoin d’ajouter de nous-mêmes plus d’amour à chaque degré spirituel, et si oui, comment cela se réalise-t-il ?

Réponse : Ces degrés sont encore loin de nous, mais au début nous recevons les désirs (les outils) pour cette grâce de notre élévation au-dessus de notre ego et pour essayer de se connecter au groupe, les amis, et pour atteindre la garantie mutuelle et l’adhésion.

Ainsi nous construisons des récipients qui peuvent transcender notre calcul privé. J’essaie d’effectuer un calcul général, en essayant de ressentir comment une autre personne peut être plus importante pour moi que moi-même. Ce sont déjà les premiers pas vers l’amour.

Grâce à ces étapes, nous construisons d’abord en nous une capacité d’aimer, en commençant par le désir de tout simplement ressentir l’autre. Ensuite, nous voulons ressentir l’autre comme nous-mêmes, puis le sentir plus que soi-même, commencer à vivre en lui, vouloir le combler. Nous arrivons ainsi à un état ​​où la Lumière de Hassidim (Miséricorde) remplit tout notre Kli, et donc nous arrivons à l’amour.

Nous commençons à recevoir les désirs de l’autre (AHP) et à travailler avec eux afin que le remplissage de l’autre devienne notre seule préoccupation. De cette manière, nous arrivons à la dévotion totale et à l’amour absolu.

Lorsque nous sommes dans l’amour absolu, nous recherchons constamment quoi d’autre peut être ajouté. Quand nous atteignons un certain degré, le Créateur nous révèle des espaces de plus en plus vides, c’est-à-dire, des degrés de plus en plus hauts. Mais quand nous arrivons à l’amour complet dans le monde de l’Infini, il nous semble que, faisant suite à l’amour mutuel complet et à l’absence de manque, une nouvelle dimension s’ouvre pour nous au-delà du niveau du monde de l’Infini. C’est déjà la transition au-delà des limites de l’amour.

En effet, selon notre entendement et notre raison, l’amour absolu ne peut pas exister. S’il n’y a seulement que le  blanc ou le noir, la créature perd ses sensations. C’est ce qui arrive à un fils qui ressent l’amour absolu de son père. Il n’a rien à atteindre, rien sur quoi travailler, il n’y a pas d’espace vide qu’il doive remplir s’il estime qu’aucune action de sa part, même la pire ou la meilleur, puisse changer l’attitude de son père envers lui.

C’est le problème. Après tout, à chaque fois il doit ressentir une certaine réponse. Dans cette interaction du don et de la réception, il se perçoit. Sinon, il ne sentirait rien. Son père, par son amour infini, annule le fils. C’est pourquoi le Créateur se dissimule Lui-même.

Et comment il en sera à la fin de la correction, nous ne pouvons pas le dire aujourd’hui. De toute évidence, un nouvel espace sera découvert, dans lequel la créature s’élèvera vers une certaine forme d’existence supérieure. Cela va se passer après l’adhésion au Créateur et à l’amour absolu, après avoir senti le Créateur pleinement.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 13/02/2012, Écrits du Baal HaSoulam

Le plus important est notre connexion

Dr. Michael LaitmanQuestion : Comment puis-je vérifier que je renforcer ma connexion avec les amis pendant le cours ?

Réponse : Tout d’abord, c’est le plus important. Notre gain spirituel augmente, lorsque l’on ne cesse de renforcer davantage le lien, atteint lors du dernier congrès d’Arava. Vous devez ajouter de nouveaux efforts à ce que vous avez ressenti là-bas. La Lumière qui corrige vient, quand pendant les leçons, nous écoutons le récit sur ​​le système spirituel dans son ensemble et sur ​​sa structure. Cependant, l’inspiration émotionnelle est plus élevée pendant les actions réciproques d’union. C’est pourquoi nous devons nous connecter les uns avec les autres.
Dans tous les cas, nous devons nous sentir comme si nous étions ensemble à la leçon. Même si nous nous haïssons les uns des autres, comme les amis du groupe de Rabbi Shimon, nous ressentons néanmoins l’état de notre interconnexion.

Question : Une certaine image peut apparaître en moi, mais comment puis-je la transformer en un bien commun et en récompense ?

