Category Archives: travail intérieur

Ils aident celui qui est prêt à se porter garant

congrès, groupeLe Baal HaSoulam, « L’Arvout » (La Garantie Mutuelle) Article 17 : Le don de la Torah a dû être retardé jusqu’à ce qu’ils soient sortis d’Égypte et deviennent une nation de leur propre chef, de sorte qu’ils pourvoyaient à tous leurs besoins par eux-mêmes, sans dépendre des autres. Ceci les a qualifié pour recevoir l’Arvut précédent, puis on leur a donné la Torah.

La condition pour le don de la Torah, la méthode de correction, est prête pour la garantie mutuelle.

En général, la Torah est la Lumière qui Répare, qui aide une personne dans la mesure où elle est prête à se porter garant. En d’autres termes, la Torah agit pour une personne si elle est prête à s’unir à un autre, jusqu’au point d’aimer l’autre.

Si la personne n’est pas prête pour cela, la Torah ne fonctionne pas pour elle, la Lumière ne se répand pas. Après tout, la Lumière ne vient que comme une réaction à l’effort d’une personne pour faire quelque chose pour quelqu’un d’autre.

Ce principe ressemble à un système électrique avec une résistance (R). En fonction de la quantité de résistance entre moi et l’autre, la Lumière qui ramène vers le bien, la Lumière Environnante (Ohr MakifOM) viendra.

Il n’y a pas d’autre possibilité. La haine peut brûler entre nous. Notre relation peut être négative (-), neutre (0) ou positive (+), cela ne fait aucune différence. La chose principale est que ces relations seront telles que le travail sera fait, que les amis feront des efforts.



Pour ce faire, nous devons étudier afin de savoir ce que nous devons atteindre. Nous avons aussi besoin du groupe qui établit l’ordre des activités.

Ainsi, la Lumière qui Répare également appelée la Torah nous influence. Et elle agit sur nous sur le fond de la clarification interne discernée par le mauvais penchant, ce qui fournit la résistance.

De la 4ème partie du cours quotidien de Kabbale du 01/05/13, « La Garantie Mutuelle »

La technologie de la sagesse des foules: une image unifiée

Dr. Michael LaitmanQuestion: Dans un groupe intégral tout le monde a besoin de s’humilier envers tous et de s’é lever en même temps. Qu’est-ce que cela signifie?
Réponse: Lorsque nous parlons de quelque chose, unissant deux choses, nous les alimentons. Supposons que notre ami parle. Donc, d’une part, nous essayons apparemment d’entrer en lui, de le sentir, d’être avec lui. D’autre part, quand je parle, tout le monde est inclus en moi.
Il s’ensuit que lorsque mon ami s’exprime, je me réduis à néant et j’essaie d’absorber tout ce qu’il ressent et pense, dans le cœur et l’esprit. Et quand c’est mon tour, je vous apporte tout hors de moi-même, et tout le monde est inclus en moi d’une manière identique. Il s’agit de la première et de la plus petite condition.
En outre, les gens doivent comprendre qu’ils doivent s’élever au-dessus de l’ego et de ne pas regarder les visages des autres: je n’aime pas vos lunettes, je n’aime pas son nez, je n’aime pas ses cheveux, et ainsi de suite. C’est-à-dire, je me détache complètement de l’aspect extérieur de la participation à la conversation. Nous essayons de rassembler nos émotions, le cœur et l’esprit en même temps. Et quand ce cœur et esprit commun, c’est-à-dire les sentiments et les pensées qui caractérisent un individu sont unis, cela crée une image unifiée que l’on appelle une «foule» ou un «groupe», sinon ce n’est même pas une masse.
Dans notre monde, nous considérons la collectivité comme une foule qui se rassemble sur la place du village pour battre quelqu’un. Il est très facile de gérer une foule moyenne. Ce n’est pas le cas dans la société intégrale. Dans ce groupe de personnes, une protection claire apparaît. En fait, aucune force extérieure ne peut rien faire pour elles, car elles s’élèvent à un autre niveau, en travaillant sur une autre fréquence.
Quand les gens créent une image unifiée, tous nos stéréotypes habituels terrestres, perturbations et influences ne les affectent pas, ils ont un autre niveau de perception.
De « La sagesse des foules» 06/05/13 de KabTV

