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La joie de la libération

Dr. Michael LaitmanNous recevons d’en haut la force du don, sans savoir de ce que c’est, parce qu’elle appartient à une existence d’une autre dimension. Par les montées et les descentes nous arrivons à une situation, où nous commençons à comprendre qu’il est préférable de demander d’exister dans une autre force, dans la force du don. Je ne veux pas être dépendant de mon humeur, de ce qui  est plaisant ou le déplaisant, mais je voudrais être au-dessus de tout cela.

Au début, le désir égoïste me motive, mais lentement par la Lumière qui ramène vers le bien, il résulte que l’influence de la force supérieure est de plus en plus grande et me change, je commence à vouloir m’élever au-dessus de ce que je ressens Chaque fois que je sens un goût doux en me rapprochant du Créateur, comme résultat du travail en vue de donner, de la connexion, toutes sortes de manifestations des situations spirituelles, je me « retiens » et demande qu’on me donne d’être dans cette situation, non pas parce que c’est doux, agréable, confortable, où me réchauffe parce que je sens la grandeur du Créateur, ressens l’importance du but, l’importance et ma mission supérieure unique.

Je veux précisément sentir ma bassesse. Bien que la sensation de la bassesse ait aussi plusieurs facettes, et parfois elle découle d’une grande fierté. Mais je sens une telle bassesse qui me permet de ne pas suivre les plaisirs, en remplissant mes sensations et mon esprit, mais je veux être conduit par une autre force, que je ne comprends pas mais dont je sais uniquement que c’est la force de la foi. Elle me permet de ne pas être dépendant de mon raisonnement, et cela se nomme être “au-dessus de la raison”.

Si vraiment j’exige d’être au-dessus de la satisfaction de mon cœur et de mon esprit, le résultat est  quelque chose qui transcende les limites de ce monde, un endroit vide. Alors je prie, je demande la foi, c’est à dire cette force du don ce que la lumière doit m’apporter pour me libérer de ma connexion avec moi-même, de la dépendance des plus grandes saveurs, de toute la “ Malkhout de l’infini” qui elle est pleine de plaisirs.

Je veux être au-dessus de tout cela, dans la force du don, pour de ne pas voir et ne pas demandez à voir la grandeur du Créateur, afin de ne pas être dépendant d’aucun plaisir, satisfaction, connaissance. Je suis au-dessus de cela et ne fais confiance en rien. Et la preuve de cette situation, c’est la joie.

De la préparation au cour matinal, 04/02/2013

 

Rien pour vous-mêmes – tout pour les autres

Dr. Michael LaitmanQuestion: Est-ce que la Kabbale apporte une preuve pour les débutants? Comment puis-je être sûr que je suis sur la bonne voie?

Réponse: Vous n’avez aucune preuve et aucune certitude. Vous pouvez y aller si vous voulez.

C’est la condition pour entrer dans la dimension spirituelle. L’alternative est la souffrance, ce qui finira par vous faire accepter cette condition.

Si vous n’êtes pas capable de vous annuler et refusez le paiement, vous n’entrerez pas dans la spiritualité. N’avez-vous pas entendu parler de cela? Vous êtes à la recherche d’une preuve, d’incitations, ce qui est compréhensible, les choses ne peuvent être autrement. Ces objections sont justes, mais il n’y a pas de place pour elles. Elles s’éveillent en vous uniquement que vous puissiez vous élever au-dessus.

Même le soutien de vos amis ne peut être satisfaisant pour vous. C’est parce qu’au fond de votre âme, vous ne pouvez pas les tenir et même jamais vous unir avec ces gens. Donc, ce n’est pas pour l’amitié et ses avantages.

Simplement aujourd’hui, vous ne connaissez pas encore ce que sont la Première Restriction (Tsimtsoum Aleph), l’écran, et la Lumière qui ramène vers le bien. En réalité, vous ne recevrez jamais rien. Une fois que vous y entrez, vous découvrez que vous avez toujours été là, mais vous pouvez le percevoir qu’au moment où vous êtes devenu prêt à tout rejeter. Et vous le percevez dans les récipients du don, en rejetant pour vous-même, rien pour vous-même, mais seulement pour les autres.

