Category Archives: travail intérieur

Tout vient de la terre, mais dépend de l’homme

Dr. Michael LaitmanLes niveaux minéral, végétal, et animal existent et évoluent en raison de la nature, ils grandissent grâce à la puissance de la Lumière et peuvent la recevoir afin d’avancer. C’est ce qu’on appelle la Lumière de la vie.

Cependant, la 4ème phase (Behina Dalet) est construite différemment. Elle se rapporte au niveau humain et se développe dans une forme complètement opposée aux trois niveaux précédents. Ces derniers se développent directement, de haut en bas, tandis que la phase humaine, Behina Dalet, l’exact opposé se développe de bas en haut.

Les niveaux précédents se développent en raison de la croissance de leur ego, du désir de recevoir. La même chose se produit dans le monde de l’Infini, dans les quatre phases de la Lumière directe, et ensuite dans notre monde, ce qui signifie partout. C’est ce qu’on appelle les trois premières phases le long desquelles la Lumière descend, en développant le désir jusqu’à la dernière phase, le 4ème niveau.

Mais Behina Dalet est déjà différente ! Elle a besoin d’établir son indépendance et de se développer par elle-même, sinon aucune action ne serait possible. Elle doit s’opposer aux trois phases précédentes, prendre exemple sur elles, et s’inverser. La façon dont elles reçoivent la Lumière est la manière dont Behina Dalet doit donner la même Lumière.
Et bien que «tout vient de la terre», à partir du niveau minéral, cela s’inverse : l’homme prend tout ce qui existait sur les trois degrés précédents et l’amène à équivalence avec le Supérieur qui les a faits.

Par conséquent, nous parlons toujours parler d’un héros principal qui détermine tout : la phase humaine de la création. Et tous les autres niveaux ne sont pas pris en compte parce que c’est la nature, la forme sous laquelle le Créateur nous apparaît, pour que nous menions des actions humaines et que nous atteignions l’équivalence avec Lui. En effet, au niveau du « parlant », nous n’avons aucun contact avec le Créateur jusqu’à ce que nous commencions à Le ressentir.

Toutes les phases précédentes de la nature nous ont été données pour que nous puissions exister en quelque sorte jusqu’à maintenant, et puis, nous dressant sur elles, pour que nous construsions le prototype de l’homme.

De la 3e partie de la leçon quotidienne de Kabbale 04/09/2011, L’étude des dix Sefirot

L’indifférence tue tranquillement, comme un serpent sournois

Dr. Michael LaitmanLa force d’inertie qui nous empêche constamment de faire des changements de notre propre initiative, de nous éveiller et d’approcher le Créateur à la place de la pression de la souffrance, et qui place un nuage au-dessus de nous est appelé «Amalek». En général, il va à l’encontre de l’importance de l’objectif et c’est la cause de tous les échecs.

Il ne semble pas faire quelque chose de particulier. Il affaiblit tout simplement une personne, lui enlève son désir, et l’apaise, en suggérant qu’il n’y a rien à craindre: «Il suffit de continuer, et tout ira bien. » Il est très intelligent et donc le plus fort: il nous infecte avec l’indifférence. Et par conséquent, cette force d’ «Amalek» est considérée comme notre principal ennemi dans cette voie.

Nous voyons que tous les autres ennemis qui veulent vous empêcher, crient, se montrent, et révèlent leurs qualités interférentes. Mais Amalek n’est pas comme ça: il vit tranquillement à l’écart, comme un serpent rusé. Il y a des gens comme ça, ils savent comment être invisibles mais ne s’oublient  jamais eux-mêmes et réussissent toujours secrètement, furtivement, à tourner tout en leur faveur. Et ces gens apportent le plus de mal.

Il est dit que nous devons effacer le souvenir d’Amalek. C’est le travail de l’importance de la révélation du Créateur à l’égard des actions que nous faisons dans ce but, et en réponse à nos espoirs que cela va arriver d’En-Haut.

Nous sommes dans le monde de l’action. Et donc, jusqu’à ce que nous puissions faire certaines actions en pratique, rien ne se passera. Il semblerait que les actions ne décident de rien parce que la chose principale est l’intention. Mais la véritable intention est surtout En-Haut dans la Lumière, et nous sommes dans le désir.

