Category Archives: Zohar

Discussion d’un homme avec un rocher

Dr. Michael LaitmanQuestion: La Torah raconte une histoire sur la façon dont les gens qui erraient dans le désert face à la mort par manque d’eau et de Moïse qui se retourna vers le Créateur lui demandant de l’aide. Le Créateur ordonna à Moïse d’aller et de parler avec un rocher devant la foule et alors il lui donnerait de l’eau.

Mais au lieu de parler avec le rocher, Moïse frappa la roche avec son bâton, et « les eaux de la discorde » en ont jaillies, ainsi nommées pour avoir désobéi à son Créateur. Pourquoi Moïse, le chef de la nation toute entière, a-t-il désobéit à l’ordre du Créateur?

Réponse: La roche est au sol, Malkhout, le désir de recevoir du plaisir, qui doit être corrigé afin d’être utilisé «  dans le but du don sans réserve ». Cette correction peut être soit sous la forme d’un « coup » ou d’une « discussion » selon le degré. C’est de cette manière qu’un acte de don sans réserve peut se produire : l’eau qui jaillit de cet acte.

L’eau est la force qui donne la vie au désir de recevoir du plaisir et le transforme en un désir qui reçoit dans le but du don sans réserve. Lorsque vous «parlez» avec le rocher, Malkhout, vous vous accordez à l’intérieur de lui sur le plan humain, le niveau du «parler», le degré de Bina, et l’eau que vous tirez de la vie qu’elle porte, le don sans réserve, la miséricorde (Hassadim).

Mais lorsque vous le frappez, vous faites s’écouler « les eaux de la discorde. » Et même si c’est de l’eau (le symbole de Bina, le don sans réserve), cette eau n’est pas de ce genre là (elle porte la force de Guévourot), elle est tombée sous l’influence de Malkhout. Telle est l’origine de tous les typhons, les inondations et les tsunamis. Toutes ces choses sont un reflet de la force de Bina contrôlée par Malkhout.

« Les gens » sont tous les désirs privés, et Moïse est la plus haute qualité qui a la capacité de recevoir l’eau de Bina en augmentant Malkhout vers elle, le désir de recevoir du plaisir. Mais Moïse voit qu’il n’y a pas assez de force pour soulever tous les autres désirs appelés «peuple» de leur état actuel et les pousser vers le degré de Bina avec lui. Et c’est pourquoi au lieu de s’élever à un degré supérieur et de « parler », il « frappe » la roche, ce qui signifie qu’au lieu de se connecter avec elle sur un plus haut niveau, «parlant», , il se connecte uniquement avec elle sur le niveau d’une «action».

Du côté de Moïse, il a été puni pour ce péché apparent. Mais nous devons comprendre que toutes les «punitions» décrites dans la Torah sont des corrections. Il était tout simplement incapable de le faire d’une toute autre manière, même s’il était clair pour lui que, à ce moment là il avait besoin d’atteindre le degré du « parler »: d’un certain niveau de connexion entre Malkhout et Bina.

Ceci est le résultat de sa révélation spirituelle, et il est appelé:  » Le Créateur lui dit  » Mais il est plus facile de le réaliser rapidement et correctement au niveau d’une action, et il ne voit pas d’autre occasion pour la correction.

C’est pourquoi Moïse a été contraint de «pécher», et sa correction est dans sa « punition » de ne pas recevoir la permission d’entrer en terre d’Israël. Il meurt quand il atteint la frontière réelle. Même s’il n’a pas été en mesure de le saisir (ce n’est pas son degré), il est appelé « un  fidèle berger » et le maximum qu’il puisse atteindre est Bina. Et d’autres continuèrent après lui.

Une frontière est la ligne où j’arrête mes actions du don sans réserve à cause du manque de force de l’intention. Cela m’oblige à arrêter et ne plus utiliser mon désir, je me limite.

Mourir signifie le manque de capacité à faire des actions dans le but du don sans réserve.
De la leçon sur la Torah portion hebdomadaire 27.06.2011

Rechercher une vache rousse et un puits d’eau

Dr. Michael LaitmanLes livres de Kabbale utilisent des images différentes pour décrire la relation entre Malkhout et Bina. Par exemple, ils utilisent l’image d’un puits, soit vide ou soit plein d’eau. Un puits vide, Malkhout, consomme tout et reste vide. Alors qu’un puits rempli d’eau est la bonne connexion de Malkhout et Bina. Ou l’inverse, le désir de Malkhout s’élève vers Bina, dans le ciel, et tire l’eau de là. C’est pourquoi il pleut.