Question: N’y a t-il rien pour nous remonter le moral?

Réponse: Je ne veux pas mettre des paillettes devant vos yeux. Le groupe et nos amis de partout dans le monde qui sont reliés à nous doivent connaître la vérité: la spiritualité se trouve au-delà des forces humaines. Quand une personne a un point dans le cœur, elle comprend que cela est juste. Et même si parfois il semble que l’obstacle ne peut être surmonté, seulement cela peut être vrai et rien d’autre.

Ainsi, vous découvrez toute la vérité. A l’inverse, tout appel à la volonté égoïste, tout attachement à elle, n’est pas la voie spirituelle.

– Mais vais-je obtenir au moins quelque chose?

– Rien du tout!

– Que dois-je faire?

– Vous ne faites rien!

– Qu’en est-il de recevoir la satisfaction spirituelle?

– L’atteinte spirituelle est l’antithèse de la réception. Seulement vous rejetez, vous ne voulez rien pour vous-même. Tout votre énorme désir de recevoir, dont vous n’êtes pas encore conscient, tout votre égoïsme, vous le portez du « ventre » à la « tête » et entièrement vous le rejeter. Et ainsi vous constituez la véritable « tête », l’écran et la Lumière qui ramène vers le bien. Vous ne prenez rien pour vous-même, peu importe ce qui vient à vous, vous donnez tout aux autres. Il est préférable qu’on ne sache même ce que vous avez fait parce que cela pourrait aussi servir comme de « pot ».

Et puis vous commencez à sentir ce que c’est que d’être sur le degré du Créateur…

Votre point dans le cœur doit être en accord avec cela. Il est la vérité et il a les mêmes qualités. Et quiconque n’est pas d’accord est libre de partir. Ces gens sont des partisans, mais ils ne sont pas des kabbalistes.

Question: Cela signifie que nous nous efforçons d’atteindre quelque chose qui n’est pas réel?

Réponse: Tout à fait. Pour vous, pour vos récipients, ce n’est pas réaliste, cela s’oppose à vous. C’est pourquoi il est écrit: « J’ai vu un monde à l’envers. »

Question: Et pourtant, que va-t-il nous arriver? Qu’atteindrons-nous dans la spiritualité?

Réponse: Le Baal HaSoulam a écrit dans la Lettre n°8 à ce sujet: « Tout ce qui se passe dans le monde a un but digne appelé ‘une goutte d’unité.’ Lorsque les habitants des ‘maisons corporelles’ expérimentent toutes les horreurs, à travers leur fierté absolue qui leur ait retirée, une certaine ouverture apparaît dans les murs de leur cœur, qui n’est pas ouverte à tous en fonction de la nature même de la création. Et ils deviennent dignes de recevoir cette goutte d’unité dans leur cœur.

Et ils deviendront comme une impression à partir d’un sceau, et ils verront par eux-mêmes, au contraire, que c’est grâce à ces horreurs qu’ils viennent à atteindre l’absolu, débarrassés de fierté étrangère. L’union avec le Créateur apparaît seulement ici, et c’est là où une goutte d’unité peut régner sur eux. »

De la 3ème partie du cours quotidien de Kabbale du 01/02/13, « L’étude des dix Sefirot »

Attendez, Il peut venir aujourd’hui

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment puis-je examiner chaque action que je fais de manière plus efficace afin de découvrir la raison de l’éveil d’En-Haut qui l’a causé?

Réponse: Permettez-moi de vous donner un exemple. Supposons que le téléphone sonne et tout à coup une voix inconnue dit:«Attendez, je viens pour régler mon compte avec vous aujourd’hui, » et raccroche tout comme dans les films d’horreur. Vous ne savez pas qui vient d’appeler ni de quoi il s’agit! Vous commencez à regarder tout le monde que vous rencontrez avec méfiance et crainte. Vous vérifiez et examinez tout ce qui se passe.

C’est exactement la façon dont nous devrions chercher le Créateur. Nous avons besoin de l’inquiétude, l’anxiété, la peur, l’insécurité et le sentiment d’impuissance que forcent une personne à rester sensible et vigilante et à vérifier tout ce qui croise son chemin.

