La connexion fraternelle

laitman_943La Torah, « Lévitique », 25:35-25:36 : « Si ton frère vient à déchoir, si tu vois chanceler sa fortune, soutiens-le, fût-il étranger et nouveau venu, et qu’Il vive avec toi. N’accepte de sa part ni intérêt ni profit, mais crains ton Dieu, et que ton frère vive avec toi. »

Parmi tous les désirs qui ont été brisés après l’éclatement de l’âme commune et qui maintenant doivent se reconnecter, il existe ici un système de ré-assemblage. Les relations les plus étroites entre les désirs brisés sont appelées « la connexion fraternelle ».

« Un frère » désigne tout état étroitement lié qui est associé avec nous au sein du système qui existe entre les âmes avec lesquelles nous interagissons afin de produire des actions communes.

En outre, la notion de frère a une racine qui signifie : « Nous nous élevons vers un seul Père ». Ainsi, nous sommes tous frères. Lors de l’ascension d’un pas de plus vers le haut, il apparaît parmi nous une intensité différente de proximité et d’interdépendance mutuelle. Plus tard, nous fusionnons tous et devenons un seul tout.

Un « esclave », un « nouveau venu » (un étranger, un converti) et « d’autres nations » représentent différents états de l’âme qui doivent parvenir à l’unité lorsqu’il n’y a plus « de frères, de parents ou d’enfants ». Tout le monde plutôt sera un unique tout indissociable.

Nos relations deviendront permanentes. Elles ne seront pas soumises à des changements parce que toutes subiront le processus de correction et atteindront la perfection complète.

En attendant, la séparation et le détachement existent encore parmi nous. Nous devons nous rediriger de l’intériorité vers des types de connexions externes, car il est plus facile de corriger les liaisons internes que de faire effet sur celles externes. Nous devrions toujours procéder à partir des états les plus faciles vers ceux les plus difficiles dans le processus de correction.

De KabTV, « Les Secrets du Livre Éternel » du 12/11/14

Au pied de la montagne

Dr. Michael LaitmanLa section hebdomadaire de la Torah Bahar (Sur la Montagne) nous renseigne sur les lois que le Créateur a données à la nation par Moïse. Ce sont des lois qu’une personne doit remplir à l’intérieur d’elle. Il y a une montagne d’égoïsme en chacun de nous, qui est la même Tour de Babel mais qui nous est maintenant représentée comme le Mont Sinaï (Sina, la haine).

La force supérieure est au-dessus de son sommet et elle nous aide à remplir l’ego et à le transformer en une montagne sacrée, en Mont du Temple. Puis nous construisons le Temple sur lui, le Créateur se révèle dans le récipient au-dessus de notre ego.

Si nous nous tenons au pied de la montagne et sommes prêts à nous aimer les uns les autres, à être mutuellement responsables les uns des autres, et être comme un seul homme dans un seul cœur, nous recevons la Lumière de correction appelée la Torah, et nous pouvons transformer toute la montagne de haine en une montagne d’amour. Ce n’est que sur son sommet que nous pouvons construire la maison du Seigneur.

Durant le don de la Torah, seul Moïse peut gravir le Mont Sinaï. Ensuite, il perd entièrement sa sainteté complètement, car le Mont Sinaï est saint seulement lorsqu’une personne reçoit la Torah. Autrement, c’est juste un tas d’égoïsme. C’est pourquoi la Torah nous dit allégoriquement comment transformer la montagne de haine en une montagne sacrée sur laquelle nous construisons le Temple.

De KabTV, « Les Secrets du Livre Éternel » du 12/11/14

Les premiers à recevoir la religion du don

Laitman_045Le Baal HaSoulam, « La Dernière Génération » : C’est un fait qu’Israël est le pays le plus haï dans le monde, soit en raison de sa religion, soit en raison de sa race ou en raison du capitalisme ou du communisme, ou pour des raisons cosmopolites, etc. Puisque la haine précède toutes les raisons et que chacune d’elles traite avec sa haine selon sa propre psychologie, il n’y a pas d’autre moyen que d’apporter le communisme altruiste international, la religion du don sans réserve à toutes les nations. C’est Israël qui doit accepter le communisme altruiste international en premier et être un symbole montrant toute la beauté et la bonté dans ce régime.

