Monthly Archives: janvier 2026

Au lieu de « moi » : « le groupe »

938.01Quelle est la connexion entre nous ? Dans la mesure où nous avons une connexion les uns avec les autres et que nous la préservons, alors à partir de cette connexion, nous nous connectons avec quelqu’un d’extérieur. De plus, il se peut que seul l’un d’entre nous se connecte à une personne extérieure, mais il le fait à partir de la connexion créée par le groupe tout entier.

Se connecter à partir de cette connexion entre les amis signifie que chaque ami se ressent ainsi, se présente comme un représentant du groupe entier et se connecte à quelqu’un au nom du groupe entier.

Question : Que signifie le fait de se ressentir comme le groupe tout entier ?

Réponse : Ce sont déjà des sensations intérieures. Mais s’il existe une connexion entre les amis dans le groupe, alors en chacun d’eux, au lieu de son « je », il y a la notion de « groupe », et le « je » s’efface. Si le « je » disparaît et que le « groupe » apparaît à sa place, alors, grâce à cette qualité appelée « le groupe », on se connecte à une personne extérieure.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, «  la peur et de la joie » du 07/01/2026

La seule chose qui nous incombe

938.04Une personne doit considérer ses amis comme les parties de son propre Kli (récipient), que le Créateur a rassemblé pour elle. Elle a la possibilité d’agir ainsi précisément avec ceux qui sont proches d’elle, et ils constituent véritablement le champ de son travail.

Si elle tisse des liens avec eux, alors chacun de ses amis est comme un représentant de millions, voire de milliards d’autres personnes dans le monde. Nous ne le percevons pas, mais lorsque cela deviendra évident, nous comprendrons que c’est bien le cas.

Par conséquent, nous devons envisager les choses ainsi avec nos amis, avec le groupe, et avec l’importance de se réunir entre amis. C’est précisément ce que nous devons exiger de nous-mêmes et de l’environnement que nous construisons.

Je dois me percevoir comme ayant tout reçu et ne manquant de rien. Car si je réalise véritablement ma connexion avec les amis selon la règle « aime ton prochain », alors j’aurai un Kli où, par la loi de l’équivalence de forme, la Lumière (Ohr) apparaîtra immédiatement et tout sera révélé.

Autrement dit, tout dépend du Kli que je dois construire. C’est la seule chose qui m’incombe.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « L’ordre du jour de l’assemblée – 2 » du 11/01/2026

La vitesse est entre nos mains

506.2Question : Comment puis-je vérifier que, tout en progressant vers le Créateur, je ne me trompe pas sur la façon dont je L’imagine ?

Réponse : Le fait qu’une personne soit désorientée et que rien ne lui semble clair sont des états qui doivent être surmontés. Autrement dit, ce sont des corrections indispensables, elles doivent être faites l’une après l’autre le long du chemin. N’essayez pas de franchir plusieurs étapes d’un coup, vous n’y parviendrez pas.

La progression est possible uniquement de façon graduelle, comme l’ascension d’un escalier, marche après marche. Cela prend des années car le chemin que nous traversons avant le Makhsom (écran) se répète après le Makhsom, et ainsi de suite jusqu’à l’union complète avec le Créateur. Nous étudions que les mêmes transgressions et erreurs, conséquences d’une double et d’une simple dissimulation, se transforment en commandements, et mènent alors à l’amour éternel.

Donnez-vous la permission d’absorber ces choses. Sans prendre en compte tous les détails et particularités qui existent en vous avant le Makhsom, vous ne le franchirez pas. Ils seront nécessaires plus tard.

Cela ne signifie pas que nous devons essayer de sauter tous les états intermédiaires. Un « saut » signifie faire un effort, le traverser rapidement car la vitesse dépend de nous. Nous ne pouvons que déployer des efforts pour progresser encore plus vite, car la vitesse est entre nos mains.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, Article 32, « A propos de la récompense des receveurs » du 08/01/2026

Le champ de bataille entre la sainteté et les forces impures

232.05Il existe des recommandations qui ne sont ni interdites ni permises. C’est précisément là, comme l’écrit le Baal HaSoulam, que se situe le champ de bataille entre la sainteté (Kedousha) et les forces impures (Sitra Achra).

Nous ne faisons pas encore pleinement la distinction, mais après avoir déterminé ce qu’est la Klipa (écorce) et ce qu’est la sainteté pour soi-même, on se demande : « Je ne fais pas ces choses parce qu’il y a un écran contre eux, et je fais ces choses parce que j’ai déjà des intentions claires. »

On découvre alors qu’en soi réside quelque chose d’indivisible et d’attribué à une partie spécifique. Ce n’est ni la qualité du Créateur, ni la qualité qui Lui est opposée, la création, la Klipa. Mais qu’existe-t-il d’autre dans la réalité ? Car il y a les qualités du Créateur et leur empreinte, les qualités de la création.