Si l’objectif est très important pour moi, mais je ne vois pas que j’avance vers lui, je m’inquiète de ce qui se passe, et je dois trouver ce qui s’interpose sur mon chemin. Quel est le but exactement ? Et peut-être ne suis-je pas en train de l’imaginer correctement ? Quels sont les moyens pour y parvenir?

Ici, je découvre que mon problème est que je dois tout simplement tourner la haine en amour. Je dois vérifier mon état et mon intention et à reconnaître le moment où je ne peux pas accepter. Je dois faire attention à ce que je ne respecte pas et considère comme sans importance maintenant, pour essayer de le sentir. Alors, je vais reprendre conscience et tout à coup je verrai le monde supérieur. Je ne le vois pas maintenant seulement parce que je ne veux pas le voir!

Tout dépend d’arriver à modifier les principes selon lesquels une personne se rapporte à la réalité. Ces principes déterminent comment sera la réalité de cette personne, à quoi elle ressemblera.

De la 1ère partie du Cours quotidien de Kabbale du 03/02/13, Les écrits du Baal HaSoulam

Mettez le cavalier sur le cheval

Dr. Michael LaitmanQuestion: Quel genre de travail devrions- nous faire en ce qui concerne l’analyse et l’accélération du temps?

Réponse: Devenir comme la Lumière signifie d’atteindre le degré du don sans réserve. Dans un premier temps, il est nécessaire de vous séparer de niveaux minéral, végétal et animal et de comprendre le degré de l’homme, le degré d’Adam, le «semblable» (Domé) à la Lumière, le dons sans réserve. Il est nécessaire d’imaginer comment j’inclus des morceaux de don ou à les développer à l’intérieur grâce à la correction de ma relation avec mon environnement et le Créateur.

Ce travail est effectué à chaque fois au-dessus de mon désir, qui est naturellement en moi au plan animé. Et je construis le degré humain, la forme du don, au-dessus. Mieux la personne commence à faire la distinction entre ces deux notions, plus elle commence à sentir la différence entre la forme animale en elle et la forme humaine, qui est au-dessus de cet animal. Tout notre travail se déroule à la frontière entre la première et la seconde forme, avec le but d’augmenter la forme humaine en nous.

Il n’est pas facile de séparer ces deux formes en nous de telle sorte que nous les percevons d’une manière complètement égale, un couple indissociable: un cavalier, montant à cheval. C’est seulement alors que nous atteignons la compréhension de ce qu’un animal et un être humain sont. C’est le travail principal d’un débutant qui a besoin de comprendre combien d’attention il peut consacrer à son animal et combien il doit consacrer à son homme afin de les séparer et de les mettre chacun à sa place, de façon que l’un puisse contrôler le autre.

De la 4ème partie du Cours quotidien de Kabbale du 31/01/13, Les écrits du Baal HaSoulam

Les livres avec un sous-entendu spirituel

Dr. Michael LaitmanNous sommes habitués à la littérature traditionnelle. Les livres peuvent être divertissants au sujet de l’aventure, de la science-fiction, etc… En général, lors de l’ouverture d’un livre, je tiens à attirer des informations ou des impressions à partir de celui-ci.

Toutefois, les livres kabbalistiques agissent très différemment. Dans la Kabbale un livre est un moyen, l’élément de liaison, l’adaptateur, avec lequel je peux me connecter à l’auteur. C’est comme ça que je vois les œuvres des kabbalistes: Ils m’aident à me connecter à un système spirituel immense inondé de la Lumière de l’Infini, rempli avec le Créateur.

Ce système se compose d’âmes, en somme, des désirs corrigés des plus grands esprits qui ont accompli l’équivalence de forme avec le Créateur par de grands efforts, et ils tiennent Sa révélation dans leurs récipients, dans leurs désirs. En outre, certains d’entre eux ont formé un mince « conduit » pour moi, un canal par lequel je peux communiquer avec eux et recevoir l’inspiration, des nouvelles, la correction, tout ce qui me fait appartenir à ce système.