Réponse : Le groupe, le système, et mon attitude envers mes amis, tout doit fusionner en un seul, tout doit devenir une seule image, en dehors de laquelle rien d’autre n’existe. Jusqu’à ce que vous vous concentriez sur elle, la cible ne sera pas dans votre viseur. Cependant, vous devez travailler à renforcer l’interconnexion, même au détriment de la compréhension du sujet. C’est la différence entre avoir de la sagesse et agir intelligemment.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale du 28/2/2012, Questions et réponses

Une tête dans une fière solitude

Dr. Michael LaitmanQuestion : En quoi l’importance de notre unité influence le reste du monde ? Pourquoi l’intention correcte ne suffit-elle pas ? Pourquoi avons-nous aussi besoin de diffuser physiquement ? Quel mécanisme réveille les gens à qui nous nous adressons ?

Réponse : Nous sommes dans un système commun composé de cinq « couches » d’Aviout (l’épaisseur du désir).

Dans l’ensemble, notre monde appartient au degré zéro ou racine de l’Aviout, plus précisément, sa partie rudimentaire. Dans le langage de la Kabbale c’est ce qu’on appelle la racine de la racine de la racine, ou Malkhout à l’intérieur de Malkhout à l’intérieur de Malkhout du monde d’Assiya. Son désir est perçu sous forme de matière, qui existe en dessous de la vitesse de la lumière.

Le phénomène électromagnétique, la gravité, la physique et la chimie, la biologie et la zoologie, et la matière que nous percevons et reconnaissons, tout cela est essentiellement un désir du plus bas degré, séparé de la Lumière qui le régit. Du point de vue de la personne qui atteint, il n’y a pas de Lumière dans ce désir.

C’est pourquoi je travaille avec la matière. Après tout, une personne faire avec ce qu’elle voit devant elle. Et devant moi, il y a une nature minérale, végétale, animale et humaine du monde matériel, accessible à mes cinq sens. C’est de là que nous commençons : pas seulement de loin ou d’un point neutre, mais à partir d’une place opposée.

La matière du désir descend jusqu’à Malkhout du monde d’Assiya et poursuit son voyage vers le bas, dans la zone égoïste du spectre. Les 125 degrés de descente ne sont apparemment pas suffisants, nous descendons même plus loin dans les cinq couches de l’égoïsme.

Et le plus bas n’est pas n’importe qui, c’est Israël. Il était à la hauteur du don, et c’est pourquoi il est tombé au fin fond. D’un côté, Israël est « la plus petite des nations », mais de l’autre, il a «la nuque raide», c’est-à-dire le plus égoïste. Par conséquent, il éprouve le plus de maux, il est le plus loin, mais en même temps il est capable d’utiliser ce monde mieux que les autres.

Puis, la Lumière provoque des « vibrations » et influence fortement Israël, et ce dernier commence alors à se réveiller. Mais revenir n’est pas moins facile, surtout compte tenu du brassage qui a eu lieu au cours des milliers d’années et qui doit également être pris en considération.

« Pourquoi avons-nous besoin de nous soucier des autres ? » On me demande. « Pourquoi avons-nous besoin de ce lien avec le monde? Ne serait-il pas mieux nous soucier de nous-mêmes ?  »
Où avez-vous vu une tête dans une fière solitude? Pourquoi en avez-vous besoin, si ce n’est pas dans l’intérêt du corps ? Il est écrit qu’Israël a besoin de devenir «un royaume de prêtres» pour les autres nations. Celles-ci ne sont pas en mesure de recevoir la méthode de correction de leur propre chef, mais elles pourront le faire à travers Israël, en étant connecté à lui, à travers la brisure et le mélange.

Ainsi, « Israël » est essentiellement une vocation l’obligeant à établir une connexion avec les autres. Et cela n’est possible que par le contact au niveau matériel de notre monde, le degré du désir le plus bas, que nous percevons sous cette forme aujourd’hui.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale du 28/02/2012, Questions et réponses

Une personne nait dans la joie

Dr. Michael LaitmanNous devrions être très heureux par le fait que nous soyons arrivés à l’ouvrage le plus important, l’analyse la plus importante qui existe dans tous les mondes, même dans les mondes spirituels. Le Baal HaSoulam a écrit qu’il n’y a pas plus heureux moment dans la vie d’une personne que le moment où elle découvre qu’elle est incapable de sortir de son ego et aucun effort d’elle-même ne peut lui venir en aide. Alors elle en vient à sa première prière, son premier cri pour le Créateur.

Ce premier cri est la naissance. Un nourrisson pleure dès qu’il arrive au monde. Et cela signifie qu’une personne est née.