C’est pourquoi, jusqu’à ce que la possibilité de réaliser les actions de connexion ou de proximité mutuelle soit  présentée d’en bas, la sagesse de la Kabbale n’a pas été révélé et n’est pas sortie de la dissimulation. Après tout, rien ne pourrait être fait s’il n’y avait pas de possibilité d’effectuer toute correction dans la pratique.

Nos intentions sont toujours égoïstes, mais les choses pourraient conduire à des changements, comme il est dit, le cœur suit  les actes. C’est pourquoi, quand le monde commence à changer tellement parce que le Créateur se rapproche de nous, nous pouvons effectuer les mêmes actions, en allant vers Lui. Et même si ces actions sont sans intention correcte, elles vont tout de même changer et purifier nos désirs, c’est-à-dire qu’ils seront utiles.

Par conséquent, la sagesse de la Kabbale est révélée, et nous pouvons travailler et produire des changements  en  nous-mêmes par nos tentatives de nous unir les uns aux autres et à travers la diffusion de ce message dans le monde entier. Nous expliquons l’avenir auquel  l’humanité doit arriver et ce qui attend chacun de nous. Nous expliquons comment nous devons agir de telle sorte que la révélation du Créateur soit  gentille, quand nous ne l’esquivons pas dans tous les sens possibles, mais plutôt que nous désirons vivre selon Sa nouvelle approche.

Une nouvelle direction, un nouveau pouvoir, a été établi dans le monde, un nouveau réseau de forces qui gouverne le monde aujourd’hui est en train d’être  révélé. Et nous devons le  comprendre et le sentir, pour nous mettre en conformité avec lui. Si nous faisons de notre mieux pour y parvenir, nous effacerons  la mémoire d’Amalek, car Amalek travaille principalement en  minimisant l’importance du Créateur, la propriété du don mutuel sans réserve, qui est l’essence même de la nouvelle direction, le nouveau gouvernement, qui atterrit maintenant  sur notre Terre et nous couvre comme un nuage.

La raison de la crise est que le Créateur se rapproche; Sa qualité du don  sans réserve vient à nous, et nous commençons à le sentir entre nous, de plus en plus  fort.  Nous « effaçons  la mémoire d’Amalek» avec nos explications, en pratique, dans ce monde, en-bas.  Et puis, le Créateur, la force supérieure, viendront compléter cette action par En-Haut  avec la Lumière qui ramène vers le bien.

Si nous essayons de réaliser ces actions, même dans notre vieille nature égoïste, mais ensemble, avec le monde entier, autant que possible en expliquant et amenant les gens plus près du Créateur qui approche, nous attirons la Lumière de la correction et commençons à changer. C’est à dire que nous effaçons le souvenir d’Amalek en – bas et grâce à cela, le Créateur plus tard va effacer le souvenir de lui d’En Haut.

Ainsi nous devenons Son allié, en combattant un ennemi qui se tient entre nous et nous sépare : nous par rapport au Créateur et nous les uns des autres. Et par cette mesure, le nuage de brouillard  se change en un champ puissant de connexion, dans lequel nous découvrons notre nouveau récipient (désir) et là la qualité de l’amour et du don sans réserve qui est appelé la révélation du Créateur aux êtres créées.

Du cours quotidien de Kabbale du 02/09/2011, Ecrits du Rabash

La fin de la diarchie

Dr. Michael LaitmanEn ce moment un «deuxième pouvoir», une force étrangère, se révèle à nous, et si nous essayons de discerner cette force correctement, nous serons heureux. Mais si nous n’essayons pas de la comprendre correctement, elle nous frappera-pour que nous la remarquions et que nous la traitions avec respect, que nous comprenions qui est le patron.

Il est douloureux d’apprendre sous la férule, à moins que nous soyons capables de transformer ce bâton en bonbons. Mais cela est seulement possible à la condition, que je le veuille, que j’essaye de comprendre ce que veut cette force étrangère, et je sois prêt à m’abaisser devant elle. C’est ce qu’on appelle  » désespérer dans le travail et crier vers Créateur. »

Le monde entier est en train de se rapproche de ce travail, consciemment ou inconsciemment. Nous sommes tous les «ouvriers du Créateur», et nous existons tous à l’état final corrigé ; seulement nous ne le savons pas ou ne le sentons. Nous nous efforçons à révéler et à nous accorder avec tous les états à traverser, pour atteindre la révélation de l’Infini. Nous existons dans cette Lumière infinie, même maintenant, sauf que nous ne sommes pas d’accord avec Elle, et c’est pourquoi Elle se dissimule complètement de nous.

