Category Archives: travail intérieur

Juste ne pas intervenir !

Dr. Michael LaitmanLe Créateur nous réveille, et Il transporte tout, et certainement personne dans le monde ne peut rien faire de soi-même. C’est toute la Lumière Supérieure qui se révèle en nous de plus en plus ; Sa force est ce qui agit. Nous avons seulement besoin de Lui correspondre autant que possible, nous approcher de Lui, et de faire certains mouvements intérieurs pour Lui  afin qu’Il soit révélé en nous. C’est l’aspiration la plus importante.

En vérité, une personne doit faire une seule chose : juste  ne pas interférer. Elle doit être comme une «femme» (qui est appelé la force d’une femme), pour être le récipient dans les mains du Créateur. Espérons donc que nous allons utiliser notre force mâle pour nous dépasser afin de devenir comme des «femmes». 

Du discours pendant le repas avant la Convention au désert d’Arava, 18/11/2011

Le cœur de pierre au lieu de l’amour

Dr. Michael LaitmanLa situation de chacun de nous était une relation étroite avec quelqu’un, mais tout d’un coup on a eu une dispute. Lorsque cela est arrivé, nous nous sommes mis en colère et on a tenté de se venger; nous nous sommes efforcés de montrer ce que la scission occasionnait pour les autres personnes, et qu’il ou elle aurait à  payer un prix pour ses actions. En d’autres termes, nous voulions montrer que les relations gâchées et la séparation allaient  déclencher des conséquences de souffrance et d’amertume.

Auparavant, nous ne sentions pas que nous étions capables de nous  traiter les uns les autres si mal et  de réellement  prendre plaisir aux souffrances d’autrui. C’est ainsi que le «cœur de pierre» (Lev Ha Even ) s’est révélé. Lorsque nous nous séparons d’une autre personne, nous voulons transformer notre amour d’avant et la connexion en haine et en mal par rapport à une autre personne afin que nous profitions, même plus que de l’amour, de notre haine et du mal.

La haine unit deux désirs, le mien et celui de l’autre personne, sa souffrance et mon plaisir égoïste que je reçois parce que je cause de la douleur à quelqu’un. Ainsi, nous doublons notre récipient, la perception.

C’est ainsi que le cœur de pierre se révèle. Sans lui, nous serions incapables de révéler la haine cachée en nous et, par conséquent, ne reconnaîtrions pas l’amour non plus. Initialement, nous avions de bonnes relations. Maintenant, nous traversons la folie qui n’est même pas  capable de nous rappeler à distance notre relation antérieure. La différence est énorme, c’est comme l’écart entre des fleurs qui poussent les unes à côté des autres ou bien des chatons mignons qui jouent ensemble et deux égoïstes brutaux qui  se haïssent mortellement l’un l’autre.

Nous ne pouvons même pas imaginer cette différence. C’est une naissance d’un nouveau désir (Kli). Il a toujours existé dans l’être créé, mais secrètement.

Le désir de recevoir du plaisir a été créé par la Lumière, la Lumière est primaire, alors que le désir est secondaire, il est une conséquence de la Lumière. Si ce n’est pas pour ça, la différence entre « Yesh Mi Yesh » (l’existence de l’existence) et « Yesh Mi Ain» (l’existence de l’absence) serait clarifiée. Cependant, cela n’a jamais été découvert car  la Lumière a agi à l’origine sur la créature, l’a «édulcorée» et soutenue par son amour.

L’être créé a grandi sous l’influence de l’amour et n’avait aucune chance de faire la différence entre lui-même  et la Lumière. La Lumière a statué et a supprimé l’être créé par son amour et ne lui a pas permis d’envisager ou de ressentir ses propres besoins. Les besoins étaient complètement satisfaits, et c’est la raison pour laquelle la différence entre le Créateur et la créature n’a jamais été révélée.

C’est devenu évident à la suite de l’éclatement. Maintenant nous commençons à découvrir encore plus notre égoïsme , dans la mesure où nous profitons de tout le monde pour notre plaisir.

L’égoïsme n’est pas aussi terrifiant dans le monde corporel comme il l’est dans la spiritualité. Là, dans le système des forces impures (Klipot) des relations épouvantables se révèlent.