Une autre description de connexion entre Malkhout et Bina est une « vache rousse », un sacrifice de purification, dont les cendres purifient certains et, au contraire, rend impure d’autres. Toutes ces transitions sont liées à la façon dont Bina et Malkhout s’incluent l’une dans l’autre: Que devient Bina inclue dans Malkhout ou Malkhout inclue dans Bina et qui domine l’autre comme une connexion apportant la pureté, et l’autre, l’impureté.

La «vache», symbolise la force de Bina, la force du don sans réserve, car elle donne du lait (la Lumière de Hassadim ou Miséricorde). Mais si elle est rouge (Adouma), ce qui signifie qu’elle est reliée à la terre (Edom), alors elle est mélangée avec Malkhout. Et quand les forces du don sans réserve et de la réception, Bina et Malkhout, se connectent, c’est l’homme qui détermine ce que la force résultante sera.

Si l’homme a l’intention de se corriger et d’atteindre le don sans réserve, il aura la force du don sans réserve spécifiquement de cette connexion des forces appelées « une vache rousse» et se purifiera lui même. Mais s’il était déjà pur, alors un nouveau désir égoïste lui est révélé, et s’il n’est pas encore capable de travailler avec ce désir égoïste, il devient impur.

La Torah donne des instructions détaillées sur la recherche d’une vache rousse et la brûler, et ce qui doit alors être fait avec les cendres. Ces actions ne sont pas simples, car rien de tout cela existe dans notre monde, même si les scientifiques recherchent des traces d’une vache rouge prouvant qu’elle existait autrefois, mais qui a aujourd’hui disparu.

Durant la période du Temple, la nation toute entière était à un degré spirituel dû à la sagesse de la Kabbale, comme il est écrit: «Tous les adolescents connaissaient les lois de l’impureté et de la purification», qui est la différence entre la réception égoïste et de don sans réserve. En d’autres termes, leur niveau correspondait à la connexion de Bina et Malkhout, appelé «une vache rousse», et qu’ils pouvaient comprendre à quoi la Torah se réfère.

La Torah est une description de l’ordre de correction, une «instruction» (Oraa) sur la correction de l’âme.
De la leçon sur partie hebdomadaire de la Torah 27.06.2011

Qui servira qui?

Dr. Michael LaitmanNous sommes créés avec le désir de recevoir du plaisir, et afin de corriger ce désir, notre intention doit être « en vue de donner sans réserve ». En faisant cela nous nous corrigeons et nous atteignons l’objectif de la création : une adhésion totale avec le Créateur. Mais pour atteindre la correction, nous devons nous unir avec la force du don sans réserve.

La force du don sans réserve est appelée Bina, et la force de réception est appelée Malkhout. Ces deux forces du don sans réserve et de la réception doivent entrer l’une dans l’autre. Quand elles s’unissent, puis en fonction de l’analyse combinatoire de ces deux forces, il est crée quatre résultats: Malkhout dans Malkhout, Malkhout dans Bina, Bina dans Bina, et Bina dans Malkhout.

Si Bina entre dans Malkhout, il est crée une force maléfique, car Bina tombe sous le règne de Malkhout.  Les règles de Malkhout sont sur elle  et la dominent, faisant de Bina son esclave. Cet état a créé toutes les forces du mal dans le monde.

Parfois, ces forces semblent être bonne afin d’attirer et de soudoyer une personne et ensuite l’attirer vers le mal. C’est une force spéciale et sournoise, la force égoïste (Klipa), contenue dans Malkhout. Avec l’aide de cette force Malkhout conquiert Bina  et commence à l’utiliser. Il est écrit que rien de mal ne peut exister dans le monde sauf si au départ cela semblait être bon. C’est ainsi que les forces du mal fonctionnent, et c’est pour cette raison qu’elles existent.

Si c’était simplement Malkhout, alors c’est un simple désir de recevoir comme le reste du monde minéral, végétal, animal et humain, dans lequel seules les forces des niveaux végétal et animal travaillent. Autrement dit, c’est un être humain simple qui mène une vie primitive corporelle.

