Lorsque la correction vient d’en haut
Les kabbalistes ne prévoient pas un retour national à la religion, de sorte que tout le monde fasse la queue pour mettre les tefillin (phylactères). Aucun d’entre nous ne pense dans ce sens, surtout pas les nations du monde. Même si elles sont corrigées, devront-elles aussi observer tous ces commandements ? Bien sûr que non !
Le Baal HaSoulam écrit qu’une personne peut même rester dans sa religion, car cela n’a rien à voir avec ce que nous faisons. De toute façon, tout cela ne se réalise que spirituellement : dans la relation, l’intention et la connexion intérieure d’une personne avec le Créateur.
Ce n’est peut-être pas facile à expliquer, mais cela dépend de la mesure de la souffrance intérieure, personnelle, et du degré de la souffrance générale, collective. Si nous atteignons réellement un état où nous devons l’assumer, cela servira de préparation intérieure, et les gens l’entendront et comprendront que nous n’avons nulle part où chercher de l’aide.
C’est ce qu’on appelle un cri vers le Créateur. Il s’agit d’une prière, élever MAN (Mayin Noukvin, les eaux féminines) ; tout cela en fait revient au même. Vous n’avez pas le choix, vous devez le faire. C’est ainsi qu’une personne qui souffre, dont un proche est gravement malade, ressent son inquiétude intérieure, sa peur, son anxiété. Cela se révèle assurément en elle. Ces choses, en général, corrigent son état, et nous voyons bien qu’il en est ainsi.
Que signifie qu’elles le « corrigent » ? Bien sûr, elles ne corrigent rien mais elles conduisent à une correction venant d’en haut.
Extrait de la 1ère partie du Cours quotidien de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « L’Arvout (Solidarité) » du 12/05/2025