Category Archives: Congrès

Le Créateur a-t-il besoin de se connaître Lui-même?

Dr. Michael LaitmanQuestion: Si “Il n’y a rien hormis Lui,” et le Créateur nous donne toutes les sensations, est-ce que cela signifie que l’être humain est un instrument que le Créateur utilise pour se connaître Lui-même ?

Réponse: Non. Le Créateur n’a pas besoin de se connaître Lui-même. Vous auriez aimé dire que le Créateur créa quelque chose de complètement opposé pour se connaître Soi même par son opposé.

Tout d’abord, pour celui qui peut le faire, il n’est pas nécessaire de se connaître. Si je crée quelque chose à l’opposé de moi, alors je sais déjà ce que c’est. Nous ne comprenons pas cela avec notre esprit, cela ne fonctionnera pas. Aucune philosophie ne fonctionne ici. Si nous parlons de la source première, cette source comprend tout. Tout ce qui vient de Lui existe en Lui, bien sûr.
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Du Congrès de Novosibirsk 8/12/8/12, Cours 3

Il n’y a aucun changement pour le Créateur

Dr. Michael LaitmanQuestion: Si par rapport au Créateur, nous sommes déjà dans le troisième état corrigé, alors qu’est-ce que cela signifie que nous devons donner du plaisir au Créateur?

Réponse: Nous ne sommes jamais sortis du troisième et de l’état premier par rapport au Créateur, il n’y a aucun changement. Tout ce qui a été créé par Lui a été créé à la fois et instantanément, et il n’est même pas question de temps. Nous commencerons à sentir cela bientôt.

Le Ari a écrit dans son poème: Voici, qu’avant les émanations ont émané et les créatures créées, la lumière supérieure simple avait rempli toute l’existence. Qu’est-ce que avant veut dire? Baal HaSoulam explique cela dans ses écrits.

L’état du temps est une relation de cause à effet. Mais nous ne comprenons pas cela non plus. Cause et effet sont toujours liés au temps pour nous.

L’image que nous atteignons dans la spiritualité est au-delà de nos limites de temps, d’espace et de mouvement. Nous les ressentons seulement à notre niveau le plus bas sur terre. Une fois que nous commençons à sentir le monde d’en haut, nous verrons qu’il n’y a ni temps, ni la mort, ni naissance, rien! Il y a seulement une ascension constante dans l’attribut de don.

Du Congrès de Novosibirsk 8/12/12, Cours 3

Le travail des femmes

Dr. Michael LaitmanQuestion : Peut-on discuter des problèmes qui surgissent entre les parties mâle et femelle du groupe dans un atelier mixte ?

Réponse : Je ne comprends pas, quels sont les problèmes qu’il peut y avoir entre les hommes et les femmes ? N’est-il pas clair pour nous que nous devons nous aider les uns les autres ? Se pourrait-il que les hommes aient des exigences scandaleuses ?

Question : Ils demandent notre soutien, dont ils affirment qu’ils ne le ressentent pas.

Réponse : Oh ! Ils ont raison à ce sujet. C’est le rôle le plus important du groupe des femmes, et sans lui, les hommes ne seraient pas en mesure d’avancer. Seules les femmes peuvent le faire avec la partie intérieure et spéciale de leur âme.

L’aide n’est pas d’aller dans toutes les directions, mais calmer les esprits, diriger et soutenir les hommes, tout comme une mère apaise un enfant. Cela signifie qu’elles doivent jouer le rôle d’une mère. Le groupe des hommes a besoin d’une mère qui permettra de l’équilibrer et de l’adoucir, ce qui signifie que les choses s’arrangeront. C’est le travail des femmes.

Du congrès de Novosibirsk du 07/12/12, Leçon n°1

La différence entre l’égoïsme spirituel et matériel

Dr. Michael LaitmanQuestion: L’ego général augmente au cours de l’étude de la sagesse de la Kabbale. Il s’avère que nous semblons accélérer la croissance de l’ego. Et tant que nous retardons le lien entre nous, l’humanité est en train de devenir de plus en plus égoïste.

Réponse: L’ego n’est pas transféré de nous à l’humanité. Il se développe certes fortement, mais il est en nous. Dans la mesure où vous aspirez et désirez intensément l’amour des amis, vous sentez que vous les détestez et que vous êtes rejeté par eux. Ceux qui n’aspirent pas à la spiritualité ne ressentent rien. Ils ont les urgences ordinaires, égoïstes, animales, corporelles, et rien de plus que cela.

