Category Archives: Cours quotidien de Kabbale

Où est ma richesse spirituelle ?

laitman_528_04Question : Dans le monde physique une personne riche possède une grande fortune. Qu’est-ce que je reçois de la spiritualité, des amis ?

Réponse : Votre richesse spirituelle se détermine en fonction de combien vous pouvez remplir les autres. C’est ce que l’on appelle « acheter » des amis.

Votre achat reste en dehors de vous. Mais vous allez aussi en dehors de vous-même. Votre désir de leur donner sans réserve est appelé votre Kli spirituel. Et ce que vous attirez à travers ce Kli, en remplissant les amis, s’appelle la Lumière. Vous vous mouvez entièrement à l’extérieur. Et cela s’appelle votre acquisition spirituelle. Le Kli spirituel ne se trouve pas à l’intérieur de vous.

De la 4ème partie du cours quotidien de Kabbale du 25/03/14, Écrits du Baal HaSoulam

La nuit de la mariée

Dr. Michael LaitmanLe Livre du Zohar, « La Nuit de la Mariée » : Tous les jours de l’exil sont appelés la nuit, car c’est lorsque le visage du Créateur est caché d’Israël, tandis que les forces impures règnent et séparent Ses fidèles serviteurs de Lui. Pourtant, c’est le moment où la mariée s’unit à son mari…

L’union entre la mariée et son mari (Le Zohar utilise le mot « mari » au lieu de « époux ») se produit grâce à la Torah et aux Mitsvot (Commandements) des justes, désignés comme « ceux qui gardent la Torah… »

Le point dans le cœur, l’éveil spirituel durant le long exil (qui signifie durant six mille années), ne grandit que par l’obscurité, par la sensation de l’exil. Nous devons transformer cette obscurité en Lumière à chaque fois jusqu’à ce que, après les six jours d’action, nous atteignions le septième jour du septième millénaire, un état de Lumière totale.

Par conséquent, tout notre travail est d’accepter l’état de ténèbres, de nuit, et de le transformer en jour. Nous déterminons que l’état, la sensation que nous avons reçue, est le jour et non la nuit.

Il semble que ce soit l’obscurité à l’égard de notre ego, en ce qui concerne le désir de jouir, et à l’égard de notre désir de donner sans réserve, cela semble être une opportunité et la Lumière.

De la 3ème partie du cours quotidien de Kabbale du 21/05/14, Le Zohar

Le banquet d’un kabbaliste

Laitman_506_2Maïmonide, un grand Kkabbaliste du 12ème siècle, philosophe, médecin et astronome, a dédié un bon nombre d’articles médicaux sur les repas et la nécessité pour la nourriture. En particulier, il a écrit : « La nourriture doit être mâchée soigneusement pour recevoir du plaisir », sinon la nourriture sera nocive, « et remercions le Seigneur pour cela ».

Dans le monde spirituel, la nourriture est la Lumière Supérieure que nous devons recevoir dans le but de donner sans réserve, ce qui signifie pour le plaisir et non pas parce que nous voulons nous rassasier, et nous n’avons pas d’autre choix.

Il est dit (même parmi ceux qui n’étaient pas des kabbalistes) que pour mâcher la nourriture, il est nécessaire de mâcher 72 (Ayin-Bet) fois avec les dents. Du point de vue spirituel, les dents mâchent Ohr Hokhma, divisant le désir en une multitude de fragments, de sorte qu’il soit possible de les mélanger avec Ohr Hassadim. Et dans le monde physique, cela s’exprime dans le mélange de la nourriture avec de la salive lorsque l’on mâche.

Il est nécessaire de manger tranquillement entre amis ou en famille (il est souhaitable de ne pas manger seul), de sorte qu’à chaque instant nous éprouvions de la gratitude.

Cela se déroulait ainsi avec mon professeur le Rabash : le repas se passait dans un silence total, personne ne disait un mot. Nous étions même très prudent avec nos mouvements afin de ne pas déranger les autres qui restaient dans leurs pensées intérieures.

