Category Archives: travail intérieur

Au lieu de « moi » : « le groupe »

938.01Quelle est la connexion entre nous ? Dans la mesure où nous avons une connexion les uns avec les autres et que nous la préservons, alors à partir de cette connexion, nous nous connectons avec quelqu’un d’extérieur. De plus, il se peut que seul l’un d’entre nous se connecte à une personne extérieure, mais il le fait à partir de la connexion créée par le groupe tout entier.

Se connecter à partir de cette connexion entre les amis signifie que chaque ami se ressent ainsi, se présente comme un représentant du groupe entier et se connecte à quelqu’un au nom du groupe entier.

Question : Que signifie le fait de se ressentir comme le groupe tout entier ?

Réponse : Ce sont déjà des sensations intérieures. Mais s’il existe une connexion entre les amis dans le groupe, alors en chacun d’eux, au lieu de son « je », il y a la notion de « groupe », et le « je » s’efface. Si le « je » disparaît et que le « groupe » apparaît à sa place, alors, grâce à cette qualité appelée « le groupe », on se connecte à une personne extérieure.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, «  la peur et de la joie » du 07/01/2026

La seule chose qui nous incombe

938.04Une personne doit considérer ses amis comme les parties de son propre Kli (récipient), que le Créateur a rassemblé pour elle. Elle a la possibilité d’agir ainsi précisément avec ceux qui sont proches d’elle, et ils constituent véritablement le champ de son travail.

Si elle tisse des liens avec eux, alors chacun de ses amis est comme un représentant de millions, voire de milliards d’autres personnes dans le monde. Nous ne le percevons pas, mais lorsque cela deviendra évident, nous comprendrons que c’est bien le cas.

Par conséquent, nous devons envisager les choses ainsi avec nos amis, avec le groupe, et avec l’importance de se réunir entre amis. C’est précisément ce que nous devons exiger de nous-mêmes et de l’environnement que nous construisons.

Je dois me percevoir comme ayant tout reçu et ne manquant de rien. Car si je réalise véritablement ma connexion avec les amis selon la règle « aime ton prochain », alors j’aurai un Kli où, par la loi de l’équivalence de forme, la Lumière (Ohr) apparaîtra immédiatement et tout sera révélé.

Autrement dit, tout dépend du Kli que je dois construire. C’est la seule chose qui m’incombe.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « L’ordre du jour de l’assemblée – 2 » du 11/01/2026

La vitesse est entre nos mains

506.2Question : Comment puis-je vérifier que, tout en progressant vers le Créateur, je ne me trompe pas sur la façon dont je L’imagine ?

Réponse : Le fait qu’une personne soit désorientée et que rien ne lui semble clair sont des états qui doivent être surmontés. Autrement dit, ce sont des corrections indispensables, elles doivent être faites l’une après l’autre le long du chemin. N’essayez pas de franchir plusieurs étapes d’un coup, vous n’y parviendrez pas.

La progression est possible uniquement de façon graduelle, comme l’ascension d’un escalier, marche après marche. Cela prend des années car le chemin que nous traversons avant le Makhsom (écran) se répète après le Makhsom, et ainsi de suite jusqu’à l’union complète avec le Créateur. Nous étudions que les mêmes transgressions et erreurs, conséquences d’une double et d’une simple dissimulation, se transforment en commandements, et mènent alors à l’amour éternel.

Donnez-vous la permission d’absorber ces choses. Sans prendre en compte tous les détails et particularités qui existent en vous avant le Makhsom, vous ne le franchirez pas. Ils seront nécessaires plus tard.

Cela ne signifie pas que nous devons essayer de sauter tous les états intermédiaires. Un « saut » signifie faire un effort, le traverser rapidement car la vitesse dépend de nous. Nous ne pouvons que déployer des efforts pour progresser encore plus vite, car la vitesse est entre nos mains.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, Article 32, « A propos de la récompense des receveurs » du 08/01/2026

Le travail intérieur : se rapprocher du Créateur

252Il n’y a pas de lien entre l’accomplissement physique des commandements et le travail intérieur que nous étudions, car ce dernier ne peut se faire que lorsque je reçois des forces d’en haut, lorsque j’ai une connexion avec le Créateur. Dans la mesure où je reçois de Lui l’illumination et l’éveil d’en haut, je comprends ce que je dois faire de moi-même, comment le faire par rapport à Lui, comment m’adresser à Lui et comment me rapprocher de Lui.

