L’évolution spirituelle de la personne commence par le fait qu’elle s’oublie complètement et se retrouve avec son esprit tout entier, son intellect et son émotion, avec le désir de penser que le groupe est comme un tout unifié. En outre, cela ne dépend pas du groupe lui-même, comme dans l’exemple de Rabbi Yossi ben Kisma.
La personne se «fond» en lui et commence à le voir dans sa vraie forme. Apparemment, ce n’est pas un groupe et non plus ses amis avec qui ils ont passé beaucoup de temps ensemble, non. Elle voit simplement un rassemblement de grands kabbalistes, une âme. Il se pourrait qu’ils ne se doutent même pas de cela; alors elle découvre déjà cela dans en eux car tout dépend de nos caractéristiques personnelles à travers lesquelles nous voyons le monde.
Aujourd’hui, c’est comme ça quand on regarde le monde physique, nous supposons qu’il est comme nous le voyons. Du moment où nous changeons nos caractéristiques, nous voyons plutôt une société et l’environnement complètement différents et nos amis seront visibles à un autre niveau, sous une forme différente.
Par conséquent, une telle personne n’exige pas de l’environnement, elle donne toujours à ses amis le bénéfice du doute sans critique: ils ont tout à fait raison, ils croient absolument au but et elle justifie tout ce qu’ils font. L’essentiel pour elle est tout simplement de se neutraliser et de leur donner tout ce qui est possible, toute son énergie, toute sa vitalité. A ce niveau, elle entre dans le groupe et le voit spirituellement. Et donc certainement en fonction de ses efforts, la « Lumière environnante » l’influence, corrige la qualité d’une personne, l’aide et elle commence à voir un monde absolument différent à la place de l’ancien environnement pour la réalisation de la correction. Voici comment cela se passe.
Par conséquent, ce travail et surtout l’intention à travers lui, devient une fondation pour l’échelle spirituelle. Et après cela les descentes et les remontées ont lieu.
Les descentes et les remontées de la vie normale n’intéressent pas la personne- la famille, le travail et tout le reste-elle a besoin certainement d’organiser tout cela dans la mesure où cela est nécessaire pour son existence physique, car ce ne sera pas la fin de cela quand sa spiritualité commencera. Cela reste parce que toutes nos ascensions commencent à partir de cela, nous retombons au niveau de ce monde, nous nous élevons vers le prochain niveau spirituel et nous retombons dans l’état égoïste de ce monde. Et voilà comment cela est 125 fois. C’est plus compliqué et difficile.
C’est pourquoi j’insiste toujours sur le fait que la chose la plus difficile est le premier niveau lorsque la personne est capable de se détacher d’elle-même pour la première fois et entre dans un groupe comme si elle se perdait, comme si elle n’existait pas. Elle n’a pas peur, elle est heureuse de cela, elle se découvre sous une forme différente, sous la forme de l’ensemble du groupe. A l’intérieur elle découvre le juste lien réciproque entre tous les amis, qui est appelé le «Créateur», qui se trouve entre eux, et elle est mélangée à ce réseau de liens réciproques. C’est ce qu’on appelle son adhésion au Créateur.
Dans la mesure de l’évolution spirituelle de la personne, de plus en plus d’oppositions, de contradictions, de descentes et de doutes apparaissent. Et une fois encore, elle s’est élevé au-dessus d’eux vers des états comme cette pensée par lesquelles les grandes âmes, les élèves de Rabbi Shimon, sont passés, qui étaient prêts à brûler les uns les autres jusqu’aux cendres par le feu de la haine. Et ce fut la première condition de ce haut niveau auquel ils se sont retrouvés. C’est-à-dire, avant qu’ils ne puissent commencer le travail spirituel, ils avaient un état de commencement de ce genre.
Par conséquent, les montées et les descentes sont obligatoires. Grace à elles, nous nous élevons, en changeant l’ego en don sans réserve et en amour. Et tout le temps, plus notre ego devient grand, plus nous pouvons atteindre un plus grand respect entre nous au-dessus de cette haine qui est à découvrir aux niveaux supérieurs, et nous allons de l’avant.
Du Congrès de St. Petersbourg, 2ème jour 13.07.13, Leçon 4
Comment est-il possible d’aider une personne à choisir le bon environnement? Nous avons besoin de nous le décrire correctement et comment amener les gens à nous, car à partir d’eux l’environnement – va nous influencer, dans lequel nous allons nous fondre dissoudre-est créé.