Aujourd’hui, dans notre monde chaque autre couple passe par une scission similaire dans sa relation. Ceci est un exemple que dans ce monde, à notre petit niveau égoïste terrestre, nous avons déjà atteint la révélation complète du cœur de pierre.

Le cœur de pierre existe à chaque niveau à partir de ce monde et jusqu’au  monde de l’Infini. Il  se manifeste en fonction de la hauteur du degré, mais c’est seulement au sommet que la toute la véritable haine est révélée.

C’est ce que les «espions» nous disent: «La vie est magnifique dans le pays où coulent le lait et le miel; de merveilleux fruits poussent là-bas! Dans le même temps, des gens forts et cruels peuplent cette terre, et personne ne peut prévaloir contre eux! » .C’est ainsi que le« cœur de pierre »se révèle.

C’est pourquoi les fils d’Israël ont crié dans le désert: «Pourquoi devons-nous aller de l’avant, retournons  en Egypte! Nous avons eu beaucoup de viande et de l’ail là-bas  … De quoi donc avons-nous besoin ? » Ceci est la révélation du« cœur de pierre »; Il n’y a pas d’autre mal sauf lui.

 De la 3ème partie du cours quotidien de Kabbale du 8/11/2011, TES

Ivre de lumière

Dr. Michael LaitmanNotre travail consiste à atteindre l’ensemble de l similitude avec les qualités de la Lumière. En ce qui nous concerne, la Lumière se divise en 613 Lumières (Taryag) et construit 613 désirs en nous. Toutefois, à la fin, c’est un désir et la Lumière.

Notre travail consiste à prêter à la volonté de plaisir,  la même forme que le désir de la Lumière de donner sans réserve. Naturellement, nous ne pouvons pas changer le désir de recevoir du plaisir en désir de donner sans réserve. Tout d’abord, le désir de recevoir du plaisir reste, mais nous révélons sa forme: on distingue le désir de recevoir du plaisir de l’eau, du pain, et ainsi de suite. Toutes ces choses sont des formes là où on souhaite recevoir l’accomplissement.

Par exemple, la réalisation expérimentée dans une certaine forme de désir est appelé «pain». L’accomplissement expérimenté dans une autre forme de désir est appelée «eau». L’accomplissement expérimenté dans d’autres formes du désir sont appelés «viande», «poisson», «sucré», «aigre», «amer», et ainsi de suite. Tout dépend de la forme du désir de recevoir du plaisir. C’est la même chose avec tout, même la technologie, les fréquences et les spectres lumineux. Toutes ces choses sont des formes du désir de recevoir du plaisir. Le matériel est le désir, et tout est déterminé par la forme qu’il prend.

Nous devons donner des formes propres à notre désir de recevoir du plaisir. Cela ne signifie pas qu’il serait plus approprié de désirer  de la « viande » quand je désire du  «pain». La forme correcte est la façon dont je souhaite recevoir l’accomplissement appelé «pain», «viande», et ainsi de suite. C’est la façon dont je distingue que c’est toujours interdit pour moi d’utiliser ces désirs à cause de diverses raisons, car je ne serai pas en mesure de donner sans réserve dans cette forme et être similaire à la Lumière.

Il y a deux composantes ici. La première est le désir de recevoir du plaisir, ce qui suppose une certaine forme parce que sinon, ce n’est rien de plus que du matériel informe, comme il est écrit: « Tout vient de la poussière» .Cette poussière doit assumer une certaine forme, car elle n’a aucun goût en propre. Et je dois goûter la saveur dans le désir de recevoir du plaisir. Mon plaisir dépend de la grandeur de la volonté et de la variété des formes dans lesquelles il peut recevoir du plaisir, comme la nourriture, le sexe, la famille, l’argent, le respect, la puissance et la connaissance, selon l’échelle des valeurs acceptées dans notre monde.

Par ailleurs, il ya une  forme supplémentaire, spéciale qui se revêt dans cette affaire: l’intention soit « en vue de recevoir »  soit « en vue de donner sans réserve » ou ce qu’on appelle l’œuvre du Créateur. Dans cette forme, il y a une différence entre la créature et le Créateur.

