Category Archives: travail intérieur

Corriger l’intention

234Dans le travail spirituel, on atteint un stade où l’on souhaite enterrer son désir. Non pas le désir lui-même, mais l’intention. Il est essentiel de comprendre qu’il est impossible d’enterrer un désir sans savoir précisément ce que l’on enterre.

Qu’est-ce que « l’enterrement » ? C’est lorsque quelque chose est mort en moi et que j’opère une correction supplémentaire dessus.

Je ne veux pas utiliser l’intention afin de recevoir, c’est-à-dire mon désir tel qu’il existe actuellement en moi. Pour moi, il est comme mort, inutilisable de mon côté. La mort est un Tsimtsoum, une restriction, sur le désir que je ne souhaite pas utiliser. Il est mort à mes yeux en termes d’utilisation.

Mais ensuite, je découvre progressivement que ce désir pourrait être utile s’il était inversé. Je commence à percevoir sa décomposition, sa dégradation, et comment, dans son essence, il est opposé au Créateur. Finalement, j’arrive à la conclusion que si le désir était véritablement l’opposé de son état actuel, je pourrais l’utiliser différemment. Dans sa décomposition, je vois que l’état opposé pourrait être bon, car dans cette décomposition, je discerne des propriétés du « vivant », des propriétés de la vie qui pourraient y exister.

Ainsi, lorsque le désir parvient à sa décomposition complète, les conditions sont réunies en moi pour demander la résurrection. Je suis prêt à ce qu’il se transforme en « pour donner sans réserve ». Je le demande, et alors la « résurrection des morts » se produit.

Le désir demeure le même, mais je suis prêt à ce que l’intention commence à renaître « d’entre les morts ».

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Quelles sont les deux actions lors d’une descente ? » du 10/02/2026

Le travail spirituel avec la bonne intention

942Les gens pensent que ce dont nous parlons ici augmentera leur intelligence ou accélérera leur progression. Non ! Ce que nous faisons est simplement un système d’actions collaboratives.

Il ne s’agit pas de ce que vous entendez oralement. Vous pouvez vous asseoir ici sans connaître l’hébreu du tout. Cela n’a aucune importance ! Ce sont précisément les Lumières (Ohrot) et les récipients (Kelim) qui sont à l’œuvre.

Nos paroles sont quelque chose de complètement extérieur. Elles sortent de la bouche, atteignent l’oreille et vous apportent un réconfort purement psychologique, comme si grâce à elles vous étiez remplis et que vous progressiez. Mais tout cela n’a absolument rien à voir avec le développement intérieur.

Nous avons des Kelim en nous, les Lumières agissent sur eux, et il n’y a absolument aucun lien avec les mots que nous prononçons. Même si tout le monde était muet, cela n’aurait aucune incidence. Ce n’est pas comme si nous nous transmettions mutuellement des signes avec nos mains. Cela fonctionne sans mains ni jambes, sur un plan complètement différent, au-delà de nos cinq sens.

Peu importe ce qui se dit en groupe ; tout dépend du désir profond du cœur, de ce que je veux offrir au groupe et de l’impression que je souhaite en recevoir. Tel est le récipient, et la Lumière provient d’en haut en accord avec cela.

Il n’y a donc pas lieu de s’inquiéter de ce qui est dit. Le Rabash disait que dans un groupe fort, les plaisanteries et les anecdotes sont acceptées afin de dissimuler ce qui se trouve au fond du cœur, car c’est là que les véritables récipients opèrent, et les bavardages futiles sont superflus.

C’est ce qu’on appelle travailler avec des intentions justes et véritables.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Quelle est la préparation pour recevoir la Torah dans le travail ? – 2 » du 13/02/2026

Comment mériter de recevoir la Torah

947Le groupe doit veiller à ce que les pensées d’une personne y soient constamment connectées. Il n’y a pas de compromis ici, 24 heures sur 24.

Comment le vérifier ? En vérifiant si vous avez toujours le sentiment d’appartenir au groupe, d’être entouré d’amis, d’être tous unis ensemble vers un seul et même but. Si cela n’est pas constamment présent en vous, alors le groupe ne s’est pas programmé correctement pour la spiritualité.

Ce n’est qu’après nous être programmés pour ressentir que nous sommes dans le groupe et dans une attaque 24 heures sur 24, et que cela devienne une routine, une habitude, que nous commencerons à vivre une vie différente, une vie spirituelle. Cela s’appelle devenir une nation, et non des individus, une nation qui demande la Torah. Et alors seulement, nous méritons de la recevoir.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Et il y eut un soir, et il y eut un matin ? » du 08/02/2026

Luttez pour la destination

760.4Lorsqu’on aspire à la spiritualité, on doit toujours viser la destination et ne pas stagner, ne pas être prisonnier de ses propres désirs, ni lutter vainement contre eux. Une personne avance lorsque son cœur et son esprit sont dans l’état désiré.

