Category Archives: travail intérieur

Trouver un remède à l’égoïsme

231.03Question : Comment progresser si le désir de recevoir me domine ?

Réponse : En effet, le Créateur active constamment en vous le désir de recevoir pour vous faire progresser, et vous avez alors l’impression qu’il vous domine à nouveau. En réalité, ce n’est même pas qu’il vous domine, mais vous êtes ce désir de recevoir.

Pour ressentir son pouvoir sur vous, vous avez besoin de la Lumière Supérieure (Ohr Elyon) qui vous donne le sentiment qu’il existe quelque chose au-delà du désir de recevoir : le désir de donner sans réserve. Vous réalisez ainsi que le désir de recevoir et vous-même ne faites pas qu’un. Il doit y avoir une tierce partie.

Si vous parvenez à cette séparation entre vous et le désir de recevoir, et à la conscience de son pouvoir, c’est le salut. Désormais, le pouvoir d’agir vous incombe.

Vous êtes sorti de l’inconscience et vous pouvez agir. Vous pensez : « Je ne suis pas mon égoïsme, mon agresseur, celui qui m’empêche d’avancer. Je voudrais le tuer, mais comment m’en emparer ? C’est comme un cancer en moi. » Vous devriez commencer à chercher un remède. Le seul remède à l’égoïsme est la Lumière.

Votre problème, c’est que vous ne désirez pas vraiment ce remède. Alors, vous devriez vous tourner vers un groupe qui renforcera votre conscience du mal, afin que vous compreniez que cette maladie vous tue et vous sépare de la vie éternelle au point de vous faire crier. C’est le véritable cri qui ouvre les cieux.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Quelle est la préparation à la réception de la Torah dans le travail ? – 2 » du 13/02/2026

Exultons, émerveillons-nous !

940Rappelons-nous et laissons-nous inspirer mutuellement par la grandeur de notre but spirituel, par l’environnement qui y aspire et par l’opportunité unique de liberté de choix qui nous a été offerte. Combien de personnes dans le monde ont réellement la possibilité d’agir librement ? Si tous agissent selon les diktats de leur nature, alors personne n’agit véritablement.
Si je suis entièrement gouverné d’en haut, alors le « moi » n’existe pas. Il est dit : « Je suis venu, et il n’y avait pas d’homme. »

Il y a tant de personnes, et pourtant c’est comme si elles n’existaient pas car aucune n’est libre dans ses actions. S’il n’y a pas d’être humain doté de libre arbitre, alors il n’y a pas de mondes, rien du tout, si ce n’est le Monde de l’Infini (Olam Ein Sof).

En ce qui concerne le Créateur, rien d’autre n’existe. Seul celui qui agit librement existe.

Imaginez cette image de la réalité : le vide absolu ! Et en son sein, seuls quelques désirs sont visibles, qui ont émergé et sont capables d’agir librement.

Et vous avez la possibilité d’être tout aussi libre et de devenir un Homme (Adam) ! Prenons donc conscience de la grandeur de cette opportunité unique.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Baal HaSoulam, Préface « Introduction au Talmud des dix Sefirot » du 23/06/2010

L’attitude correcte envers le groupe

938.01Comment est-ce que je devrais me comporter correctement vis-à-vis du groupe ? Le groupe doit m’aider à comprendre cela et me donner la force de changer. Le groupe doit tout faire. Il est comme le Créateur.

Mais le groupe doit aussi avoir une autre vocation. Il exige cela de moi, non pas pour que nous nous entraidions et vivions bien comme dans un club de loisirs.

Il doit avoir un objectif clair : nous ne faisons pas tout cela pour le confort de notre séjour ici, mais pour devenir semblables au Créateur, pour nous unir à Lui. Alors tout réussira.

Mais si nous n’avons pas cet objectif, nous échouerons comme ce fut le cas en Union soviétique et dans nos kibboutzim. Le Baal HaSoulam en parle dans l’article « La Paix ».

Dans la mesure où nous sommes capables de construire un groupe et de l’établir sous la forme appropriée par rapport à nous-mêmes, il nous servira à la place de tous les moyens qui nous manquent pour atteindre notre but.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que signifie que la création du monde a été par générosité ? » du 25/02/2026

D’où vient la sagesse ?