Tout le monde ne peut pas détecter cette différence intérieure. En règle générale, les gens ne distinguent que la forme ordinaire que leur désir de recevoir du plaisir suppose: quoi et combien ils veulent en comparaison à d’autres. Toute leur analyse s’arrête là. En d’autres termes, ils ne parlent pas de la qualité du désir en relation avec le Créateur.

Afin d’avoir une perception spirituelle et vive à l’égard de Créateur, l’homme doit avoir un autre élément spécial dans son désir, où il va distinguer s’il est proche ou loin du don sans réserve, plus proche de la vérité ou de la fausseté. Cet élément s’éveille en lui sous la forme de ce qu’on appelle le point dans le cœur et ne lui permet pas de simplement être d’accord avec les formes qui sont seulement pratiques pour le désir de recevoir du plaisir.

Il doit développer sa propre attitude envers la Lumière qui brille sur lui de loin de telle façon qu’il ne La connaît pas ni ne La comprend. Cependant, cette lumière réveille le besoin de l’homme d’atteindre la similitude des qualités avec Elle.

Puis, une personne monte progressivement au-dessus de son désir de recevoir du plaisir sous toutes ses formes et commence à se soucier de l’intention dans laquelle elle existe, que ce soit pour des raisons de réception ou de don sans réserve, et elle se teste par rapport à cette forme. La Lumière continue à la réveiller et l’amène au groupe, à travers lequel Elle l’influence. En d’autres termes, la Lumière l’affecte à travers les désirs (Kelim).

En fin de compte, une personne se trouve dans un état tellement inconfortable et mauvais que soit elle essaie d’échapper à l’influence de la Lumière qui ramène vers le bien , la Lumière environnante, en refusant d’accepter de nouvelles formes, car cela arrive toujours sous la pression, comme si elle était modelée comme de l’argile, ou bien elle  comprend et est d’accord  qu’elle doit accepter la nouvelle forme hors du désespoir, comme résultat des études et de l’influence du groupe.

Puis, elle travaille dans le groupe, exigeant de la Lumière de nouvelles formes pour son désir. Dans un premier temps, elle  s’attend à ce que la Lumière lui apporte de bonnes choses, désireuse de tirer, à partir des nouvelles formes de  la Lumière, certains avantages pour sa substance, le désir de recevoir du plaisir. C’est ce qu’on appelle « le don sans réserve pour le bien de la réception. »

Progressivement, grâce à un désir désespéré d’atteindre ce qu’elle veut et l’influence de la Lumière environnante qui la touche à travers le groupe, elle atteint un état où elle ne se soucie plus d’aucune  condition. C’est ce qu’on appelle travailler sans conditions où la seule chose qui compte pour quelqu’un est d’accepter la forme de la Lumière, les formes du don sans réserve.

Il n’est pas en mesure de comprendre précisément ce qui lui arrive et pourquoi il connaît ces états, mais la nature des formes qui vont à travers lui le rendre d’accord et lui faire commencer à souhaiter que cela se produise. Il commence à recevoir la puissance au-dessus de sa raison, comme s’il était ivre de Lumière. Il souhaite vraiment accepter de nouvelles formes et, surtout, de savoir que l’avancement vers la Lumière est garanti pour lui. Il se le garantit lui-même en participant dans le groupe.

Quand il se prépare correctement, étant dans un groupe, en essayant de s’annuler devant lui, et d’accepter la Lumière qui  ramène vers le bien à travers ce récipient commun sans aucune condition, mais seulement désireux de s’annuler lui-même afin que la lumière puisse l’influencer, alors les deux types des efforts qu’il fait pendant l’étude et le travail dans le groupe  lui apportent  le succès.

Sinon, il se trouve dans un état ​​sur ​​lequel il est écrit: « Un idiot s’assied avec les mains croisées et mange sa propre chair » Il peut « se dévorer » lui-même pendant une décennie sans avancer 

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale du 13/11/2011, Le Zohar

Le travail dans le désert aride

Dr. Michael LaitmanLe travail commence par la question «quel est le sens de notre vie? » Ce point contient déjà le désir d’atteindre l’objectif de la création, dont la signification est l’adhésion au Créateur. C’est le point final.

