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Le désir des femmes comme moteur de la création

Dr. Michael LaitmanQuestion: Que signifie renforcer le désir collectif des femmes? Comment puis-je ajouter mon propre désir au désir collectif des femmes?

Réponse: Dans la science de la Kabbale, nous étudions que l’univers entier est composé de deux parties: la Lumière et le Kli, le désir. Le désir est considéré comme la partie féminine, et sa satisfaction est considérée comme la partie masculine. C’est pourquoi le plus important est de renforcer le désir des femmes. Pratiquement tout se développe à travers ce désir, à la fois le désir supérieur et le désir inférieur.

Même dans notre monde, nous savons que si ce n’était pas pour les femmes et leurs désirs, le monde aurait cessé d’exister il y a longtemps. Une femme pousse un homme, l’oblige à travailler, à obtenir, à construire une maison. Elle dirige le ménage: Elle soutient, donne naissance, et nourrit.

Ainsi, selon la nature, l’homme est le principal fournisseur d’énergie, de force, et la femme est la force qui crée tout, élève les enfants, éduque, et prend soin d’eux. Donc, peu importe ce qu’un homme fait, par définition, et même sans s’en rendre compte, il le fait parce que les femmes ont réveillé ces désirs en lui. Le moins, la partie femelle, provoque toujours l’action du plus, la partie mâle.

Tout dans la nature est organisé de cette manière: animaux, plantes, et, naturellement, nous. Peut-être que nous sommes incapables de le ressentir à cause de nos propriétés égoïstes, nous le fuyons, nous l’occultons. Cependant, en réalité, la partie feminine est toujours la fondation, le principal déterminant de notre mouvement vers l’avant. L’homme inconsciemment, sans le savoir, se demande s’il va obtenir l’approbation de la femme suite à ses actions. C’est vraiment comme cela, c’est la nature.

Ainsi, les femmes devraient prendre sur elles-mêmes la responsabilité de diriger, d’encourager, en réajustant les hommes correctement, comme une mère avec ses jeunes enfants. Dans la mesure où les femmes assument cette responsabilité et soutiennent les hommes, c’est dans cette mesure que les hommes se comportent différemment, étudient, communiquent les uns avec les autres, et s’investissent.

Nous devons radicalement, catégoriquement rompre avec ce qui se passe dans notre monde parce qu’il est tout le contraire. Nous avons besoin de faire de la partie féminine un élément décisif, ce qui signifie de ressentir le besoin des femmes pour atteindre le but, pendant que la partie masculine doit remplir ce besoin, ce désir d’accomplissement.

 

De la 2ème leçon à la Convention de Moscou 10/06/11

Qui es-tu Abraham?

Dr. Michael LaitmanQuestion: D’une part, vous dites que la Torah n’est pas un récit historique, mais de l’autre, vous vous reportez à notre ancêtre Abraham comme une personne réelle qui a commencé à diffuser la Kabbale à un certain moment de sa vie. Donc, Abraham est-il une personne réelle de l’histoire ou une force particulière?
Réponse: La Torah nous décrit le chemin du développement spirituel de l’âme, toute âme. Par ailleurs, tout ce qui y est décrit s’est également une fois manifesté au niveau de notre monde, selon le principe: «. La racine spirituelle doit se manifester en une conséquence corporelle » Pour cette raison, tous ces degrés spirituels se sont également manifestés dans notre monde chez des personnes et des événements spécifiques.
C’est pourquoi notre approche à l’étude de la Torah doit être fondée sur deux aspects: D’une part, nous étudions notre histoire. Toutes ces personnes, comme Adam HaRishon, Noé, Abraham, Isaac, Jacob, et ainsi de suite, ont vraiment vécu à des époques différentes. Mais d’autre part, le fait que tous ces événements historiques ont vraiment eu lieu n’a pas d’importance pour nous. Plus important encore est le fait que cela se réfère aux propriétés intérieures de nos âmes. Quand nous avons commencé à nous corriger, nous avons révélé ces propriétés, les forces et les états appelés «Abraham», «Égypte», «Isaac», et ainsi de suite en nous.
Question (suite) : S’agit-il de forces présentes en chaque personne?
Réponse: Absolument en chacun de nous.
Question (suite) : Alors qui est «Abraham? »
Réponse: Il est la propriété du don sans réserve, Hessed, la ligne droite. La propriété de « Hessed» dans l’homme est appelé «Abraham», tandis que la propriété de « Guevoura » « Isaac » « Tifferet » est « Jacob »; « Yessod » est « Joseph » est dans l’état de Katnout (le petit Etat) ou « Israël » dans l’état de Gadlout (adulte), et ainsi de suite.
Question (suite) : Est-ce à dire que je vais soudain commencer à ressentir en moi Abraham pendant le processus de mon développement spirituel?
Réponse: Vous ressentez la propriété appelée «Abraham» en vous. Vous arrêtez de connecter le texte de la Torah avec des gens et des événements réels. Au lieu de cela, vous commencez à ressentir ces actions qui se passent en vous, vous révélez vos propriétés intérieures et des changements derrière tous les personnages historiques. C’est ainsi que vous lisez le Zohar, la Torah, et tous les autres livres saints.
En regardant les mots: «Au commencement Dieu créa le ciel et la terre», vous comprenez que cela se réfère à Bina et Malkhout, et Dieu ou Elohim est la force générale. Vous ressentez toutes ces propriétés!
Question (suite) : Qu’est-ce que ce sentiment me donne ?
Réponse: Vous expérimentez intérieurement toute la Torah. Vous vous corrigez de telle manière que vous commencez à percevoir l’histoire que vous lisez comme si elle se passait en vous. Et cela continue jusqu’à ce que vous «terminiez toute la Torah», c’est-à dire à atteindre votre correction individuelle finale par la correction complète de votre âme.