Ainsi, la lecture de livres kabbalistiques est tout à fait différente de la lecture de tous les autres documents. C’est pourquoi ces livres en général sont appelés « étude » (la Torah), car ils contiennent la Lumière qui corrige (Ohr). Ils contiennent un pouvoir spécial, et je peux l’obtenir si j’attends le changement, si je veux devenir comme les auteurs.

Si je regarde dans ces livres juste pour savoir et les traiter comme tous les autres livres, alors je dédaigne les efforts des kabbalistes et donc je perd beaucoup. Bien sûr, en général, cette approche n’apporte rien de bon pour moi ou quiconque.

Ainsi, il est très important de se connecter à l’héritage des kabbalistes, de saisir l’occasion d’unir ce qu’ils m’ont donné. Ici, l’intention décide de tout. Si mon mental « animal » voit toutes sortes de sagesses dans leurs livres pour améliorer quelque chose dans notre monde, alors il s’agit d’une approche complètement sans valeur appelée « la potion de mort. » Rien n’est pire que cette attitude.

Et si nous nous connectons, si nous lisons ces livres dans le seul but de voir l’ « élixir de vie » à l’intérieur, nous nous ouvrons et alors nous sommes prêts à recevoir ce qu’ils avaient l’intention de nous donner. Il n’y a pas de trucs ni d’excuses: tout ce que le supérieur nous donne est pour le mieux. Ainsi j’avance, comme ils disent, « croire le sage. »

Ce n’est pas simple, mais c’est impératif. Mon intention détermine la différence entre l’ « élixir de vie » et la « potion de mort », entre les « chauve-souris » qui vivent dans l’obscurité, et le « coq » louant l’aube. Si je ne garde pas la bonne approche, je peux rester à la même place, ou pire encore, revenir en arrière. Même si j’ai consacré toute une vie à cela, s’il y a une erreur dans la chose principale, alors la vie passera en vain, et même pire, elle peut me jeter dans les forces de l’impureté (Klipot), la purification desquelles peuvent prendre quelques cycles supplémentaires.

C’est pourquoi les gens doivent constamment se contrôler sur le chemin spirituel.

Question: Que puis-je faire avec mon mental « matériel » et mon sentiment pour me connecter à cette « adaptateur », un livre kabbalistique?

Réponse: Il est nécessaire de vous annulez devant le groupe et l’enseignant, ce qui est l’outil qui vous permet de vous connecter à l’auteur. En s’annulant devant le groupe et l’enseignant qui le supervise, une personne se connecte apparemment à la « prise » et établit la connexion avec le kabbaliste qui a écrit le livre. Le groupe joue le rôle d’ « adaptateur » entre eux.

En général, la notion de « groupe » représente un lien entre le Créateur et l’humanité.

De la 4ème partie du cours quotidien de Kabbale 30/01/13, « Introduction au Livre du Zohar« 

Le livre « sculpte » l’homme


Question: En fait, nous avons besoin seulement d’atteindre l’équivalence de forme avec le Créateur. Alors pourquoi tous ces livres et des paroles sur l’annulation de soi et l’union? Il faut simplement exiger l’équivalence de forme, et c’est tout.

Ma réponse: S’il vous plaît, exigez. Mais omment? Les kabbalistes ont écrit des livres uniquement pour les besoins de progresser. En général, nous étudions deux types de livres:

– Il y a des livres qui nous apportent la Lumière qui ramène vers le bien – ce sont surtout les écrits du Baal Hasoulam:

– Les autres livres, les livres du Rabash, qui enseignent la façon d’aborder les écrits du Baal Hasoulam: l’union, ensemble avec le groupe, dans la vraie intention.

Sans cet enseignement, vous n’obtenez rien. il faut quelqu’un qui vous dirige.

Question: Cependant, pourquoi le Baal Hassoulam n’a jamais écrit un livre sur comment atteindre l’équivalence de forme avec le Créateur?

Ma réponse: C’est interdit. c’est moi-même qui dois chercher l’équivalence de forme, moi même qui dois explorer et la trouver et comprendre  ce que c’est,  comprendre exactement ce dont j’ai besoin, que c’est justement à cela que j’aspire.