Nous n’avons aucune idée de ce que cette adhésion signifie, quel genre de compréhension et de sensation elle procure. Mais il est écrit que nous avons à nous attacher à Ses qualités. Il y a des qualités du Créateur, qu’Il  nous révèle peu à peu, et nous devons nous élever à leur similitude.

Toutes les qualités du Créateur sont essentiellement juste la qualité unique du don sans réserve, le «bien absolu ». C’est la qualité que la personne doit adopter,  le «bien qui fait du bien ». Dans la mesure où le Créateur révèle Sa bonté pour elle, c’est ce à quoi devrait ressembler une personne.

Cette bonté s’exprime par rapport à son prochain, afin de nous permettre d’atteindre le véritable don sans réserve et de ne pas donner sans réserve pour nous-mêmes, égoïstement. Par conséquent, nous avons à passer par un chemin préliminaire assez long, avancer progressivement, étape par étape le long de la chaîne des états de cause à effet.

Nous commençons par l’état qui est diamétralement opposé au Créateur et nous nous  déplaçons avec l’aide de la force supérieure, avec l’aide de la Lumière qui agit imperceptiblement en nous. C’est ce qu’on appelle l’éclairage ambiant, la Lumière environnante dissimulée qui nous fait retourner à sa source.

En attirant à nous cette illumination, nous nous corrigeons et avançons. Et cela  ne peut être attiré que par l’équivalence de forme. Tout comme le Créateur Lui-même se dissimule à nous  pour l’instant, nous permettant d’effectuer la correction et d’atteindre la véritable qualité du don sans réserve, nous devons donc accepter de travailler dans la dissimulation. Dans ce cas, nous pouvons aspirer à Sa qualité du don sans réserve plutôt qu’à l’accomplissement agréable qu’il  nous donne.

Pourtant, la correction finale, l’objectif de la création est pour le plaisir des créatures, où la délectation est au-dessus de notre qualité égoïste de la réception.

Par conséquent, ce travail prend place dans le «désert», sur des terres arides, ce qui signifie que nous ne sentons aucun  résultat agréable de nos efforts. Cela a été fait délibérément, de sorte qu’une personne recherche des possibilités de travailler sans récompense, au-dessus de la récompense. Il faut être d’accord avec cela et ne désirer que cela, car on aspire à la vérité, à la qualité du don sans réserve, plutôt que d’essayer d’atteindre de cette façon une sensation agréable.

Cette préparation est entièrement appelée la correction préliminaire, avant d’entrer dans la Terre d’Israël. D’abord nous recevons la force de la correction, la qualité de la foi et du don sans réserve, qui est appelé «40 ans d’errance dans le désert ». Et après cela, nous commençons à travailler avec le désir de plaisir, et même ce désir fonctionne dans le sens du don sans réserve. C’est ce qu’on appelle travailler en  Terre d’Israël.

Les travaux sur la correction de notre désir et  l’élévation de la qualité du don sans réserve au- dessus de la volonté de plaisir est appelé le travail dans le désert, la phase de préparation. Il est décrit par le commandement: «Ne fais pas à autrui ce que tu te détestes ». C’est un travail avec les désirs du don sans réserve  (Galgalta Eynaim), le petit état (Katnout).

Mais travailler en Terre d’Israël c’est déjà travailler avec les désirs actuels : non pas au-dessus d’eux, mais directement à l’intérieur d’eux. C’est ce qu’on appelle «le travail en trois lignes ». Ce travail est fait avec la volonté réelle de réception, qui est appelé AHP, dans le grand état ou l’état adulte de l’âme (Gadlout).

Lorsque nous travaillons avec le désir de réception pour le bien du don sans réserve, sur ses 4 degrés, nous révélons les noms du Créateur. Autrement dit, nous sommes déjà en mesure d’exprimer des qualités à l’intérieur de nous qui sont égales à Sa qualité et d’imprimer Son nom à l’intérieur de nous. Le désir commence à se comporter comme la Lumière, et voilà comment une personne atteint la  similitude, l’union et l’adhésion avec la Lumière supérieure, jusqu’à ce qu’elle  passe par tous les niveaux de maturation de l’âme et atteint au total une adhésion  équivalente et absolue, qui est l’objectif de la création.