Mon travail intérieur est mon approche du Créateur selon le principe d’équivalence de forme, comme s’il existait un fil conducteur entre Lui et moi. Et je grimpe le long de ce fil tel un funambule.

Les actions qui y contribuent sont appelées « commandements » (Mitsvot), celles qui y font obstacle sont appelées « transgressions » et il y a ce qui est permis, c’est-à-dire des recommandations.

Ce sont là toutes des actions intérieures, tandis que je m’élève intérieurement vers le Créateur.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « À propos de la récompense des receveurs » du 08/01/2026

Allez au-dessus de la raison

527.09Je n’ai rien d’autre que mon désir, alors comment pourrais-je y renoncer ? Toute ma vie, j’ai suivi ma logique cartésienne; devrais-je soudainement m’y opposer, comme si j’avais perdu la tête ?

La science de la Kabbale n’appelle pas à agir sans esprit ni raison, mais nous enseigne à nous élever au-dessus. La connaissance et la raison demeurent, nous ne les rejetons pas, mais nous les transcendons toujours et faisons le contraire.

Ainsi, celui qui transcende la connaissance stimule sa connaissance pour qu’elle s’accroisse sans cesse. Plus son esprit et sa connaissance se développent, plus une personne s’élève pour agir au-dessus d’eux, et par conséquent, elle devient de plus en plus intelligente dans le monde matériel et progresse toujours plus sur le plan spirituel.

C’est ainsi qu’elle grandit constamment, dans la connaissance, puis au-dessus de la connaissance, et de nouveau dans la connaissance et au-dessus de la connaissance…

Par conséquent, nous n’annulons jamais notre connaissance ni ne descendons en dessous, comme cela se produit dans les religions, mais nous agissons toujours par la foi au-dessus de la raison. La foi acquise au-dessus de la raison devient la connaissance, et il nous faut à nouveau aller au-dessus. C’est ainsi que nous progressons dans les degrés spirituels.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, « Travailler avec la foi au-dessus de la raison » du 22/11/2020

Le secret de la naissance spirituelle

531.03Question : Comment est-il possible de s’accrocher si fermement au but lors d’une descente que celle-ci puisse servir pour s’élever, de sorte que ce soit moi qui descende et non le Créateur qui me fasse chuter ?

Réponse : Je dois maîtriser cette descente et décider par moi-même de la nécessité de descendre. Je m’y prépare à l’avance, comme on se prépare à une opération chirurgicale.

Qu’est-ce qui m’aidera à « ne pas perdre la tête » durant la descente, à ne pas succomber à l’emprise des désirs ? C’est la connexion au but, afin que je ressente la descente sans me perdre, mais au contraire, en m’élevant. Seul, je ne peux pas le garantir.

C’est pourquoi j’ai besoin d’un environnement correct qui me soutienne lorsque je perds le contrôle de moi-même sous l’effet de désirs excessivement forts.

Lorsque l’embryon spirituel atteint le moment de naître, c’est-à-dire le passage au niveau de la nourriture, comment peut-il relier ces deux états s’il perd son niveau précédent à la naissance, la « tête tournée en bas » ?

Et comment, à partir de cet état de perte totale, la « tête tournée en bas », parvient-il non pas à une fausse couche, mais à naître dans un monde nouveau et à s’unir au Créateur à un niveau supérieur ?

À cette fin, différents Reshimot d’Aviout et de Hitlabshout (issues du désir et de la Lumière) sont donnés. Ainsi, je peux toujours me connecter simultanément aux deux niveaux. C’est ce qui me permet de naître.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Baal HaSoulam, Préface « Introduction au Livre Panim Meirot ouMasbirot » du 07/07/2010

Quand les mots et les gestes deviennent inutiles

942Question : Vous avez dit que l’inspiration et la transmission d’informations devaient être brèves, claires et directes, et non de longs discours interminables de cinq à dix minutes où une seule personne parle et où tous les autres restent silencieux, comme s’ils se forçaient à dire : « Oui, nous devons écouter ». À quoi devrait ressembler un discours véritablement inspirant ?

Réponse : C’est un problème majeur car nos orateurs se mettent à citer des extraits, à utiliser un jargon officiel et à multiplier les explications. Ici, il suffit d’exprimer ses sentiments le plus simplement possible, de cœur à cœur, pour transmettre un maximum d’émotion avec un minimum de mots, et c’est tout.