Un examen loupé

Dr. Michael LaitmanQuestion: Vous avez dit qu’il est nécessaire d’essayer de voir le Créateur derrière tout, y compris mes pensées et mes émotions. Mais quand quelque chose se passe mal, il est très difficile de s’accrocher à Lui, de ne pas parler de sortir de ces états. Pourquoi le Créateur nous a mis dans les conditions ci-dessus que nous sommes incapables de nous élever? Intellectuellement, je comprends la nécessité de surmonter cela, mais c’est impossible.
Réponse: Il n’y a pas d’état que nous ne pouvons pas surmonter. Chaque état correspond exactement à notre niveau actuel, ce qui nous permet de le surmonter. Si nous faisons l’effort et échouons, cela signifie que nous n’avons pas suffisamment préparé une base.
Supposons que vous ayez à passer un test, et vous avez très envie de réussir cet examen. Mais vous n’avez pas suffisamment révisé, et, par conséquent, peu importe combien vous « suez », peu importe combien vous essayez de répondre aux questions, cela n’aide pas. Alors, pourquoi se  plaindre que vous avez investi toute votre énergie et avez échoué?
Ainsi, l’humanité et chaque individu évoluent selon un programme, et si nous-mêmes et notre environnement le préparons correctement, il est impossible de ne pas réussir à surmonter tous les états que nous rencontrons sur le chemin. Ces états nous arrivent par étapes selon un programme précis, et nous recevons tout le nécessaire pour être prêt pour eux.
Du congrès dans le New Jersey 10/05/13, Leçon 1

La place pour un nouveau monde

congrès, groupeQuestion : Qu’est-ce qu’une personne ressent quand elle reçoit la Torah ?

Réponse : Elle sent que son attitude envers les autres est en train de changer. Elle commence à comprendre que c’est précisément dans les relations avec les autres, là, au milieu et parmi eux, que se trouve une place pour le nouveau monde, de nouveaux états, un nouveau développement au-dessus d’un niveau supérieur.

En établissant une connexion mutuelle, nous formons entre nous le troisième facteur : celui du haut. C’est l’âme, c’est le Créateur qui nous révélons. C’est le monde supérieur, qui ne se trouve pas n’importe où, mais précisément entre nous sous la forme de la ligne médiane.

 De la 4ème partie du cours quotidien de Kabbale du 01/05/13, « La Garantie Mutuelle »

Une lueur d’espoir dans la cellule de prison

Dr. Michael LaitmanNotre ego a grandi durant de nombreuses années jusqu’à ce que soudainement une étincelle se réveille en lui, une lueur, un point de départ de la perception du monde supérieur. Quand une telle étincelle s’allume chez une personne, elle commence à ressentir de l’inconfort et de l’inquiétude. Elle estime que ce monde n’est pas assez pour elle et qu’elle a besoin de quelque chose d’autre : il y a autre chose dans cette vie au-dessus de l’existence corporelle, un but plus sublime.

Elle ne peut pas continuer à vivre plus longtemps comme tout le monde, et elle aspire à comprendre le sens de la vie, son essence, sa base. Quelle est la force intérieure qui la dirige et quel est le but de sa vie ?

Cette étincelle existe sans aucun doute dans chacun de ceux qui sont réunis ici dans cette convention car sinon vous n’aspireriez pas à venir ici. Pourtant, il y a beaucoup de gens qui viennent étudier et vérifier par eux-mêmes quand l’étincelle en eux s’allume. Nous devons faire de grands efforts pour la remplir, et c’est quelque chose pour laquelle ils ne sont pas encore prêts. Dans le même temps, l’écart entre la force de l’ego qui pousse une personne dans son propre corps et la force de l’étincelle qui la fait sortir de son corps, en l’appelant à se transcender, est très grand.

L’ego d’une personne est très lourd et il maintient l’étincelle à l’intérieur comme dans une cellule de prison. Par conséquent, ces personnes s’abandonnent à leur ego et acceptent de rester dans cette prison. Elles trouvent différentes excuses, par lesquelles elles finissent par quitter le chemin spirituel, car elles doivent se justifier. Et ainsi, elles partent.

Le Rabash dit qu’il y a des étincelles de l’amour pour autrui dans chacun des amis, ce qui veut dire qu’il y a des forces anti-égoïstes. L’ego déteste les autres, et la force qui est en face de l’ego s’appelle l’amour des autres. Mais une seule étincelle ne peut pas allumer la Lumière de l’amour, ce qui signifie me faire ressentir le désir de quelqu’un d’autre comme étant le mien et le remplir, tout comme je me comble moi-même. En d’autres termes, je ne peux pas sortir de moi et être incorporé dans l’autre, ce qui est appelé « l’amour des autres ».

