Category Archives: travail intérieur

Une pierre contre l’autre

Dr. Michael LaitmanRabash, Lettre 40: Et vous devriez vous demander: «Que peut-on faire s’il sent qu’il a un cœur de pierre envers son ami … »

Le conseil est très simple: la nature du feu, est que quand des pierres se frottent les unes contre les autres, le feu prend … Et c’est seulement lorsque les deux ensemble ont l’intention de donner et non pas pour la charité, et malgré la lassitude des cœurs, même des plus forts, chacun fera sortir des enceintes de son cœur la chaleur qui s’y trouve, et de cette chaleur jaillissent des étincelles d’amour qui tissent un vêtement d’amour, et tous les deux sont recouverts par une même couverture, ce qui signifie qu’un amour unique les entourent et les enveloppent, car on sait que Dvekout [adhésion] unit deux parties en une seule.

Quand un homme commence à travailler dans un groupe, il ne se sent pas repoussé par les autres. Mais dès qu’il sent le besoin de se connecter aux amis, car c’est le moyen d’atteindre l’objectif, le récipient de la révélation du Créateur, et à travers cette connexion on atteint abondance et l’adhérence, et seulement après cela les autres sont appelés « amis » et pas avant. C’est là que les problèmes commencent. Ces gens ne semblent plus comme des étrangers: tout le monde prend une certaine couleur, une forme, et devient versatile et plein d’émotions différentes.

Les amis appellent en lui des émotions très complexes et il n’est plus du tout facile de se connecter à eux. Il ne veut plus entrer en contact avec eux. Il ne veut pas les embrasser et s’asseoir à la même table avec eux pour un repas ou pour danser ensemble. Différents mauvaises pensées le submergent en ce qui concerne ses relations avec les autres et il commence à sentir qu’il est très difficile de communiquer avec eux.

Plus il comprend la nécessité de se connecter, plus cela lui semble lointain et irréaliste. Des nouvelles interruptions sont de plus en plus évoquées. C’est sur ce genre de travail que la Torah nous parle d’abord dans l’histoire d’Abraham et d’Isaac et de Jacob, puis, les fils de Jacob et de Joseph. Finalement, ce travail devient l’exil en Egypte, quand une personne se sent si terriblement loin autres qu’il est impossible de l’ignorer et qu’il est impossible de se connecter.

Plus un homme tente de surmonter son ego et de se connecter avec d’autres, moins il réussit. Il éprouve «sept années de satiété» et «sept années de famine», en ce qui concerne la connexion puisque toute la guerre contre le mauvais penchant est seulement sur la connexion. Puis il y a les plaies d’Egypte, les plaies de Pharaon, qui obligent une personne à enfin comprendre que seule la Lumière supérieure peut l’aider.

Il décide qu’il ne peut plus vivre sans amour absolu, cela va lui briser le cœur et les éclats de son cœur vont pénétrer le cœur de ses amis. C’est la seule chose qu’il veut et rien que cela. Ainsi, il commence à travailler sur l’amour qui ne tourne pas immédiatement dans l’amour véritable, mais commence à partir de certaines connexions préliminaires, mais c’est au moins un certain lien.

De la préparation au Cours quotidien de  Kabbale du 16/05/13

Du pied de la montagne jusqu’au sommet

Dr. Michael LaitmanRabash, « Quelle est la préparation pour la réception de la Torah»: comme pour le Seigneur, il dit: «et le Seigneur descendit sur le Mt. Sinaï, au sommet de la montagne ». Et comme pour le peuple, il dit:« et ils se sont réunis au bas de la montagne ». Et nous devons comprendre ce que  » montagne  » signifie. Une « montagne » (Har) provient du mot «doutes» (Hirourim), qui est l’esprit d’une personne.