219.01Chaque épreuve sur le chemin spirituel est une succession de divers moyens qu’une personne acquiert : une compréhension accrue, une foi plus grande (puisque c’est par la foi qu’elle traverse cette épreuve), et un besoin plus profond de se connecter au groupe, car elle comprend que c’est uniquement par là qu’elle peut être sauvée.
La personne en vient à apprécier ce récipient (Kli) tout entier qui commence à prendre forme sous ses yeux : le véritable récipient collectif de l’âme. Elle commence à révéler que ce Kli collectif est appelé la Shechina (Présence Divine), car il est dit : « La Shechina résidera parmi nous. »

Grâce aux épreuves, la personne devient plus sage. Sinon, d’où viendrait la sagesse ? En transformant la force de l’épreuve en une force utile, je perçois l’écart entre les deux : entre ce que je considérais auparavant comme une épreuve et ce qui est devenu utile. Il m’apparaît clairement que, même alors, ce n’était pas une perturbation mais un bienfait, que cela m’a orienté précisément dans la direction nécessaire, et qu’auparavant je n’aurais pu recevoir cette force que sous forme d’interférences.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Selon l’explication de “Aime ton prochain comme toi-même” » du 18/02/2026

Atteindre le statut du Créateur

239Il existe une action appelée donner sans réserve, et la position du Créateur en tant que donneur. En accomplissant des actes de don sans réserve au sein du groupe et en développant ainsi son Kli (récipient), en se perfectionnant dans cette action et en ressemblant au Créateur dans cette action, une personne atteint le statut du Créateur.

Dans l’une de ses lettres, le Baal HaSoulam donne l’exemple d’un roi qui souhaitait élever à une plus haute position un serviteur. Il le soumit donc à diverses épreuves afin que, par toutes ces actions, le serviteur apprenne ce que signifie être roi ; et qu’ainsi, dans l’état atteint, il ressemble à un roi. Le don sans réserve en tant que tel n’est pas non plus le but. Le don sans réserve est une forme d’équivalence extérieure avec le Créateur.

Par conséquent, si nous travaillons dans un groupe afin de donner sans réserve, parce que cette forme est la forme extérieure du Créateur par rapport à nous, alors nous méritons de  Lui ressembler dans nos qualités intérieures. Et quelles sont ces qualités intérieures, nous ne pouvons même pas les exprimer, mais on finit par les atteindre. Si le Créateur se révélait, nous ne pourrions pas accomplir cela, car alors Il nous dominerait.

Mais nous sommes ici dans un état où il n’y a pas de plaisirs ; le don sans réserve n’attire pas, il repousse. Pour contrer cela, nous devons intensifier la grandeur du Créateur, cet idéal de devenir Son égal. Afin d’accomplir un acte de don sans réserve au sein du groupe, nous avons besoin de découvrir le Créateur, non pas sous la forme où Il se révèle comme plaisir, mais sous la forme où Il est grand comme but. Alors nous recevons la force de travailler avec le groupe ; cela nous donne l’énergie nécessaire pour donner sans réserve.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que signifie le fait que la création du monde ait été par générosité ? » du 25/02/2026

Qu’est-ce qu’une personne reçoit du groupe ?

945Nous étudions qu’atteindre l’adhésion au Créateur est le but. Le moyen d’y parvenir est la construction d’un récipient (Kli). L’adhésion au Créateur est un récipient rempli de Lumière (Ohr), l’état final où les qualités du récipient deviennent identiques à celles du Créateur. Une personne remplit alors ce récipient de Lumière Réfléchie (Ohr Hozer), de son attitude envers le Créateur, et le Créateur le remplit de Son attitude envers la personne, de Lumière Directe (Ohr Yachar).

Une personne ne peut construire ce récipient qu’avec l’aide du groupe, car les parties à l’intérieur du récipient qui le composent ne peuvent être liés que par l’intention « aime ton prochain comme toi-même ».

L’intention commune qu’une personne doit atteindre ne peut être obtenue qu’au sein du groupe.

Cela ne signifie pas que le groupe confère à la personne la force du don sans réserve elle-même. Il lui donne plutôt le désir d’atteindre cette force et la conscience de son incapacité à y parvenir seule.

Cela lui donne la conscience que le Créateur désire, attend et est prêt à la corriger. Une personne reçoit tout cela du groupe dans la mesure où elle entretient des relations avec ses amis et sollicite ces forces de leur part.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Selon l’explication du précepte “Aime ton prochain comme toi-même” » du 18/02/2026

Comment puis-je corriger une perturbation ?

284.07Question : Comment puis-je corriger une perturbation ?

Réponse : Vous corrigez une interférence en la transformant en aide. Vous souvenez-vous d’une fois où vous avez fait cela ? Vous aviez une convocation au tribunal et viviez dans la crainte constante. Vous aviez peur du policier et avez vécu diverses situations désagréables. C’était une interférence contre l’unité du Créateur.

Alors, quelle est l’essence de cet obstacle ? Tout rendre dépendant du policier ou du Créateur ? C’est là que les principes « Si je ne suis pas pour moi-même, qui le sera ? » et « Il n’y a rien hormis Lui » entrent en jeu. L’important est de savoir quand et comment mettre ces principes en pratique.