A partir d’un programme TV « Demandez au kabbaliste » n°186, du 07/07/2010

Une question de proportion

Dr. Michael LaitmanQuestion: La vie dans notre monde apparaît comme un chagrin d’amour sans fin, avec de petites pauses pour donner à une personne le temps de revenir sur ses pieds après un coup, juste pour recevoir le prochain. Ceci est l’histoire humaine en général et la vie d’une personne en particulier. Quel genre de progrès est-ce là, et où sont les dons que le Créateur donne à la création?

Réponse: Imaginez que je sois dans une galaxie lointaine, où je regarde l’infini de l’espace et cherche quelque chose dans cet infini. J’accélère à la vitesse de la lumière et me déplace lentement à travers des milliards d’années lumière, en me rapprochant de notre galaxie, de notre système solaire, et de notre terre. Je me pose sur la surface de la terre, et là je découvre des gens.

Il est difficile d’imaginer l’échelle à laquelle je pourrais comparer des proportions si différentes. De façon analogue, nous ne comprenons pas dans quel genre de système nous sommes. Nous savons comment faire des mesures et faire des recherches à notre propre échelle, en fonction de nos proportions. Nous comparons le poids de quelque chose par rapport à ce que nous pouvons soulever, la distance par rapport à jusqu’où nous pouvons voir, le bien et le mal-avec ce qui est bon ou mauvais pour nous. Notre spectre est un minuscule fragment de l’énorme échelle totale et nos distinctions sont minuscules.

Cependant, maintenant nous parlons du système spirituel dans lequel notre univers entier est imperceptible. Nous parlons des mécanismes qui sont énormes en raison de leurs caractéristiques qualitatives. Comparé à eux, notre monde tout entier est dans une seule qualité- un petit désir égoïste qui est animé par une petite étincelle de Lumière. La matière de ce désir est créée comme « quelque chose à partir de rien» par la Lumière qui a traversé jusqu’ici, ébauchant une projection exacte de la création spirituelle.
Et maintenant, à partir de cet état, vous êtes à spéculer sur la souffrance de l’humanité toute entière. C’est vrai, c’est comme cela que nous ressentons. Toute personne nie les choses selon sa propre imperfection et les juges en fonction de ce que ses yeux voient. Mais que pouvez-vous faire? C’est ainsi que nous devons avancer, et maintenant nous sommes incapables de percevoir quelque chose de plus. Il y a un gigantesque canevas défait devant vous, mais vous ne pouvez pas vous en sortir.