En général, avec notre éducation actuelle, nous sommes habitués à parler lors d’un repas. Les gens se rassemblent dans un café ou dans un restaurant pour discuter entre eux, pour se connecter et ainsi de suite. Et là, tout est complètement différent ; tout se fait en silence, travaillant à l’intérieur de vous-même mais par rapport aux autres. Ainsi Maïmonide écrit qu’il est « nécessaire de manger dans le calme entre amis ou en famille, et d’éprouver de la gratitude à chaque instant ».

J’espère que nous finirons par arriver à avoir des repas de ce genre.

Du cours quotidien de Kabbale du 17/04/14, Questions et Réponses avec le Dr Laitman

Les particules les plus proches de l’immense âme

Dr. Michael LaitmanQuestion : Qu’est-ce qui est préférable : développer chaque ami individuellement ou amplifier l’image du groupe idéal ?

Réponse : Il est également nécessaire de développer chaque ami. Mais si vous avez un grand groupe, cela pourrait être compliqué parce que vous en connaissez certains et d’autres non. Cela n’est pas important. Leur participation dans le travail commun général témoigne déjà que vous les acceptez comme les personnes les plus proches de vous.

Imaginez que chaque personne assise ici, les hommes et les femmes ensemble, sont les particules les plus proches à l’intérieur de l’immense âme collective ; ainsi nous nous sommes rassemblés comme ceci. Je suis du niveau précédent, vous êtes du niveau suivant, mais nous tous sommes connectés. Imaginez toutes les générations et incarnations, une âme immense, des milliards de milliards de particules.

Après tout, chacun de nous est en train de changer rapidement à chaque seconde. Et à chaque fois l’on est une nouvelle personne avec une nouvelle âme. Le corps reste le même, alors qu’à l’intérieur de nous, nous passons par des états beaucoup plus rapide qu’un électron en orbite autour d’un atome. Chaque état est nouveau.

De tous les états, de toutes les âmes, les milliards de particules qu’il y a dans toutes les générations, nous sommes ensemble, les plus proches. C’est ce que nous devons penser au sujet du groupe et c’est la manière de se comporter avec les amis.

Du cours quotidien de Kabbale du 17/04/14, Questions et Réponses avec le Dr Laitman

Rechargé par le groupe

Dr. Michael LaitmanQuestion : Quand nous venons en Israël pour les congrès et les fêtes, nous ressentons une connexion unique et le bonheur. Et quand nous rentrons chez nous, tout devient exactement le contraire. Pourquoi cela arrive-t-il ?

Réponse : Quand je vais à l’étranger, je ne suis pas touché par le changement de lieu et de société. Je peux profiter du paysage, mais je suis constamment à l’intérieur de moi-même. Mon micro-climat personnel ne change pas.

Mais votre problème est que lorsque vous allez quelque part, vous vous immergez dans l’atmosphère locale et tombez sous une forte influence de l’extérieur qui vous fait sortir de la route.

Il est nécessaire d’être moins rattrapé par l’influence de la société environnante. Supposons que quelqu’un autour de vous soit en train de tourner, courir, faire quelque chose pendant que vous avez besoin de rester à un niveau supérieur et de vivre intérieurement des pensées et des attentes complètement différentes. Vous devez apprendre à le faire.

Si vous voulez atteindre cela aussi vite que possible, alors vous devez être rechargé par le groupe, et quand vous quittez la leçon du matin, vous devez avoir peur de perdre cette chaleur, ce sentiment de groupe qui apparaît en vous à la suite de la leçon. Après tout, nos classes n’ont besoin que d’inviter la Lumière Supérieure sur le désir de se connecter.

L’aspiration à l’unité passe avant tout. Après cela, la Lumière doit arriver selon votre prière. Et ensuite, dans la connexion entre vous, nous commençons à ressentir le Créateur. Vous devez être tout le temps dans ce travail.