Lorsque Bina est présente dans le désir de recevoir du plaisir d’une personne, cette personne devient très intelligente et rusée. Elle sait comment vous aider et vous donner, et puis vous exploitez au maximum. Ce sont de très mauvaises forces causées par l’inclusion de Bina dans Malkhout: les forces du don sans réserve qui sont tombées sous le règne de l’égoïsme.

L’inclusion inverse se produit quand un homme utilise ses propres efforts pour élever Malkhout à Bina. Puis il se connecte à Bina, car il veut entrer et devenir un esclave, une partie inséparable de la force du don sans réserve, comme un fœtus dans l’utérus de sa mère. Bina est appelée Ima Ilaa (la mère supérieure). C’est ainsi, il ne veut se développer que grâce à la connexion et être guidé et protégé par la force du don sans réserve, le Créateur. Ensuite, les forces du bien sont créées, choisissant les parties du désir égoïste et progressivement les corrigent de l’intérieur.
De la leçon sur la Torah portion hebdomadaire 27.06.2011

Qui a coloré la lumière blanche?

Dr. Michael LaitmanLe Livre du Zohar, Chapitre « Trouma (Don) », article 431: Le noir est très sombre. Sa  couleur n’est pas  vue dans  l’obscurité. D’où  cette couleur noire et cette obscurité est-elle colorée ? Lorsque ce rouge a fusionné dans l’azur et les couleurs rouge et azur se sont mélangées, la fusion de la saleté de Midat ​​ha Din  se mélangea  dans les profondeurs, Malkhout de Malkhout, et là furent faits la bourbe et la vase, comme il est écrit, « et ses eaux  bouillonnèrent de bourbe et de vase  ».

 

Le Zohar explique  à quelle  qualité, à quelle  Sefira chaque couleur correspond. Naturellement, tout provient de Malkhout et est perçu en elle: nous observons toutes les qualités  à partir de l’intérieur  de Malkhout. Il ya 9 Sefirot avant Malkhout, qui sont des qualités du Créateur, les qualités du don sans réserve. Mais quand Malkhout les reçoit et commence à travailler avec elles, elles prennent différentes nuances en elle, selon la mesure de sa capacité à être au degré du don sans réserve, de Keter à Yesod.

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale du 07/07/2011, Le Zohar

Il est impossible d’aimer deux personnes

Dr. Michael LaitmanQuestion: Est-il possible de mélanger les demandes au  Créateur, c’est-à-dire demander une chose et une autre?
Réponse: «Une chose et une autre » signifie qu’il n’ya aucun désir. Le désir doit être parfait.
La Lumière supérieure peut remplir des milliers de désirs. Mais comment peut-Elle combler plusieurs choses dans un même désir? Dans ce cas, ce n’est pas appelé un désir.
Vous êtes un désir. Est-ce que ce désir veut quelque chose? Oui. Et il reçoit ce qu’il veut. Il ne peut pas vouloir deux remplissages parce qu’il est un seul désir, un seul récipient. Si vous voulez plusieurs choses, cela signifie que votre désir n’a pas encore  pris la forme correcte.
Il est impossible d’aimer deux personnes. Après tout, vous voulez unir à la personne que vous aimez. Ce n’est pas grave ce pour quoi est ce désir  exactement – pour la nourriture, le sexe, la famille, la richesse, l’honneur, la connaissance ou la spiritualité. Peu importe, il doit être entier, « je le veux! »

Du cours  du  08/07/11, «Introduction au Livre du Zohar »

Le monde à travers le prisme des désirs

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment nos efforts pour nous unifier au cours de notre lecture du Livre du  Zohar  influencent-ils sur le monde? Quels changements  inculquent-ils ?

 

Réponse: Il n’y a pas de monde per se. Vos efforts construisent cette réalité pour vous. En ce moment, il vous semble que vous voyez. Dans la mesure du déploiement de vos efforts, vous devez créer une autre réalité, un monde différent. Ce que  vous faites est ce que vous obtenez.

La spiritualité  n’a pas d’image. Il n’y a aucune image spécifique, à moins d’une personne qui la forme en elle -même, dans ses désirs qu’elle collecte et relie en un seul.

Nous devrions réfléchir à cela autant que possible, afin de nous habituer à cette vision de la réalité. Il ne s’agit pas d’aboutissement spirituel. Je dis que chaque personne dans notre monde, qui n’a pas encore atteint toute la spiritualité, peut encore choisir de voir la réalité, comme suggérée et, ce faisant, commencer à ressentir certaines impressions sensorielles.