C’est pourquoi l’humanité tout entière travaille ensemble. Certains participent inconsciemment, tandis que d’autres veulent comprendre ce travail et le faire de leur propre grès. Cependant, les mêmes étapes se révèlent à chaque personne. Et la tourmente que l’humanité connaît aujourd’hui est semblable à la confusion qu’une personne éprouve dans son travail intérieur, lorsqu’elle clarifie sa prochaine étape. Ainsi est le monde entier,  en état de confusion, de brouillard, et de faiblesse, il a commencé à analyser son degré spirituel supérieur.

Toutefois, chacun travaillera en fonction de sa place dans le système. Pour certains ce sera une atteinte évidente, alors que pour d’autres l’atteinte sera strictement pratique et découlera de la connexion, de la garantie mutuelle, qui est suffisante pour leur permettre d’atteindre le système commun et de sentir qu’ils font partie de celui-ci.

Certains feront face à un travail et des clarifications plus difficiles pour révéler le même système au niveau de la «tête» de ce dernier, et non pas de son «corps». Chaque partie du corps a aussi son propre « cerveau » et « cœur », responsables de la sensation et des intentions. Après tout, chaque partie reçoit les ordres du cerveau central et doit les faire passer pour faire le travail réel.

Les parties sentent son influence et envoient leur réponse au cerveau. C’est pourquoi même le corps a « une moelle osseuse », partie qui a la connaissance, la compréhension et perçoit l’ensemble du système. Et à la fin, tout le monde se connecte de manière à être complètement entremêler et à devenir complètement inclus l’un dans l’autre.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 07/09/2011, n°10 Shamati

La science d’un avenir couronné de succès

Dr. Michael LaitmanBeaucoup de gens pensent que la sagesse de la Kabbale parle du « nombre d’anges dans le ciel, et de leur nom », de certaines notions vagues et lointaines qui n’ont rien à voir avec nous. Il faut beaucoup de temps pour qu’une personne, qui vient à étudier la Kabbale, se débarrasse de tous ces stéréotypes. Nous n’apprenons pas une nouvelle approche de la réalité ; nous ne sommes pas éduqués dans cet esprit.

Maintenant, alors que la crise se révèle progressivement, nous sentons la nécessité persistante de découvrir comment nous ajuster au monde, à la vie, à une nouvelle connexion entre les gens, connexion dont nous devons prendre conscience, si nous voulons survivre dans ce monde, et ainsi nous nous familiariserons avec cette sagesse qui nous enseigne comment créer une bonne connexion entre nous. Nous devons le faire afin de contrôler notre vie quotidienne, de sortir de la crise dans tous les domaines de l’éducation, dans les relations familiales, la science, l’économie, et dans notre relation avec la nature, qui continue à nous infliger des coups.

Pour cette raison, nous devons identifier le problème afin de nous débarrasser de lui ou de le solutionner d’une façon ou d’une autre, sinon, nous souffrirons constamment. Notre désir de recevoir du plaisir nous oblige à trouver la cause de toutes nos souffrances. Progressivement, nous allons découvrir que la raison réside dans le fait que les gens ont des relations incorrectes, mauvaises, que les connexions égoïstes, développées au cours de milliers d’années ne fonctionnent plus et causent même des dommages.

Tout d’abord, nous avons toujours cru qu’il était préférable d’être égoïste, chacun pour soi, que nous devions construire une société de consommation ; que chaque personne puisse profiter selon sa capacité à utiliser et à tromper les autres dans son propre intérêt, et qu’aussi longtemps qu’elle suit les règles et évite la prison ou la punition,elle pouvait agir ainsi et faire la loi.

Mais maintenant un nouveau système se révèle et nous dit : «Non ! Cette même tendance, cette approche égoïste, cette même attitude, ne fonctionnera plus. Il faut avoir une attitude différente. Le système précédent était individualiste, et nous ne dépendions pas l’un de l’autre. Maintenant, nous avons atteint la fin de notre développement individuel et personnel. Comme les graines émergeant du sol, nous aussi nous avons grandi et touché le plafond, il n’y a plus de place pour que nous puissions encore grandir.