C’est pourquoi je suis partisan de la concision, sans intellectualisation inutile. Il faut se préparer à l’avance pour que les mots jaillissent spontanément, « sans réfléchir ». Mais ce n’est pas facile ; cela vient progressivement.

De plus, les auditeurs eux-mêmes ne sont pas encore en mesure de comprendre. Nous ne communiquons pas encore intérieurement, par les sensations. De même qu’une mère ressent son bébé sans mots, et que le bébé ressent sa mère par des sensations subconscientes, nous devrions nous ressentir les uns les autres. Bien plus intensément !

Alors, notre communication externe (les mots, les gestes, les expressions faciales) deviendra superflue. Avec le temps, tout cela cessera, et vous pourrez transmettre vos sensations à autrui et les recevoir totalement hors de tout contact physique, même si la personne n’est plus dans notre monde, mais à d’autres niveaux.

Autrement dit, vous ne l’associez plus à son corps. Qu’elle soit quelque part, à des milliers de kilomètres de vous, dans son corps ou hors de son corps, dans une autre dimension, quelle importance ?

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Transfert d’informations » du 23/01/2011

Désir passionné

608.02Question : Vous nous conseillez de demander au Créateur de nous corriger et de nous remplir. Comment devrions-nous demander correctement à être remplis ?

Réponse : Votre cœur doit désirer la qualité du don sans réserve et la connexion avec le Créateur, et votre esprit doit saisir cet état et s’unir à Lui afin que cet état pénètre votre cœur comme un désir ardent : « C’est la seule chose que je désire. »

Question : Mais nous apprenons que nous ne devrions pas demander pour nous-mêmes. Il semble ici que l’égoïsme s’y mêle. Comment devons-nous interpréter cela correctement ?

Réponse : Vous ne pouvez l’interpréter correctement qu’en y réfléchissant à partir d’un état d’amour.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale du 20/12/25, « Hanoucca » du 20/12/2025

La garantie du Créateur

237Question : Sur quelle base choisir les états à conserver et ceux à abandonner pour le bien de l’adhésion au Créateur ? Sur quoi me fonder ?

Réponse : Sur votre expérience passée. Maintenant vous avez atteint un état où vous possédez déjà une partie du chemin, lorsque, comme il est dit : « Celui qui connaît les secrets témoigne de lui qu’il ne retournera jamais à la bêtise. » Autrement dit, le Créateur vous garantit cet état.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Baal HaSoulam « Introduction au Talmud des dix Sefirot » du 11/12/2025

Préparez-vous à entrer dans la spiritualité

235Question : Tout ce que nous faisons pendant la période de préparation vise-t-il à nous désillusionner quant à nos capacités ?

Réponse : Bien sûr ! La première phase est nécessaire pour confirmer que tout mon être est fondamentalement égoïste dans toutes mes pensées, mes actions et mes désirs.

Cet égoïsme me déconnecte du Créateur ; c’est là le point essentiel. Je ne suis pas simplement égoïste, non. Cet égoïsme me déconnecte tellement du Créateur que je commence à me mettre en colère contre moi-même, contre les autres et contre Lui, et je me demande pourquoi cela arrive. Je suis en proie à un conflit intérieur entre Lui et moi, et je ne sais pas si je dois Le justifier ou non pour ce qui m’arrive.

Les choses les plus désagréables, les plus terribles, m’arrivent avec une telle introspection et une telle analyse qu’une personne ordinaire n’y est pas confrontée. Pour me montrer la bassesse de l’égoïsme, je suis confronté à des situations où je suis terriblement embarrassé en société et où je crains par-dessus tout de « dévoiler » mes pensées et désirs inavouables, de peur d’être jugé ou marginalisé.

Ces sensations sont délibérément envoyées d’en haut pour ébranler l’individu afin qu’il s’élève au-dessus de ses états, qu’il ne les traite plus avec indifférence et qu’il réalise qu’ils sont tous le fruit de son égoïsme. Autrement dit, pour être dans la propriété du don sans réserve, vous devez ne pas penser à vous-même mais vous devez être au-dessus de vous-même, pas pour éviter la honte, mais pour révéler vraiment que la propriété du don sans réserve vaut tous les sacrifices.

Ainsi, il existe des introspections si profondes qu’elles sont indescriptibles. Je crois que dans le futur, des œuvres d’art décriront ce dont les kabbalistes parlent dans leurs articles, mais sous une forme plus artistique et psychologiquement plus nuancée.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Au-delà du Makhsom » du 12/09/2010