Espérons que nous atteindrons ce cri et deviendrons humain. C’est pourquoi l’effort que nous faisons vers elle s’appelle douleurs de l’enfantement. Et nous devrions être heureux que nous en soyons venus à cette question. Après tout, qui atteint ces douleurs de l’enfantement? Nous devrions être heureux et sérieux en même temps. Mais la joie doit venir de l’état, la mission. C’est là que commence la vie spirituelle.

Quand un enfant naît, les adultes sont heureux, même s’il pleure et crie. De même, l’homme en nous (celui qui fait tout le travail et toutes les analyses) se réjouit, et l’enfant maintenant est en train de naître, il souffre encore de la pression, de la tristesse et de la perception des troubles Ils doivent tous deux être ensemble.

De la leçon 1,de la Convention d’Arava 23/02/2012

Prêt à aimer

Dr. Michael Laitman«Commandement» dans la langue de la Kabbale signifie la correction du désir créé par le Créateur. Le désir se développe avec l’aide de la Lumière qui l’influence pendant les quatre phases de développement de la Lumière. A la fin, le désir «se gonfle» en une taille énorme et obtient tout ce que la Lumière est prêt à lui donner: l’amour, la réalisation, et l’abondance.

Au début, le désir était aussi minuscule qu’une goutte de sperme. Puis, avec l’aide de l’amour, il a « explosé » en une énorme boule. Donc, à un moment donné, quand les sens désirent l’amour, il se met soudain à se rendre compte que sa propre nature est opposée à lui. C’est ensuite immédiatement « dégonflé » et il est retourné à son point de départ.

Qu’advient-il de l’amour ressenti par le désir? Il se transforme en inquiétude et en peur, c’est ainsi, dans son monde propre limité. Le désir ne peut pas faire face à ce qu’il a reçu de la racine à travers les quatre phases de développement de la Lumière et ainsi il se limite lui-même.

Il fait un effort pour gérer la situation, obtenir la similitude, et fusionner avec la sensation précédente. Après tout, cette sensation est en fait la réalisation et la révélation du Créateur et de Son Essence. Ainsi, le désir cherche à « se gonfler » de nouveau et devenir de plus en plus semblable à Lui. Dans un premier temps, il effectue la correction dans les cinq Partsoufim dans le monde d’Adam Kadmon (AK); plus tard, il procède à NHY de AK en vue d’obtenir la Lumière de Hassadim (Miséricorde) dans le monde de Nekoudim, l’endroit du monde d’Atsilout.

Il devient alors incapable de poursuivre ce processus, et l’éclatement se produit: Le désir commence à réaliser que ses propriétés ne lui permettront pas d’atteindre l’amour parfait. Cependant, d’autre part, le désir acquiert une certaine sensation et une certaine compréhension, et il construit les mondes d’Atsilout (A) et de BYA.

Ainsi, nous atteignons la relation que nous avons l’habitude d’avoir dans le monde de l’Infini, en d’autres termes, nous atteignons l’amour. C’est ce que nous nous efforçons constamment de vérifier et de mesurer le niveau de l’amour que nous avons réussi à atteindre.

C’est pourquoi le Créateur a fait le groupe: j’ai des amis, j’ai quelqu’un à aimer. « Pratiquer avec vos amis et vérifier les résultats que vous avez reçus, » dit-Il. « Lorsque vous réalisez l’interconnexion correcte entre vous, je Me révélerai en vous. »

Le Créateur a brisé le récipient collectif, et aujourd’hui nous sommes un groupe brisé. Ce faisant, Il nous a donné une chance de ressentir et de Le révéler grâce à la correction que nous effectuons entre nous. De notre côté, notre volonté d’aimer est appelé le «récipient», et de Son côté, Sa Volonté d’aime est appelée « La Lumière ». A la fin  ils se rencontrent: Notre récipient corrigé est la «Shekhina divine», l’ « assemblée d’Israël, »et le Créateur s’installe en elle.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 09/02/2012, « Introduction au TES »

Faire d’une fantaisie une réalité

Dr. Michael LaitmanLes auteurs du Zohar ont atteint les degrés spirituels et les décrivent pour nous, les arrangeant de sorte que le flux de l’impact de la Lumière à partir de la description de notre état, nous soit bénéfique autant que possible et nous aide à réaliser l’état dans lequel nous nous trouvons.