Depuis que nous avons atteint notre « plafond », nous devons maintenant nous connecter les uns aux autres. C’est un système d’existence différent. Voulez-vous exister ? Si oui, alors vous devez être d’avantage connectés les uns aux autres.  »

Il est difficile d’imaginer un tel système. Nous remarquons seulement notre incapacité à parvenir à accomplir quelque chose. Par la souffrance, nous découvrons progressivement le véritable état des affaires. C’est pourquoi à la fin, la sagesse de la Kabbale se révèle également elle-même.

Alors, à la place d ‘«anges célestes» et de divers mots étranges et inconnus, nous commencerons progressivement et difficilement à réaliser que la Kabbale nous parle de la structure de la connexion entre nous, du moyen d’atteindre cette connexion correcte, et de devenir une partie de celui-ci. Elle nous explique à quel point notre attitude envers cette connexion correcte détermine notre avenir, si bien que nous n’aurons plus besoin de travailler comme avant, principalement physiquement, mais nous devrons commencer à travailler en grande partie sur nos intentions.

Nous n’aurons pas besoin de réinventer nos vies ou le monde, d’utiliser différents mécanismes, équipements ou technologies, mais plutôt, tout se déplacera vers nos relations et les liens entre nous. Et le résultat dépendra de la qualité de notre connexion.

Autrefois, des milliers de personnes travaillaient dans les champs et des millions travaillaient dans les usines, les entreprises et les industries, mais aujourd’hui nous découvrons que les gens ne peuvent travailler nulle part ; ils ne peuvent que travailler sur le renforcement des liens entre eux, de manière virtuelle et interne. Seul ceci déterminera notre succès dans la fabrication, l’exportation, l’importation, dans tout ce que nous avons besoin afin d’organiser nos vies corporelle. Nous continuerons à modifier notre vision et notre direction vers notre relation intérieure, car c’est là que nous révélerons un monde véritablement nouveau et parfait.

Pour atteindre progressivement la révélation de ces états, étape par étape, nous lisons le Zohar. C’est le meilleur livre pour l’ouverture de notre cœur, de notre esprit, de nos yeux et de nos oreilles, pour que nous puissions commencer à sentir à quel point nous dépendons du réseau de connexions entre nous.

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale 07/09/2011, Le Zohar

Aimer autri? C’est facile!

Dr. Michael LaitmanQuestion: Où le monde supérieur et ce monde entrent-ils en contact l’un avec l’autre?

Réponse: Notre monde et le monde supérieur se rencontrent dans les désirs des autres, désirs que je peux connecter à mes désirs pour qu’ils deviennent les miens. C’est pourquoi il y a la condition «Aime ton prochain comme toi-même. »

Mon désir primordial n’est qu’un point. Je ne peux rien recevoir en lui, il n’a pas de volume. Si je peux connecter le désir de l’autre à moi-même et l’accepter comme le mien, j’agis de façon très intéressante : je demande à recevoir la Lumière pour satisfaire le désir de l’autre. La lumière vient, passe à travers moi, et je satisfais ce désir. Si de la même manière, je me connecte à un désir encore plus grand, et à toujours plus de désirs, j’atteins alors le monde de l’Infini.

Le monde de l’infini est l’ensemble des points dans tous les cœurs. Ensuite, toute la lumière de l’infini passe à travers moi, et je sens cette lumière dans tous les autres, dans des désirs en apparence étrangers, qui, parce que je les ai connecté à moi sont devenus les miens.

 

Cela clarifie le sens de la maxime, «Aime ton prochain comme toi-même» : «Tu» (un égoïste) «aimeras ton prochain » (tous les autres pour qu’ils deviennent proche de vous) « comme toi-même» (connecte leurs désirs aux tiens).

Alors, vous ferez passez toute la Lumière supérieure en vous. Vous la recevrez dans les désirs que vous avez connectés à vous-mêmes – ils sont les vôtres. Ainsi nous arrivons à l’éternité, à la perfection, au monde de l’Infini. Voilà ce qu’est notre travail.

De la série de la leçon virtuelle du dimanche 04/09/2011

Les métamorphoses du désir

Dr. Michael LaitmanQuestion: La correction se fait du simple au compliqué, mais la révélation et la compréhension se fait du complexe au simple. Comment pouvons-nous combiner ces deux opposés ?