Israël devrait être l’exemple pour tout le monde, et ainsi nous pouvons prévenir la propagation du mal dans le monde. Si nous avions essayé de le faire depuis l’époque de la première Aliyah (immigration) en terre d’Israël auparavant, nous serions certainement dans un état totalement différent aujourd’hui et l’histoire entière aurait également suivi un cours totalement différent partout dans le monde.

De la 5ème partie de la leçon quotidienne de Kabbale, Sujets Choisis : Le Jour de Commémoration de l’Holocauste, le 28/04/14

Pessah et la nuit de l’Exode

Dr. Michael LaitmanLe début de ce post est dans : Pâque est un Rappel du Futur

La maturation de l’attribut de Moïse à l’intérieur d’une personne et dans la nation nous conduit à une confrontation directe avec Pharaon. La Torah décrit ces états comme étant les dix plaies d’Égypte, les dix plaies de l’ego, avec l’exigence : « Laisse mon peuple s’en ller. » Elles se développent sur fond d’impuissance et, en même temps, sur un besoin désespéré de se libérer.

La Haggadah nous parle de cette nuit interne : « En quoi cette nuit est-elle différente de toutes les autres nuits ? » En Égypte, nous avons dû quitter le bourbier de l’amour-propre et nous nous tournons et allons rapidement vers le haut sans aucun pouvoir de s’unir encore, mais avec le pouvoir de s’échapper.

Tout le monde essaie d’échapper aux persécutions, aux conflits internes et aux disputes. Ainsi nous nous trouvons encore plus éloignés de l’Égypte jusqu’à ce que nous atteignons le Mont Sinaï, où nous pouvons terminer ce que nous avons commencé.

C’est ainsi que Pharaon, l’ego, nous pousse vers un nouveau niveau d’amour. Finalement, toute l’humanité devra s’élever à ce niveau, mais nous sommes les premiers à le faire. C’est le laboratoire de la nation Juive, une phase essentielle dans sa formation.

Échapper à l’ange de la mort

Dr. Michael LaitmanLa Haggadah de Pessah nous dit qu’une personne a la possibilité de planifier sa vie et d’en devenir son maître. Elle explique le but qu’elle doit atteindre, les moyens d’y parvenir, et ce qu’elle doit changer en elle-même. Elle nous donne tous les détails.

La Haggadah de Pessah, en premier lieu, donne à une personne les moyens de comprendre ce qu’est sa vie aujourd’hui et combien elle est limitée et morte.

Elle révèle comment on peut faire une percée et s’échapper de cette vie morte et s’élever vers l’état au-dessus de notre nature actuelle afin d’atteindre le niveau parfait de liberté.

Cela s’appelle la libération de l’ange de la mort parce que nous nous élevons au-dessus de la mort.

Question :
Qu’est-ce que cela signifie de s’élever au-dessus de la mort ?

Réponse :
Cela signifie vivre une vie éternelle.

Question :
Est-ce à dire que je ne mourrai jamais ? Je n’ai vu aucune personne qui ai vécu à jamais.

Réponse :
Seuls les corps meurent. Mais nous découvrons une autre entité en nous-mêmes, ce qui est l’être humain intérieur, mon « moi ». Ce « moi » intérieur est retiré de mon corps et ne ressent pas la mort.

Toute personne qui veut vraiment obtenir la liberté et la vie éternelle peut apprendre comment réaliser cela en utilisant la sagesse de la Kabbale. C’est tout à fait possible, comme il est écrit : « Vous verrez votre monde dans votre vie », c’est-à-dire, nous sommes en mesure de révéler en elle la force supérieure, le Créateur. Tout le monde est capable de réaliser cela car les portes sont ouvertes à tout le monde, seul un désir est nécessaire.

De KabTV, « Une Nouvelle Vie » du 31/03/15

Pessah : frères en pensée

Dr. Michael LaitmanLa base de la nation Juive n’est pas un groupe ethnique mais est plutôt une base idéologique. Nous devons commencer en retournant en arrière, il y a longtemps, lorsque l’humanité était concentrée dans l’ancienne Babylone et que les gens vivaient une vie simple mais dans la fraternité. Pourtant, il y eut une époque où les conflits ont éclaté, et les voisins qui avaient l’habitude d’être proches et amicaux ont commencé à se soupçonner et sont devenus progressivement des étrangers.