Si nous acceptons ce message dans notre esprit, cela signifie que le Créateur est au sommet de la montagne, ce qui signifie qu’Il fonctionne de cette façon et nous sentons et acceptons que nous n’avons pas le choix et que nous devons recevoir la Torah. C’est parce que, après nous comprenons que le mauvais penchant nous prépare pour l’enterrement, nous devons recevoir la Torah, pour être sauvé de la mort, de cette vie vouée à l’échec.

Alors, où est notre libre arbitre si nous sommes naturellement obligés de recevoir la Torah? Le mauvais penchant lui-même, qui est notre désir de jouir de cette vie, nous laisse à ce choix. Mais est-ce appelé la réception?

Ainsi, lorsque nous nous réunissons au pied de la montagne et nous découvrons notre mauvais penchant, et à l’opposé de cela, nous révélons la Torah, c’est un début. Nous comprenons clairement que nous commençons à vivre dans ces conditions. Maintenant que le mauvais penchant est révélé dans chaque pas que nous faisons, nous devons décider: Pourquoi a-t-elle été révélée, pourquoi en ai-je besoin et comment puis-je être corrigé en utilisant correctement le mauvais penchant et la Torah qui m’a été donnée pour sa correction? Peut-on monter au niveau du Créateur, au sommet de la montagne?

Il s’agit de la préparation de la réception de la Torah, mais c’est seulement la préparation et pas encore son accomplissement. Ici, nous agissons toujours par nécessité: Il y a une telle révélation qui ne nous laisse pas beaucoup de choix. Nous voyons que nous avons un mauvais penchant et un moyen de corriger cela, la Torah, et si nous refusons de l’accepter, ce sera notre lieu de sépulture. Sinon, nous n’avons aucune chance d’être sauvés de cette vie, ce qui est pire que la mort, et donc bien sûr, une personne accepte cette condition  qui lui a été donnée.

Le libre arbitre apparaît plus tard, à chaque pas qu’une personne fait le long du chemin, quand nous commençons à appliquer la Torah pendant les quarante années dans le désert. Toutes ces années d’errance sont déjà les niveaux réels de la réception de la Torah, par lesquels nous nous élevons plus haut, jusqu’à ce que nous atteignions le sommet de la montagne.

De la préparation au Cours quotidien de  Kabbale du 14/05/13

Nous devons travailler

Dr. Michael LaitmanAprès le récent congrès dans le New Jersey, nous sentons une certaine grisaille, une certaine distraction, et une incapacité à se concentrer. Je comprends que nous avons vécu plusieurs jours de clarifications très actives et de sensations fortes, mais nous devons transcender tout cela.
Il y a l’état intérieur de la personne, et il y a l’état des travaux, dans lequel nous devons nous soutenir en nous connectant au-dessus de tous les états que nous avons vécu dans le but d’attirer la Lumière qui ramène vers le bien. Si nous attendons que les choses travaillent par elles-mêmes, nous ne ferons l’acquisition que d’un esprit animal, mais si nous fonctionnons comme un groupe et attirons la Lumière qui ramène vers le bien, la lumière va venir d’en haut et nous donner l’esprit spirituel supérieur.
Ce sont deux niveaux différents en qui il y a un point de vue totalement différent. Il s’agit soit du point de vue d’un animal ou du point de vue de l’homme (Adam), semblable au Créateur. Nous devons maintenant choisir  les yeux à travers lesquels nous voulons regarder la réalité en face. Si nous nous asseyons simplement et attendons sans aspiration à la concentration du groupe interne, nous allons revenir à la vie animale, à la perspective de l’animal.
Nous ne devrions pas avoir peur de laisser tous nos sentiments et calculs précédents et n’attendre que la Lumière qui ramène vers le bien, peu importe quel état elle nous apporte. La chose principale est de nous exercer à attirer  la Lumière. Donc, nous allons faire un effort et nous concentrer sur cela.
De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale 14/05/13, Le Livre du Zohar

A l’ombre de la garantie mutuelle

congrès, groupeBaal HaSoulam, “LArvout (La Garantie Mutuelle)”:  Mais la fin de la correction du monde ne se fera qu’en amenant tous les gens dans le monde entier à Son travail.

