Category Archives: travail intérieur

En binome ou en groupe de dix?

Dr. Michael LaitmanQuestion: Lorsque nous travaillons dans un groupe de dix, il semble que nous soyons mains liées parce que nous avons honte de révéler certaines choses. Dans une relation entre deux amis, nous agissons avec une plus grande liberté.

Réponse: Il ne s’agit pas de liberté. Au contraire, dans l’intervalle, il n’y a pas d’autre structure à travers laquelle il est possible de se sentir au niveau suivant avant même d’y entrer. C’est une découverte très forte et soudaine, à la suite de la collecte d’un immense potentiel interne.

Essentiellement, vous vous construisez. Dans l’union entre vous, vous commencez à acquérir de nouvelles sensations, des habitudes, des caractéristiques et une intelligence, et découvrez toutes sortes de sentiments. De cette façon, même avant d’entrer dans le monde supérieur, vous en construisez en vous un système de conscience et de perception.

Quand une personne agit seule, tout se passe différemment. Aujourd’hui, notre monde évolue dans une direction différente, uniquement sous la forme d’un groupe! S’il n’y a pas de groupe, il est très difficile de travailler à deux, et il est encore plus difficile de travailler en binome avec l’enseignant. C’est difficile parce que vous commencez à profiter de lui, le rabaisser et le considérez comme un parent. En général, c’est comme cela que nous nous comportons avec les parents, comme s’ils nous devaient quelque chose.

Mon professeur, Rabash, avait une situation similaire. Il m’a dit combien il lui était difficile de s’annuler constamment devant son père. Donc, il est également difficile de vous annuler devant l’enseignant si vous apprenez avec lui en binome. C’est ce qu’on appelle étudiant-ami, et ce n’est pas facile.

Donc, soyez reconnaissant, et considérez-vous chanceux d’avoir un groupe.

De la Leçon 3 du congrès de Saint-Pétersbourg « 2ème jour » 20.09.14

Demandez des explications au Créateur

Dr. Michael LaitmanQuestion : Nous disons toujours : « Il n’y a rien hormis Lui » et utilisons cela partout comme une pub. Si, par exemple, quelqu’un me blesse ou me met en colère, je réagis en conséquence, mais alors je me souviens : « Oh, mais ça vient du Créateur. Eh bien, puisque c’est de Lui, alors c’est très bien. »

Comment pouvons-nous parvenir à un tel état où je réagirais envers l’ami avec le même émerveillement que j’ai envers le Créateur : « Oh, mais c’est mon ami ! »

Réponse : Ce n’est pas exact. Nous ne pouvons pas atteindre le Créateur, et c’est pourquoi vous dites : « Oh d’accord », vous rassurant vous-même et acceptant tout ce qui arrive. C’est de la complaisance, comme ils disent, « l’Opium pour les masses ».

En réalité, il faut atteindre l’absolu parfait. Quand vous comprenez vraiment, sentez, et atteignez le Créateur, alors votre accord avec Lui va acquérir une force réelle.

Jusque-là, vous continuerez à vous consoler avec « Il n’y a rien à faire. Le Créateur est… » Comme ils l’écrivent dans les polices d’assurance : « Frappé par la foudre ; rien ne pouvait être fait. Qui est à blâmer ? Il s’agit d’une force extérieure. »

Question : Peut-être y a-t-il un manque d’analyse ici ?

Réponse : Il s’agit seulement d’un manque d’atteinte ! Ce n’est pas une question de pensée, mais d’organes de l’atteinte, les Kélim (récipients). Une réaction correcte est nécessaire.

D’abord et avant tout, nous devons demander que ce qui arrive devienne exactement clair. Demandez, et ne soyez pas simplement d’accord, puisque grâce à cela, vous glissez sur tout ce qu’Il fait avec vous. Il veut vous défier pour un sentiment mutuel grave, une clarification, mais vous agréez à titre préventif : « Non, non, pas besoin de cela ; c’est tout bon. »

Demandez des explications au Créateur !

Du congrès de Saint-Pétersbourg, « Troisième Jour », Leçon n°6 du 21/09/14

A l’avance

Dr. Michael LaitmanComme il est écrit : « Il n’y a rien hormis Lui. » Tout notre travail est concentré sur cela. Dans chacune de mes actions, de mes sensations, de mes désirs, de mes pensées, je veux Le révéler, Lui qui m’envoie tout cela.