Réponse : Ces deux opposés se rencontrent dans une personne, dans son désir. Quand le désir s’éveille, une personne effectue certaines actions : elle dirige son désir, elle le concentre, et travaille avec lui correctement – et elle sent certains résultats en lui.

Nous, notre nature, notre désir, sont ici les objets d’étude. Je recherche ce qui se passe dans mon désir, dans mon être. En étudier les livres, qui sont donc appelé la «Torah» (de «Oraa » ou « manuel »), je transforme mes désirs de diverses manières : je change, je combine, j’analyse, je synthétise, je me connecte à d’autres, je m’éloigne ou me rapproche, etc. En lisant des livres qui me parlent des diverses métamorphoses qui ont lieu dans mon désir, je suscite un certain effet sur ​​moi.

Ainsi, mon désir se transforme constamment, il prend des formes supplémentaires de plus en plus nouvelles. En même temps, aucune des formes ne changent. Elles sont juste enfermées dans des formes consécutives plus grandes jusqu’à ce que nous acquérions tous les vêtements sur notre initial point dans le cœur et que nous atteignions la correction complète.

Des séries de la leçon virtuelle du dimanche 04/09/2011

Un nuage sombre sur le monde

Dr. Michael LaitmanAujourd’hui, nous pensons que le monde change, mais pourquoi? C’est parce que le Créateur se révèle. Il se rapproche, et nous ressentons des changements dans notre monde. Ces changements se sont tournés contre notre désir égoïste, et c’est pourquoi nous les percevons comme quelque chose d’obscur. Pour la première fois dans nos vies, il nous semble que nous ne pouvons pas entrer dans ce monde, dans cette vie. Nous ne pouvons pas comprendre ce qui se passe.

Habituellement, nous avions réalisé ce travail nous-mêmes; nous avons fait des changements, au lieu que la vie nous force à le faire.  Nous avons simplement vu que ce serait mieux de cette façon. Mais aujourd’hui tout est contraire. La vie change, le monde change, et nous tombons dans la confusion, comme si nous perdions le contrôle sur ce qui se passe et en cessant de le comprendre. Tout d’un coup, nous nous trouvons dans un nouveau monde plein de surprises désagréables-de plus en plus chaque jour.

Nous nous sentons tout à fait impuissants, comme les gens qui se sont égarés ou comme des enfants effrayés et désorientés qui ne savent pas ou ne comprennent rien. Et tout cela parce que la qualité du don sans réserve et de l’amour envers autrui se rapproche de nous et commence à nous recouvrir progressivement comme un nuage.

Jusqu’ici, ce nuage était léger et translucide, mais il descend sur nous du ciel, et nous commençons à  y perdre nos sens habituels : la vision, l’attention. Rien ne fonctionne plus dans ce brouillard. Peu à peu, ici et là, nous utilisons encore ce qui reste du passé. Mais il y a beaucoup d’actions que nous ne pouvons pas réaliser car ce nuage nous cache la cause et l’effet, et ne nous laisse pas comprendre le déroulement correct de l’action.

En fait, cela signifie que le Créateur se rapproche de nous. Et jusqu’à ce que nous commencions à changer en conséquence, nous ne serons pas en mesure de voir quoi faire avec nos vies à travers ce nuage, à travers cette nouvelle qualité de don sans réserve et d’amour, de connexion, d’unité, de globalité et d’intégralité.

Certes, nous pouvons essayer nous-mêmes de nous adapter à ce nuage. Nous ne serons pas en mesure de le chasser, mais seulement de nous ajuster à lui en quelque sorte. Et puis, plus il  descend sur nous, plus nous devenons semblables.

Si non, tout  va se passer dans l’autre sens. Ce sera comme un linceul sur nous avec un tel brouillard qu’il va nous obliger à devenir comme lui parce que nous nous sentirons de plus en plus faibles et incapables de comprendre, de sentir, de réagir, et de faire face à nos vies.

Nous ne pouvons attendre que la situation devienne absolument terrifiante, désespérée, et incertaine, et que les souffrances nous poussent enfin vers l’action. Elles seront d’autant plus importantes que les efforts qui nous sont demandés, puis nous allons courir chercher comment nous sauver de ces souffrances, pour les diminuer ou les adoucir. Ou nous pouvons commencer à chercher l’énergie et la force, la cause, et la motivation qui nous permettront de progresser contre notre nature et de la modifier afin de nous conformer à ce nuage,  à l’avance.