Alors, qu’y a-t-il entre elles qui n’appartienne ni à l’une ni à l’autre ? Au milieu se trouve le libre choix d’une personne. Cela ne signifie pas qu’il existe des désirs supplémentaires créés par le Créateur qui ne Lui appartiendraient ni à Lui ni à ce qui est opposé à Lui.

Dans le choix entre la sainteté et la Klipa, il y a des choses où chacun est libre d’agir à sa guise, sans conséquence négative pour soi-même. Et là, il s’agit véritablement d’un choix.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, «la récompense des receveurs » du 08/01/2026

Le travail intérieur : se rapprocher du Créateur

252Il n’y a pas de lien entre l’accomplissement physique des commandements et le travail intérieur que nous étudions, car ce dernier ne peut se faire que lorsque je reçois des forces d’en haut, lorsque j’ai une connexion avec le Créateur. Dans la mesure où je reçois de Lui l’illumination et l’éveil d’en haut, je comprends ce que je dois faire de moi-même, comment le faire par rapport à Lui, comment m’adresser à Lui et comment me rapprocher de Lui.

Mon travail intérieur est mon approche du Créateur selon le principe d’équivalence de forme, comme s’il existait un fil conducteur entre Lui et moi. Et je grimpe le long de ce fil tel un funambule.

Les actions qui y contribuent sont appelées « commandements » (Mitsvot), celles qui y font obstacle sont appelées « transgressions » et il y a ce qui est permis, c’est-à-dire des recommandations.

Ce sont là toutes des actions intérieures, tandis que je m’élève intérieurement vers le Créateur.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « À propos de la récompense des receveurs » du 08/01/2026

Comment surmonter toutes ses peurs

252Question : La peur de vivre dans ce monde surgit en nous instinctivement, de manière incontrôlable. Comment pouvons-nous atteindre la même panique et la même peur de ne pas atteindre le don sans réserve ?

Réponse : Nous ne sommes pas impuissants face à la peur de ce monde. Lorsqu’une personne commence à progresser spirituellement, elle reçoit des peurs si étranges qu’elle commence à comprendre qu’il ne s’agit pas de peur réelle, mais d’un jeu.

Elle ressent que d’en haut, comme par un rayon, cette peur lui est projetée, et la seule chose à faire est de la surmonter par la « foi au-dessus de la raison », dans le don sans réserve. Après tout, si elle est dans le don sans réserve, elle n’a rien à craindre ! Elle peut calmement fermer les yeux sur toutes les peurs qui viennent uniquement pour nous forcer à nous élever au-dessus du souci de nous-mêmes, pour nous apprendre à vivre dans l’aspiration au don sans réserve.

Il ne s’agit pas simplement d’une peur animale et inconsciente, mais d’un état qu’une personne perçoit consciemment, grâce à une sorte d’« illumination de la source », comme si ses sensations lui étaient projetées depuis une source dans le but de la faire progresser. Par conséquent, elle comprend que rien n’est sans raison, qu’il n’y a pas de peurs pour rien.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « À propos de la peur et de la joie » du 17/08/2010

Allez au-dessus de la raison

527.09Je n’ai rien d’autre que mon désir, alors comment pourrais-je y renoncer ? Toute ma vie, j’ai suivi ma logique cartésienne; devrais-je soudainement m’y opposer, comme si j’avais perdu la tête ?

La science de la Kabbale n’appelle pas à agir sans esprit ni raison, mais nous enseigne à nous élever au-dessus. La connaissance et la raison demeurent, nous ne les rejetons pas, mais nous les transcendons toujours et faisons le contraire.

Ainsi, celui qui transcende la connaissance stimule sa connaissance pour qu’elle s’accroisse sans cesse. Plus son esprit et sa connaissance se développent, plus une personne s’élève pour agir au-dessus d’eux, et par conséquent, elle devient de plus en plus intelligente dans le monde matériel et progresse toujours plus sur le plan spirituel.

C’est ainsi qu’elle grandit constamment, dans la connaissance, puis au-dessus de la connaissance, et de nouveau dans la connaissance et au-dessus de la connaissance…

Par conséquent, nous n’annulons jamais notre connaissance ni ne descendons en dessous, comme cela se produit dans les religions, mais nous agissons toujours par la foi au-dessus de la raison. La foi acquise au-dessus de la raison devient la connaissance, et il nous faut à nouveau aller au-dessus. C’est ainsi que nous progressons dans les degrés spirituels.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, « Travailler avec la foi au-dessus de la raison » du 22/11/2020

Il vaut mieux avancer de soi-même que sous des coups de fouet

209Si nous nous montrons incapables d’éveiller le monde au progrès spirituel afin qu’une lumière brille devant lui, alors la souffrance commencera à le pousser par derrière, l’obligeant à progresser. Et ce chemin est très long avant que la souffrance oblige une personne à réfléchir à ce qu’elle doit faire et pourquoi elle souffre. Imaginez tout le temps et toutes les souffrances que cela implique ! En revanche, si nous contribuons même modestement au développement en diffusant la sagesse de la Kabbale, nous favorisons rapidement ce développement et évitons tous ces coups.