Nous sommes seulement en mesure de nous rattraper un peu sur le simple fait qu’il ya un manque de désir, un manque de récipients. Les questions abondent, « Le Créateur immuable peut-il changer ? Peut-Il créer une pierre qu’Il ne peut pas soulever? Pourquoi nous a-t-Il initialement rendus imparfaits? » Mais toutes ces énigmes sont inutiles.
Nous devons comprendre un principe de notre vie: nous devons passer par des états opposés. Ce n’est qu’à partir de ces opposés, en reconnaissant l’avantage de la lumière à partir des ténèbres, que nous formons les récipients pour des sensations plus hautes, plus élevées. Quand j’acquière les récipients qui sont prêts pour cela, le monde s’ouvre à moi. Rien ne m’est caché derrière un mur de pierre. Je dois simplement construire des récipients à l’intérieur de moi afin de voir la réalité.

Ce développement est nécessaire et le Créateur ne peut pas le faire arriver à l’avance. Pourquoi? Pour l’instant, je ne sais pas pourquoi. Je peux faire certaines conjectures, mais cela ne me donnera rien. Je vais tout mettrte de côté, en disant: «Je ne le crois pas! Il pourrait le faire! »Et il n’y a pas d’autres faits en face de vous.

Pourtant, il y a une règle: l’avantage de la Lumière est atteint à partir de l’obscurité. Toute chose est évaluée uniquement à partir de son opposé. C’est pourquoi nous devons passer par ces étapes pas à pas, en formant les récipients pour révéler la réalité où nous sommes.

Nous sommes dans le monde de l’Infini, mais vous ne le ressentez pas. Alors développez vos récipients. On vous a donné l’occasion de les développer, ou dit autrement, de les corriger. On vous a donné délibérément des désirs brisés qui sont opposées à ceux corrigées. Pour quoi faire? De sorte que vous puissiez les faire grandir et les collecter, en comprenant et révélant le monde.

Il n’y a pas d’autre moyen d’aller. Et plus tard, vous justifierez la création. Le long processus, qui dure depuis plusieurs milliers d’années durant lesquelles nous souffrons, c’est la vérité à notre échelle. Cependant, en réalité nous ne réalisons pas ce genre de proportions où nous sommes. Outre cette petite « pièce », il ya tout un monde en-dehors que vous n’avez jamais vu. Vous êtes comme un ver vivant dans un radis c’est l’exemple que le Baal HaSoulam donne.

Question: Mais pourquoi ce ver a-t-il parlé du Donneur et de Son amour?

Réponse: Dans le but d’aspirer à cela, afin de lui faire comprendre qu’il y a un objectif pour lequel cela vaut la peine de sortir du radis. En outre, non seulement vous recevez la compréhension de cela, mais aussi les moyens de le faire. Nous sommes tous comme des vers dans un radis, mais si chacun de nous commence à pousser les autres vers l’extérieur, nous allons vraiment sortir.

Par conséquent, il ya une solution. Tant que vous avez été satisfait par la vie dans ce monde, personne ne vous l’offrira. Mais maintenant vous êtes placé dans un nouveau système mondial et la solution vous est donnée.

De la 5ème partie du cours quotidien de Kabbale du 23.06.11, «Matan Torah (Le Don de la Torah) »