Tout notre travail est de clarifier la nature du Créateur et de comprendre ce qu’est l’attribut du don sans réserve. Nous pouvons le faire seulement à partir de l’état opposé, de l’état de réception. Ainsi, en fonction de la Lumière du don sans réserve nous ressentons combien nous sommes à l’opposé d’elle.

Ici, une personne ressent de la rage et a des mauvais sentiments. Peut-elle y faire face et les surmonter? Ou plutôt,  ferme-t-elle les yeux et reste dans sa nature ordinaire tant qu’elle n’a pas à prendre part à la lutte éternelle entre ces deux forces que « usent » son désir, couche après couche, jusqu’à ce qu’il ne reste rien de lui? C’est en fait le problème: Comment pouvons-nous faire face à ces clarifications? Comment pouvons-nous vérifier, étudier, et sentir la nature du Créateur sur la nature de l’être créé?

Une personne reçoit une illumination d’en haut seulement si elle prépare ses supporteurs et le bon environnement. Cela comprend l’étude, la diffusion, la vie ordinaire, le travail, la dîme, et toutes les conditions dont les kabbalistes ont besoin. La chose principale, bien sûr, c’est l’environnement, le groupe, les amis parmi lesquels une personne précise son lien avec le Créateur. C’est ainsi que les chaînes entre la nature du Créateur et la nature d’une personne sont tissées.

Dans l’ensemble, nous ressentons la haine, la répulsion, et comprenons qu’il s’agit de la façon normale puisque la vérité est révélée: La créature découvre combien elle est opposée à la nature du Créateur. Parfois, la nature du Créateur se révèle d’une manière qui fait que, en réponse, une personne sent tout simplement à quel point elle est mauvaise par rapport à quelqu’un ou quelque chose, ou envers elle-même.

Mais si la Lumière est révélée dans les quatre phases, elle commence à comprendre qui elle est, qui est le Créateur, et qui est l’ami avec qui elle se retrouve dans différents états opposés. Ainsi, la personne voit déjà une image entière.

C’est ainsi que la Lumière « joue » avec nous: Parfois, Elle s’ouvre un peu plus et parfois un peu moins ; ce n’est pas une coïncidence, mais plutôt suivant un programme précis, en fonction de la dévotion d’une personne. Dans la mesure où une personne est prête à être sous cette «ombre», sous le «parapluie» de l’enseignant, le groupe, l’étude, etc., elle peut avancer sur le chemin spirituel. Donc, d’une façon ou d’une autre, nous avançons toujours qualitativement, plus profondément dans la psychologie de l’âme.

De la 3ème partie du Cours quotidien de Kabbale du 16/05/13, Les écrits du Baal HaSoulam “La garantie mutuelle”

L’adaptateur entre moi et le Créateur

Dr. Michael LaitmanQuestion:A part la prière, qu’est-ce qui aide une personne à «couper son ego en morceaux » à chaque fois?

Réponse: La question elle-même est erronée. Il n’y a pas d’autres moyens que la prière. La prière est la conclusion de tous les bons stades de l’examen, lorsqu’ilest clair que je n’ai plus rien sur quoi m’appuyer puisque je suis cette créature, je suis le résultat des forces plus élevées. La seule chose qui me restei, c’est de me tourner vers l’origine à partir de laquelle tout évolue en moi. C’est-à-dire, une origine que me domine à cent pour cent.

Les règles du système ne sont pas sujettes à changement. Donc, si je suis leur dérivé, que puis-je faire? Mon cerveau ne m’aide qu’à comprendre que l’on m’a donné la capacité. De là, il peut me donner des conseils pratiques: «Tournez-vous vers le Créateur. »

C’est tout. Quelles autres possibilités peuvent  exister? Les perturbations et les frictions entre nous ne vont pas aider, bien au contraire, elles brisent l’ensemble du système, et même cela semble juste à nos yeux. Parce qu’en fait, nous ne soustrayons ni n’ajoutons quelque chose, nous n’avons tout simplement pas effectué une seule action que nous a été donnée dans l’ensemble de ce monde physique.