Par conséquent, nous nous réunissons dans un groupe et nous convenons de travailler et de nous responsabiliser les uns les autres afin de rassembler toutes nos étincelles et, dans la connexion entre elles, nous découvrons le monde supérieur.

D’un discours sur l’Importance de se rassembler du 10/05/2013

La sensibilité au lieu de la guerre

congrès, groupeNous nous sommes réunis afin de nous unir et nous entraider à surmonter l’amour-propre. Tout le monde doit penser à annuler sonégoïsme, cesser de s’inquiéter de son propre épanouissement, et seulement tendre à aimer son prochain quand cela est possible. En d’autres termes, tout au long du congrès, à partir de ce moment, nous devons penser à nous élever au-dessus nous-mêmes et sortir de notre égoïsme. C’est la seule façon pour une personne de ressentir le besoin et le désir d’acquérir la nouvelle qualité appelée le désir de donner.
Quand des égoïstes comme nous, nous connectons et que je regarde les autres, je commence à réaliser que mon égoïsme est très sagement fait. Essentiellement, il est fait d’une manière qui m’aide à en sortir. En réalité, rien dans ma vie personnelle interfère avec la spiritualité. Si j’ai la bonne attitude envers ma nature, je vais révéler des qualités qui m’aident à atteindre le monde spirituel.
Le rejet que je ressens enversles autres m’est donné pour me montrer combien je suis loin d’avoir les qualités spirituelles. En outre, il y a en moi la jalousie. Quand je vois comment les autres se connectent, et chaque personne tente de sortir d’elle-même et de se rapprocher des autres, je les envie. La jalousie est une énorme force égoïste, mais essentiellement, elle commence à travailler pour moi, pour m’aider à m’élever au-dessus mon égoïsme.
En outre, l’ambition – mon désir d’être supérieur et meilleur que les autres – travaille aussi en ma faveur. Je vois le succès des autres et j’ai honte. Je veux avoir ce qu’ils ont, au moins pour ne pas tomber derrière, mais les dépasser. Il s’avère qu’il n’y a pas une seule qualité dans notre égoïsme que nous ne pouvons pas utiliser pour nous libérer de notre égoïsme. Ce travail interne est appelé « aide contre lui. »
Nous avons besoin d’approfondir ce travail avec nos amis, mais en réalité, nous découvrons qu’il n’y a rien dans nos vies que nous devons combattre. Surmonter consiste à passer chaque moment en essayant d’être sensible par rapport à la bonne direction. Ensuite, nous allons voir comment toutes nos qualités naturelles nous aident à atteindre l’objectif d’une manière directe ou de manière indirecte.
Il n’est pas nécessaire de se battre avec  l’une de nos inclinations. Au lieu de cela, nous devons étudier la façon dont la nature joue avec nous. Si nous utilisons toutes nos impulsions à bon escient, nous serons en mesure de percer dans le monde spirituel.
D’un discours sur l’importance de se rassembler le 10/05/2013

Un congrès qui nous mène à l’éternité

congrès, groupeRabash, Shlavei HaSoulam (Les marches de l’échelle), “Le but du groupe” (1984 part 1):  Nous sommes réunis ici afin d’établir une société où chacun de nous respecte l’esprit du don sans réserve au Créateur. Et pour atteindre le don sans réserve au Créateur, nous devons commencer par le don sans réserve à l’homme, ce qui est appelé «l’amour du prochain. »

Grâce à cela, nous allons être en mesure de donner sans réserve au Créateur, la force générale du don sans réserve. C’est comme cela que nous appelons l’attribut par lequel nous nous élevons au-dessus de notre ego.

Le don sans réserve mutuel, c’est l’amour des autres. Si j’aime quelqu’un, je veux tout lui donner et je fais en sorte qu’il se sente bien. C’est comme si j’étais constamment en lui et je me voyais seulement comme un moyen de lui donner sans réserve, ce qui m’aide à me transcender.

C’est la raison pour laquelle un monde tellement grand avec tellement de gens dedans fut créé. Il nous permet de nous rassembler et d’établir un groupe où par la connexion mutuelle entre nous tout le monde sera capable de transcender son ego et voir qu’il a les moyens d’acquérir une seconde nature: le don sans réserve. En fait, c’est ce que nous appelons la sortie de l’ego, de son système limité.

« Nous devons être fier que le Créateur nous ait donné la chance d’être dans une société où chacun de nous n’a  qu’un seul but – que la Divinité réside parmi nous ».