Le goût de la spiritualité est dans le sentiment de gratitude

Dr. Michael LaitmanDu travail correct que nous avons effectué dans le «palais du roi » et dans la mesure où nous avons corrigé nos récipients (désirs) sera déterminée la « fête » où nous arriverons et le goût que nous y trouverons : doux ou amer. Nous nous réjouirons de notre ressemblance avec le Créateur et goûterons ce plaisir, alors que dans nos désirs non corrigés nous faisons l’expérience de l’amertume.
Cependant, ce n’est pas les traitements qui sont amers, c’est notre intention, la révélation de notre mal, la sensation de l’absence d’intention à donner sans réserve ce qui fait que nous sommes incapables d’atteindre le Roi. En d’autres termes, venir à la reconnaissance du mal est tout un processus.
Dans mon travail, alors que j’anticipe le festin royal, j’ai besoin d’atteindre un état où le travail lui-même va devenir la fête pour moi, la récompense qui me rend si heureux que je n’ai besoin de rien d’autre. Si je fais plaisir au roi, je suis disposé à rester dans l’état considéré « ce monde ». Je ne Lui demande rien sauf une chose : une occasion d’être reconnaissant envers Lui. Je n’ai même pas besoin de sentir que je suis en train de le ravir puisque cette sensation apporte le plus grand plaisir de tous. Par conséquent, je ne souhaite même pas ressentir ça.
J’ai envie de rester au même endroit où je suis pour l’instant, sans y ajouter quelque compréhension, réalisation, connexion, ou goût que ce soit. Si je n’ai besoin de rien du tout, c’est pour remercier le Créateur et rien de plus. C’est ce qui constitue mon travail et ma récompense toute entière.
C’est très bien si je ne sais pas à qui et si je donne sans réserve et ce qui va arriver après – rien. Je me suis coupé de toute compréhension, réalisation, ou sensation égoïste. Ainsi, après que toutes les corrections ont été apportées, je commence à ressentir le vrai goût de la Torah.
J’élève la Shekhina (divinité) de la poussière, mais ce n’est que dans mes yeux que c’est ainsi tandis que la Shechina elle-même ne change pas. Il est écrit: «Et vous mangerez des anciennes récoltes longtemps gardées ». Je me trompe quand il me paraît vivre dans ce monde. Rien ne change sauf pour la valeur que je lui donne. Si j’accepte avec reconnaissance du Créateur mon état actuel, le pire état possible, il n’y a pas meilleur état.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 20/06/2011, Écrits du Baal HaSoulam

Quand le Livre du Zohar se révèle

Dr. Michael LaitmanL’objectif de la création est d’acquérir la qualité du don sans réserve, et à travers lui d’atteindre l’union avec le Créateur. Nous existons dans la qualité opposée, dans l’intention de recevoir pour notre propre bien.
Afin de corriger notre intention de la réception au don sans réserve, nous devons attirer sur nous la Lumière qui corrige, qui nous ramène à la source, le Créateur. Cette Lumière est d’​​un niveau plus élevé que là où nous nous trouvons, et elle nous corrige sans cesse, nous élevant à des niveaux plus élevés de don sans réserve et d’amour.
La lumière vient à nous lorsque nous nous unissons ensemble dans nos cœurs, dans nos désirs, les intentions deviennent correctes, et lorsque nous étudions le même système corrigé c’est ce que les kabbalistes nous racontent. En étudiant ce système et en souhaitant qu’il nous arrive ce que les textes décrivent pour nous révéler entre nous, de cette façon nous attirons la même Lumière qui est à l’intérieur de ce système aux niveaux de la connexion correcte entre les créatures. Ensuite, nous corrigeons notre connexion et nous entrons dans  les mêmes états que ce que le Livre révèle. Et cela signifie que le Livre se dévoile.
Le Livre avec le plus fort rayonnement sur le lecteur, avec la plus grande capacité pour l’amener à l’état corrigé, vers le don sans réserve et l’amour, est le Livre du Zohar. Par conséquent, tout en lisant ce Livre, laissons agir le désir de nous ressentir tous ensemble pour qu’à l’intérieur de la bonne connexion entre nous, nous puissions révéler la qualité générale du don sans réserve, Celui qui est bon et fait le bien, le Créateur qui se révèle aux créatures .

Un nouveau conte à propos du petit chaperon rouge

Dr. Michael LaitmanQuestion: Que se passe-t-il «en coulisses» de mes actions lorsque, pendant la lecture du Livre du Zohar je fais des efforts répétés pour revenir à l’intention, mais qu’ils me semblent futiles ?

Réponse: Vos efforts déterminent vos qualités de perception, votre sensibilité, et puis vous faites la révélation. Tout est en face de vous, mais votre manque de sensibilité ne vous permet pas de révéler le système de connexion entre les âmes dont parle le Zohar. Vos efforts et la prière construisent les instruments de la perception à l’intérieur de vous afin de ressentir cette image.

Question: J’ai à plusieurs reprises continué à essayer de construire mon intention à nouveau, mais il me semble que je fais les mêmes efforts et que je ressens la même chose qu’il y a une semaine, comme si rien n’avait changé ….
Réponse: Supposons que je sois parmi des musiciens. En les regardant, je vois comment ils écoutent tous les sons et discernent la combinaison des sons différents, et je vois combien cela est important pour eux. Quand je les regarde, j’apprends sur la façon de traiter les sons. Puis, comme résultat de mes efforts, je deviens plus sensible et commence à les ressentir.
Ensuite je pose des questions aux musiciens et ils m’expliquent des choses, mais je ne comprends pas leurs explications. « Une quarte », « une quinte », « glissando », « forte », ces mots ne me disent rien, tout comme la terminologie inintelligible dans le Livre du Zohar.