Mais si vous tombez sous l’influence du champ égoïste externe, cela signifie que vous n’avez pas avancé. Tout au long de la journée, vous devez retourner à la nécessité de ressentir le centre du groupe plusieurs fois au moins.

Du cours quotidien de Kabbale du 17/04/14, Questions et Réponses avec le Dr Laitman

La participation de tous est requise

Dr. Michael LaitmanLe Baal HaSoulam, « Matan Torah » (Le Don de la Torah), point 17 : Avec tout ce qui a été discuté dans les points précédents, nous pouvons comprendre une des phrases les plus déroutantes de nos sages qui est que l’ensemble d’Israël est responsable pour chacun de ses membres. Ceci peut paraître complètement injustifié… Mais suivant ce qui vient d’être dit par nos sages, nous pouvons comprendre leurs paroles assez simplement, parce que nous avons montré que chacun des 613 commandements (Mitsvot) gravite autour du seul commandement « Aime ton prochain comme toi-même ». Et nous voyons qu’une telle situation ne peut seulement exister que dans une nation où chacun des membres est prêt à cela.

Nous n’aurons vraiment rien à attendre ni aucun espoir de pouvoir atteindre une telle intensité de connexion que l’on appelle l’amour des autres à partir de notre état égoïste, même si nous avons un groupe et que nous étudions, à moins que nous travaillions dans une dimension appelée la nation entière.

Il doit y avoir une intégration de très nombreux désirs connectés ici où chacun découvre son caractère unique, et ensuite, dans la mesure de l’intégration mutuelle complète entre eux, il sera possible d’atteindre un désir si puissant qui attirera la Lumière qui ramène vers le bien, en leur apportant la qualité de l’amour.

Les fils de Jacob étaient incapables de parvenir à cet amour, cette intensité du désir, tant qu’ils étaient enfermés à l’intérieur de leur famille, et il y avait même de la haine entre les frères, qui témoigne de l’intensité du désir nécessaire pour la correction. C’est parce que chacun avait une mère différente, sa propre part dans la maison de son père, et son propre caractère.

Cependant, même cela n’était pas assez pour leur connexion, au-delà de se rejeter l’un l’autre, ce qui leur aurait donné un remplissage appelé l’amour. Seulement lorsque le grand ego appelé Pharaon leur a été ajouté et après avoir traversé 400 ans de l’exil égyptien et découvert tous les niveaux de l’ego, l’intensité de la séparation était suffisante pour eux afin d’être appelé une nation à la place d’un groupe.

L’idée ici n’est pas la quantité, mais ne traite que de qualité. Par conséquent, après avoir reçu l’ego supplémentaire, une densité supplémentaire, ils ont commencé à s’appeler une nation et méritaient de recevoir un moyen de faire une correction qui est devenue impérative pour eux. C’est parce qu’ils ne pouvaient plus rien corriger eux-mêmes comme des frères qui se sentaient membres d’une seule famille avant leur entrée en Égypte.

Avec l’exode d’Égypte et l’alourdissement du cœur, après avoir pris tous les récipients de Pharaon, ils avaient déjà commencé à exiger la Torah.

De la 5ème partie du cours quotidien de Kabbale du 27/05/14, Écrits du Baal HaSoulam

Marche/Arrêt, Marche/Arrêt

laitman_238_02La spiritualité fonctionne numériquement (discrètement), avec des boîtes individuelles, des lecteurs (impulsions) : marche/arrêt, marche/arrêt. Il ne peut pas en être autrement si nous devons prendre des décisions.

Le système lui-même est intégral, analogique ; le début et la fin sont toujours égaux : tout se trouve au repos et en équilibre, et la Lumière de l’Infini remplit tout.

Mais si nous parlons de moi après la brisure et le processus de correction, alors je découpe couche après couche dans le désir de travailler avec eux. De ce fait, mon avancement est numérique, dans des boîtes, dans des actions et des pièces discrètes, comme il est dit (Baba Batra 9b) : « Centime après centime s’accumulent en une grande somme. » Mais le compte final est rond et analogique.