Notre objectif est que la révélation du monde d’en haut nous remplisse. C’est ce qu’on appelle « la révélation de la divinité», qui se déroule justement parmi nous. Chacun de nous est un égoïste, mais quand nous sortons de notre nature et commençons à nous élever au-dessus de nous mêmes, une grande force collective est créée entre nous, pleine de don sans réserve mutuel. Nous nous assurons que nous obtenons cette force mutuelle quand nous donnons sans réserve réciproquement les uns aux autres, et notre préoccupation est appelée garantie mutuelle.

Nous ressentons tous le monde supérieur dans cette force générale. Là nous découvrons les forces de toutes les personnes qui ont vécu avant nous et qui vivent dans ce monde avec nous, de toutes ces personnes qui se transcendent et vivent dans un état éternel.

Cette force générale est une âme collective. Il n’y a pas des âmes individuelles distinctes, mais une seule âme pour tout le monde. Mais dans elle, les personnes ressentent le monde éternel dans des profondeurs et largeurs différentes, dans la mesure où chacun domine son égo.

Nous passons par des montées et des descentes tout au long de cette route, et elles convoquent différents états dans lesquels le monde éternel semble changer. La vérité est qu’il ne change pas, comme il est dit: «. La lumière est au repos absolu » mais nous pensons qu’il change puisque nous sommes réellement en train de changer. Notre ego est en train de se transformer tout le temps, nous surmontons de différentes manières, et en conséquence, l’image de notre monde et les sentiments que nous éprouvons sont très dynamiques.

Ainsi nous avançons jusqu’à ce que tout soit totalement révélé et c’est là la fin de la correction. Tous les gens dans ce monde doivent atteindre cela. Même si les organismes changent, nos pièces spirituelles restent les mêmes. Les corps nous séparent du sentiment général en individus, mais si nous laissons le corps, nous sentons tout de suite un monde unique et nous-mêmes comme une seule âme. C’est précisément vers là que nous nous dirigeons.

Les efforts que nous faisons dans le Congrès dépendent de nous. Nous pouvons éprouver cet état éternel pendant quelques minutes. Il peut être temporaire et il peut disparaître, mais le phénomène réel restera et nous tirera vers l’avant avec force nous aidant à surmonter les phases futures.

Si nous faisons vraiment des efforts, alors en plus de ce monde, nous ressentirons le monde spirituel et vivrons dans deux mondes. Tout dépend de nous. Si nous pouvons d’abord penser à ce sujet et nous préparons pour cela, alors celui qui vient aux congrès se joindra à nous et nous allons tous avancer ensemble.

Alors, espérons pour la révélation du monde supérieur, que nous devons toujours voir comme l’objectif qui est atteint par notre unité.

« Et bien que nous n’ayons pas encore atteint cet objectif, » c’est à dire que nous n’avons pas ressenti le monde d’en haut en quittant notre ego, « nous avons la volonté d’y parvenir. Et cela, aussi, nous devons l’apprécier ».

Il est vrai que nous venons juste de commencer, mais nous espérons atteindre l’objectif, et cela devrait être apprécié par nous. Ca dépend de nous et dépend aussi de nos efforts. Il est dit: «Une personne ne peut pas acheter son monde en une heure. » Si les gens qui font partie d’un groupe ont vraiment envie de se transcender, ils vont vraiment sentir cette ascension.

D’une conversation dans la préparation pour le Congrès à New Jersey, 10/05//2013

Aimer le père sévère

Dr. Michael LaitmanSupposons que je blesse quelqu’un. Peut-il m’aimer en retour au lieu de sentir du ressentiment et de la haine à mon égard? Pour quoi faire? Peut-être que je suis plus grand et plus intelligent. Ou peut-être qu’il m’aime puisque par les coups je veux le conduire au bon, à quelque chose de spécial et sublime?

Par exemple, je mets la pression sur mon petit garçon le poussant à étudier pour qu’il se développe intelligemment et devienne un « grand homme. » Il peut ne pas aimer ça maintenant étant donné qu’il préfère jouer, mais je l’oblige à étudier.

En réponse, il ne m’aime pas, mais me déteste. Cependant, plus tard, à la suite de mes coups il se développe, devient plus intelligent et, grâce à l’étude, se développe intérieurement. Je le force à se développer, et avec le temps il comprend que je le fais pour son propre bien. Oui, je lui mets la pression et le force à suivre le chemin difficile, mais cela ne signifie pas que je ne l’aime pas, comme il le pensait auparavant. Non, je le fais de cette façon parce que je veux ce qui est le mieux pour lui et je souffre encore plus que lui à cause de ma dureté, mais je n’ai tout simplement pas d’autre choix.