Et il y a un problème dans ce cas. D’une part, nous voulons que ce milieu soit aussi riche et large que possible, à la fois quantitativement et qualitativement. D’autre part, il se pourrait qu’il soit qualitativement, mais au détriment de la quantité, et à l’opposé, il pourrait être quantitativement au détriment de la qualité. À cet égard, se posent ces questions et ces préoccupations. « le groupe doit-il être petit, mais cohérent et solide? Ou au contraire, doit-il être large et grand, mais tous les types de sous-groupes et de courants pourraient y apparaitre en qui il n’y aurait aucune unité spéciale? «
Que devrions-nous faire dans cette situation? Comment devons-nous nous comporter? Il n’y a pas de recette pour cela. Nous devons faire les deux. Il est nécessaire de varier constamment. Et en faisant cela, nous nous développons.
Il est absolument nécessaire d’essayer de se faire de nouveaux amis. Certes, nous passons à travers une sorte de «salle d’attente», il doit y avoir une sorte d’absorption ici, une académie internationale pour la Kabbale ou d’autres sortes de cours et de leçons. Il pourrait y avoir des cours du soir, même les leçons de pour étudiants avancés et puis, s’ils sont d’accord, il est possible de les amener progressivement dans le groupe.
Du Congrès de St. Petersbourg 7/13/13, 2ème jour Leçon 4

Question : Comment peut-on aider un ami correctement si nous voyons que le mauvais penchant a été suscité en lui et qu’il accepte les pensées qui viennent à lui comme des vérités et convainc les autres de leur vérité ?
Réponse : Une personne se trouvant dans un groupe commence à sentir à l’intérieur d’elle-même toutes sortes de penchants anti-spirituels en raison de son bon travail. Nous voyons comment tout à coup elle change profondément. Par ailleurs, elle justifie son comportement. Il est typique pour chacun de se justifier.
Tout d’abord, vous devez vous connecter entre vous immédiatement (sans elle, même si elle veut aussi partager cela), et discuter de ce qu’il faut faire à son sujet de façon très sérieuse.
Mettez-vous d’accord sur la manière dont vous l’influencerez. Elle a besoin de voir comment nous travaillons pour se connecter, que c’est ce qui est important et essentiel pour nous, car c’est précisément ce que nous apprenons, et c’est ainsi que nous le faisons. A ce propos, il n’existe aucun argument. Cela doit être ainsi !
Si elle est opposée ou que quelque chose ne va pas selon elle, nous lui montrons simplement : « Tu vois, ce n’est pas notre invention. C’est ce qui est écrit dans les sources, et nous réalisons ces conditions. Quiconque ne les exécute pas n’a pas sa place ici. Par conséquent, soit tu restes et tu t’inclus progressivement dans le travail général, soit tu pars. »
Il est nécessaire de montrer clairement et précisément que seul l’état collectif du groupe doit déterminer son comportement, car la connexion est un désir général de tous ensemble, selon une méthode unique pour un but unique.
Il est interdit d’aucune façon de tolérer de telles choses ! Une personne n’a pas le droit de se détendre et de calmer les mains des autres ! Nous devons lui faire comprendre clairement que nous sommes reliés négativement par rapport à son comportement, mais il est nécessaire de le faire avec douceur, en abordant progressivement des explications vitales. Nous devons nous entendre entre nous pour se distancer d’elle, afin qu’elle voit que nous continuons à nous connecter et nous soutenir mutuellement, et ainsi de suite. Si elle n’adhère pas à nous, c’est un signe que sa place n’est pas ici.
Il est nécessaire de lui expliquer (avec amour, voyez-vous, nous voulons qu’elle reste) que, à notre grande peine, nous ne voyons pas le bon comportement chez elle adapté aux exigences de la méthode spirituelle, par conséquent, soit elle s’abandonne au groupe, ou sinon, elle va lui nuire et donc pour son propre bien, elle ferait mieux pour elle de s’en aller.
Cependant, même si elle part, cela doit être fait en sorte qu’elle ait la possibilité de revenir. Par exemple, il est possible de lui offrir l’option : « Tu n’es pas obligé de venir tous les jours. Viens quand tu veux t’inclure dans le groupe. » Elle pourrait venir une fois toutes les deux semaines, et après elle pourrait revenir complètement.