En fin de compte, dans le contexte de cette perturbation, vous étiez censé vous corriger vers une connexion supplémentaire avec la gouvernance du Créateur qui est présente au cœur même de cette perturbation, et qui vous est donnée afin que vous renforciez votre lien avec Lui.

Cela s’est-il produit ? Avez-vous ressenti à quel point cela vous a aidé ? Il en va de même pour toutes les perturbations dans le travail du groupe. Lorsqu’une personne suit le chemin spirituel, elle reçoit de nombreuses perturbations, notamment celles liées aux tribunaux, aux pressions sociales et celles des lois de la société, car elles sont clairement entre les mains du Créateur.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Selon ce qui est expliqué concernant “Aime ton prochain comme toi-même” » du 18/02/2026

Être silencieux pour laisser parler le cœur

414Question : Vous dites souvent qu’une conversation peut se dérouler en silence, de cœur à cœur. Pouvez-vous expliquer ce que signifie « parler avec le cœur » ?

Réponse : À travers les sentiments. Lorsque vous voulez exprimer vos sentiments à quelqu’un, mais qu’il est très difficile de trouver les mots justes, le mieux est de garder le silence.

Ainsi, personne ne se sent mal à l’aise. Vous restez simplement silencieux. Et de cette façon, graduellement, petit à petit, vous commencez à vous comprendre les uns les autres sans mots. C’est ce qu’on appelle « une conversation entre les cœurs ».

Question : Vous avez dit que vous vous asseyiez souvent en silence avec votre professeur. Avez-vous déjà ressenti le besoin de dire quelque chose ?

Réponse : Non, absolument pas. On s’assoit et on réfléchit à côté de lui, et il fait de même.

Question : Et il ne vous incitait pas à parler ? Rien de tel ?

Réponse : Non, ce n’était pas nécessaire. Rien n’était nécessaire. Il y a des sentiments, des moments, où tout est compris. Et une connexion intérieure s’établit, un flux d’émotions s’échange mutuellement, sans un mot.

Extrait de KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » du 29/10/2023

Évaluez votre état

294.2Question : Comment une personne peut-elle déterminer par elle-même que ce n’est pas le groupe qui a besoin d’être corrigé, mais elle-même ?

Réponse : Ce sentiment se révèle à une personne comme une évaluation de son état lorsqu’elle le perçoit soudainement sous cet angle.

Elle voit que, malgré ses actions, tout découle de son intention d’être remplie, de recevoir. Et même si d’autres peuvent se trouver dans un état similaire, cela n’a pas d’importance. La personne s’évalue par rapport à la Lumière qui descend sur elle et détermine alors qu’elle est dans l’intention de recevoir.

On peut sombrer dans le désespoir, ou bien se dire : « Ce qui m’est révélé est le signe de la révélation de quelque chose de nouveau, de réel. Et maintenant, je dois trouver la force. Celui qui me révèle cet état me révélera aussi comment en sortir. »

Tout dépend de la préparation de la personne et du groupe, de la manière dont celui-ci la soutient et de sa disposition à recevoir ce soutien.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que signifie “Le saboteur était dans le déluge et mettait à mort” ? » du 26/02/2026

Qui est un ami ?

232.01Question : Que se passe-t-il si j’ai trop investi dans un ami ?

Réponse : Vous parlez comme si vous aviez acquis un ami, comme si vous aviez investi des efforts en lui, et que maintenant il vous traitait bien. « Je lui ai donné un bonbon, et maintenant c’est mon ami. »

Or, selon notre compréhension, un ami est quelqu’un qui m’aide à me connecter au Créateur. Un ami est une force supplémentaire grâce à laquelle je me rapproche du Créateur, qui est essentiellement mon ami. Et j’investis mes efforts dans le groupe précisément pour y puiser la force de me connecter au supérieur.

Ainsi, je n’ai pas besoin d’entretenir constamment de bonnes relations avec tout le monde pour que tous soient mes amis au sens matériel du terme, où l’on me traite bien et où je traite bien les autres.

Au sein du groupe, des états très difficiles sont possibles, des états envoyés par le Créateur. Nous ne pouvons pas mesurer notre véritable état à l’aune de ce qui s’y passe. Nous pouvons traverser des périodes de troubles et de bouleversements où règnent l’incompréhension et la haine, où l’on ne se comprend plus les uns les autres, etc. Pourtant, ces situations sont encore bénéfiques, et nous parlons bien d’un groupe d’amis.

On les appelle « amis » parce que chacun souhaite se donner à soi-même et aux autres pour se rapprocher du Créateur, et tous comprennent que tel est le système.

La question de savoir si nous sommes amis ou non ne se vérifie pas à travers les sens humains : je regarde et ne vois personne ici qui soit un ami au sens physique du terme ; la seule chose réelle est le but commun.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Procure-toi un Rav et achète-toi un ami – 1 » du 16/02/2026