Ainsi, le Créateur n’a pas d’autre choix non plus: C’est la seule manière qu’il a pour créer la créature. Seulement alors, au gré de son développement, il se tournera vers le Créateur, pas à cause des coups ou les plaisirs qui viennent de Lui, mais d’une manière ciblée et différente, en comprenant que le Créateur le réveille pour faire des efforts et s’élever, pour atteindre une vie éternelle et parfaite, pour arriver à la compréhension éternelle, et atteindre un nouveau niveau spécial.

Quand il atteint cela, il a déjà deux types de nature:

1.     Les sentiments de plaisir et souffrance qui viennent du Créateur.

2.     Et par dessus eux, un nouvel amour qu’il sent pour le Créateur, à la place de la haine qu’il ressentait auparavant.

C’est de cette façon que la créature devient indépendante de sa nature initiale et reçoit une deuxième nature.

Dans ce monde, je veux parfois aussi que les gens m’aiment, pas parce que je suis beau et bon, mais qu’ils m’aiment comme je suis, même si je les traite mal. Je veux que tu m’aimes et me comprennes, même si je te traite durement et je te cause de la douleur. Je veux que tu m’aimes, pas à cause de la façon dont je te traite, toi et les autres, mais à cause de qui je suis.

C’est un peu comme le jeu que le Créateur joue avec nous quand Il établit des relations directes avec nous et en même temps nous permet de nous concentrer sur une autre «ligne directe». C’est comme la relation que nous voyons entre parents et enfants, lorsque les parents aiment les enfants, bien qu’ils leur causent de grands ennuis et soucis. Il est dit: «L’amour couvrira tous les péchés. »

Ainsi, nous pouvons comprendre le jeu que le Créateur joue avec nous. Tout notre travail consiste à transcender le corps qui ne fait que sentir le plaisir ou la douleur, établissant la bonne attitude envers notre Maître, qui nous apprend à transcender notre «animal», et d’apprécier Son essence: Pourquoi fait-il ça et pour qui? Il le fait seulement pour notre bien.

Il dit qu’Il souffre plus que nous le faisons puisqu’Il doit se dissimuler Lui-même et de faire passer notre partie «animale» à travers différente souffrances. Il fait ça pour que nous puissions dépasser ce niveau et devenir des êtres humains, sublimes, éminents, matures et développés. Il veut que nous apprécions Son attitude en fonction de Son essence et non en fonction de la façon dont Il suscite en nous le désir de transcender l’ «animal», en ignorant les plaisirs et les souffrances qu’Il nous envoie intentionnellement, et de voir tout en fonction de l’objectif.

En termes kabbalistiques, cela signifie que nous procédons à une restriction (Tsimtsoum) sur le sentiment «animal» de plaisir ou de la douleur en ne visant que l’objectif, c’est à dire que nous effectuons Zivoug de Hakaa (accouplement par frappe) au-dessus de tous les plaisirs corporels, en vue d’être seulement dans le don mutuel avec le Créateur, indépendamment de tous mes plaisirs «animaux» et les souffrances. C’est déjà un niveau supérieur différent, dans lequel j’établis ma connexion avec le Créateur suivant combien nous pensons tous les deux à ce sujet, au but unique, à l’état spécial.

Pour en revenir à l’exemple du père et du fils: Quand le fils comprend déjà pourquoi le père le traite durement et l’oblige à étudier, il transcende les souffrances et s’élève à un nouveau niveau de relation avec son père, car ils sont concernés tous les deux par son succès. Grâce à cela, ils sont dans l’unité, dans l’adhésion, et dans une intention commune, ils sont connectés et comprennent l’autre. C’est déjà un niveau spirituel, l’unité de l’esprit, malgré la douleur et les limitations que le fils a subies par son père sur le plan corporel.

Ces deux niveaux sont essentiels car sinon le père et le fils ne seront pas en mesure d’établir une véritable connexion intérieure, personnelle entre eux. Sans la connexion spirituelle ils seront reliés seulement par ce qu’ils reçoivent les uns des autres, ce qui est le « niveau de l’animal», où l’être créé est sans doute dominé par le Créateur et reste dépendant toujours. Cet exemple illustre clairement la base de notre relation avec le Créateur.