Question: Mais comment nos efforts pour nous unir affectent-ils les désirs du niveau le plus grossier en nous, où il n’y a pas de désir de nous unir? Il semble qu’au niveau le plus profond, je n’ai pas la moindre aspiration ou désir de m’unir avec les autres ….

Réponse: Je suis fait de désirs de toutes sortes et de toutes formes, de tous les niveaux d’Aviout (épaisseur,  grossièreté), y compris les désirs qui ne changent  pas jusqu’à la correction finale. Ces désirs se déroulent en moi dans toutes les combinaisons possibles alors que je ne suis pas celui qui les met en place.

Je dois, au mieux de mes capacités,  les mouler dans une forme spirituelle, ce qui signifie les amener à l’union avec les désirs qui me semblent étrangers et que je rejette, méprise, et avec lesquels je ne souhaite ne rien avoir à faire  « Qui sont-ils, eux de toute façon?! Pourquoi ai-je besoin de m’unir avec eux? »

Je dois surmonter ce ressentiment et essayer de m’unir avec eux s’ils ont un désir de spiritualité semblable au mien. Pour l’instant, c’est seulement avec eux. Et si nous essayons de nous élever au-dessus de notre ressentiment mutuel et de nous unir, nous construisons le « lieu » pour la révélation d’un degré plus intérieur.

Question: Parfois, je me sens comme si j’étais  debout contre le mur, en essayant de le pousser avec tout ce que j’ai obtenu, mais il ne va pas bouger. Que dois-je faire dans cet état?

Réponse: Demandez aux amis de vous aider ….

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale du 27/06/2011, Le Zohar

Au sujet du livre « le Zohar pour tous »

Dr. Michael LaitmanQuestion : Lorsque vous rendez accessible à tous Le Livre du Zohar, n’avez-vous pas peur de l’abimer?

Réponse : Non, je n’ai pas peur car je sais que je le fais à coup sûr ! Le texte du « Zohar pour tous » est basé sur une compilation d’extraits originaux du Zohar et du commentaire de l’échelle qui ont été vulgarisés.

C’est pour cela qu’il est vraiment  appauvri par rapport à la Source. Beaucoup de mots (comme Behina par exemple) très précis techniquement, ont été enlevés afin de rendre le texte plus accessible à tout un chacun. Le texte est plus grossier, moins précis mais plus concret.

Nous avons pris cette décision afin de rapprocher le Zohar des masses dans la lecture et la compréhension. Bien sûr que ces textes simplifiés ne remplacent en rien la Source. Il est destiné pour les masses afin qu’elles lisent le Zohar.

Certains étudient la Kabbale comme une mécanique, certains comme une Sagesse, d’autres pour mémoriser des choses, d’autres pour écrire des livres ou enseigner mais d’autres l’étudient pour changer. Sous l’influence de La Lumière Supérieure qui descend sur une personne lorsqu’elle lit Le Livre du Zohar elle commence à ressentir les monde spirituel, et à partir de ssensations elle commence à le comprendre. C’est la vraie étude de la Kabbale. Et le « Livre du Zohar pour tous » est destiné à tout ce panel de personnes.

Laisser le Livre du Zohar me parler

Dr. Michael LaitmanQuestion: D’une part, tout notre travail réside dans la correction de la connexion entre une personne et un autre être humain. D’autre part, la correction se fait par le Livre du Zohar. Comment puis-je les lier ensemble?

Réponse: La correction provient de la lumière dissimulée à travers les textes écrits par les kabbalistes. Pourtant, elle arrive à condition que nous désirions percevoir et comprendre la réalité qu’ils décrivent, que tout ce qui est écrit dans ces textes nous revêtit à l’intérieur et nous nous trouvons dans le même système de relations entre nous.

Cela implique le lien entre toutes les âmes, à tel point que nous atteignons l’unité, nous devenons un système unifié: Malkhout de l’Infini. Si je cherche à réaliser l’unité selon « Tu aimeras ton prochain comme toi-même», si je veux cela, alors le Livre du Zohar commence à me parler
En conséquence, je reçois la force de la correction du Livre du Zohar et j »avance progressivement en le lisant. En fait, le livre lui-même ne contient rien, mais en le lisant et en souhaitant être dans ce système, je tire la puissance du champs de force qui réside dans Malkhout de l’Infini et là j’atteints ce système.