Donc, nous allons arrêter de nous comporter comme des taureaux détenus par les cornes et réfléchir à ce que nous pouvons vraiment faire. Tout le reste, d’une manière ou d’une autre, ne produira rien. Seule la prière demeure.

Mais quelle doit être la forme de la prière? Comment cette demande est élevée au sujet de la correction de Malkhout qui veut acquérir la caractéristique de Bina? En ce qui concerne cela nous devons travailler. S’il existe déjà une force agissant dans le système, elle doit être activée. Pour moi, qui suis en dessous, une possibilité existe: Susciter, appeler à cette force, dans la mesure du désir du niveau d’Adam en moi.

Et inversement, si je ne la réveille pas, je ne suis pas connecté à elle et je reste au niveau de la bête. Dans ce cas, elle agit sur moi directement, de haut en bas, sans ma participation.

On m’a donné le point dans le cœur, afin que je sois en mesure d’atteindre la bonne question et d’élever ma demande. Mais d’abord je dois vérifier et préparer tout ce qui est nécessaire, afin de clarifier ce qui dépend de moi et ce qui ne dépend pas de moi, où je me trouve, et comment organiser ma demande afin qu’elle atteigne la cible et puisse avoir une influence.

Vous voyez que ce qui m’amène est un système de lois qui ne sont pas sujettes à modification, dépourvues d’intelligence et d’émotion. Même si vous deviez vous tenir sur votre tête devant elles, ce ne serait pas utile. Cela me dit que je dois construire ma structure de la bonne façon, ce qu’on appelé « existence » de bas en haut, dans les dix Sefirot de la lumière réfléchie. Et même si je crie encore  suivant ma compréhension de tous les mécanismes de ce qui se passe, en dépit de tout cela, dans mon cri, tout doit être organisé correctement.

Donc, pour cela, la Lumière supérieure me donne un environnement préparé de la bonne façon pour développer mon cri. Si je me rattache à un groupe comme un Kli qui est prêt à transmettre mon cri qui n’est pas clair encore, construit à partir du désir, mais encore sans forme comme un enfant, alors ce cri acquerra la bonne forme. Ainsi, il sera possible d’atteindre la source, la force qui agit dans la création.

En réponse, cette force descend sur moi à travers l’environnement. Sinon, je ne serais pas prêt à recevoir la lumière et elle me brûlerait tout simplement. Plus précisément, la Lumière supérieure influe sur ma relation avec les amis dans la mesure où je suis loyal envers eux. Elle influe sur l’endroit où nous nous connectons, en coordination avec elle, puisque seulement là je suis adapté à elle.

Donc, de mon côté, il doit y avoir une demande qui passe par le l’environnement, ce qui rend possible pour eux de l’entendre. Et du côté du Créateur la Lumière arrive aussi à travers l’environnement, s’adapte à moi, de sorte que je sois en mesure d’accepter, sentir et comprendre.

Il s’ensuit que l’environnement est un adaptateur commun dans les deux sens entre moi et le Créateur. Tout se passe à l’intérieur de ce système appelé «groupe», un «peuple», ou plus exactement, une âme.

De la 4ème partie du Cours quotidien de Kabbale du 22/04/13, Les écrits du Baal HaSoulam “La garantie mutuelle”

Carburant égoïste dans un but altruiste

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, “Arvout (La Garantie Mutuelle)”: Ceci est pour parler de la solidarité établie quand Israël devint responsable pour chacun de ses membres. Parce que la Torah ne leur avait pas été donnée avant qu’il ne soit demandé à chacun d’entre eux s’ils acceptaient de suivre le commandement d’aimer les autres avec la pleine mesure exprimée dans les mots «Aime ton prochain comme toi-même». Ceci veut dire que chacun des membres d’Israël doit accepter de prendre soin et de travailler pour chaque membre de la nation et de satisfaire les besoins spécifiques de celui-ci; pas moins que la quantité empreinte en lui de se soucier de ses propres besoins.