De plus comment demander des forces pour réaliser cela. Les désirs ne peuvent pas venir de l’extérieur, je dois les former de l’intérieur. Dans notre monde tout est inversé: j’ouvre un livre de physique, de mathématiques ou de mécanique et je l’étudie. J’ai les bases dont j’ai besoin pour cela, et dans la préparation spirituelle il n’y pas de telles bases, des outils, de tels désirs, même si les kabbalistes écrivaient un livre, je ne comprendrai pas ce qu’ils attendent de moi, ce que signifie « monter le NHI » à « HGT”?

Cela veut dire que dans un premier temps, je dois faire sortir des livres de nouveaux degrés de perception, de nouvelles forces, des nouvelles réactions internes, d’ouvrir le cerveau, d’élargir les émotions.

Tout d’abord, il faut se développer de l’intérieur et pour cela le livre doit faire certaines actions sur moi, faire, « sculpter » de moi quelque chose, compresser ma substance et l’étirer par le don direct et inverse.

Ce n’est qu’à ce moment que je vais acquérir assez de finesse, sensibilité, et a une deuxième lecture je verrai de quoi il s’agit.

Ce n’est qu’après plusieurs années que la personne qui lit « Shamati » ne le lit pas du tout comme au début. Mais comment expliquer cela a un débutant? Cela veut dire que vous ne pouvez pas vous débrouiller sans une formation et des exercices…
Baal Hasoulam “article de conclusion du Zohar”03.02.2013

L’ami est mon miroir

Dr. Michael LaitmanQuestion: Nous disons que je me vois dans l’ami, mais quelle partie de lui est exactement ma réflexion?

Réponse: Si je considère une personne mon amie, alors réellement elle est devenue mon miroir. Si je vois quelque chose de négatif en elle au sujet de mon avancement spirituel, alors je dois comprendre que cette négativité est en moi et que ma perception est tout simplement déformée.

Quant aux autres personnes, c’est une autre histoire. Il est clair que je devrais me rappeler qu’elles représentent le Créateur, mais, dans ce cas, elles ne représentent pas la réalité extérieure comme une réplique de mes attributs internes. Nous avons besoin d’une étude sérieuse afin de traiter correctement les gens de l’extérieur qui ne sont pas membres du groupe. Dans la mesure où la première partie du système se révèle comme GE, nous apprendrons à traiter correctement le APH.

Donc, ce n’est que dans un ami que je vois mon reflet. C’est comme si le Créateur met un miroir devant moi à un certain angle et à chaque fois me montre une certaine partie et dit que je devrais me regarder, à mes défauts. Il reflète mes attributs à l’extérieur, les habille de différentes figures, et me les présente.

Dans le même temps, quand je regarde l’ami, je n’attribue pas tout à moi, mais seulement ce qui appartient au chemin spirituel. Toutefois, cela dépend déjà du niveau de connexion. Si j’aime quelqu’un, je ne vois pas de défauts en lui, je l’aime tout simplement. Les gens disent que c’est une habitude, mais ce n’est pas. Sur le plan corporel, mon désir de recevoir ne veut pas souffrir et il se protège. Je m’habitue aux défauts des autres, et c’est comme si je portais aucune attention à eux afin de ne pas souffrir tout le temps. Cependant, dans la spiritualité, comme il est écrit, « L’amour couvre toutes les transgressions. » L’amour couvre toutes les fautes, et ce n’est pas une habitude, mais c’est le travail de correction.

Sur le niveau du moment, il arrive que j’envie un ami puisque je vois en lui quelque chose de mieux, les attributs que je voudrais posséder moi-même. C’est douloureux. Dois-je remercier le Créateur pour cette douleur? Après tout, il me montre que je suis inférieur aux autres. Je commence à regretter et à chercher, et cela m’amène à la question suivante: Pourquoi ne puis-je pas vraiment aimer l’ami, si je vois qu’il est meilleur que moi?

Ainsi, dans l’exemple le Créateur se présente à moi, il me montre une possibilité d’avancement. Sinon, je serais resté « mort », toujours sur le plan de la nature, mais maintenant, grâce à l’envie, la convoitise, l’ambition, et même la haine, j’ai un « carburant », un « fusible », et je ne peux rester sur place.