Alors nous comprendrons ce qui se passe ici. Nos nouvelles qualités nous aideront à comprendre la nature de ce nuage, selon la loi de l’équivalence de forme, et nous serons en mesure de nous installer en lui. Il n’apparaîtra plus comme un brouillard, au contraire, il va devenir une révélation d’une nouvelle gouvernance qui est beaucoup mieux, plus forte, et plus désirable que précédemment.

Après tout, nous étions gouvernés par notre ego, avant, tandis que maintenant c’est la décision de la force supérieure. Dans la mesure où nous l’entendons, nous entrons dans la même zone de révélation et commencerons  à exister en elle, à  la comprendre et à la ressentir.

Du cours quotidien de Kabbale du  02/09/2011, Lettre du Rabash

Prêt pour la coopération!

Dr. Michael LaitmanQuestion: Que signifie : « tomber dans le désespoir du travail et crier vers le Créateur ? »

Réponse: Habituellement, au début une personne se repose sur elle-même et, plus tard, à cause du désespoir, elle doit compter sur le groupe. Puis, à cause aussi du désespoir, elle s’appuie sur la force supérieure. Finalement, il n’y a pas d’autre choix pour elle que de laisser la demande pour soi et de commencer à comprendre l’intention de donner sans réserve. Voilà comment elle est conduite par son programme interne, son HaVaYaH intérieur, jusqu’à ce que son appel au Créateur prenne une direction plus correcte.

C’est ce qu’on appelle la souffrance qui conduit une personne vers un objectif correct. Après tout, «Ce que  l’esprit ne fait pas, le temps le fait » et « la souffrance adoucit l’égoïsme». Ceci est le chemin par lequel nous avançons. A chaque fois que nous faisons une « erreur », elle nous conduit à une révélation d’un état ​​plus correct. Voilà comment la chaîne de gènes informatifs (Reshimot) opère en nous.

C’est ainsi que nous  atteignons finalement un état dont il est dit: « Les fils d’Israël se sont déspérés du travail et ont crié vers le Créateur ». Cela signifie que lorsqu’une personne se déplace le long de cette chaîne d’états connectés de causes à effets, elle est déçue de plus en plus. Elle fait ainsi  jusqu’à ce qu’elle atteigne un état de désespoir total, où elle comprend qu’elle ne peut rien faire par  elle-même et qu’« il n’y a rien hormis Lui», ce qui signifie que personne ne peut l’aider, sauf  le Créateur. Ce Créateur n’est pas une force magique, mais une réalité particulière qui se révèle au sein d’une personne.

Cette réalité ne se révèle que lorsqu’elle revêtue dans une personne. C’est pourquoi une personne commence à vouloir que l’intention de donner sans réserve la domine.

Il est dit: «Vous n’aurez pas d’autres dieux. » Autrement dit, nous devons déterminer que tout, à la fois extérieurement et intérieurement, est gouverné par un seul Créateur. Nous déterminons ceci comme le résultat de l’adhésion à Lui et à travers le contraste des contradictions qui se révèlent  à nous. C’est le moment le plus difficile parce que nous découvrons une nouvelle réalité avec deux forces dominantes, mais elles se réunissent en une seule force. Et c’est ce que toute l’humanité doit faire.

Jusqu’à aujourd’hui, « je » me considérais comme la seule autorité,  qui se tenait contre la société et la nature minérale, végétale, animale et humaine, et j’ai essayé de les contrôler autant que possible afin d’en profiter. Je les ai pris en considération, mais seulement pour déterminer si je pouvais les traiter, à l’instar de quand je vois d’avance que je ne peux pas soulever une grosse valise.

J’ai été le principal lien dans ce système, et en fait tout passait par moi. Même quand j’ai obéi à quelque force extérieure, comme le gouvernement ou la société, c’étaient mes décisions, mes pensées et mes désirs.