 De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 15/11/11, Écrits du Rabash

Notre problème n’est pas l’économie

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comme l’écrit le Baal HaSoulam  dans son article  la «Garantie Mutuelle », je dois prendre soin de tous les besoins d’un autre comme si c’étaient les miens. Je ne peux même pas satisfaire mes propres besoins. Comment puis-je m’y prendre avec quelqu’un d’autre?

Réponse: En commençant à nous soucier vraiment  l’un de l’autre, nous allons naturellement laisser aller des « excès » .Après tout, si j’aspire à donner sans réserve à l’autre, combien ai-je besoin pour moi-même? J’ai juste besoin d’assez pour être en mesure d’agir pour le don sans réserve. Les nécessités de base sont suffisantes pour moi, alors j’ai une source d’énergie inépuisable. La Lumière, non pas sa petite étincelle, me soutient, et donc toutes sortes de problèmes disparaissent.

La Lumière donne tout dans le système corrigé. Nous pensons à la façon de construire de nouvelles relations, la façon de calculer les besoins de chacun, comment guérir l’économie angoissante, et ainsi de suite. Et en réalité, nous avons d’abord  besoin de la correction. Selon le Baal HaSoulam, une nouvelle société devrait être composée essentiellement de personnes corrigées.

Si vous êtes dans une telle société, si vous continuez ce parcours, si la Lumière supérieure, vous élève d’un degré à un autre, alors vous savez comment tout arranger. Par ailleurs, tout est arrangé de soi-même. Vous n’aurez pas à porter le monde sur vos épaules: la Lumière supérieure fera tout le nécessaire. Elle le fait encore aujourd’hui, seulement c’est à votre insu, contre vous. Il n’y a aucune autre force que la Lumière. Il suffit d’ouvrir la porte, et tout sera réglé. 

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale du 13/11/2011, «Arvout (La garantie mutuelle »)

De l’infinie complexité à la simplicité absolue

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment pouvons-nous mesurer nos progrès spirituels?

Réponse: Le progrès spirituel est indiqué dans la mesure où une personne ressent qu’elle ne peut atteindre l’état spirituel que dans l’unité. Cela signifie qu’elle commence à imaginer le monde spirituel correctement et comprendre que la spiritualité est la qualité du don sans réserve, que nous l’atteignons seulement en pratique à travers l’union dans le groupe, jusqu’à ce que nous nous perdions totalement.

Cela arrive par la volonté propre d’un homme, que la Lumière l’aide à réaliser. Il s’évalue lui-même par le nombre de perturbations qu’il reçoit tout en faisant cela et en l’acceptant de façon correcte, comme une aide du côté opposé.

Il perçoit l’ensemble de ces perturbations et résistances comme des éléments constitutifs d’un même système de connexion. Et quand chaque perturbation se connecte correctement pour soutenir cette connexion, elle opère exactement pour la renforcer.

Rien n’a été créé en vain. Toute la force de résistance ou la force de contradiction dans le système commun doit occuper sa place et aider à l’unité. Les forces peuvent être «pour» ou «contre» dans toutes les formes et orientations  possibles, mais le système est construit de sorte que chacun s’unit dans cette construction  complexe, présentant de multiples facettes. Chaque élément agit dans sa propre direction, mais ils se complètent tous les uns les autres, et le système existe précisément en vertu de cela.

Si nous prenons n’importe quel motif géométrique ou construction  complexe, nous allons y voir de nombreuses lignes qui s’étendent dans des directions différentes, ainsi que des unifications de toutes sortes de genres et de formes. Et c’est justement la taille, la puissance, et la diversité de ces liens qui créent un système riche.

S’il y a plusieurs systèmes qui sont opposés l’un à l’autre et se complètent, ils créent un juste équilibre, qui est Malkhout du monde de l’Infini. C’est le système le plus flexible, le plus fortement organisé. Et la flexibilité est atteinte grâce à la multitude et à la diversité des forces. Plus la polarité de ces forces est importante,  plus puissante est leur réussite.

