« Hassid » du point de vue de la Kabbale
Question : Qui est le Hassid dont on dit qu’il « va et agit » ?
Réponse : Dans la Kabbale, le mot « Hassid » ne désigne pas une personne appartenant à une communauté religieuse, mais la qualité de Bina, plus précisément Hessed (la bienveillance) ou la Lumière de Hassadim. C’est de là que provient le mot « Hassidisme ».
Si une personne accomplit des actions pour progresser vers la qualité du don sans réserve et l’acquérir par ses propres efforts, elle est appelée « Hassid ». Cela s’applique aussi bien à l’intention qu’à l’action.
Question : Y a-t-il un quelconque lien avec le lavage des mains à l’eau, « Netilat Yadeïm » ? Dans l’article du Rabash intitulé « Que signifient les quatre types de personnes qui fréquentent la maison d’étude dans le travail spirituel ? », il est dit que le Hassid n’a pas de mains. Or, puisque l’eau symbolise la qualité de Hassadim, peut-on établir un lien avec le lavage des mains ?
Réponse : Les « mains » (Yadeïm) sont ici appelées le récipient (Kli) de réception. Une personne ne souhaite pas que ses récipients reçoivent pour elle-même. Elle souhaite les corriger afin qu’ils soient saints. Cette correction, appelée « lavage des mains » (Netilat Yadeïm), consiste à prendre la Lumière de Hassadim, à purifier les récipients qui reçoivent grâce à elle, et ainsi la personne être prête à recevoir pour le bien du don sans réserve.
Extrait de la leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Quelles sont les quatre qualités de ceux qui fréquentent la maison d’étude, dans le travail spirituel ? » du 11/04/2026