Et maintenant je suis dans un état ​​de désarroi, car je vois que ce ne sont pas mes pensées, non plus que mes intentions ni mes désirs! Mais la décision ne peut être la mienne que si je sais comment travailler avec mon environnement. J’ai une petite zone de liberté appelé la «troisième tiers de Tifferet ». Tout ce qui existe en moi et hors de moi, à l’exception de cette relation subtile envers l’environnement, je dois l’attribuer au Créateur.

Ce n’est pas de leur propre volonté que ces personnes devant moi veulent me battre ou m’embrasser.  Ces actions ne sont pas les leurs, mais celles du Créateur. Et mon propre comportement, que j’agisse correctement ou non,  que je sois  un pécheur ou un saint, n’est pas déterminé par moi-même mais par une force extérieure.

Pour la première fois dans l’histoire de notre développement, nous découvrons l’existence d’une force extérieure, et nous devons travailler avec elle d’une manière très spéciale. Plus vite nous essayons de découvrir cette gouvernance et  commençons  à collaborer avec  elle, plus nous allons gagner et nous épargner des souffrances. 

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 07/09/2011, Shamati # 109

Comment blanchir les différentes couleurs du désir

Dr. Michael LaitmanToute la réalité est le développement de notre désir de recevoir du plaisir. Il doit d’abord se développer de lui-même, jusqu’à ce qu’il atteigne un degré spirituel. Et à partir de ce moment, nous commençons à nous développer de deux manières, selon deux voies parallèles : la gauche et la droite, toujours en nous élevant au-dessus de notre désir de recevoir du plaisir et en travaillant pour l’importance du désir de donner. Nous faisons cela jusqu’à ce que nous comprenions qu’il n’y a pas de désir de recevoir : Tout ce qui existe n’est que pur désir de donner.

C’est de cette façon que nous arrivons à un point où il n’y a rien de blanc, mais où se trouve une lumière blanche continue autour de lui, et nous commençons à faire des actions différentes pour maintenir cette qualité de blanc. Tout le travail se passe de nuit, afin de séparer la nature du receveur de la nature de celui qui donne et afin de comprendre que notre désir de recevoir du plaisir est simplement l’empreinte inversée de la Lumière. Le désir de recevoir nous est expressément donné pour que nous le surmontions, que nous nous élevions au-dessus de cette obscurité, et que nous construisions notre propre réalité.

Ces obstacles à surmonter sont comme des exercices scolaires ou des entraînements sportifs, dont dépend tout notre avancement. Et l’instructeur est bon car il a une grande réserve d’exercices appropriés organisés dans un ordre correcte, selon les besoins de chaque élève. Il sait aussi comment amener une personne à la correction, c’est-à-dire à l’objectif, de la manière la plus rapide et la plus efficace.

Notre vie entière est une série d’exercices que le Créateur met devant nous, attendant que nous y réagissions correctement à chaque fois. Il est le juge compétent,qui ne se trompe jamais,qui connaît tous nos cheminset le fond de chacun. C’est pourquoi nous devons comprendre que tout ce que nous ressentons, à chaque instant de notre existence, est uniquement destiné à la réalisation plus rapide et plus efficace de l’objectif approprié et bon de notre développement, jusqu’à ce que nous atteignons l’état final parfait.

C’est pourquoi nous devons justifier toutes les actions du Créateur et toutes les situations qu’Il met devant nous, pour que nous puissions nous entraîner à les surmonter et à les évaluer, et que nous puissions établir ainsi une attitude correcte. C’est notre vie soustous ces aspects.

Mais quand nous n’arrivons pas à faire un exercice et à réagir de la bonne façon, la prochaine étape arrive. Et si nos actions sont efficaces à ce stade, nous corrigeons également la dette, que nous avions laissée la dernière fois. Tous les états à tout moment sont connectés dans une chaîne de causes à effets : la sensation dans le cœur et l’esprit, la perception de la réalité, la sensation du passé, du présent et de l’avenir, et de tout l’environnement. Toutes ces choses que je peins avec mes propres qualités, comme si j’utilisais de la peinture, sur une toile de lumière blanche, que j’extrais du point noir, immergé dans un océan blanc de don.

Tout ce qui existe hors de cette lumière blanche, que je ne distingue pas encore, toutes ces choses sont des nuances de mes qualités. Et si je les élève au niveau, où je peux justifier Celui qui m’apporte mes sensations actuelles, je me vois comme un point noir dans un océan de lumière blanche. Et tout ce que je vois en dehors de cela est un plus qui m’amènera au prochain degré plus élevé.