Plus les connexions sont différente entre les éléments, plus complexes et plus sensible est le système, et plus il s’ouvre et est capable d’accepter et de traiter toute la Lumière supérieure avec son infinie diversité de formes.

Toute la diversité de nos qualités et de nos désirs a été créée par la Lumière, par ses 613 lumières. Par conséquent, rien de ce qui existe n’est étranger. Nous devons seulement placer au bon endroit chaque qualité, pensée, et désir qui ne lui correspond pas, ce que la Lumière avait initialement prévu à cet effet.

Ensuite, nous allons révéler un système extraordinairement riche, souple, et très organisé qui comprend par exemple un grand nombre de connexions qui fait disparaître les connexions séparées et les transforme en une seule connexion toute entière reliée à l’infini.

Cette connexion mutuelle devient si serrée et multidimensionnelle qu’elle se transforme de discrète à analogique. Les trois lignes, Sefirot HaBaD-HaGaT-NeHY existantes dans le système,  fusionnent toutes les trois en une seule ligne.

Ces formes séparées, discrètes de l’union  se transforment en un tout monolithique, qui ne se divise pas en deux parties et n’est pas constitué d’éléments, mais devient une Lumière, une, simple, et  infinie. 

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 14/11/2011, Shamati

Attaquons Pharaon tous ensemble

Dr. Michael LaitmanQuestion: Lors du congrès, est-il possible de faire un bond énorme dans les mondes intérieurs?

Réponse: Nous ne faisons pas un saut au congrès, mais nous allons avec notre état le plus bas, qui n’a même pas de nom et n’appartient pas à l’échelle spirituelle, au premier degré sur celle-ci. Ce n’est pas un saut.

Nous devons comprendre la différence entre notre travail préliminaire, qui a lieu avant que nous montions sur l’échelle des degrés spirituels, et le travail sur ces degrés. Le travail préliminaire est très axé sur le groupe. Je m’inclus dans d’autres, ils m’influencent et je les influence. Je n’ai pas ma propre individualité spirituelle encore. Je n’existe pas  encore en tant qu’individu spirituel.

Par conséquent, si je m’inclus dans des milliers de gens qui sont autour de moi, je reçois leurs opinions, leurs désirs et leurs forces, et comme dans notre monde, j’utilise les capacités que la société possède, ce qui me permet de  diminuer de beaucoup mon chemin. C’est comparable au fait de prendre une personne sans instruction dans la jungle et de lui apprendre à être un prince, semblable au film My Fair Lady.

Nous pouvons tous recevoir le soutien du cerveau et du  cœur communs, à partir de notre inclusion dans l’autre. Quand je serai inclus dans le domaine général que d’autres créent, et dans lequel tous les kabbalistes des générations passées prennent part, toutes les âmes, toute l’âme commune, alors je recevrai  les forces qui me permettent de faire le saut.

Il s’avère que d’autres ont travaillé pendant 20 ans pour atteindre le niveau spirituel où je suis arrivé juste après 2 ans (ou peut-être 3 ou 4 ans, puisque chaque personne a besoin d’une période de temps minimale), mais tout dépend de mon désir. Je peux devenir inclus dans cette unité commune et monter avec tout le monde.

Il y a un dicton qui dit, « Demandez et je rendrai», ce qui signifie que nous pouvons recevoir l’état spirituel à l’avance et payer pour cela plus tard. C’est possible.

Mais quand une personne commence déjà à s’élever sur les plans spirituels, un développement plus individuel s’y produit. Même si elle présuppose aussi l’inclusion mutuelle avec d’autres, c’est là qu’une personne commence à travailler consciemment avec les désirs de la Lumière et du discernement.

Par conséquent, ceux qui n’ont pas encore l’atteinte spirituelle peuvent adhérer à la société à la manière  dont un petit enfant s’accroche à un adulte. Tout dépend des efforts d’une personne: elle a la possibilité de participer au congrès et d’entrer dans la spiritualité en vertu de l’ensemble du système.