Il est l’organisateur, Celui qui agit authentiquement. Quoi que je fasse au demeurant, Il le fait à travers moi et je dois découvrir comment Il travaille à l’intérieur de moi, comme la force supérieure, le Créateur, agissant comme un « dérivé » au sein de l’être créé.

Parvenant à cela, j’atteins l’adhésion. En faisant l’expérience de l’action, je suis d’accord avec ce que le Créateur fait à travers moi, et puis je deviens un seul tout avec Lui.

Sur le chemin de l’adhésion, je passe par beaucoup de résistance, je suis surtout envoyé dans la dissimulation et dans des formes diverses. Cela me permet, dans les moindres détails, de me mettre en conformité avec le Créateur, de fusionner avec Lui, d’adhérer à un point tel que je ne ressens même pas Celui qui produit mes pensées, mes actions, et mes désirs au fond de moi, mais moi, moi-même, comme si j’étais en avance de Sa création ; tout cela parce que je suis dans l’adhésion avec le Créateur et que je Le connais.

De KabTV, « Une Nouvelle Vie » du 05/10/14

Tout est déterminé par l’importance du but

congrès, groupeQuestion : Comment peut-on construire correctement  le désir « de recevoir en vue de donner sans réserve » ?

Réponse : Recevoir pour donner sans réserve est une chose incroyablement difficile et ne vaut pas la peine d’y penser pour le moment. Notre première tâche est de nous élever au-dessus de notre ego. Et nous devons utiliser notre ego et d’avantage « en vue de donner sans réserve », cela est une lourde tâche.

Commentaire : Mais quitter sa propre nature n’est pas moins qu’une « lourde tâche ».

Réponse : Non, c’est beaucoup plus faible. Tout commence par une personne qui s’annule elle-même à l’égard du groupe. La croissance et l’accumulation de l’importance de l’objectif, le niveau appelé Lo Lishma (pas en Son nom) arrive alors qu’elle est encore dans l’ego, mais progressivement elle progresse vers le départ de celui-ci.

Quitter l’ego est appelé traverser la Makhsom (barrière), une limite conditionnelle entre deux mondes, physique et spirituel. En outre, une personne commence à monter aux niveaux de « don sans réserve en vue du don », atteint le cinquième niveau maximal et seulement plus tard, le niveau de « recevoir en vue de donner sans réserve ».

Question : Et si je n’ai pas de désir d’être intégré aux autres, que se passe-t-il alors ?

Réponse : Personne n’a ce désir. Mais la nécessité l’oblige. Si vous voulez atteindre le but de la vie, vous avez besoin de passer par tout cela, et si non, alors vous aurez besoin de passer par cela contre votre volonté. Au départ, vous n’avez pas envie de travailler contre l’ego, vous êtes une personne en parfaite santé. Mais l’importance du but vous oblige à commencer à travailler contre lui.

Du congrès de Saint-Pétersbourg, « Troisième Jour », Leçon n°5 du 21/09/14

Consolider les coeurs

congrès, groupeQuestion: Lorsque nous essayons de mesurer le désir d’un ami par nous-mêmes, à entrer en lui, une force d’opposition commence à fonctionner à l’intérieur de nous. D’où vient la seconde force équilibrante qui nous aidera à « entrer dans l’ami » ? Que manquons-nous?

Réponse: Une force étrangère externe est nécessaire pour frapper notre ego. Nous voyons que nous ne sommes pas consolidé dans nos cœurs. Il est impossible de gratter la membrane du cœur. Ce sac plein de sang bout et bat en nous, mesurant à chaque seconde de la vie qui nous reste et nous ne pouvons rien y faire. Ce qui est requis est une force extérieure qui reliera nos cœurs.

Il est possible d’avoir cela que par une bonne intention tout en étudiant les sources réelles de la Kabbale du Baal HaSoulam et du Rabash. Donc, nous devons constamment essayer, essayer, et essayer de le faire. Il n’y a pas d’autres moyens.