Cette condition semble évidente, mais en fait, toute la réalité se cache ici, tout ce que la vie peut nous donner. Et puisqu’il n’y a qu’une seule condition qui se dresse devant nous, qui doit être maintenu, « Et tu aimeras ton prochain comme toi-même», donc tout ce qui se passe dans ma vie personnelle, en relation avec moi-même, avec ma famille, avec l’environnement proche et lointain, avec l’humanité, avec le monde, tout ce qui s’est passé pour moi jusqu’à ce moment, doit être dirigé vers un seul but. Et à chaque instant, je dois vérifier, ai-je vécu cela pour atteindre l’amour pour les autres?

Si je commence à m’évaluer de cette façon, alors tout naturellement, à chaque instant, j’aurai beaucoup questions à me poser: «Pourquoi? Pour quoi faire? Comment est une chose reliée à l’autre? Que puis-je sortir de cette situation?  » Et ainsi de suite. Le rejet et la résistance se développera, mais si je veux vraiment clarifier ce qui doit être clarifié et corrigé, alors tout sera considérée selon un seul critère, en fonction de cette phrase: «Et tu aimeras ton prochain comme toi-même. »

Il est écrit que c’est une règle importante dans la Torah, en d’autres termes, c’est le principe qui comprend toute la réalité, y compris l’ensemble de mes incarnations, et en général, tout ce qui a été. Par conséquent, quelqu’un qui est prêt à accepter ce principe de base, comme un étalon de mesure pour sa vie, il est prêt à accepter la Torah, la méthode de correction. Vous voyez, toute la Torah ne vise qu’à réaliser ce principe.

Et à l’inverse, quelqu’un qui ne se dirige pas vers cela, in’a pas besoin de la Torah. Il peut lire, être intéressé par elle comme un historien, ou l’utiliser d’une autre manière. Tout au long de l’histoire, tout le monde a erré à travers elle comme ils l’entendaient. Cela dit, la vraie Torah se révèle à moi, me touche, et ouvre la voie devant moi seulement à condition si j’aspire à « Et tu aimeras ton prochain comme toi-même. »

De cette façon, je commence de loin à partir de la plus grande résistance, d’une absence totale de compréhension, de l’endroit le plus éloigné, jusqu’à ce que je commence peu à peu à comprendre que c’est important, que cela est lié à l’ensemble de la réalité, au reste du monde, à toutes les autres personnes et à mon ego. Je commence à m’intéresser à ce principe tout au moins sous une forme égoïste, avec l’espoir de gagner quelque chose. Et ainsi j’ai quelque chose à laquelle m’accrocher déjà; cette expression devient importante à mes yeux parce que je vois cela comme un moyen de recevoir du plaisir, la connaissance de soi, l’occasion de faire quelque chose de nouveau. Et même si cette connexion n’est pas organisée comme je le voudrais, et passe par la face arrière, c’est toujours une connexion, et c’est très important.

Un état comme celui-ci est appelé «Lo Lishma, » et c’est un haut niveau où je me tiens déjà dans le principe de « Et tu aimeras ton prochain comme toi-même», et à travers lui, l’amour pour le Créateur, qui se trouve dans l’autre, dans la communauté, comme il est écrit: «J’e réside au milieu de mon peuple. » Par conséquent, tout est en ordre pour moi à l’exception des intentions.

Tout d’abord, à partir de mon désir égoïste,  « sain » et matérialiste, je saisis ce principe fortement, alors il est possible de parler d’intention. Tout d’abord, il est nécessaire de construire une relation saine, comme il est écrit: «Eduquer le jeune en fonction de son chemin. » Et plus son désir de se satisfaire pleinement est implacable, mieux c’est, car vous pouvez alors ouvrir la voie devant lui et lui expliquer de quoi dépend ce progrès.