On sait que tout ce qui se produit au niveau minéral (inanimé) équivaut à une seule action au niveau végétal. Tout ce qui se produit au niveau végétal équivaut à une seule action au niveau animal. Imaginez la différence entre ces deux niveaux !

Les guerres, les souffrances et les terribles catastrophes doivent se produire afin de nous faire progresser d’un seul pas vers le degré supérieur. Et au lieu de cela, nous pouvons attirer la Lumière Supérieure et éviter tous ces problèmes au niveau de ce monde !

Dix années de souffrance peuvent être remplacées par un infime pas personnel vers le développement spirituel avec l’aide de la Lumière ! Telle est la différence entre les degrés des niveaux minéral, végétal, animal et humain. C’est pourquoi nous devons aborder avec une pleine responsabilité les opportunités qui nous sont offertes.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Baal HaSoulam, Préface « Introduction au Livre Panim Meirot uMasbirot » du 04/08/2010

Le secret de la naissance spirituelle

531.03Question : Comment est-il possible de s’accrocher si fermement au but lors d’une descente que celle-ci puisse servir pour s’élever, de sorte que ce soit moi qui descende et non le Créateur qui me fasse chuter ?

Réponse : Je dois maîtriser cette descente et décider par moi-même de la nécessité de descendre. Je m’y prépare à l’avance, comme on se prépare à une opération chirurgicale.

Qu’est-ce qui m’aidera à « ne pas perdre la tête » durant la descente, à ne pas succomber à l’emprise des désirs ? C’est la connexion au but, afin que je ressente la descente sans me perdre, mais au contraire, en m’élevant. Seul, je ne peux pas le garantir.

C’est pourquoi j’ai besoin d’un environnement correct qui me soutienne lorsque je perds le contrôle de moi-même sous l’effet de désirs excessivement forts.

Lorsque l’embryon spirituel atteint le moment de naître, c’est-à-dire le passage au niveau de la nourriture, comment peut-il relier ces deux états s’il perd son niveau précédent à la naissance, la « tête tournée en bas » ?

Et comment, à partir de cet état de perte totale, la « tête tournée en bas », parvient-il non pas à une fausse couche, mais à naître dans un monde nouveau et à s’unir au Créateur à un niveau supérieur ?

À cette fin, différents Reshimot d’Aviout et de Hitlabshout (issues du désir et de la Lumière) sont donnés. Ainsi, je peux toujours me connecter simultanément aux deux niveaux. C’est ce qui me permet de naître.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Baal HaSoulam, Préface « Introduction au Livre Panim Meirot ouMasbirot » du 07/07/2010

Un chemin rapide ensemble avec la Lumière

251En ce moment même, les gènes informationnels (Reshimot) évoluent en nous à une vitesse infinie, mais ils sont tellement nombreux, devant tous se réaliser séquentiellement, qu’il semble que rien ne change.

Mais avant que ces changements intérieurs ne produisent un changement extérieur, comme un compteur qui passe soudainement au chiffre suivant, des milliards d’actions doivent se dérouler en nous. Alors, laissons-leur le temps de s’accomplir !

Il est dit : « Ceux qui cherchent le Créateur accélèrent le temps. » Toute notre participation dans la création se résume à accélérer notre développement.

Après tout, vous êtes au bas de l’échelle, dans ce monde, avec les données reçues lors de votre descente de haut en bas. Vous êtes obligé de remonter le même chemin depuis le bas vers le haut ; ce chemin est immuable. Vous pouvez seulement accélérer votre développement, rendre ce chemin rapide, souhaitable et par conséquent agréable.

Voilà toute la différence entre le chemin de la souffrance subie et le chemin de la Lumière, guidé par le désir.

Le chemin de la souffrance est long, et les forces de la nature s’exercent sur nous, nous poussant en avant avec des coups. Et nous, tels des ânes, nous restons immobiles, refusant de bouger. Tel est le chemin naturel du développement.

Et le second chemin, en revanche, est celui où l’on désire et cherche soi-même à progresser. Ainsi, on raccourcit pour soi le chemin et on le rend désirable, c’est-à-dire confortable, agréable et rapide !

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Baal HaSoulam, Shamati n° 13, « Une Grenade » du 18/09/2009