Et Son ajout vient toujours comme une sensation d’obscurité dans toutes les différentes formes que ma réalité actuelle peint pour moi. Mais toutes ces couleurs sont faites avec mes « 613 » désirs corrompus. C’est pourquoi, je vois que, dans l’ensemble de la réalité, que ce soit dans la vie matérielle ou la sensation intérieure (le cœur et l’esprit), le Créateur m’invite toujours à atteindre la similitude avec Lui. Après tout, je n’ai rien d’autre qu’un simple point noir, servant de fondation qu’Il utilisa pour me créer « de l’absence » grâce à l’océan de lumière supérieure.

Le travail spirituel commence ici.
De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 08/09/2011, n°127 Shamati

Crise: connexion par une explosion

Dr. Michael LaitmanQuestion: Lors de la brisure, comment se fait-il que le supérieur savait que la créature allait se casser, mais répondit encore à sa demande?

Réponse : Bien sûr, le supérieur savait. Il organisa Lui-même la brisure ! Sinon, comment Malkhout se connecterait-elle à Bina s’il ne l’avait pas brisé ?

Lorsque les gens parlent de la crise actuelle, ils se réfèrent également à elle comme étant une sorte de rupture (le mot «crise» vient de la même racine). Mais ce n’est pas correct. Une crise est la création d’une connexion entre deux qualités qui ne peuvent pas se connecter d’un autre façon.

En technologie, nous utilisons souvent cette méthode de connexion, lorsque les forces défensives de certains matériaux doivent être détruites afin de les connecter à un autre matériau. Cette méthode est utilisée pour souder les métaux, pour les incorporer l’un dans l’autre. Quand des choses ne peuvent pas se connecter, nous devons alors détruire leurs forces défensives, les frontières entre elles, et les forcer à se connecter, à entrez l’une dans l’autre. Cela devient possible grâce à leur brisure, par la force, au moyen d’une explosion.

Pourquoi devons-nous faire exploser et casser des choses, cela peut paraître étrange, mais nous ne les cassons pas, au contraire, nous réalisons une connexion. Et il nous serait impossible de nous connecter l’un avec l’autre, si chacun d’entre nous ne cassait pas sa barrière défensive. Après tout, la force de l’égoïsme, la force du désir de recevoir du plaisir, qui existe dans toutes les matières, ne permettra jamais à quiconque d’entrer sur son territoire. C’est pourquoi nous devons utiliser une force spéciale contre la force de l’égoïsme, ce qui briserait ses limites, afin d’introduire en elle un deuxième matériau, un second attribut, comme un invité indésirable.

C’est ce qui arrive lors de la rupture avec Bina et Malkhout. Mais si Malkhout ne reçoit jamais la qualité de Bina, elle ne sera pas capable de se corriger. Et elle ne peut pas recevoir les qualités de Bina, car elle a mis des restrictions sur elle-même, des écrans défensifs – elle ne souhaite rien recevoir. Elle doit être brisée par la force ! Elle ne sera jamais d’accord de le faire d’elle-même.

Elle ne sera pas d’accord de se briser et de recevoir pour son propre bien. Pourtant, sans la révélation du désir de recevoir égoïste, il est impossible de révéler les vraies qualités de Malkhout qui sont opposées au don et qui ne lui permettent pas de l’atteindre.

C’est pourquoi la brisure fut réglée d’en-haut. Nous l’appelons ainsi, mais en réalité, c’est la connexion de Malkhout et Bina, car dès qu’elle arrive, les qualités de la miséricorde et de la justice s’entremêlent.

A la fin, nous obtenons Bina et Malkhout, qui sont étroitement liées l’une à l’autre, mais brisées. Cela est aussi une atteinte, car même si elles se sentent éloignées du Créateur, elles ont la capacité de corriger cette distance, car elles sont connectées !

Il s’ensuit que la brisure est une grande correction dans la construction d’un récipient. Il est impossible pour nous d’atteindre la suite ou toute correction, sans cet état intermédiaire. C’est pourquoi nous avons besoin de voir un tournant, un point de «bifurcation», dans la crise actuelle-une possibilité de virage serré menant à un état totalement nouveau.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale du 04.09.2011, Préface à la sagesse de la Kabbale