D’une conversation dans la préparation du Congrès de New Jersey, 10/05/2013

Renaître encore et encore

Dr. Michael LaitmanLorsque nous nous élevons sur les 125 degrés spirituels, nous revenons à un état «embryonnaire» encore et encore, à des niveaux plus profonds et plus élevés. C’est l’échelle spéciale sur laquelle chaque niveau d’auto-annulation prend sa propre forme, avec ses caractéristiques uniques.

Et c’est pourquoi l’embryon se soumet à des changements constants tout au long de sa croissance, jusqu’à ce qu’il devienne semblable au Supérieur dans son auto-annulation, complétant ainsi la première étape. A ce stade, l’inférieur effectue seulement sa première auto-annulation: Il accepte tout ce que le Supérieur lui fait, envoie, ou dit comme quelque chose de parfait, même si cela peut sembler à l’inférieur comme contraire, que c’est répugnant à son esprit et son sentiment.

Puis, quand il achève la phase de conception, il commence réellement à se réduire à néant par la construction de la tête de son Partsouf. Il est né avec la tête tournée vers le bas, c’est-à-dire dans l’auto-annulation, et il commence à la relever, ce qui signifie à accepter l’esprit du Supérieur au lieu du sien. En d’autres termes, maintenant il travaille activement contre son propre esprit et son sentiment, et non seulement s’annule, mais vérifie avec le supérieur à chaque étape.

Et même s’il n’est pas d’accord avec le Supérieur, dont les paroles lui semblent tout à fait illogiques, contradictoires et insuffisantes, il les accepte quand même, et c’est déjà la réelle auto-annulation. Avant, au stade de la conception, il a agi sans réfléchir, et maintenant il accepte l’esprit et le sentiment du Supérieur, au mépris de siens.

De cette façon, peu à peu, il construit la tête du Partsouf et devient semblable au Supérieur en termes de son programme interne, ses récipients (désirs). Par la suite, à une certaine étape, il est en mesure de remplacer le Supérieur dans tous les actes de ce dernier.

C’est l’ordre des degrés, et nous nous élevons en eux par le pouvoir de la résistance. Baal HaSoulam raconte une parabole sur un serviteur et les ministres, quand le roi voulait placer le serviteur en tant que chef des ministres. Pour ce faire, il dit à l’un d’eux qui était doué comme bouffon, de prétendre qu’il était le chef des ennemis et des bandits de sorte que par la lutte avec eux la personne puisse savoir à quel point elle pourrait «protéger le Roi », ce qui signifie adhérer à l’esprit du Supérieur. Après tout, quand l’adjoint du  roi se déguise en criminel, il n’est pas facile de le reconnaître. Au contraire, une personne pense toujours qu’elle a raison, et elle a besoin d’un fort pouvoir de surmonter pour s’élever au-dessus de la raison, et pas comme c’était à la première étape.

Et c’est l’état que nous appelons la «deuxième conception ». Après tout, même si la personne a mûri, est sortie de l’embryon et la petite enfance, la conception se poursuit même ici: les actions sont les mêmes, mais seulement à un nouveau niveau. Maintenant,elle s’annule réellement pour être similaire au supérieur dans la pratique.

Du Congrès des hommes  “Le prochain pas” 26/04/13, Cours 2 

Une prière orientée vers le futur

congrès, groupeQuestion: Que doit faire ma prière, MAN, dans le groupe des dix?
Réponse: Une prière, MAN, dépend de l’état dans lequel vous êtes. Vous leur demandez peut-être quelque chose  et ils vous  demandent peut-être quelque chose, et vous vous exploitez mutuellement. Ou vous pouvez être déjà connecté et demander ensemble du supérieur celui qui est dans le groupe des dix.
Vous dites: « . Le Créateur est dans le lien entre nous » Cette connexion entre nous est l’utérus de la mère, c’est ZAT (la plus basse des sept) de Bina, notre supérieur. Il n’y a aucune autre supérieur, mais notre groupe connecté. Mais nous ne sommes pas encore connectés, et alors nous nous tournons vers l’avenir, connectés, et vers  la forme qui est notre plus haut niveau corrigé futur. Nous nous tournons vers lui et vers le Créateur qui est caché à l’intérieur. Cela signifie que la prière, MAN, peut être dirigée à partir de chacun d’entre vous vers autrui, ou de vous tous pour votre future forme supérieure.
De la 3e partie du cours quotidien de Kabbale 06/05/13, TES