Mais je veux les apprendre ! C’est pourquoi je cherche à devenir un peu plus sensible à eux et à les sentir. Ensuite, parce que nous sommes dans un système spécial, conformément à mes efforts, à mes désirs et aspirations, je commence à ressentir. Voilà comment un enfant se développe ainsi: il veut devenir grand et il est toujours en train de courir, sans jamais se lasser de rechercher tout autour.

Nous nous demandons: comment les enfants peuvent-ils regarder le même dessin animé ou écouter la même histoire mille fois? Cependant, c’est mille fois pour nous, car nous ne nous développons plus. Mais un enfant vit dans cette histoire. Quand il écoute le récit du Petit chaperon rouge aujourd’hui, pour lui c’est une histoire complètement nouvelle, pas comme hier. Vous le regardez et pensez: «Bon, je vais lui raconter l’histoire. Laissons-le s’asseoir tranquillement, se calmer, et en profiter … ». Mais il entend cette histoire comme une nouvelle à chaque fois! Et même s’il la sait aussi par cœur, quand il la répète avec vous, il revit tout depuis le commencement. C’est comme quand vous devez manger aujourd’hui, même si vous avez mangé hier. C’est ce qui lui arrive aussi!

Par conséquent, tout notre travail est de développer la sensibilité pour acquérir de nouvelles qualités de perception.

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale du 23/06/11, Le Zohar

Hitler, Staline, Ahmadinejad …

Dr. Michael LaitmanQuestion: Qu’est-ce que le groupe? Est-ce une sorte d’idée, de gens, ou autre chose? Pourquoi est-il si difficile de s’unir avec des gens qui ne sont pas comme moi?
Réponse: Toute personne dans le monde est connectée à travers son âme avec les autres âmes. Vous avez besoin d’entrer dans ce système intérieur des âmes interconnectés, comme si vous plongiez au fond des océans. Et là, vous pourrez découvrir le réseau de connexions qui lie toutes les personnes.

Tout le monde est inclus dans ce réseau: Hitler, Staline, Ahmadinejad, Moïse, Abraham, et vous. Toutes les gens que vous connaissez uniquement par leur forme extérieure, ainsi que ceux que vous connaissez à un niveau plus profond, sont tous interconnectés de la meilleure façon possible.

Dans le monde extérieur, chacun d’eux remplit un rôle précis dans le but d’éveiller les autres à se rapprocher de ce réseau, pour plonger en lui, et se retrouver là, collé avec tout le monde dans le cœur et l’âme. Vous avez besoin de trouver le contact intérieur avec eux. Le groupe est l’union intérieure des âmes. Et vous devez vous inclure avec le reste.

Bien sûr, en parlant du groupe, je fais principalement référence à ceux qui étudient avec nous. Mais si vous entrez dans cette connexion, vous verrez que ce réseau rassemble tout le monde, même nos plus grands ennemis.

Nous devons comprendre que la coquille externe dans laquelle nous existons dans notre monde nous est donnée afin que nous puissions nous contraindre les uns les autres à faire un travail intérieur. Tout ce jeu vous est nécessaire afin que le Créateur, la force qui nous relie en interne, puisse se révéler aussi bien dans sa manifestation extérieure.

A l’intérieur, cette connexion est maintenue par Lui, mais à l’extérieur c’est à vous de la faire se réaliser! Et si vous parvenez à effacer le fossé entre l’intériorité et l’extériorité, cela constituera votre correction complète.

Du cours quotidien de Kabbale du 25/03/2011, « Écrits du Rabash »

Vous ne saurez pas tant que vous ne goûterez pas

Dr. Michael LaitmanQuestion: Le Rabash écrit que la personne doit avoir la foi. Que veut-il dire par «la foi»?

Réponse: Nous percevons automatiquement les mots que nous lisons dans les textes kabbalistiques dans le sens traditionnel auquel nous sommes habitués. D’une part, cela nousperturbe tout le temps, tandis que d’autre part nous devons comprendre que ce n’est pas accidentel: nous avons simplement besoin de clarifier le sens spirituel de ces paroles.