En général, toutes les étapes menant à la fois à la pureté et l’impureté sont soumises à la même dépendance et se retrouvent dans le même sens. Seule la relation est différente. À propos de ce qu’il est écrit: «Le Seigneur a fait ceci opposée à cela » (Ecclésiaste 7). Nous utilisons les mêmes Kelim pour des actions à la fois égoïstes et altruistes, et ces actions sont opposées uniquement dans l’intention.

Devant moi, se trouve le système de mes relations avec le groupe. Je me donne plus à lui et à travers lui au Créateur, qui est en son sein. Je veux adhérer à Lui et de ce fait je me remplis de toute la Lumière de l’Infini. C’est l’approche souhaitée, utile et indispensable.

Si je commence à me tromper avec des considérations superflues, je ne fais que réduire mon désir avant même qu’il se développe, de sorte que je vais avoir quelque chose à corriger. Une personne ne corrige que ce qu’elle  a découvert en elle , et il ne faut pas avoir honte ou être timide à cause de ses aspirations spirituelles égoïstes. Ceci est normal. La chose principale est d’être clair, c’est précisément dans le système appelé « groupe » que je vais révéler le Créateur.

En général, ce système comprend toute la réalité, et même s’il me semble maintenant être divisé, plus tard, je vais voir que tout est inclus dedans. Donc, il est important de voir l’état réel, même si à ce stade c’est dans mon propre intérêt.

C’est le début de l’auto-annulation, ce qui me met en face des questions perpétuelles: «Comment puis-je être incorporé dans le système? Comment puis-je en profiter? « Et puis la Lumière qui ramène vers le bien travaille sur moi. Le système est construit de telle sorte que la face postérieure de la partie supérieure se trouve dans la partie avant de la partie inférieure, et donc, même si je pense à la montée égoïstement, la partie supérieure corrige mon défaut et me donne un remède pour mon ego. Après tout, cet ego est dirigée vers « Et tu aimeras ton prochain comme toi-même. »

De la 4ème partie du Cours quotidien de Kabbale du 25/04/13, “La garantie mutuelle”

Pensée et sentiment

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment est connectée la pensée au sentiment, dans la création?

Réponse: Malkhout qui élève sa demande, le point noir de carence, est le sentiment. Mais ce sentiment ne peut pas prendre un certain caractère, le volume ou la forme si elle n’est pas intégrée dans Hokhma et Bina. Ces deux forces sont destinées à construire une forme appelée Adam qui ressemble au Créateur, à partir du désir cru et sans forme.

Après que la demande s’élève à Hokhma et Bina deux forces opposées commencent à opérer sur elle. Une seule force ne peut pas définir la direction et il doit y avoir deux forces qui opèrent dans des directions différentes. La force de la réception et la force du don construisent une forme qui est similaire à Keter à partir de la matière première, du manque de l’inférieur.

Hokhma et Bina sortent de Keter et ainsi Malkhout s’élève à elles et leur demande: «Construisez-moi comme Keter puisque vous sortez de Keter et la connaissez. Alors s’il vous plaît faites-moi comme elle « . C’est tout notre atteinte.

Malkhout ne sait pas ce qu’est Keter parce qu’elle est en haut. C’est le « point du Youd » (« Kotzo shel Youd ») que nous atteignons. Mais « Par Tes actions nous Te connaîtrons», ce qui signifie que nous allons comprendre le Créateur selon ce qui est fait de nous, et donc ça s’appelle une pensée.

Vous n’avez pas besoin d’être très intelligent pour accomplir cela, puisque moins vous devenez sage et plus vous êtes proche de votre réalité intérieure, mieux c’est. La sagesse spirituelle ne dépend pas de l’esprit corporel. Aucun kabbaliste est plus sage que les gens ordinaires et n’est pas né en étant un génie, mais il a plutôt de capacités moyennes dans le cadre de ce monde.