Vous devez tous ensemble essayer d’annuler le mur de fer qui existe entre vous. Vous sentez à quel point il sépare vos cœurs. Donc, essayez de le percer!

Du congrès de Saint-Pétersbourg « troisième jour » 21/09/14, Leçon 5

Où trouvons-nous la connexion entre nous ?

congrès, groupeQuestion : Durant les ateliers nous avons atteint un tel lien dans nos dizaines qu’une question se pose : que peut-on faire ? Que pouvons-nous ajouter ?

Réponse : Je pense qu’il nous est impossible d’être plus proches de notre propre gré. Nous avons connu la limite du rapprochement de notre propre chef et maintenant nous avons besoin d’y attirer le Créateur.

Nous sommes passés par une étape de sensations et avons compris ce que cela signifie que d’être un tout à un certain degré, et maintenant nous avons besoin d’apprendre ce qu’est la force supérieure, nous devons essayer de ressentir, d’entrer et de nous fondre dans toute la dizaine de sorte qu’elle régnera sur nous. Lorsque nous y plongeons totalement, nous allons y trouver la connexion entre nous.

Question : Qu’est-ce que cela signifie d’attirer la force supérieure ? Est-ce en pensée ou en action ?

Réponse : Nous, collectivement, devons nous imaginer comme existant dans la propriété du don complet qui nous dirige, nous enveloppe et nous régit. En me rapprochant de mon ami et en désirant m’inclure en lui, je me prépare pour que le Créateur vienne à moi. Cela doit être clair dans la sensation, pas dans les actions.

Extrait du congrès de Saint-Pétersbourg, Leçon n°5, le 21/09/2014

Tout est dans le groupe de dix

congrès, groupeQuestion: Un étrange sentiment de fierté pour le groupe de dix se dessine en moi. Auparavant, je pensais que j’étais meilleur que quiconque. Et maintenant, quelque chose apparaît en moi qui m’a permis de sentir ce groupe de dix. Cela m’a étonné. Qu’est-ce que c’est ?

Réponse: Nous commençons à sentir que le groupe de dix, c’est comme un corps dans lequel nous sentons vraiment le monde supérieur, en particulier une nouvelle vie apparait, de nouvelles caractéristiques et les connexions qui seront appelées le monde de l’Infini.

Tout est à l’état latent dans le groupe de dix dans sa structure au sein de ses caractéristiques révélées. Nous n’avons pas besoin de courir à un endroit ni de chercher quelque chose, quelque part plus. Tout est en lui ! En lui il y a le bien et le mal, nous et le Créateur. En lui, nous découvrons le monde entier; par lui, nous pouvons voir correctement le monde. Tout est dans le groupe de dix.

Du congrès de Saint-Pétersbourg « 2ème Jour » le 20/09/14, Leçon 3

Ne jouez pas avec l’ego, concentrez-vous sur votre âme

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment doit-on travailler correctement avec les désirs étrangers car plus vous avancez, plus ils apparaissent ?

Qu’est-il préférable de faire : interdire mes points faibles afin de ne pas tomber dans satisfactions égoïstes, ou calmer ma « bête » quand elle dit: «donne moi ça », pensant que je fais cela pour me rapprocher de la spiritualité?

Réponse: Vous ne pouvez jamais calmer votre bête! Vous ne pouvez pas la satisfaire sous quelque forme que ce soit! Peu importe combien de liberté vous lui donnez, peu importe combien vous la remplissez avec toutes sortes de plaisirs, elle ne calmera pas. D’autre part, la limiter ne va pas l’aider.

Nourrissez-la, et elle voudra doubler. Limitez la, et elle voudra toujours deux fois plus. Il vous semble qu’il existe des possibilités inépuisables de plaisir qui existe.

Comment est-il possible de surmonter cela? Vous n’avez pas besoin d’être impliqué dans votre bête. Ne la frappez pas, et ne l’apaiser pas. A la place, concentrez-vous sur votre l’âme. Fermez les yeux, comme si la bête n’existait pas, et impliquez vous dans le travail spirituel. Rejoignez un groupe pour prendre des fonctions et des responsabilités et accomplissez-les sans dévier vers la bête, parce que jouer avec l’ego n’apporte rien de bon.