Si je m’efforce davantage vers le « plus » avec les amis et atteint disons «plus un», je vais tout de suite sentir «moins un ». Mais si je suis au niveau zéro, le niveau initial corporel, je suis juste un animal. Cela signifie qu’il s’agit d’un ego ordinaire corporel.

L’ego spirituel est une question totalement différente, il apparaît uniquement dans le but de me pousser à une connexion encore plus forte avec les amis dans le groupe. D’abord tout semblait ok, très bien: «Nous allons relier les gars! ». Nous louons une place, tout le monde est en feu, tout le monde travaille. Tout à coup, nous sentons que nous ne pouvons même pas nous regarder l’un l’autre. Cela signifie qu’un niveau négatif spirituel a commencé, et c’est une bonne chose.

C’est maintenant le temps de se lever au-dessus, de grandir vers le niveau suivant « plus deux. » Et puis le niveau « moins deux » apparaît. Et ainsi, encore et encore. Sans ce zigzag, nous ne pourrions pas nous développer.

 

 

Pouvez-vous imaginer quel ego ont les gens qui s’élèvent, comme les étudiants de Rabbi Shimon qui ont écrit qu’ils étaient prêts à se faire brûler les uns les autres?

Lorsque vous arrivez à un tel niveau, ces attributs apparaissent en vous. Nous devons donc mettre en place un environnement. Vous ne serez pas en mesure d’atteindre ce niveau sans un groupe solide pour vous soutenir et vous orienter. Il vous «secoue» lorsque cela est nécessaire, afin que vous réveiller et de voir où vous en êtes, il vous oblige, vous et les autres, à exercer vos fonctions au sein du groupe, vous tire vers la diffusion, vous réveille la nuit, etc. Il est impossible d’avancer sans cela.

D’abord un petit ego apparaît dans le groupe. Mais si les amis ne le remarquent pas, s’il n’y a pas quelqu’un qui peut les aider, le groupe se disloque. Il y a beaucoup de ces groupes. J’en entends parler de temps en temps.

Donc, nous devrions être heureux que des sérieux signes de l’avancement spirituel apparaissent. C’est déjà l’égoïsme spirituel.

Du Congrès de Novosibirsk 7/12/12, Cours 1

Eduquer par la Lumière

Dr. Michael LaitmanQuestion: Vous avez dit que l’âme est l’altruisme, c’est à dire la qualité qui est disponible pour peu de personnes. Lorsque nous sommes engagés dans la correction et l’élévation du monde avec nous, partageons-nous avec le monde l’âme que nous avons gagné ou faisons-nous grandir l’âme du monde avec la Lumière de la correction qui descend vers nous?

Réponse: Nous ne créons rien de nouveau. Nous avons de très petits désirs, à niveau animal, des désirs égoïstes, et la Lumière avec laquelle on peut les manipuler si nous devenons comme elle. Nous attirons l’influence de la Lumière sur nous-mêmes, et la Lumière provoque encore plus de désirs égoïstes dans nos désirs égoïstes, que nous corrigeons chaque fois.

Supposons que le désir de recevoir est petit, comme un point, avec une capacité minimale égale à un. La Lumière, la qualité du Don sans réserve, existe en lui.

 

 

La lumière pénètre dans ce désir: La qualité du don insuffle ce point avec son désir de donner, avec la chaleur, l’amour, la compassion et la tendresse. Ce point se gonfle, et un immense désir émerge en elle. Et alors la puissance de Malkhout est égale à, disons, un millier. Pourquoi a t-il obtenu une telle puissance énorme du désir de recevoir? C’est parce que la Lumière l’a rempli de cette façon.

Nous disons qu’il y a Aviout (épaisseur du désir) dans la Lumière. Qu’est-ce que ça veut dire? Je vous ai offert un gâteau, vous ai donné des bonbons, vous ai remis un oreiller, et j’ai suggéré quelque chose de chaleureux pour vous. J’ai insufflé mon attitude en vous afin que vous commenciez à vouloir tout cela. Ma bonne attitude envers vous s’est transformée en un désir, et alors si vous ne l’obtenez pas de moi, vous commencez à souffrir. Ainsi, je cultive un désir en vous. C’est ce que la Lumière nous fait, ce qu’est semblable à ce que nous faisons avec un enfant gâté. Ainsi, elle nous construit pendant la descente de haut en bas.

Puis, lors de l’ascension de bas en haut, elle fait le contraire, mais presque la même chose. Elle affecte notre égoïsme, l’irrite, comme si elle l’écrasait. Sous l’influence de la Lumière, l’ego se gonfle et devient plus grand et plus gros. Ainsi, nous grandissons.