Baal HaSoulam écrit qu’il n’y a qu’une seule âme, un seul désir qui a été créé. La spiritualité n’est pas divisée en parties, donc elle se trouve complètement en chacun de nous et tous ensemble.
« En chacun de nous» signifie que si je peux m’inclure dans tout le monde, alors je découvre l’âme collective qui ne veut pas dire seulement ces milliards qui vivent aujourd’hui, mais aussi ceux qui ne sont pas encore nés et naitront dans le futur. Ce n’est pas l’image que nous imaginons.
En d’autres termes, il s’agit d’un seul volume, une seule âme, une seule substance. Cela nous été révélé seulement dans la mesure que nous pouvons exister correctement et à un iveau d’intensité où nous pouvons interagir.
Conformément à cela les propriétés de chaque personne sont déterminées, et chaque particule en chacun de nous. Il y a des gens qui se caractérisent par la diffusion, ce qui signifie le contact avec un grand nombre de personnes, et il y a ceux qui sont à l’opposé, ils sont caractérisés par une connexion avec un cercle restreint de personnes, mais avec un haut niveau d’intensité de connexion avec eux. Autrement dit, c’est selon la qualité ou selon la quantité, en chacun de nous il y a à la fois ceci et cela en fonction des caractéristiques de son âme.
Par exemple, le cœur, alors qu’il est clairement impliqué dans son travail étroitement ciblé, se connecte à une multitude d’organes. Alors que d’autres systèmes, comme les vaisseaux sanguins, le système lymphatique, le système nerveux, et d’autres, en revanche, s’étendent partout, pour atteindre toutes les parties du corps. Nos liens sont aussi comme ça. Il est possible de voir cela en ce qui concerne ce à quoi la personne aspire. Je vois cela à l’égard de mes étudiants, par exemple, combien ils sont plus ou moins aptes à se trouver eux mêmes (pour autant que je puisse voir).
Mais cela n’a généralement pas d’importance, parce que la Lumière nous met apparemment là où nous sommes. Il n’y a rien de nouveau, nous hâtons seulement notre développement en attirant la Lumière Environnante. D’autre part, elle va nous faire progresser de toute façon selon le plan de la nature. Mais ce programme ne se trouve qu’au plan de la Lumière de Nefesh (du mot « Nefesha »), ce qui signifie l’état inanimé.
Autrement dit, la lumière nous pousse tout le temps et nous fuyons parce que cette pression est perçue comme négative, nous sommes toujours en développement dans ce sens. Mais ce type de développement n’est pas bon car il peut conduire à de grandes catastrophes naturelles, les guerres, etc. Et si nous ne faisons rien, alors c’est tout ce qui nous attend.
Inversement, si nous invitons l’accélération de la Lumière Supérieure, sa plus grande illumination sur nous-mêmes, alors nous progresserons plus rapidement.
Baal HaSoulam dans «Lettre 13», écrit sur le travail en groupe: Vous devriez savoir qu’il y a beaucoup d’étincelles de sainteté dans chacun d’eux dans le groupe [parmi nos amis], quand vous assemblez toutes les étincelles de sainteté en un seul endroit [en un désir], comme des frères, avec l’amour et l’amitié, vous aurez certainement [c’est-à dire, atteindre] un très haut niveau de sainteté pendant un certain temps, de la lumière de la vie [le niveau du don sans réserve].
Du Congrès de St. Petersbourg “Jour deux” 7/13/13, Cours N° 3
Question: Après le congrès, nous essayons constamment de conserver le niveau que nous avons atteint là malgré l’égoïsme supplémentaire que nous découvrons en nous maintenant. Comment l’état qui nous est révélé maintenant est lié au processus que nous traversons?
Réponse: Nous ne pouvons pas monter comme nous le voudrions puisque nous ne valorisons pas notre effort, qui est notre récompense. Maintenant, après le congrès, nous devons être heureux d’avoir perdu le goût de l’unité et que nous ne sentons aucune envie de nous connecter. Nos relations sont devenues ternes, insipides et sombres. Mais cela est réellement génial car maintenant nous pouvons essayer de combler le vide qui est révélé par nous-mêmes!
Nous devons voir cette opportunité comme un cadeau. C’est en effet un véritable cadeau du ciel. Nous voulions donner et nous avons maintenant un espace vide que nous pouvons remplir! Quand allons-nous ressentir un tel vide à nouveau?
