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« Un remède contre la mort »

245.03Nous discutons du thème de la perception de la réalité afin de nous orienter progressivement dans la bonne direction. Après tout, tout dépend de l’intention. Nombreux sont ceux qui étudient la Kabbale, et il existe notamment des courants qui n’ont rien à voir avec elle.

La science de la Kabbale vise à corriger notre nature, et plus nous nous corrigeons, plus nous ressentons la force supérieure ; nous révélons le monde supérieur, nous nous y intégrons, y pénétrons et nous élevons au-dessus de notre vie matérielle. C’est ce qu’on appelle la « libération de l’ange de la mort », car nous cessons d’être totalement dépendants de notre corps ! Nous nous élevons au-dessus de notre corps animal et biologique pour atteindre le degré de la nature générale.

Je ne ressens aucune douleur lorsque je me coupe les ongles ou les cheveux, car mon corps appartient au niveau animal, tandis que les ongles et les cheveux appartiennent au niveau végétal, un degré en dessous. Et de la hauteur du niveau animal, je ne ressens aucune perte liée à celle du niveau végétal. Il en sera de même lorsque je m’élèverai du degré animal à un degré supérieur, celui de l’Homme.

« L’Homme », ce n’est pas nous aujourd’hui. « Homme » (Adam) vient du mot « semblable » (Edome) à la nature, au Créateur, à la Lumière. Et lorsque je deviendrai un tel « homme », je cesserai de ressentir la perte liée à ce qui se passe dans cette vie matérielle. C’est pourquoi la science de la Kabbale est appelée « un remède contre la mort ».

Espérons que nous atteindrons un tel degré et commencerons dès aujourd’hui à faire l’expérience de la vie spirituelle. Tout dépend de nos efforts intérieurs. Efforçons-nous de connecter nos points intérieurs et d’apprécier cet état particulier.

Extrait du Congrès International de Kabbale, Leçon n°2 , « Nous ! » du 01/04/2011

Pourquoi tant de mondes sont-ils nécessaires ?

630.2Question : Pourquoi tant de mondes sont-ils nécessaires ?

Réponse : Les mondes spirituels sont nécessaires pour s’élever au niveau du Créateur. En réalité, la Lumière du Créateur a commencé à influencer le désir qu’Il a créé, et ce désir s’est développé continuellement sous son influence jusqu’à atteindre le 125e degré appelé notre monde. À ce stade, le désir général s’est brisé.

Maintenant, en le rassemblant et en le réassemblant progressivement, nous devons remonter de notre monde à travers les 125 degrés jusqu’au niveau du Créateur.

Question : Dans notre monde corporel, tout est divisé en de nombreux petits objets, comme un nid d’abeilles. Nous voyons le monde divisé en nature inanimée, végétale, animale et humaine. Mais dans la spiritualité, tous les phénomènes se produisent au sein d’un seul corps. Comment devons-nous comprendre cela ?

Réponse : Dans la spiritualité, tout se déroule au sein d’un seul désir commun. Là, de nombreuses inclinations, directions et qualités opposées sont unies par un même écran. Je rassemble tous les avantages et les inconvénients comme dans un seul sac, je le noue et je veux m’en servir pour faire plaisir au Créateur. Ainsi, en Lui faisant plaisir, je reçois de la satisfaction pour moi-même.

Extrait d’une Leçon de Kabbale en russe du 25/02/2018

Qu’est-ce que la foi ?

962.3Question : Pourquoi parlez-vous constamment de la foi alors que la Kabbale est une science et l’atteinte, et que la foi est un concept philosophique et religieux ?

Réponse : La foi est la propriété du don sans réserve. Dans notre monde, cette qualité n’existe pas, car même si je donne quelque chose, je le fais dans le but de recevoir ensuite. Je ne peux pas donner simplement pour donner.

La propriété du monde spirituel cependant est la qualité du don sans réserve. On l’appelle la foi. Ne la confondez pas avec ce que nous entendons par foi dans notre monde.

Dans notre monde, une personne croyante ferme les yeux et agit de manière totalement irréfléchie. C’est une action complètement irréaliste, illogique et sans fondement.

Dans la Kabbale, la foi est la force du don sans réserve que nous recevons de la Lumière Supérieure (Ohr Elyon).