 
De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale 20/06/2011, Le Zohar

On ne peut pas devenir un être humain sans amour

Dr. Michael Laitman with StudentsLa sagesse de la Kabbale est le moyen qui nous permet de passer du niveau animé à celui de l’être humain. Si nous n’utilisons pas ce moyen pour transformer notre nature égoïste, nous restons des animaux, comme il est dit: « Ils sont tous comme des animaux »
En effet, dans ce cas, nous nous développons seulement au sein de notre ego, nous n’avons rien avec quoi le corriger et rien pour nous élever au-dessus de lui à partir des désirs de réception jusqu’au désir de donner. Alors, nous ne ressentons que ce monde, nous vivons et mourons comme des animaux.
Alors qu’au degré humain, je deviens semblable au Créateur («homme» ou «Adam» vient du mot « Edome» ou «similaire» en hébreu). Avec l’aide de l’outil appelé «la Lumière qui ramène au bien » que j’attire par la lecture de textes kabbalistiques et surtout du Livre du Zohar, la plus forte source de la Lumière supérieure cachée, je peux me corriger et m’élever de la nature égoïste vers la nature altruiste, au don sans réserve et à l’amour pour un être humain.
Puis, au lieu de la volonté d’utiliser les autres, je leur donne sans réserve, et au lieu de la haine, je ressens de l’amour pour eux. Dans la mesure où j’atteins cette nature, je commence à découvrir la force supérieure dans mes désirs altruistes, dans mes propriétés de don sans réserve et d’amour. Je sens ce qui remplit mes nouvelles qualités, et c’est ce qu’on appelle «la Lumière supérieure» ou «le Créateur».
Cependant, tout cela est atteint dans la force du don sans réserve. Comment pouvons-nous y parvenir? À cette fin, avant que le niveau le plus bas du monde de Assiya, «ce monde», a été fait, la créature créée par le Créateur, appelé l’âme commune Adam (Homme), a été brisée en plusieurs morceaux. Maintenant, afin d’attirer la Lumière, ces pièces doivent s’unir les unes avec les autres dans l’état antérieur à l’éclatement lorsque la Lumière Supérieure les remplissait.
Bien que nous ne pouvons pas nous unir les uns avec les autres par nous-mêmes, en désirant cela, et en nous efforçant de toutes notre pouvoir, par nos efforts, nous attirons la Lumière à partir de cet état d’unité. Cette Lumière ne vient pas à nous et ne se revêt pas en nous parce que nous ne sommes pas encore unis. Mais Elle brille pour nous de loin, dans la mesure de nos aspirations pour Elle-pour la Lumière du don sans réserve et de l’amour pour l’autre.
Mais vais-je vraiment aspirer à cela? … J’imagine que j’aspire à cette Lumière, à quelque chose de très agréable pour mon ego. Mais si j’interprète cela correctement – comme la Lumière du don sans réserve et de l’amour dont je profite en donnant sans réserve à un autre être humain et en agissant uniquement pour l’amour du don sans réserve – alors je ne le veux pas particulièrement.
Ainsi, tout d’abord, afin d’œuvrer pour la Lumière, pour la correction, afin de devenir un donneur et d’aimer l’autre, je dois acquérir l’importance de cela. Je peux obtenir l’importance de la correction des deux sources suivantes:
1. Si je souffre et si je ressens de la douleur, je m’efforce de changer mon état. Je suis même prêt à donner simplement pour ne pas me sentir mal. C’est ce qu’on appelle l’avancement par le chemin de la souffrance.
2. Je peux recevoir l’importance du don sans réserve et de l’amour pour un être humain à partir de l’environnement qui va commencer « à laver mon cerveau», me convaincre de combien il est important de donner sans réserve, combien nous pouvons gagner, combien c’est bien, et quels plaisirs le don sans réserve apporte.
On semble en contradiction avec l’autre: «Donne sans réserve et tu recevras du plaisir! Donne sans réserve et tu ressentiras le Monde Supérieur! » C’est ce qu’on appelle« Lo Lishma (pour soi-même) », mais de toute façon, il s’agit d’une phase intermédiaire de l’avancement. Dans ce cas, je m’efforce d’avancer par le chemin de « Lo Lishma », le chemin de la Lumière. Nous sommes tous égoïstes et devons imaginer devant nous un auto satisfaction compréhensible, sinon nous ne pourrons rien faire.
Par conséquent, je suis dans le groupe, avec des gens qui veulent aussi atteindre la spiritualité. Il n’est pas important que nous nous imaginions tous le monde spirituel comme un bon prix: Nous voulons être au-dessus des autres, pour gagner plus, pour nous élever au-dessus de cette courte vie remplie de souffrances, pour atteindre quelque chose d’utile et de grand.
Même si nous faisons la promotion de l’importance de cet objectif les uns aux autres, alors quelque chose d’exalté, grand, éternel, parfait, et valant la peine sera révélé dans le lien entre nous, et nous aurons la force d’avancer vers la connexion interne entre nous, au moins un peu. Si dans la connexion entre nous, nous découvrons la force interne commune appelé le récipient spirituel, la volonté de donner sans réserve, alors dans ce récipient, dans la mesure de cette volonté de donner sans réserve, nous allons révéler la Lumière: la Lumière du don sans réserve, la Lumière supérieure, ou le Créateur.
Alors, avant de commencer la lecture du Livre du Zohar et ainsi attirer la Lumière, nous devons imaginer que nous aspirons à être dans la connexion intime entre nous quand chacun s’annule soi-même et ne ressent que les autres : tout le monde ensemble, l’ensemble du groupe interne, où nous sommes connectés les uns aux autres dans nos âmes. Et dans cette connexion entre les âmes, nous révélons la Lumière, la force commune du don sans réserve et de l’amour -et le Créateur en son sein. Si telle est notre ligne de pensée lors de la lecture du Zohar, elle nous influence de la façon la plus efficace.
Ce n’est pas important combien nous comprenons le texte et connaissons les mots. Il est important de penser à une seule chose tout le temps: «Maintenant, je prends des remèdes. Je veux me connecter avec les autres, puis, dans l’unité entre nous, je vais avoir tout: l’ensemble du monde spirituel, supérieur. J’attends cela avec impatience! »