Le besoin de spiritualité n’est pas le résultat de ses aptitudes mentales supplémentaires ou encore ceux émotionnels. C’est quelque chose qui est totalement indépendant des attributs corporels. Il n’y a donc rien à craindre, si vous avez un désir qui vous oblige à vous assoir et étudier, c’est assez. C’est un signe que vous pouvez le développer, et non par la connaissance et les différents débats. La sagesse vient plus tard, à la suite de l’atteinte spirituelle. Tout d’abord, vous découvrirez le sentiment et alors seulement vous deviendrez plus sage par lui. Cela fonctionne de manière relativement opposée à ce monde dans lequel plus vous pensez froidement, comme un ordinateur ou une machine, plus vous pouvez faire de meilleurs calculs, plus vous êtes sage.

Dans la spiritualité tout est à l’opposé puisque le récipient spirituel est basé sur l’émotion, le désir de plaisir. Tous les comptes sont dans le désir de recevoir. Si vous ne mettez pas ce désir de côté et commencez à jouer avec lui, vous n’aurez pas avec quoi travailler. De quelle autre façon allez-vous atteindre le sentiment, la compréhension et l’atteinte?

Une pensée est la force de Bina et Bina est totalement basée sur un sentiment fort, puisque c’est le niveau de Hokhma qui voulait ressembler à Keter. C’est comme un invité qui découvre qu’il veut être comme l’hôte car sinon il ne peut pas exister.

Le problème n’est pas seulement d’exister, mais d’exister à la Lumière de l’hôte. Mais cela est impossible si vous ne Le remboursez pas au moins en Le traitant aussi bien qu’Il vous traite. Vous ne pouvez pas Le payer comme dans un restaurant ni l’indemniser pour les frais qu’il a fait pour la préparation des rafraîchissements pour vous, pour le coût des produits, le carburant, le travail, majoré de 20%. Il s’attend à un sentiment de vous qui est révélé dans la pensée, dans Bina. Tout est accompli dans le récipient de sentiment. Donc, tous nos progrès découlent de la déception, de la tension, et d’un sentiment de pénurie économique, que nous traduisons à une carence spirituelle.

De la 2ème partie du Cours quotidien de Kabbale du 14/05/13, Le Livre du Zohar – Introduction

Connaître le Créateur est appelé une pensée

Dr. Michael LaitmanQuestion: Qu’est-ce qu’une pensée?

Réponse: Une pensée est le point de connexion entre la créature et le Créateur. C’est une carence spéciale par laquelle l’être créé peut grandir. D’une part, il s’agit d’une déficience corporelle, car une personne est impuissante, ne sachant pas quoi faire de sa vie et la façon de se gérer dans la vie. Tout commence à partir de troubles physiques terrestres ordinaires. Mais si une personne parvient à transcender ces problèmes sans les négliger mais en les voyant comme un moyen, alors ils constituent l’infrastructure à partir de laquelle elle peut s’élever vers le Créateur et le remercier de l’avoir réveillé.

Si une personne veut savoir quelle est la bonne intention et la bonne attitude envers tout ce qui arrive, cela signifie qu’elle exige une pensée. Elle élève son point corporel de carence à Bina en ne demandant pas pour elle-même, mais plutôt en demandant ce à quoi cela devrait la conduire dans la connexion avec la Divinité: Comment peut-elle apprendre à connaître le Créateur par ces lacunes. Connaître le Créateur est déjà appelé une pensée.

Ainsi, ce point noir devient Noukva pour Hokhma, ce qui signifie qu’il est incorporé dans Bina qui exige la compréhension. Cette carence oblige Abba ve Ima (Père et Mère) à s’accoupler et donner naissance au futur être humain, au niveau suivant.