L’incohérence et la confusion entre l’interprétation traditionnelle du mot «foi» généralement acceptées dans ce monde et sa signification spirituelle est causée par le fait que nous manquons encore de perception intérieure. Dès que nous commençons à expérimenter la spiritualité, ce mot ne nous trouble pas plus longtemps.

Par exemple, j’ai peut-être entendu le mot «salé» mille fois, mais jusqu’à ce que j’obtienne son goût, je ne sais pas ce qu’il signifie. Ma connaissance dérive de la sensation. Le désir de recevoir du plaisir doit ressentir le goût de la satisfaction, et d’ici là il continuera à ne rien expérimenter sauf de la confusion.

Question: Pourquoi y-a t-il des gens qui peuvent immédiatement croire ce qu’on leur dit?
Réponse: C’est le niveau de développement d’une personne au degré minéral, végétal ou animal. Quand il ou elle atteint le niveau «parlant» (humain), c’est à partir de là qu’ils ont à évoluer indépendamment.

Tout l’état précédent est annulé. Si dans le passé on croyait à toutes sortes de contes, de croyances et de religions, aujourd’hui on se sent vide. Et quand on trouve un enseignant pour soi, on ne lui fait même pas confiance. On ne fait pas confiance non plus ni au groupe ni aux livres. Il est dit que les livres ont été écrits par les sages, et alors?

Une personne n’acceptera plus rien aveuglément. Que fait-elle alors? Elle doit avancer par la fo dans les sages- au-dessus de la raison. Cela signifie qu’une personne ne prend rien « sur la foi», mais est censée vérifier ce que les kabbalistes ont décrit.

Pour ce faire, cependant, elle doit remplir quelques conditions: ouvrir les livres, rejoindre le groupe, examiner ses principes, et clarifier s’ils sont réalistes et fondés sur les forces, les propriétés et les lois de la nature. Une personne a besoin d’effectuer cette analyse afin qu’elle puisse acquérir une seconde nature qui pour le moment lui est dissimulée.

Question: Mais dans ce cas, on progresse par le biais de la connaissance. Où est «la foi au-dessus de la raison » en soi ?
Réponse: C’est vrai. « Au-dessus de la raison » c’est quand une personne accepte ces conditions et les applique à l’intérieur. En d’autres termes, elle considère tous les doutes, la confusion, et les obstacles comme un véhicule, une plate-forme pour sa croissance spirituelle.

Tout le travail spirituel personnel se situe au-dessus de la raison, mais à chaque nouveau degré, on clarifie ces conditions au moyen de la raison. Sinon, comment saurions-nous que nous avançons?

La division du travail

Dr. Michael LaitmanDans la Kabbale, quelque soit l’état, la créature est dans ce qui est appelé un «monde». Nous descendons et remontons l’échelle des mondes d’Adam Kadmon, d’Atsilout, de Béria, de Yetsira, et d’Assiya. Notre situation actuelle est appelée « notre monde ». Tout commence et finit avec l’état du monde de l’Infini. La différence entre les mondes nous parle du but de la création.

L’état initial du monde de l’Infini ne peut être perçu. Il est semblable à une goutte de sperm qui va se développer en fœtus, et donner naissance à une personne. C’est uniquement lorsqu’elle aura grandit, qu’elle atteindra l’âge adulte, l’état de conscience et comprendra où et ce qu’elle est et ce qui lui arrive. Tout cela découle d’un code génétique infime.

Dans le monde de l’infini d’où tout provient, nous sommes dans le même état, comme une goutte de sperm. Ensuite, nous passons par le second état, le stade de développement. Enfin, dans le troisième état, nous nous élevons au plus haut degré et, ensemble, comprenons un énorme désir appelé Adam.

Adam vient du mot «similaire». En d’autres termes, nous sommes tout à fait semblable à la Lumière, le Créateur. La Kabbale nous dit que pour y accéder, cet état est obligatoire.

Nous pouvons déjà voir le début de cette ascension dans notre état actuel. Après être descendu de haut en bas, nous devons maintenant arriver à la Makhsom, la barrière avant l’ascension. Nous sommes debout devant elle avec toute l’humanité.