Ils sont dans le système appelé le monde de l’Infini, un système de travail corrigé. Cependant, il nous est caché, et nous ne savons pas où nous en sommes. Nous sommes comme des bébés qui ne savent pas dans quel état ils se trouvent, dans ce monde, ce qui se passe, qui prend soin d’eux et comment. C’est comme si tout ce qu’ils recevaient, était déjà fait, mais ils ne savent pas d’où cela vient. Ils ont un monde propre à eux, qu’ils peuvent ressentir, et dans lequel ils vivent à l’intérieur.

Nous aussi, nous sommes encore détachés de la réalité actuelle, nous sommes dans une sorte de brouillard, de dissimulation, comme dans un rêve. Si nous pouvons imaginer l’état spirituel dans une certaine mesure, peu importe le degré de précision, et peut être, essayer d’être en lui, nous attirons la Lumière qui corrige à partir de cet État.

Mais il ne suffit pas d’imaginer un état spirituel, même si ce point de vue est plus authentique: que l’humanité est unie ensemble, dans le désir de donner sans réserve les uns aux autres, sous la garantie mutuelle, sous différentes formes correctes de connexion, et même dans le désir d’atteindre la propriété complète du don sans réserve, le Créateur. Ce n’est pas suffisant, car toutes les descriptions que nous essayons d’imaginer, ne sont rien de plus que notre imagination, elles ne sont pas différentes de nos fantasmes terrestres.

Si nous voulons que ces images soient réalisées et prennent une forme plus réaliste, et plus sensée, nous avons besoin d’une force qui va influer sur ce tableau imaginaire du degré supérieur et faire de la fantaisie une réalité spirituelle réelle, une force qui va la réaliser dans la pratique. Cette force est appelée la « Lumière qui corrige. »

C’est pourquoi nous lisons le Livre du Zohar, car à partir de sa lecture, nous appelons nous-mêmes la Lumière qui corrige de la manière la plus bénéfique et la plus forte. Ce que nous lisons n’a pas d’importance. Ce qui est important est dans quelle mesure nous voulons être dans ce sentiment, dans cette intention, dans cet état, comme les auteurs du Zohar qui nous parlent de ce sujet dans des mots qui sont au-delà de notre compréhension. Mais si nous voulons être dans le même cercle avec eux, ça marche, cela nous influence. C’est ainsi que nous atteignons le pouvoir de nous développer.

Dans notre monde, un enfant qui fait des efforts appelle la force de développement à partir de la nature  qui est arrangé pour lui par le système. Qu’il s’agisse d’un jeune chiot ou d’un enfant-la même loi s’applique à tout le monde. Ils sont tous les deux de petites bêtes, des animaux.

Dans le monde spirituel, cependant, tout suit l’intention. Il nous faut faire de grands efforts pour attirer la Lumière que corrige. C’est ce qu’on appelle «s’engager dans la Torah. » Nous commençons la lecture du Livre du Zohar par notre libre choix, avec l’aide des amis, du groupe, et d’un grand travail de préparation intérieure, souhaitant attirer la Lumière qui corrige.

De la 2ème partie du cours quotidien de  Kabbale 27/02/2012, Le Zohar

La dernière porte

Dr. Michael LaitmanNous voyons que, dans leurs explications les kabbalistes reviennent toujours aux mêmes principes. Il n’y a pas beaucoup de règles dans la spiritualité. Un seul et même état d’ascensions et de descentes, ainsi que leurs raisons, nous reviennent de différentes manières, mais c’est essentiellement toujours le même principe. Nous ne recevons pas de nouvelle force tant que l’on n’atteint pas une carence vraie.

Un serviteur du Créateur est une personne qui cherche constamment de nouvelles façons de se rapprocher de Lui. Ce rapprochement implique l’acquisition d’un nouveau récipient, le désir de donner, qui va à l’encontre de notre désir.

Une personne qui commence à étudier ne comprend pas vraiment encore ce que «pour» ou «contre» le désir signifie. Cela perdure jusqu’à ce qu’elle commence à voir qu’acquérir la spiritualité est en fait à la fois facile et difficile. Beaucoup de temps passe jusqu’à ce qu’elle commence à comprendre de quoi il s’agit.

C’est une sorte de période intérieure, qui transparaît secrètement à l’intérieur, par laquelle une personne participe à un travail spirituel plutôt passivement. Elle imagine encore la spiritualité comme quelque chose d’agréable à son égoïsme, une acquisition qui va lui donner des connaissances, une plus grande puissance sur les autres, et qui lui permettra de satisfaire ses désirs. En fait, une personne vient à la spiritualité pour cela, après avoir perdu l’espoir d’être satisfaite dans ce monde. C’est pourquoi elle décide de recevoir une satisfaction spirituelle.