Bien sûr, je peux me calmer et dire: « Allons donc, il semble qu’il n’y est que cette voie. » Mais, je peux faire le contraire, tenir sur le sentiment, et planifier la façon de sortir les attributs négatifs qui ont été révélés, de faire un véritable plan de façon à monter.

Question: Mais, quand même, dois-je attribuer systématiquement toutes les qualités négatives de l’ami à moi-même ?

Réponse: Vous avez raison, les attributs d’un animal ne sont pas pertinents. Si, par exemple, il est trop hâtif ou un peu paresseux, c’est la nature qui lui a donné ces attributs. Quelqu’un peut être lent et un autre peut-être trop fort, tout le monde a une palette d’attributs corporels innés.

Nous parlons d’un penchant à changer, le feu qui brûle dans une personne. C’est ce que vous avez besoin: des raisons de ressentir l’envie. Avez-vous envie de ses attributs innés ou de sa sensibilité et son aspiration pour l’objectif?

Question: Supposons que je vois que l’ami dort pendant la leçon, et je comprends que c’est réellement moi qui dort. Comment puis-je utiliser cela? Après tout, je ne vois aucune faille en moi-même.

Réponse: C’est très simple. Si vous ne dormez pas, alors il ne dort pas non plus. L’inclure en vous, et essayer de réveiller son image à l’intérieur de vous. Même s’il continue à dormir pendant la leçon, il recevra tout par vous.

De la 4ème partie du cours quotidien de Kabbale 29/01/13, « discours de conclusion du Zohar« 

Le don n’a pas de limite

Dr. Michael LaitmanSi nous ne sentons pas une réponse à notre attitude, alors il y a un problème. C’est comme si nous sommes face à un mur et que l’on ne puisse pas le changer, et ni que nous puissions nous changer par lui. Dans ce cas, il n’y a pas de connexion entre nous.

C’est peut-être la haine absolue ou l’amour absolu, ça n’a pas vraiment d’importance, mais si nous sommes confrontés à quelque chose qui ne change pas, alors nous ne pouvons pas changer notre attitude envers lui non plus. Si je ne change pas, je sens que je suis mort, puisque le sentiment de la vie est déterminé par les changements.

Donc, si je ne peux rien ajouter à mon amour et de l’autre côté je ne peux ajouter quoi que ce soit ou appeler quoi que ce soit en moi, alors nous nous trouvons dans une situation très problématique. Il est vrai que la réalisation de l’amour absolu est le but de notre relation avec le Créateur, mais ce n’est que si nous nous élevons au-dessus et construisons notre amour sur le don mutuel en limitant notre ego.

Je me cache moi-même de l’amour du Créateur et l’accepte seulement comme un carburant qui me permet de L’aimer. Je reçois du plaisir seulement en lui donnant. Donc, cet amour absolu n’annule pas nos sentiments envers les autres, mais permet plutôt de les développer davantage.

La fin de la correction est la fin de la correction des récipients, mais pas la fin de la croissance du don. Le don n’a pas de limite, et si cet état est appelé le monde de Ein Sof (infini). Le désir de recevoir a des limites et une fin, et l’intention a aussi des limites et une fin, mais il n’y a pas de fin à notre capacité à nous élever au-dessus de notre désir de recevoir avec la bonne intention.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 29/01/13, Écrits du Baal HaSoulam

Le but de la vie est de se réaliser spirituellement

Dr. Michael LaitmanQuestion: En étudiant la Kabbale, nous nous détournons des « nations du monde » vers le « peuple d’Israël. » Si je comprends bien, en atteignant la réalisation spirituelle obtiendrons-nous plus de souffrances que les « nations du monde »? Ou bien devons-nous comprendre la relation de cause à effet?

Réponse: J’ai beaucoup d’amis de l’école, de l’université, avec lesquels je suis parfois resté en contact. Ils sont développés, des gens normaux, mais ils ne me comprennent pas. En tout cas, je ne néglige aucun d’entre eux, je les apprécie et les aime, mais nous sommes juste des gens différents.

Donc, nous ne pouvons pas nous évaluer par rapport aux autres. C’est plus facile pour une personne et plus difficile pour une autre, tout le monde a son propre destin. La seule chose qu’une personne doit faire est de se réaliser comme elle est.