Les éléments égoïstes et altruistes se développent en parallèle, et à chaque état, dans tous les mondes, ils sont opposés et doivent se compléter les uns les autres jusqu’à ce que nous atteignions le niveau de l’infini.

La lumière fait tout, elle développe de plus en plus les désirs négatifs en nous. Lorsque vous commencez à étudier, vous avez des petits désirs. Et le lendemain, vous commencez à haïr les autres, et puis quelque chose d’autre, etc. Et c’est ainsi avec le Créateur: Aujourd’hui, vous avez peur de dire quoi que ce soit contre Lui, demain tu Le hais, et après-demain, vous allez crier sur Lui. Le temps viendra, vous allez grandir et comprendre qu’il en est ainsi.
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Du Congrès de Novosibirsk 7/12/12, Cours 2

L’art de travailler sur la ligne médiane

Dr. Michael LaitmanQuestion:. Qu’est-ce que le travail dans la ligne médiane et comment puis-je la sentir ?

Réponse: La ligne médiane n’existe pas en réalité. Après tout, il ya deux forces actives dans la nature: la force du don (en rouge) et la force de réception (en noir). Une personne n’est aucune des deux. Les deux forces émanent de l’En-Haut. Il y a la force du don qui crée la force de réception qui est à l’opposé de celle-ci. Ces deux forces, disons plus et moins, existent dans la nature et tout découle d’elles: le minéral, le végétal, et l’animal. L’homme est bien sûr une «création spirituelle » et existe dans la comparaison, dans la connexion de ces deux paramètres à l’intérieur de lui.

Le Massakh (écran) est le plus, et l’ego est le moins. Les relier à l’intérieur de lui correctement est au dessus de son ego, et en suivant la foi au-dessus de la raison, un homme stabilise la ligne médiane. C’est là tout l’art. Cela signifie que, d’une part, je veux me rapprocher des amis, malgré mon ego, car nous découvrons le monde spirituel seulement dans la connexion entre nous (la partie jaune sur le dessin). Et notre ego (les cercles noirs sur le dessin) demeure et se développe encore plus.

Les Sefirot et les mondes apparaissent parmi nous, où tout est révélé. Le monde d’en haut est extérieur à nous, extérieur à notre ego et au-dessus de lui, au-dessus de la connexion entre nous. Par conséquent, toute la sagesse de la Kabbale est basée sur le principe de «Aime ton prochain comme toi même. » Pourquoi? Parce que quand vous travaillez sur ça, que vous sortez de vous même, et construisez une sorte de capteur sous la forme externe, vous commencez à sentir toute la force de remplissage supérieur. Vous pouvez l’appeler le Créateur ou la force supérieure, comme vous voudrez.

Ceci est notre travail, et il s’accomplit dans la ligne médiane.

Du congrès de Novosibirsk du 7/12/12 cours n1

Spiritualité et cordialité

Dr. Michael LaitmanQuestion: Quelle est la différence entre la spiritualité et la chaleur humaine? Il y a des gens chaleureux qui sont très agréables et il y a des gens spirituels qui peuvent être très désagréables. Quelle est la différence entre eux?

Réponse: Nous appelons les gens chaleureux « des bonnes âmes » dans la vie quotidienne, des gens sympathiques, qui sont prêts à apporter un soutien rapide aux autres. Cette personne vous comprend, est sympathique et ressent de la compassion et de l’empathie, vous aide, etc.

Une personne spirituelle, c’est quelqu’un qui travaille dur sur lui-même, «se cassant les dents», se bat à rude épreuve pour développer quelque chose qui est totalement différent d’une personne dans notre monde, le don, qui n’existe pas dans notre monde. Et cet attribut se développe par des efforts énormes, de l’intention, une grande et immense concentration de l’effort, l’attention et de travail constant et une très forte maîtrise de soi.

Quand une personne atteint cet état, elle a une attitude particulière envers les autres qui ne semble pas nécessairement chaleureuse, gentille, aimante, ou gentille avec nous, parce qu’elle pense sur la façon de nous transformer en êtres spirituels, ce qui signifie les gens qui ont une âme. Ceci implique des efforts sérieux par une personne contre elle-même, sous la pression, avec beaucoup de travail. Donc, les gens ne sont pas forcément plaisants ou agréables. Leur mission les oblige à avoir un rapport avec nous, les petites gens faibles, volontairement et d’une manière orientée vers un but.

Je l’ai vécu moi-même. Mon maître, le Rabash, me regarda comme l’argile à partir de laquelle il devait sculpter et il a évalué la mesure dans laquelle cette argile résisterait, mais se laisserait mouler. C’est ce que je ressentais alors. D’une part, il s’agit d’un grand amour, une participation intérieure et de la compréhension, mais en réalité, les manifestations extérieures sont encore très spéciales. Une personne qui peut vraiment les apprécier est une personne qui comprend le but devant elle, les attributs de l’étudiant et le travail de l’enseignant.