Extrait d’une Leçon de Kabbale en russe, le 15/05/2016

Quand les mots et les gestes deviennent inutiles

942Question : Vous avez dit que l’inspiration et la transmission d’informations devaient être brèves, claires et directes, et non de longs discours interminables de cinq à dix minutes où une seule personne parle et où tous les autres restent silencieux, comme s’ils se forçaient à dire : « Oui, nous devons écouter ». À quoi devrait ressembler un discours véritablement inspirant ?

Réponse : C’est un problème majeur car nos orateurs se mettent à citer des extraits, à utiliser un jargon officiel et à multiplier les explications. Ici, il suffit d’exprimer ses sentiments le plus simplement possible, de cœur à cœur, pour transmettre un maximum d’émotion avec un minimum de mots, et c’est tout.

C’est pourquoi je suis partisan de la concision, sans intellectualisation inutile. Il faut se préparer à l’avance pour que les mots jaillissent spontanément, « sans réfléchir ». Mais ce n’est pas facile ; cela vient progressivement.

De plus, les auditeurs eux-mêmes ne sont pas encore en mesure de comprendre. Nous ne communiquons pas encore intérieurement, par les sensations. De même qu’une mère ressent son bébé sans mots, et que le bébé ressent sa mère par des sensations subconscientes, nous devrions nous ressentir les uns les autres. Bien plus intensément !

Alors, notre communication externe (les mots, les gestes, les expressions faciales) deviendra superflue. Avec le temps, tout cela cessera, et vous pourrez transmettre vos sensations à autrui et les recevoir totalement hors de tout contact physique, même si la personne n’est plus dans notre monde, mais à d’autres niveaux.

Autrement dit, vous ne l’associez plus à son corps. Qu’elle soit quelque part, à des milliers de kilomètres de vous, dans son corps ou hors de son corps, dans une autre dimension, quelle importance ?

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Transfert d’informations » du 23/01/2011

Voyez votre monde dans votre vie !

737.01Si nous plaçons notre « graine » dans un bon environnement, elle se développera ; mais si nous plaçons même la meilleure graine dans un « mauvais sol » (environnement), elle se desséchera. Tout dépend uniquement de l’environnement. Autrement dit, nous avons besoin de personnes autour de nous qui prennent conscience du mal de l’égoïsme en elles et qui souhaitent le corriger.

Je dois me placer dans un tel environnement et m’efforcer d’en absorber le maximum : humidité, minéraux, chaleur, tout ce que le sol peut offrir à la graine.

Car, comme l’a écrit le Baal HaSoulam dans l’article « La liberté », à l’heure de la mort, une personne ne pourra rien emporter de ce monde avec elle, si ce n’est la qualité acquise du don sans réserve, qui ne peut être acquise que dans ce monde et grâce à laquelle on se sent vivre dans le monde supérieur. Il est dit : «  Voyez votre monde dans votre vie. »

Et si rien n’a été atteint, alors on demeure comme une graine qui sera plus tard replacée en terre et se verra offrir une nouvelle chance.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Baal HaSoulam, « La Liberté » du 18/04/2010

Vous ne voyez pas l’infini ? Mettez vos lunettes !

294.1Notre monde est une copie de l’infini, uniquement au niveau le plus infime de la sensation. Nous ne percevons et ne ressentons la réalité qu’à un degré infime ; nous sommes aussi loin que possible d’une perception complète.

C’est comme une personne malvoyante qui ne voit presque rien sans lunettes. Elle distingue à peine ceux qui l’entourent, même s’ils se tiennent juste à côté d’elle.

Des sensations floues et somnolentes, une infime fraction de conscience claire de l’infini : voilà ce qu’est notre monde. Pourtant, nous révélons toujours une image complète, tout comme chaque fragment d’un hologramme contient l’image entière.

Même au niveau le plus bas, j’observe tout le spectre de la réalité dans la mesure où je peux la voir sans « lunettes ». Plus ces lunettes sont performantes, plus l’image devient nette.

Nous existons dans un état immuable ; nous le ressentons simplement en fonction de la clarté de notre perception. La perception la plus claire et la plus limpide est celle du Monde de l’Infini.

Pour l’approcher, il nous faut d’abord corriger nos outils de perception (Kelim) afin d’y révéler un peu plus de Lumière. Et pour que cela arrive, ils doivent devenir semblables à la Lumière.