De la 3e partie du cours quotidien de Kabbale du 24/06/2011, Le Zohar

D’où vient la crainte du Zohar ?

Dr. Michael LaitmanQuestion: En participant à la semaine du livre hébraïque, j’ai observé un phénomène intéressant: une personne passe devant le stand de livres, voit le livre « Ouvrir le Zohar », et sa réaction montre qu’elle avait attendu ce moment toute sa vie. Elle regarde le livre, n’osant pas le prendre dans ses mains, puis elle marche, et tourne en rond pour revenir à lui. Il est évident qu’il y a une lutte interne.
Beaucoup de gens hésitent à prendre ce livre, ressentant quelque crainte face à lui, bien qu’inconsciemment quelque chose leur dit que la vérité est cachée en lui. Ils marchent même avec de la douleur en n’ayant pas pris le livre avec eux. Comment expliquez-vous cette crainte?
Réponse: C’est l’un des problèmes auquel nous avons à faire face pour aider les gens à surmonter cette peur. Ceci est la correction. Personne n’est à blâmer, comme il est dit: « Va à l’artisan qui t’a fait ».
Nous existons dans la nature égoïste qui doit ressentir le déni, la peur, le rejet de ce qui est censé nous apporter la correction. Cela advient revêtu dans une sorte de peur du livre et des résultats de sa lecture, comme si il ne pouvait que nous nuire. En essence, c’est la préparation pour la correction.
Cette crainte survient non pas parce que les gens ont parlé de l’interdiction de toucher le livre. Rien n’arrive sans raison. Au contraire, notre ego, notre désir de plaisir, nous a préparé de telle façon pour que nous gardions une certaine distance par rapport aux corrections.
Il n’y a pas de choix: Nous aurons à travailler sur elle, l’expliquer, et faire des efforts en elle. Mais en tout cas, ne blâmez personne. Personne ne fait ne cela à dessein. La nature même de notre ego, de notre volonté de profiter, nous met à l’encontre de tout ce qui est associé à la correction, nous forçant à rester le plus possible éloigné d’elle.
Il est intéressant d’étudier ce comportement. Un jeune homme moderne qui ne s’inquiète de rien ressent soudain une peur inexplicable, devant le Zohar. C’est la nature. Même s’il n’avait pas entendu parler de ce livre, il découvre en lui certains préjugés primitifs et médiévaux, comme s’il n’était plus du tout une personne moderne.

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale du 22/06/2011, Le Zohar