Du Congrès de Novosibirsk 7/12/12, Cours 2

La distance n’a pas d’importance

Dr. Michael LaitmanQuestion: Qu’est-ce qu’un groupe? Sont-ce des corps physiques, ou mon attitude intérieure?

Réponse: Il est préférable que je les vois comme des corps physiques. Il est désirable que je les perçoive avec mes cinq sens.

Quand nous entrons le niveau suivant, et sommes à un niveau conscient et réel de connexion mutuelle,la distance sera dénuée de sens . Cela veut dire que nous aurons atteint le niveau dont les physiciens parlent, comme existant au délà du temps et de l’espace, où certaines forces et mondes opèrent. Et cela est réellement comme ça. Les scientifiques approchent leur barrière et admettent : « Oui, il est possible qu’il y ait quelque chose au délà de cette barrière, mais quoi ? Nous ne savons pas. Là les sensations disparaissent et il devient impossible d’étudier les choses. »

Dans notre cas, toutefois, cela n’arrive pas. Si nous entrons la même zone, la distance et les sensations n’ont plus d’importance pour nous. Je n’ai pas besoin de voir une personne, je sens la forme de cette personne, son don sans réserves, et comment je suis connecté à elle dans le don mutuel. Elle peut être plus, et je peux être moins (cela ne fait aucune différence), mais nous sommes déjà sur un niveau de connexion différent entre nous.

Alors les distances n’ont plus d’importance pour moi et je ne sens même pas si c’est un homme ou une femme, un adulte ou un enfant; cela n’a pas d’importance si nous sommes connectés de cette façon. Je sens les générations précédentes des kabbalistes, qui sont dans ce système, qui se sont développés et qui sont restés dans lui. J’ai déjà une perception différente, une autre paire de lunettes.
Du Congrès de Novosibirsk 7/12/12, Cours 1

 

Joignons nos mains les amis, pour ne pas se perdre un par un

congrès, groupeQuestion : Pourquoi le désir, le feu dans le cœur, qui a été ressentis plus tôt, disparaît ? Comment pouvons-nous soutenir ce désir ? Comment pouvons-nous nous maintenir dans le désir de révéler la force supérieure, en tenant compte du fait que nous ne la ressentons pas?

Réponse : Le Créateur nous donne notre aspiration primaire pour L’atteindre, nous poussant en avant avec toutes sortes d’ennuis dans cette vie, un sentiment de vide, et nous tirant dans l’espoir de révéler la vérité, le sens. Mais nous devons aller plus loin par nous-mêmes. Cette poussée initiale de l’arrière et la traction vers l’avant sont temporaires : ne vous attendez pas à ce qu’ils vous propulsent vers l’avant tout le temps.

Vous devez cultiver cette poussée vers l’avant vous-même, et cela ne peut venir que de l’environnement. Vous devez construire votre groupe, votre environnement, de sorte qu’il vous motive, vous tire vers l’avant, vous taquine, de sorte que vous voyiez des amis qui réussissent et s’efforcent à aller de l’avant plus que vous, afin que vous deveniez jaloux, que vous les enviiez, afin qu’ils vous donnent l’importance de l’objectif, et que vous sentiez un appui en ça de leur part.

Afin d’être impressionné par eux, vous devez vous annuler. Si vous les considérez encore plus, alors même un petit effort vers le but que vous voyez en eux semble très grand pour vous.

C’est la base de tous les articles du Rabash au sujet du groupe. Le Créateur nous donne seulement l’impulsion initiale et rien de plus : la force négative de l’arrière et une petite force entraînant vers l’avant, et seulement pour un certain temps. Et puis Il commence à nous donner de plus en plus d’égoïsme, la force qui entrave, de sorte que nous développions notre propre attraction vers Lui sur cette force faisant obstacle. Vous pouvez l’obtenir seulement de l’environnement. C’est pourquoi le libre arbitre ne se trouve que dans la création d’un environnement approprié pour nous.