Imaginez cette situation dans la perspective de notre époque : l’herbe du voisin est plus verte ; il a une machine à laver moderne, et hier j’ai vu un nouveau réfrigérateur être livré à son domicile. Sa femme est comme une épine dans les yeux de ma femme depuis qu’elle porte une nouvelle robe tous les jours, ses enfants sont irrespectueux, et qui plus est, il a maintenant deux nouveaux chiens de race pure qui ouvertement regardent de haut mon clébard avec mépris…

En bref, l’ego a grandi dans l’ancienne Babylone et les gens ont cessé de se sentir comme une seule nation. C’est comme s’ils avaient commencé à parler des langues différentes.

Puis Abraham, qui était un grand sage, a découvert l’essence intérieure de ce qui se passait et a trouvé une vraie solution au conflit. Il a découvert qu’ils devaient surmonter l’ego qui s’était développé dans le but de maintenir les relations chaleureuses et amicales entre eux.

Mais la majorité n’a pas accepté cette approche et cela se termina par une séparation générale. Les tribus et les peuples se dispersèrent sur toute la surface du globe.

Très peu d’entre eux suivirent Abraham et ils furent ceux qui ont jeté les bases de la nation Juive et du peuple Juif. Ils ont établi une société qui, malgré la croissance continue de l’ego, a gardé le sentiment de proximité l’un envers l’autre et les relations familiales chaleureuses entre eux.

Pâque nous montre qu’il n’y a aucune place pour la séparation

Dr. Michael LaitmanLe début de ce post se trouve dans : Pâque est un Rappel du Futur.

Le groupe d’Abraham s’est déplacé vers Canaan. L’ego ensuite a grandi d’une génération à l’autre, mais la chose principale était de maintenir la connexion générale, la fraternité spirituelle.

Plus tard, les disputes et les conflits ont augmenté à un point tel que les fils même de Jacob, les frères, ne pouvaient pas les surmonter. Ce processus est décrit dans la Torah comme le début de la famine. Les frères vendent Joseph en esclavage en Égypte (Mitzrayim), qui symbolise une nature perverse (Yetzer-Ra, « droit vers le mal », ndt). Lorsqu’ils ont chuté de leur niveau de l’amour fraternel, ils se sont retrouvés sous la domination de l’ego, Pharaon.

Au début, cette domination était bonne : Pharaon a érigé Joseph et la vie était pleine de plaisirs différents, mais les choses ont changé et les gens ont commencé à sentir que les avantages et les plaisirs corporels n’étaient pas tout dans la vie.

Ils ressentaient un manque pour une connexion spirituelle, auquel Pharaon évidemment s’opposait et résistait. Maintenant, tous les efforts de l’ego ne leur permettaient pas de maintenir même un bout d’unité intérieure.

C’était comme s’il n’y avait aucune issue, mais c’est en fait le désespoir qui a généré la force qui les poussa à s’unir, Moïse. Il a grandi dans la maison de Pharaon, l’ego, et était donc prêt à affronter le roi d’Égypte. Cette étincelle qui a gardé l’essence de l’âme Juive vit en chacun de nous. C’est la perspective d’inclusion générale d’un monde uni dans lequel il n’y a pas de place pour la séparation.

Tout commence avec Pessah

laitman_740_02En ce moment, nous nous approchons d’un état où l’humanité fait face à un besoin de changer son attitude par rapport à la vie, à elle-même, à ses objectifs de développement. Les êtres humains doivent se rendre compte qu’il y a un but dans la vie et que la nature nous dirige afin d’y parvenir.

Nous avancerons vers la compréhension mutuelle, l’accomplissement bienveillant, et l’existence confortable à la mesure de notre correspondance avec le programme qui nous guide.

L’objectif que nous devons atteindre est au-dessus de ce monde, au-delà de la vie et de la mort. Finalement, nous allons passer au niveau de l’immortalité. Ce monde va progressivement se dissoudre et nous allons entrer dans une dimension totalement nouvelle. Par ailleurs, de nos jours toutes les sciences temporelles confirment ce fait. Nous traversons ce processus dont nous parlons.