Ce n’est pas grave qu’il n’y ait que plusieurs millions de personnes dans le monde intéressées à entrer dans le monde spirituel. Le reste de l’humanité est poussé en avant par la souffrance. Notre monde entier est pris en chasse par la souffrance c’est pourquoi nous allons de l’avant par notre propre aspiration au lieu de souffrir. C’est la différence entre nous et le monde en général. Contrairement à la masse, on avance avec notre propre aspiration. Notre désir nous tire vers l’avant.

Ainsi, il y a deux forces qui nous font avancer vers le but. La première force nous pousse et attire, tandis que la seconde force nous presse. Cela aussi existe partiellement en nous. Nous sommes partiellement poussés par derrière et partiellement nous avançons de notre propre gré. Cependant, les masses ne sont poussées en avant que par la souffrance.

Telle est la «division du travail »: Nous devons avancer, nous devons nous organiser, nous devons comprendre ce que la nature exige de nous. Ce qu’elle exige, c’est de révéler, de découvrir ces états d’exaltation, de s’adapter à ces états, et d’accéder au niveau suivant vers l’éternité et la perfection. La nature nous tire vers cela.

Dans le même temps, nous devons penser à aider les masses qui n’ont pas cette possibilité, qui éprouvent des souffrances et une énorme pression et n’ont aucune idée de ce qui les attend.

De la 2ème leçon à la Convention de Moscou 10/06/11

Un monde transparent

Dr. Michael LaitmanQuestion: Dois-je corriger les désirs qui se déroulent dans mes relations avec d’autres personnes aujourd’hui, comme ceux de richesse, puissance et connaissance?
Réponse: Non, vous ne devez pas. Vous ne considérez pas ces désirs. Pourquoi devriez-vous? Laissez-les. Après tout, ils apparaissent dans chaque personne individuellement dans une combinaison unique, tandis que vous devez corriger votre attitude envers les autres comme un tout, sans la casser en plusieurs parties.
Traitez vos désirs simplement. Tout d’abord, vous devez atteindre le degré de pur don sans réserve : «Ce que vous détestez, ne le faites pas à votre ami», qui signifie ne pas prendre plaisir à la souffrance de l’autre.
En tout cas, que j’en sois conscient ou pas, je préfère toujours regarder les autres. Si une personne est plus faible que moi, je me réjouis, et si je suis plus faible que lui ou elle, je souffre. Ainsi, ma priorité est d’atteindre un degré où j’arrête de me comparer aux autres. Je ne veux pas les mesurer envers moi.
Lorsque je gagne une telle attitude, le monde prend une forme très différente à mes yeux. C’est comme si je déchirais un voile, que je prenais un filtre hors de ma perception et que j’ouvrais tout grand un nouveau monde. J’ai soudain l’occasion de voir les autres comme n’ayant aucun lien avec moi, avec mon ego. J’ai éliminé tout avantage personnel, tout intérêt.
Je ne mesure pas une personne à la façon dont il ou elle regarde, ce qu’ils portent, ou comment ils agissent. Je ne les regarde pas du tout. J’ai neutralisé toutes nos relations. Le monde est plein d’opportunités. Quelles sont les possibilités? Je ne sais pas pour l’instant. En fait, je n’ai besoin de rien. J’existe simplement avec les autres et je ne leur fais rien que je détesterais pour moi-même.
C’est un degré spirituel très, très transparent et purement spirituel, car il se déploie au-dessus de tous les désirs matériels d’une personne. À l’extérieur, il est absolument indétectable, mais vous voyez le monde différemment maintenant.
Il est difficile de décrire ses contours. Les gens souffrent-ils à vos yeux? Sont-ils tous justes, ou les triez-vous toujours en bons et en mauvais ? C’est très compliqué à expliquer quelle image intérieure apparaît chez une personne quand il ou elle retire le filtre égoïste.
Cependant, d’une manière ou d’une autre, vous êtes confrontés à une réalité totalement différente, un autre type de relation entre les gens. Après tout, tout le monde juge par ses propres défauts, tandis que si vous vous êtes débarrassés d’eux vous voyez le monde non faussé par le faux miroir égoïste.

De la 5ème partie du cours quotidien de Kabbale du 20/06/2011, «Matan Torah (Le Don de la Torah) »