Les conseils des kabbalistes nous guident dans cette correction, et lorsque la Lumière se révèle, nous découvrons un « trésor », ou plutôt un dépôt, une nouvelle couche de réalité qui avait été initialement « déposée » en nous.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Baal HaSoulam, « Introduction au livre De la Bouche d’un Sage » du 02/10/2009

La souffrance et le développement de l’âme

424.01Question : La souffrance contribue-t-elle réellement au développement de l’âme ?

Réponse : Naturellement, la souffrance éloigne une personne de l’égoïsme, elle purifie et élève l’âme. Mais elle ne devrait pas être élevée au rang de quelque chose de sacré ou de désirable, car le but de la création, du côté du Créateur, est de faire plaisir aux êtres créés.

Il nous a créés afin de nous donner du plaisir, pas pour nous punir. Par conséquent, nous devons éviter la souffrance. Elle est indésirable, tant de notre côté que du Sien. La souffrance survient uniquement parce que nous faisons un mauvais usage de ce que le Créateur nous envoie.

Question : Si j’appréhende correctement la souffrance, est-ce que je cesse de la ressentir ?

Réponse : Non. On cesse de la ressentir seulement si on en prend correctement conscience. Mais cela ne signifie pas que vous devez rester assis à souffrir, ni à vous infliger des tourments.

En principe, le travail spirituel idéal veut que la souffrance soit la « souffrance de l’amour », non pas parce que je ne reçois pas, mais parce que je ne donne pas assez, que je n’aime pas suffisamment.

Extrait d’une Leçon de Kabbale en russe, le 21/05/2017

Il n’y a pas de constance dans la spiritualité

624.05Question : Dans le monde spirituel, il n’y a pas de vitesse constante, il n’y a que de l’accélération. Comment faudrait-il comprendre cela ?

Réponse : Dans notre monde, on peut être dans un état de repos ou en mouvement, mais dans le monde spirituel, le repos est instantanément nul ; il n’existe tout simplement pas. De même que dans le monde microscopique, il est impossible d’arrêter une particule élémentaire ; elle ne peut rester immobile car elle disparaîtrait immédiatement. Il en va de même ici.

Commentaire : Mais une particule élémentaire a une vitesse constante, et nous parlons d’accélération.

Ma Réponse : Peu importe, elle ne peut rester figée. Dans notre monde, nous observons ce qui semble être un mouvement constant parmi différents objets, mais dans le monde spirituel, il n’y a pas de constance, seulement une accélération positive.

Question : Qu’est-ce que le repos dans la spiritualité ?

Réponse : Le repos est l’état où l’on jouit de l’application constante de ses efforts et de leur accroissement continu, de la satisfaction de travailler sans cesse et de plus en plus.

Extrait d’une Leçon de Kabbale en russe du 25/02/2018

Désir passionné

608.02Question : Vous nous conseillez de demander au Créateur de nous corriger et de nous remplir. Comment devrions-nous demander correctement à être remplis ?

Réponse : Votre cœur doit désirer la qualité du don sans réserve et la connexion avec le Créateur, et votre esprit doit saisir cet état et s’unir à Lui afin que cet état pénètre votre cœur comme un désir ardent : « C’est la seule chose que je désire. »

Question : Mais nous apprenons que nous ne devrions pas demander pour nous-mêmes. Il semble ici que l’égoïsme s’y mêle. Comment devons-nous interpréter cela correctement ?

Réponse : Vous ne pouvez l’interpréter correctement qu’en y réfléchissant à partir d’un état d’amour.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale du 20/12/25, « Hanoucca » du 20/12/2025

Qu’est-ce que le repos spirituel ?

294.3Question : Qu’est-ce que le repos spirituel ?

Réponse : On dit qu’il n’y a de repos ni dans ce monde ni dans le monde à venir. Nous devons constamment avancer sans interruption. Et lorsque nous atteindrons la correction complète, c’est-à-dire lorsque nous nous élèverons enfin au-dessus de notre égoïsme pour accéder à la pleine atteinte du monde supérieur, tout connaîtra alors un repos complet et éternel.

Extrait d’une Leçon de Kabbale en russe du 19/11/2017