Tout commence avec Pessah, c’est-à-dire, lorsque nous réalisons que nous sommes capables de s’élever au-dessus de notre égoïsme et que nous passons à l’unité et à la réciprocité en observant la règle « d’aimer notre prochain comme nous-mêmes », ou au moins en suivant la règle de « ne pas faire aux autres ce que nous ne volons pas que l’on nous fasse ». En d’autres termes, lorsque nous nous sentons comme des frères et maintenons la solidarité. Cette fête concerne le fait de réaliser que la sortie de l’ego est possible.

Quand on « quitte l’Égypte » et que l’on s’élève à un niveau supérieur, on considère l’état antérieur comme de la méchanceté absolue et nous voyons clairement comment il peut être utilisé correctement. Cela explique pourquoi il est dit que l’atteinte arrive au pied du Mont Sinaï (dérivé de « Sina« , la haine) lorsque toutes les propriétés humaines « se tiennent autour de la montagne », alors que nos aspirations, le point de Moïse, monte à son sommet.

Le Mont Sinaï personnifie un énorme égoïsme et est absolument essentiel pour nous faire monter au-dessus de nos qualités qui représentent l’ensemble de la nation réunie autour de la Montagne.

L’objectif final de l’avancement humain est d’atteindre le sommet de la Montagne où Moïse et le Créateur se trouvent.

De KabTV, « Une Discussion à Propos de Pâque » du 18/03/15

Pessah selon des points de vue différents

laitman_249-03Question : Quelle est la différence entre l’explication kabbalistique de notre monde et de Pessah (Pâque), et l’explication habituelle que nous connaissons depuis que nous sommes enfants ?

Réponse :
Il y a plusieurs niveaux qui expliquent la réalité, l’existence, la création, le développement et le but de l’homme en elle. Lorsque nous parlons de Pessah, par exemple, nous pouvons parler de :

1 – La période historique de l’esclavage que notre nation a passé en Égypte.

2 – L’asservissement d’une personne à son ego en Égypte, à son Pharaon.

3 – Le développement de l’être créé, du désir, sous l’influence de la Lumière, le Créateur, et sous l’influence de l’obscurité, l’Égypte et Pharaon.

En même temps, nous pouvons parler de différents niveaux :

1 – La réalisation technique des rituels qui dans notre langue sont appelés Mitsvot (commandements).

2 – L’accomplissement psychologique du commandement « d’aimer son prochain comme soi-même », comme étant le commandement général et l’ordre du Créateur, qui inclut tous les autres commandements et les ordres comme il est dit dans la Torah : « Aime ton prochain comme toi-même est la grande règle de la Torah. »

3 – L’influence kabbalistique de la Lumière Supérieure sur les mondes et à travers eux sur les âmes qui subissent différentes phases de développement et leur correction spirituelle.

Est-ce que la séparation de la Mer Rouge est vraiment arrivée ?

laitman_749_02Question : Y a-t-il jamais eu le miracle de la Mer Rouge qui se sépara et le peuple hébreu qui la traversa lorsqu’il a fui Pharaon ?

Réponse :
La Torah ne parle pas d’événements de notre monde matériel. Elle ne parle que de ce qui se passe entre nos âmes. En ce sens, nous passons à travers un état interne spirituel appelé « Traversée de la Mer Rouge ».

L’exode d’Égypte et la liberté de l’esclavage d’Égypte sont la liberté du contrôle de notre ego, de « l’Ange de la Mort ». En principe, sur le chemin de cette liberté, nous allons à travers une sorte de passage appelé la traversée de la Mer Rouge. Elle symbolise la fin de l’Égypte, la fin de notre ego, après quoi nous pouvons devenir un peuple libre.

Une force unique d’unité est cachée dans la nature qui est appelée le Créateur. Lorsque nous nous investissons dans les efforts visant à s’unir, à se rapprocher l’un de l’autre contre notre désir, alors à travers ces efforts, le pouvoir supérieur crée un état où « la séparation de la Mer Rouge » sera découvert. Il nous pousse de la nature égoïste vers une nature de don sans réserve et d’amour.

D’un Programme de la Radio Israélienne 103FM, le 15/03/15