Donc, si nous faisons cela sérieusement, nous allons certainement atteindre le but, mais c’est la chose la plus importante, c’est une garantie de notre progrès. Ainsi, je suis très heureux de notre unité au congrès de Sibérie où nous allons essayer de nous unir pour y ressentir notre prochain état, sur-le-champ. Il est devant nous : c’est notre prochaine étape. Faisons-le ensemble, et il nous apportera le succès. « Joignons nos mains, amis, de sorte de ne pas se perdre un par un. »

D’une leçon virtuelle du 02/12/12

Lorsque les mots ne viennent pas

Dr. Michael LaitmanQuestion: Vous avez dit que lors de la soirée de l’unité à Jérusalem que vous n’avez tout simplement pas les mots et la force de parler parce que vous ne sentiez pas un désir venant du groupe. Qu’est ce qui est exigé de nous, ici et maintenant? Comment pouvons-nous former un tel désir et vous le procurer afin que vous ayez les mots nécessaires pour partager avec nous?

Réponse: C’était vraiment une révélation très intéressante et émouvante pour moi. J’ai l’habitude de ne jamais avoir de mal à parler parce que je vis dans ce que je dis. Et généralement, comme quelqu’un parle de sa famille ou d’un travail intéressant, je parle de ce qui est le plus important pour moi à l’infini et en combinaison avec tout. Mais j’ai soudain découvert que j’étais incapable de parler. Et cela est arrivé même avant l’événement, pour quelques-uns avant le fait que je ne pouvais tout simplement pas comprendre ce qui se passait pour moi.

A Jérusalem, il y avait une rencontre sérieuse avec un large public. Environ un tiers de celui-ci, 1000 personnes sur 3000, étaient des gens qui venaient juste parce qu’ils avaient été invités. Ils n’étaient pas nos étudiants, nos amis. Et je voulais vraiment bien parler dans ma présentation. Parce qu’avec mes élèves, ceux qui aspirent à connaître et sont impliqués, je suis en contact.

Ils marchent à côté de moi: les montées, les descentes, le meilleur, et le pire, tous ensembles, nous faisons l’expérience du chemin. Mais dans ce cas, avec tant de nouvelles personnes participantes, je voulais leur montrer ce que nous faisons, ce que nous offrions … et je n’ai pas eu la force de parler, je n’arrêtais pas de regarder l’horloge: une minute, deux minutes s’étaient écoulées. Et je voulais essayer de parler pendant au moins une demi-heure, je ne savais pas quoi faire avec moi-même. Et puis cela est devenu clair pour moi: je n’étais pas assez bien préparé pour parler avec ces gens. Cela devait avoir lieu à un niveau totalement différent, au niveau de l’unité avec le groupe.

Normalement, je parle en mon nom propre. Je veux dire que les élèves me donnent leur appui et je les sens, je sens notre union commune et collective, mais je parle encore de moi-même. Ici, ce n’était pas le cas. Ici, j’ai eu besoin de la volonté du groupe de sorte que pendant ces minutes quand je suis sur scène, les amis ressentent vraiment comme s’ils étaient juste à côté de moi, complètement. C’est le désir que je ressentais, ce besoin.

En d’autres termes, le support doit être non seulement de la sympathie, mais dans l’aide mutuelle: « L’ami vient et nous le soutenons. » Non, je suis là avec lui! Je suis avec lui maintenant en même temps! Je n’avais jamais ressenti un tel besoin d’unité.

J’absorber l’énergie de mes élèves afin de leur fournir ce qu’ils veulent. Je sens leur désir, toutes sortes de nuances, les fluctuations de l’humeur, et de manière générale, les différents états spirituels. Et même si ce n’est pas la faute des amis car je ne les avais pas préparé à cela, mais à ce moment-là tout ce que je voulais, c’était pour eux d’être «à l’intérieur de moi» consciemment de leur part. C’est ce dont je manquais.

En vérité, nous avons atteint un degré inédit où nous devons tout faire ensemble. Il n’y a plus de «moi» et de «vous» ; ensemble, nous travaillons sur la création d’une puissance de nos désirs unifiés, nos aspirations à travers la révélation du monde, afin que nous ressentions la véritable force dans cette unité. Si je dis quelque chose, tu es avec moi, et si tu l’entends, je suis avec toi.

C’est le genre d’inclusion mutuelle dont nous avons besoin, et c’est ce que nous avons appris il y a deux jours à Jérusalem: Notre connexion est de plus en commune. Et je suis très heureux de cela! Cela signifie que beaucoup de mes étudiants s’élèvent de plus en plus près vers mon niveau et nous sommes maintenant en mesure de communiquer les uns avec les autres à ce degré.

J’espère que nous allons continuer à interagir de cette façon avec l’autre et davantage, représentant un tout indissociable. Il n’y a pas de professeur, de conférencier, ou les élèves qui écoutent, il y a plutôt une chose en commun, le désir complet qui veut révéler le but de la vie! Je pense que nous pouvons le faire.

Du congrès de Novosibirsk le 07/12/12, Leçon 1