Tout le monde pense de cette façon. Sinon, pourquoi étudier ? C’est ainsi que l’En-haut, la nature, fait les choses pour attirer une personne. Et même si vous dites à une personne quelque chose d’autre, elle ne vous entendra pas. Mais ce mensonge bénéfique retient une personne, au cours de cette période, dans le sentiment qu’elle est sur le point d’acquérir de plus en plus dans son désir de recevoir, dans son ego. Elle n’a pas vraiment comprit ce qu’on lui a dit, et bien qu’elle répète les mots « les désirs de donner», «la foi au-dessus de la raison, » elle n’a pas vraiment conscience de ce que c’est.

Elle attribue à ces notions sa propre interprétation intérieure, et est incapable de percevoir autrement. Il en est ainsi jusqu’à ce que finalement, grâce à l’étude de la sagesse de la Kabbale et de quelques légers coups ici et là, elle commence à comprendre en quelque sorte le vrai sens des concepts, tels que le désir de donner, l’amour de l’autre, et commence à s’élever au-dessus des buts égoïstes.

Elle commence à écouter davantage et est prête à rejoindre l’attribut du don. Tout d’abord, il s’agit d’un accord général, théorique, quelque chose d’abstrait : désirer donner au monde entier, à l’humanité, au Créateur … Ces concepts sont plutôt vagues, éloignés de la personne elle-même, de son entourage, et d’une réalisation effective.

C’est pourquoi elle est prête à « donner du contentement à son Créateur. » Mais quand il s’agit de mesures concrètes et qu’elle doit « aimer l’autre », les amis, elle n’est pas prête à faire cela. Encore une fois, cela demande beaucoup de travail.

Puis à nouveau, la Lumière Supérieure agit sur elle, en changeant ses récipients, jusqu’à ce qu’elle commence réellement à entendre que le désir de donner se réalise au sein du groupe. Le Créateur exige que nous réalisions en fait l’amour des autres, autant que nous le pouvons.

C’est bien sûr un mensonge, mais c’est un début.  Ainsi une personne devient le serviteur du Créateur – si elle fait effectivement des actions, qui aboutissent au désir de donner. Bien sûr, une personne ne crée pas elle-même ce désir de donner, ce n’est pas une conséquence directe de ses actions. Elle agit, comme si elle plantait les graines et voyait que rien ne germe. Et alors, elle recommence sans avoir encore obtenu de résultat, ce qui génère en elle beaucoup de déceptions.

En même temps, elle voit parfois un certain succès partiel : un peu plus de compréhension et de sensation. Finalement, cependant, elle arrive vers «ceux qui versent des larmes» et voit que son travail n’a servit à rien, si ce n’est à une demande, une requête, une prière adressée au Créateur. Quand elle arrive à cet état, appelé « la prière du plus grand nombre», et ouvrant la porte du ciel. Toutes les portes sont fermées, seule la porte des larmes s’ouvre. C’est ce qu’une personne découvre.

« Les Portes » (« Shéarim» en hébreu, vient de la même racine que le mot « supposé » – « Meshouar« ) et indique la façon dont une personne imagine la récompense attendue. Elle veut recevoir quelque chose derrière toutes ces portes, m’importe quoi sauf le désir de donner, et concernant le don, elle pleure seulement parce qu’elle voit clairement qu’elle ne peut pas l’atteindre par elle-même. Elle n’a pas non plus vraiment envie de l’atteindre jusqu’à ce qu’elle comprenne son importance.

Ainsi, une personne verse effectivement beaucoup de larmes, jusqu’à ce qu’elle crée la porte des larmes, jusqu’à ce que finalement elle termine sa construction en désirant l’attribut du don et en étant pas capable de l’atteindre. C’est pourquoi, elle est forcée de se tourner vers le Créateur. Jusque là, elle n’avait pas besoin de lui, mais maintenant elle voit que le Créateur est nécessaire.

Donc, par conséquent, elle veut le désir de donner et elle ne peut le recevoir que du Créateur. Elle parvient à tout cela dans le groupe, parce que c’est impossible autrement, et puis elle « récolte les fruits. » La Lumière qui corrige vient et le connecte avec les amis, et en leur sein le Créateur se révèle. Alors, une personne  » profite » du fruit de son travail spirituel. Tel est le chemin du serviteur du Créateur.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 27/02/2012, Écrits du Rabash