Pareillement, nous ne répétons pas non plus  les corrections que les grands des générations passées ont achevées. Nous sommes comme des petits enfants qu’ils soulèvent dans leurs bras, ce qui nous permet de nous élever encore plus haut. Nous sommes debout sur la plate-forme qu’ils ont créée.

Et la même chose se produira avec les débutants qui nous rejoignent au congrès: ils vont recevoir le même type de soutien de notre part, de leur « générations précédentes » 

 De la 3ème partie du cours quotidien de Kabbale du 13/11/2011, Talmud Esser Sefirot

Le petit « moi » et le grand « moi »

Dr. Michael LaitmanQuestion: Pourquoi l’état de petitesse (Katnout) ne disparaîtra-t-il  pas contrairement à l’état de  grandeur (Gadlout) qui  restera à jamais?

Réponse: L’état de petitesse ne disparaît pas parce qu’il est le fondement du degré, indépendant et non relié à l’état de grandeur. Il existe en soi.

Si nous regardons notre monde, le «petit état» est comme une personne qui est seule au monde. Elle n’a besoin de rien, sauf  les nécessités de base. Mais depuis qu’elle  est entourée par d’autres qui insufflent en elle des désirs différents, au-delà de la nécessité dans le petit état, elle commence à vouloir tout! Ce ne sont pas ses désirs, et donc ils peuvent disparaître.

Et, là encore la société fait pression sur  la personne, elle adopte ses nouvelles idées et encore une fois entre dans l’état de grandeur. Le «grand état» se réfère à un excédent.

Dans la spiritualité, l’état de  grandeur (Gadlout) est vraiment un surplus dans le degré actuel. Il est impossible d’être dans cet état ​​si je n’ai pas trouvé quelqu’un à qui je peux donner sans réserve, selon mon pouvoir et ma capacité et le désir de l’autre personne.

Par conséquent, l’état de grandeur disparaît. Si la partie inférieure ne désire plus recevoir de moi, je ne peux pas lui accorder sans réserve, et si une autre  personne plus basse développe un désir de recevoir de moi, je commence à lui accorder sans réserve. Ce sont des choses qui ne dépendent pas de moi.

Dans notre monde, la grandeur ou l’âge adulte signifie qu’une personne grandit et devient une partie de la société, commence à travailler, et donne et reçoit de la société. Un adulte est quelqu’un qui a commencé sa vie indépendante et est incorporée dans l’œuvre générale. Par conséquent, ses désirs ne sont pas ses désirs et ses actions ne sont pas destinées à lui-même. C’est ce qu’on appelle un état de grandeur, l’âge adulte.

Nous pouvons le voir clairement à partir d’exemples dans ce monde. Après tout, nous sommes dans un monde dans lequel nous nous donnons sans réserve les uns aux autres. Il semble que pour nous que chacun travaille simplement juste  pour lui-même. C’est une fausse perception, arrangé pour nous d’En Haut et  qui nous confond.

Dans la spiritualité, la partie supérieure  du Partsouf fusionne avec la Lumière seulement à la demande de l’inférieur. Par conséquent, il nous faut comprendre la différence entre l’état de petitesse et l’état de grandeur: L’état de petitesse (Katnout) est « moi » moi-même. L’état de grandeur (Gadlout) n’est pas moi du tout. Les désirs ne sont pas les miens, mais plutôt ce sont les désirs de ceux inférieurs. Les pouvoirs qui me permettent de satisfaire ces désirs ne sont pas les miens, mais viennent d’en haut, et le remplissage n’est pas le mien non plus, mais  il est transmis vers le bas. Et je suis dans le milieu, entre le supérieur et l’inférieur, dans le tiers médian de Tiferet.

Il y a une énorme différence entre l’état de la grandeur et l’état de petitesse. Le petit « moi », c’est moi, et le grand «moi», ce sont  les autres, c’est «nous». 