Du congrès de Saint-Pétersbourg « 1er jour » 19/09/14, Leçon 2

A propos de la connexion mutuelle et de l’amour

congrès, groupeQuestion: Vous avez parlé d’une connexion mutuelle entre les groupes de dix et chacun d’entre nous. Quelle est cette connexion?

Réponse: Une connexion est quand je pense à vous et que vous pensez à moi. Je remplis vos désirs, et vous remplissez les miens parce que chacun ne peut pas satisfaire ses propres désirs. Dans le monde spirituel, nous pouvons nourrir l’autre, mais chacun ne peut pas se nourrir.

C’est exactement pareil avec l’amour. Il doit y avoir une coopération mutuelle, un partenariat, une connexion mutuelle, un sentiment commun, et comment vous procurez de la joie et du plaisir aux autres.

Un sentiment de la mutualité et de connexion apparaît uniquement lorsque vous connaissez les besoins de l’autre et vous les satisfaisez. Il connaît vos besoins et les remplit, et quand chacun d’entre vous a du plaisir à donner à l’autre, alors ce sentiment partagé s’appelle l’«amour».

Certes, il n’y a aucune chance de trouver cela dans notre monde, mais dans le monde spirituel, tout n’existe que sous cette forme.

Du congrès de Saint-Pétersbourg  » 1er jour » 19/09/14, Leçon 2

Une longueur d’onde commune

Dr. Michael LaitmanDans L’Étude des dix Sefirot, il est expliqué d’où vient la Shevira (brisure) du désir collectif et sa correction, c’est-à-dire l’union et la connexion, pourquoi elles sont ainsi, même si en principe, ces lois sont très logiques, et en général nous les comprenons avec notre nature physique. Nous devons essayer de les réaliser dans nos ateliers en s’immergeant et en étant inclus l’un dans l’autre, et en étant d’accord avec ce que dit un ami. Être d’accord signifie avancer avec ce qu’il dit. Je navigue sur sa longueur d’onde et pense comme lui. Je ne cherche pas à justifier ou à juger ses paroles, non !

Je suis avec lui dans ses désirs et ses pensées. Il dit une phrase et je suis dans cette phrase, comme si c’était la mienne. C’est tellement important que j’essaie de deviner sa pensée et son désir de telle sorte que s’il devait s’arrêter, je pourrais continuer et déclarer exactement ce qu’il allait dire. Et il en est ainsi de chacun de nous.

Nous nous ressentons comme étant complètement égaux, pas plus haut ni plus bas que les autres. Car seuls ceux qui sont égaux se connectent les uns aux autres et se trouvent dans la communication mutuelle. De ce fait, c’est comme cela que nous nous orientons nous-mêmes.

Nous essayons de nous entraider à tel point que depuis le début de l’atelier jusqu’à sa fin, je me surveille à chaque instant afin qu’aucune de mes pensées et qu’aucun de mes désirs ne soient en contradiction avec la discussion, de sorte qu’ils ne soient pas superflus ou étrangers à ce dont nous participons maintenant. Il est nécessaire d’essayer de se détacher du monde entier, autant que possible, de bouillonner uniquement entre nous, de discuter de tout ce qui se passe parmi nous et de ce que nous pouvons ajouter pour inviter la révélation de la Lumière Supérieure sur nous-mêmes.

Dès le moment où je vois que quelqu’un n’est pas engagé dans le sujet, est déconnecté, s’écarte de la direction (peut-être qu’il a des problèmes personnels), je fais des efforts pour l’aider à revenir à notre flux. Chaque personne qui s’écarte de la longueur d’onde commune devient une perturbation pour tout le monde. Cela affecte à la fois les femmes et les hommes.

Quelqu’un qui s’écarte du cadre de l’atelier d’une certaine manière et qui est à l’extérieur de nos désirs et nos pensées dérange tout le monde. Mais il se dérange beaucoup plus lui-même. C’est parce qu’il est dans un système unifié et qu’il crée une perturbation en son sein ; il est un organe qui ne fonctionne pas correctement et il attire sur lui une influence négative de l’ensemble du système. Nous devons donc essayer d’être des composants positifs du seul Kli de l’âme collective.

Du congrès de Saint-Pétersbourg, Leçon préparatoire n°2 du 18/09/14