L’état de l’unité dans le congrès nous a été donné comme un exemple, de sorte que maintenant nous soyons en mesure de faire la même chose par nous-mêmes. Dans le congrès, nous avons eu le « plus » de sorte que maintenant, quand le «moins» apparaît nous ferons la même chose. Le plus est l’exemple qui venait du Créateur. Maintenant, nous avons une chance de répéter Ses actions et d’atteindre le même résultat.
Le plus réside dans une ascension et le moins signifie une descente. Le Créateur nous a donné un exemple, il nous a révélé le sentiment, la forme, et maintenant vous devriez faire la même chose. Cependant, nous ne valorisons pas cet effort et ne nous sentons pas heureux pour cela, mais plutôt maudissons le Créateur et déplorons ce qu’il a fait avec nous. Nous négligeons la chance de devenir comme Lui.
C’est au cours d’une descente que nous pouvons provoquer et attirer sur nous la Lumière Environnante. Tout le problème est que nous devons le faire, mais nous ne le faisons pas.
De la 1ère partie du Cours quotidien de Kabbale du 25/07/13, Les écrits du Baal HaSoulam
Question : Quelle est l’efficacité des processus spirituels dans de petits groupes de deux ou trois personnes ?
Réponse : C’est le problème avec nos amis virtuels, avec nos amis individuels et d’autres. Nous avons beaucoup d’étudiants qui sont dispersés dans divers coins de leur pays : l’Australie, la Nouvelle-Zélande, la Chine, plusieurs pays européens, l’Amérique du Sud, et ainsi de suite. Par conséquent, ces congrès nous forment encore et nous connectent et nous donnent l’occasion de nous concentrer ensemble.
Mais l’absence d’un groupe physique reste un problème. Je ne peux pas imaginer la solution. Je ne sais qu’une chose, quand j’ai demandé au Rabash la permission de me rapprocher de lui, il m’a d’abord rejeté et il avait raison, il est nécessaire de vérifier si votre désir est réel. Et c’est seulement deux ans plus tard qu’il m’a permis de déménager.
Par conséquent, si un étudiant étudie sérieusement avec nous depuis un long moment, il a besoin de réfléchir sur la façon de déménager vers un endroit où il y a un groupe ou bien où il est possible d’en organiser un. Je ne vois pas d’autre issue.
Autant que possible, je pense à cela tout le temps et nous espérons qu’avec l’aide d’un système virtuel, il sera possible de connecter les gens et leur donner un sentiment d’unité, mais en attendant, un écran d’ordinateur les sépare. La personne se protège des autres à travers l’écran.
Alors quel est le problème ? Faire en sorte que les gens se connectent aux autres. Nous sommes dans un endroit où se « connecter aux autres » signifie s’asseoir ensemble, respirer ensemble, apprendre ensemble, haïr les amis, les aimer, et ainsi de suite.
Et la Lumière Supérieure nous donne toutes sortes de problèmes ici, intentionnellement en « provoquant des frictions » entre nous, nous frottant ensemble, pour enlever la membrane du cœur. Les cœurs se frottent ensemble afin de se déshabiller. Comment est-il possible de le faire lorsque vous vous trouvez dans une connexion virtuelle ? Je ne peux pas me le décrire. Personnellement, je serais heureux d’être avec tout le monde dans une connexion virtuelle : je « tape » quelques informations dans un e-mail et c’est tout, vous êtes déjà « amoureux » des amis.
Où pouvez-vous vraiment sentir l’hostilité jusqu’à la haine que ces amis dans le Zohar ont senti ! Vous pouvez immédiatement débrancher l’ordinateur ou vous protéger avec une sorte d’émoticône (smiley) et c’est tout ! Comment pourrait-il en être autrement ?
Je sens cela avec nous dans notre pays. Il y a des groupes qui maintiennent une distance courtoise. Il y a ceux qui sont plus proches, qui participent plus, veulent s’intégrer plus avec nous et veulent construire notre centre ensemble. Quand il y a des possibilités de travail, alors la participation de chacun est testée. L’idée n’est pas seulement la participation, c’est plutôt de travailler ensemble. C’est ce qui est essentiel. Par conséquent, vous devez comprendre qu’il est nécessaire de rassembler et d’organiser des groupes, et d’organiser de grands groupes avec des services, avec un institut pour la diffusion, avec des groupes d’enfants. En général, tout cela est impératif.
Ducongrès de St. Petersburg – « Jour Deux » du 13/07/13, Leçon n°3