Vous ne devriez envier personne, en disant qu’elle a de la chance, regarder combien elle est riche, et celle-ci est une fainéante, et tout est plus facile pour elle, la troisième est née « avec une cuillère en argent dans la bouche. » Cela n’aide pas. Cela signifie que vous ne savez pas comment vous réaliser. On doit apprendre!

Prenez votre plus fidèle et profond désir, et commencez à être vous-même. Vous verrez que c’est le meilleur qui puisse être. Il est peu probable que vous soyez heureux si vous changez de place avec quelqu’un. C’est seulement en vous réalisant, en devenant semblable au Créateur, que vous serez complètement rempli.

Quant à aller de l’avant, plus le progrès d’une personne est élevé, plus le vide émerge en elle. Mais ces vides se remplissent avec la perspicacité, le sens de l’éternité, de la perfection, de la vie éternelle, du sentiment de l’Infini. Une personne voit l’univers de bout en bout.

 

Une personne ordinaire dans le monde, par exemple: un berger qui marche avec des vaches dans un pré, en sifflant, se sentant bien, vivant et alaise, sans soucis dans sa tête. Pouvons-nous l’envier? Oui, bien sûr. Mais quelle envie et jusqu’à quel point? Après tout, il s’agit d’un état quand il a réalisé son programme.

Donc, ne pensez pas à la souffrance. Réalisez vous! Dans le cas contraire, il s’avère que vous maudirez le Créateur de vous avoir crée. Que pourrait-il avoir de pire que cela? Donc, soyons reconnaissants!

 

Du Congrès de Novosibirsk le 9-12-2012, Leçon 5

Dépasser la dissimulation

congrès, groupeQuestion: De quoi dépend la capacité d’une personne de résister dans la guerre contre ses ennemis intérieurs?

Réponse: Tout d’abord, il peut s’agir des gens qui se sont déjà éveillés à la quête de la vérité et qui sentent la nécessité de trouver le Roi et de retourner vers Lui. Un point qui s’éveille dans le cœur de l’homme – ce  le point du regret pour la perte de « l’épée et le bouclier », qui était jadis donné par le Créateur. Cela signifie qu’un homme avait jadis un écran pour les désirs de donner et les désirs de recevoir, c’est-à-dire sur les niveaux 0-1-2. Et maintenant, cet écran a disparu.

Mais l’homme garde une étincelle de cet écran, un sentiment qu’il avait jadis une force, et peut-être qu’il peut, qu’il est capable de donner sans retour, qu’il le souhaite. C’est le côté opposé d’une âme sainte – je ne comprends pas le spirituel, mais je sens que je peux comprendre. Il y a en moi un désir inconscient de cela, un désir passionné.

L’étincelle – c’est un morceau minuscule et cassé de « l’épée et du bouclier », donnés jadis à l’homme par le Créateur. Cette étincelle  contient en soi la Lumière de Hassadim et la Lumière de Hokhma , et les écrans pour elles. C’est comme le gène de l’information (Reshimot), à l’intérieur duquel il y a tout le système de l’univers.

Par conséquent, si une personne a cette étincelle, elle a toutes les possibilités pour atteindre spirituel. Il ne lui manque qu’un moyen pour  relier son étincelle à la Lumière. Et cela se fait avec le groupe. Le groupe nous donne l’importance de cet objectif et à part de cela, rien d’autre n’est pas nécessaire. Le plus important est de ressentir tout le temps la nécessité de demander la lumière ramenant à la source, pour atteindre la ressemblance avec le Créateur.

Nous devons recevoir l’importance du spirituel du groupe, parce que nous sommes dans la dissimulation. Le groupe ajoute de conditions à notre état qui nous permettent de dépasser la dissimulation: comme si nous voyons la grandeur du Créateur devant nous. Il est clair que c’est une grandeur imaginaire, et non réelle, mais nous acceptons  consciemment cette «tromperie», sachant très bien que c’est un jeu et que nous n’avons pas d’autre choix.

Ce sont les conditions qui nous ont été données dans la période de la préparation, dont il est dit: « Fais des efforts – et trouve! »

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale, les Écrits de Baal HaSoulam 31/01/2013