Je ne me fais pas d’illusions mais je regarde vers l’avenir. Je n’ai peut-être pas encore atteint le but, mais je ne sombre pas dans mes désirs et mes faiblesses actuels qui n’entravent et tentent de m’arrêter. Et en même temps, je ne me laisse pas emporter par l’illusion du monde spirituel jusqu’à ce qu’il devienne ma réalité. Voilà la bonne orientation.

Chaque instant est une occasion de progresser sur le chemin vers le don sans réserve, vers le but.

Lorsque je fais un pas, j’ai l’impression d’avoir déjà atteint le but et l’effort devient alors ma récompense. Tenant compte des obstacles, je les surmonte et me réjouis de créer la qualité du don sans réserve au-dessus de la connaissance. L’image du monde spirituel se forme à partir de mes désirs, lorsque la force du don sans réserve commence à donner forme aux contours de mon âme.

(non daté)

Comprendre l’importance du Créateur

939.02Question : La révélation du Créateur est-elle en réalité la révélation d’une nouvelle forme en soi ?

Réponse : La révélation du visage du Créateur est appelée la manifestation de Son importance car en fait c’est ce que je recherche. Il ne s’agit pas de la révélation du plaisir, mais de la révélation de Sa supériorité, de Ses attributs et de Sa perfection. Cela m’aide à respecter le Créateur plus que mon désir de recevoir.

Ce désir grandit constamment chez une personne. De plus en plus de Reshimot (enregistrements spirituels) émergent. Autrement dit, la ligne gauche s’accroît en elle. Elle a alors besoin de révéler le visage du Créateur comme un être plus grand, plus exalté, qui l’influence davantage afin qu’elle puisse résister au désir de recevoir et respecter le Créateur plus que son désir égoïste. Cela signifie que l’être humain a la force d’agir afin de donner.

Il s’ensuit que le désir de recevoir a été originellement créé à l’échelle du Créateur ; tous deux sont d’égale grandeur. Cependant, l’intensité de ce désir n’est ressentie qu’à la mesure de la capacité à le surmonter, tout en révélant le Créateur comme étant important et grand.

À chaque fois, c’est comme un jeu. Au départ, le désir de recevoir nous est caché ; nous n’en percevons qu’une infime partie sous la forme de la réalité de ce monde. A vrai dire, il s’agit de la même réalité générale simplement appelée « ce monde » car nous la percevons sans tenir compte du Créateur.

Tout le reste, en dehors de ce niveau, est déjà perçu en accord avec la réalité du Créateur, c’est-à-dire que nous ressentons réellement le Créateur ; c’est ce qu’on appelle le Monde Supérieur. « Tout le reste » signifie que nous prenons déjà en compte l’importance du Créateur par rapport à celle du désir de recevoir.

Ce désir grandit progressivement, partant de son état le plus bas et le plus infime, jusqu’à atteindre le niveau du Créateur. Il nous est utile de demander sans cesse au Créateur de nous révéler toujours davantage Son importance, Sa grandeur et Sa supériorité. Et lorsque nous révélons le Créateur et choisissons de Lui plaire plutôt que de servir notre ego, alors nous adhérons à la forme du Créateur, nous l’absorbons, nous l’adoptons, et elle devient véritablement la nôtre.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, Article 29, « Lishma et Lo Lishma » du 26/01/2026

Le Créateur ne dépend pas de nous

144Le monde repose sur la parole, la parole de Dieu. Au commencement était la parole, et la parole était Dieu, et Dieu était l’éternité, et ainsi de suite.

Question : Pouvez-vous expliquer cela ?

Réponse : Cela signifie que le monde repose sur la qualité de la bonté, sur la qualité de l’amour. Tout cela vient d’en haut et non de nous.

Si cela venait de nous, rien n’existerait, pas même un instant. Après tout, nous sommes une énergie négative dans le monde.

Le Créateur nous tient dans Ses bras, et Il maintient le monde. Si tel n’était pas le cas, rien n’existerait. Et pendant ce temps, nous sommes des parasites en ce monde.

Question : Sur quoi le Créateur s’appuie-t-il ? Que veut-Il en nous tenant dans Ses bras ?

Réponse : Il ne s’appuie sur rien. Il nous gouverne de telle sorte que chacun finisse par comprendre comment le monde devrait être gouverné et prenne la place du Créateur.