De la 2ème partie du Cours quotidien de Kabbale du 14/05/13, Le Livre du Zohar – Introduction

Laissez l’âne hors du cercle

congrès, groupeQuestion: Quelle action intérieure puis-je effectuer afin d’aider les amis et pas seulement leur sourire, mais pour réellement donner et donner de l’intérieur? Je ne tiens pas être quelque temps au congrès et puis rentrer à la maison. Je veux créer et exécuter cette action intérieure, alors comment puis-je faire cela?
Réponse: Nous allons organiser des ateliers et vous devriez essayer de vous écouter les uns les autres, et de sentir le cercle formé par votre réunion . Tout le monde doit baisser la tête devant les autres afin qu’il puisse recevoir de leur part. En même temps, tout le monde peut aussi ajouter aux autres, leur donner. Vous devriez vouloir une force spéciale pour apparaître dans le cercle, la force qui sera partagée par tous les participants dans le cercle.
Aucun de nous n’a aucun sentiment ni esprit de lui-même car notre propre cœur et esprit appartiennent à l’animal, à l’âne, qui est laissé en dehors du cercle. Dans le cercle, cependant, il y a des âmes et non des corps. Vous ne voyez pas les personnes physiques devant vous, mais seulement leur désir de se connecter afin de révéler le Créateur. C’est le but de cet exercice.
Si nous parvenons à nous connecter correctement, nous allons commencer à ressentir une certaine proximité avec quelque chose de nouveau que nous n’avons pas ressenti jusqu’à présent. Il y aura un sentiment particulier, une force spéciale qui est extérieur à vous, qui vous sort de votre corps. C’est l’expérience que nous devons atteindre.
Du congrès du New Jersey 10/05/13, Leçon 1

Je suis au-dessus du désir, le désir est au-dessus de moi

Dr. Michael LaitmanEn ce moment, nous sommes à un certain niveau de l’égoïsme, et sa valeur, relativement parlant, est d’environ un gramme. L’ascension spirituelle marque le niveau de croissance de notre l’égoïsme. À l’étape suivante, il vaudra dix grammes, puis une centaine de grammes, alors il va s’étendre à dix tonnes, soit dix millions de tonnes, et ainsi de suite.

Ainsi, nos désirs de réception grandissent constamment, créant chaque fois un nouveau récipient spirituel. C’est le lieu où le Créateur se révèle à nous, lorsque nos désirs sont dirigés vers le don et le bien-être des autres. Nous utilisons constamment notre désir, nous élevant au-dessus de lui, tandis qu’il charge à la hausse encore et encore. C’est pourquoi il est dit: «Peu importe combien une personne se lève au-dessus d’autres, son mauvais penchant s’élèvera toujours au-dessus d’elle. »

Cela engendre des étapes de la croissance spirituelle au cours de laquelle le récipient, le désir, augmente à l’intérieur de moi, et parallèlement à cela je reçois la lumière, la propriété du don sans réserve.

En conséquence, en grimpant l’échelle spirituelle, nous créons des situations plus difficiles, jusqu’à la haine ressentie par les disciples de Rabbi Shimon au début de leurs études. Il est impossible de s’élever sans passer par cette étape. Cela explique pourquoi nous devons être heureux quand nous révélons les « méchants » en nous-mêmes, après tout, nous pouvons maintenant les corriger.

Question: Quand cela nous arrive, qui acquiert de nouveaux récipients: l’ensemble du groupe ou un individu?

Réponse: Seuls ceux qui connaissent des sauts internes de l’égoïsme sont en mesure d’acquérir de nouveaux récipients. Nous appliquons un effort de groupe dont chacun de nous bénéficie dans la mesure de la contribution individuelle. En conséquence, si sa participation au travail en général n’est pas suffisante, il en tire moins de bénéfices car il n’a pas de « place » pour accueillir rien de plus grand.

Tout se passe proportionnellement à l’affliction que nous traversons, il n’y a pas de compromis. Nos efforts sont égaux à notre capacité à absorber de nouvelles parties de la lumière. Nous ne pouvons jamais « digérer » plus que nous n’avons contribué, jamais plus que ce que nous donnons, puisque notre don sans réserve, notre rude épreuve, notre désir, nous permettent de ressentir les résultats.

De la 4ème partie du  cours quotidien de Kabbale du 23/04/13, Les écrits du Rabash