De la 3ème partie du cours quotidien de Kabbale du 08/11/2011, TES

Le riche et le pauvre

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, « Matan Torah (Le Don de la Torah) » (version abrégée) : L’homme riche qui veut tout donner à son pauvre ami ne peut pas lui enlever sa honteLe pauvre homme lui-même, par ses efforts, corrige la honte et devient comme son riche ami.
Pour devenir semblables, ils ont besoin de couvrir l’abîme qui les sépare. Et si l’un d’eux est parfait, le clivage doit être corrigé par l’autre. Si le pauvre homme ne le faisait pas par lui-même, il ne sentirait pas avoir gagné quelque chose.

C’est pourquoi la honte est indispensable, et elle doit être aussi grande que l’écart entre la créature et le Créateur. Nous devons corriger la honte dans son intégralité. Ainsi la créature devient semblable au Créateur, c’est-à-dire, adhère à Lui, et ainsi les deux se transforment en un.

Le pauvre homme reçoit tout uniquement pour le bien de son ami riche, car c’est seulement de cette manière qu’il peut lui donner du plaisir. Sinon, l’homme riche sera triste et souffrira. C’est ce qu’on appelle «la douleur de la Shekhina (Divinité) ». Le Créateur sent nos peines beaucoup plus que nous les ressentons nous-mêmes, puisque chacun de nous est déconnectée des autres. Alors que dans le monde de l’Infini, il est possible de sentir comment tout le monde gâche/abîme l’unité, et cela rend la Shekhina très triste.

Ainsi, si une personne ressent, au moins légèrement, la douleur de la Shekhina, elle commence à comprendre qu’elle souffre à cause de cela. Alors, elle voit qu’il est possible d’utiliser l’amour de la Shekhina pour agir. Comme le pauvre utilise son amour, il peut utiliser correctement la relation de la personne riche. Après tout, la souffrance de l’homme riche est vraiment grande.

Baal HaSoulam écrit à ce sujet dans le premier article de Shamati, «Il n’y a rien hormis Lui» : «Certes, la sensation d’un seul organe ne peut pas ressembler à la sensation de la personne toute entière, où la plupart de la douleur est ressentie. De même est la douleur que ressent une personne quand elle est éloignée du Créateur. Puisque l’homme n’est qu’un simple organe de la Sainte Shekhina, car la Sainte Shekhina est l’âme commune d’Israël, par conséquent, la sensation d’un seul organe ne ressemble pas à la sensation de la douleur générale.

L’homme utilise l’amour du Créateur et Sa tristesse pour lui dans le bon sens. Il reçoit tout du Créateur et ainsi donne au Créateur et Le remplit de plaisir. La personne ensuite découvre le même amour envers le Créateur que le Créateur a pour elle. C’est le but de la création – l’amour pour le Créateur, et grâce à celui-ci, nous atteignons l’équivalence de forme, comme le font l’homme riche et le pauvre.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 06/11/2011, «Matan Torah (Le Don de la Torah) »

Etre traîné ou tiré ?

Dr. Michael LaitmanQuestion : Pendant le congrès règne une merveilleuse atmosphère d’unité, qui nous enveloppe avec chaleur. Si nous nous abandonnons à ce sentiment, n’allons-nous pas nous endormir ? Ne perdrons-nous pas notre ardeur ?

Réponse : Nous ne faisons que hâter notre développement et rien de plus. On ne peut rien faire d’autre dans ce monde.

Jusqu’à maintenant, je me suis développé sous la pression de la souffrance qui m’a poussé par derrière et m’a forcé à m’élever au-dessus d’elle. C’était un développement égoïste : j’ai développé différents moyens pour soulager ma douleur. Cela dura jusqu’en 1995.

Puis on m’a donné un choix, et maintenant je peux évoquer sur moi la force qui apporte un autre développement, la force de la Lumière qui vient du groupe, des études, etc. Je sentirai toujours la pression et la souffrance, mais c’est la souffrance de l’amour qui me tire vers l’avant.

Contrairement aux autres problèmes, les souffrances de l’amour sont douces, et tout le monde les aime. C’est comme la « souffrance » que nous ressentons avant un rendez-vous avec un être cher ou avant d’avoir l’occasion de faire quelque chose que nous aimons. Ainsi, au lieu de souffrir à travers un long chemin, je dois évoquer sur moi le désir de quelque chose de bien supérieur à moi.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 06/11/2011, «Matan Torah (Le Don de la Torah) »