Extrait de KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » du 16/01/2026

Justifier un ami

571.03Question : Comment est-il possible de voir les autres comme imparfaits, de percevoir leur désir de recevoir sous une forme non corrigée, mais sans le voir en soi ?

Réponse : Comment se fait-il qu’une personne regarde les autres et voit qu’ils sont tous dans le désir de recevoir, alors que ce n’est pas son cas ?

Le Rabash donne un exemple très simple : j’ai un enfant, et mon voisin en a un aussi. Mon enfant est mignon, adorable, intelligent et bien élevé. Je le regarde et je vois un petit homme. Mais lorsque je regarde l’enfant du voisin, il me paraît sale, ignorant, négligé, malpoli et bruyant. Pourquoi ? Tout est une question d’attitude.

Mon enfant est-il différent de celui du voisin ? Ce sont tous deux des enfants, il n’y a pas de différence, mais je vois le bon côté chez mon enfant, et le mauvais chez celui du voisin. Autrement dit, vous et vos amis êtes semblables. C’est seulement moi qui peux me justifier, je sais pourquoi je suis ainsi. Mais pourquoi mon ami est-il comme ça ? Voilà la différence.

Plus tard, vous découvrirez quelque chose de différent, vous verrez des choses négatives en vous et des choses positives chez votre ami, et alors vous commencerez à l’envier. Ce sera une bonne envie. Au début, elle sera mauvaise, puis peut-être bonne, lorsque vous voulez vous rapprocher de lui pour apprendre de lui et grandir grâce à son aide. Vous lui donnerez sans réserve, et il vous rendra la pareille.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que sont la Torah et le travail sur le chemin du Créateur ? » du 20/01/2026

Sauter par-dessus la séparation

943Tout est déterminé uniquement par le degré de ma connexion avec les autres âmes au niveau où j’étais avant que nous ne soyons séparés les uns des autres.

Si je parviens d’une manière ou d’une autre à sauter par-dessus cette séparation, alors je semble revenir à l’état spirituel que nous voulons essentiellement atteindre.

Si j’essaie de le faire, quel que soit le résultat, que cela réussisse bien ou peut-être pas très bien, si je fais l’effort, il s’avère que c’est la seule action par laquelle je peux me pousser vers un état spirituel.

Je suis un Kli (récipient), et de mon côté, il n’y a qu’une seule action possible : accroître le Hissaron (manque) afin qu’une Lumière plus intense pénètre ce Hissaron. Et je ne peux accroître le Hissaron qu’en sautant au-dessus des écrans entre les 600 000 parties de l’âme, malgré l’écran qui nous sépare et qui est apparu suite à la brisure du Kli, lorsque l’état connectant les désirs, les parties d’Adam HaRishon, s’est brisé et que l’écran de connexion s’est transformé en écran de séparation.

C’est la seule action que je puisse accomplir, car je suis un petit Kli qui devient un grand Kli grâce à cela.

Hormis cela, je n’ai aucune autre possibilité de corriger quoi que ce soit dans mon développement, sur mon chemin.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, Article n° 17, 1986, « L’ordre du jour de l’Assemblée – 2 » du 11/01/2026

Les relations entre amis

939.02Les relations entre amis au sein d’un groupe sont extérieures, mais elles devraient devenir intérieures.

Dans la mesure où ces relations prennent la forme du don sans réserve, elles se transformeront en un récipient spirituel (Kli) où le Créateur sera présent.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « la récompense des receveurs » du 08/01/2026

Accomplir la tâche spirituelle ?

938.07Notre correction, en rapport au don sans réserve, ne devrait pas viser notre prochain, mais plutôt à améliorer notre connexion avec le Créateur. C’est alors seulement que cela sera véritablement bénéfique pour lui, car en réalité, tout ce qui existe dans le monde provient du Créateur.

Mais si vous voulez changer l’état de ce monde, vous devez changer ce qui leur parvient du Créateur. Et cela ne peut se faire uniquement si vous Lui donner sans réserve. Et dans la mesure où vous donnez mieux sans réserve, Il n’aura pas à affecter le monde d’une pire manière.

Vous pouvez y parvenir à travers la société : lorsque vous donnez sans réserve à vos amis et qu’ils vous donnent sans réserve, vous créez un groupe. Et tout comme, au terme d’un travail de correction sur le plan spirituel, vous vous unissez en âmes, vous essayez de vous unir ici, dans la tâche spirituelle, c’est-à-dire de vous élever à ce niveau.

Par ce biais, vous attirez la Lumière Environnante (Ohr Makif) dans notre monde et obligez ainsi le Créateur à donner davantage de lumière dans ce monde.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « la peur et de la joie » du 07/01/2026