Ainsi, le calcul est intégral, nous créons une connexion de zéro jusqu’à 600 000 âmes, mais à la fin une somme intégrale émerge de zéro à 600 000, égale à Ein Sof. Grâce à l’intégration mutuelle, nous atteignons un état où la somme des observations isolées devient infinie grâce à la participation du « cœur de pierre » qui complète toutes les corrections dans un cercle.

Nous sommes seulement prêts à faire des corrections définies et limitées et nous n’atteignons jamais l’Infini, ne percevons jamais ce qu’est l’Infini. Mais à la fin, une Lumière unique se découvre, « Zivoug de Aka’a Rav Pa’alim ouMekabtziel » (Samuel II 23:20) : « Les larmes qui tombent dans la grande mer » et de cette façon nous complétons toutes les parties de Malkhout qui manquaient pour un cercle complet.

De la 4ème partie du cours quotidien de Kabbale du 19/05/14, Écrits du Baal HaSoulam

Sur un petit radeau

Laitman_716_01Question : Si chaque personne qui nous quitte fait un trou dans notre connexion, notre bateau n’est-il pas plein de trous ?

Réponse : Non, ces gens n’ont pas participé à la connexion et n’ont pas eu l’intention d’être intégré à l’intérieur de celle-ci. De ce fait, nous les rejetons loin de nous ; il suffit de les jeter à la mer, dans notre mer égoïste collective appelée Malkhout.

Question : Qui est dans ce bateau ?

Réponse : Sur le bateau se trouvent ceux qui veulent être sur le navire. Le navire est le Massakh (écran) qui nous connecte, qui nous réunit tous ensemble. Ce navire est le commencement du Kli, la première condition de notre présence sur le navire afin de ne pas se noyer dans la grande mer de nos forces impures (Sitra Akhra).

Dans le bateau se trouvent les « points dans le cœur », et en dessous se trouve la grande mer de notre ego. Et le navire est utilisé comme un Massakh protecteur, comme un radeau sur lequel nous nous unissons avec nos points dans le cœur et qui ne coule pas. Et autour de nous, les vagues déferlantes de la tempête de mer de la Sitra Akhra font rage.

De la 5ème partie du cours quotidien de Kabbale du 02/06/14, Écrits du Baal HaSoulam

Protège mon âme

laitman_562_02Psaumes 86: 1 à 86: 2: Une prière de David. O Seigneur, incline ton oreille; répondez-moi car je suis pauvre et malheureux.

Protège mon âme, car je suis un homme pieux; Prète secours toi Mon Dieu à ton serviteur-Vous, qui met sa confiance en toi.

Un pieux (Hassid) est celui qui demande une chose: ne pas être séparé du Créateur. Donc, toutes les chansons de Psaumes, toutes les demandes et les prières ne parlent que de ne-pas perdre la confiance, que le Créateur est la seule force qui gère et soutient une personne et tout ce qui se trouve en elle, mais qui lui est dépeinte en tant que monde extérieur et change la réalité qui  sont des incarnations en face de lui et en lui.

Tout cela provient d’une puissance plus élevée, et la personne veut adhérer de façon permanente à ce fait jusqu’à ce qu’elle découvre cela avec toute sa force, atteignant ainsi l’adhésion constante au Créateur dans tous les désirs et les pensées, le cœur et l’esprit. Elle devient un Hassid qui veut adhérer à la direction au-dessus toutes les perturbations et les problèmes. Alors, elle éveille les obstacles en elle-même pour faire apparaitre toutes ses capacités et être en adhésion au Créateur.

La personne demande une seule chose: de l’aide pour de ne pas être séparée de la pensée que «Il n’y a rien hormis Lui» et la reconnaissance qu’elle ne doit que s’engager avec la force supérieure. Non pas parce qu’elle se préoccupe d’elle-même et veut se sentir mieux, mais parce que grâce à cela, elle veut faire plaisir au Créateur.
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De la préparation à la cours quotidien de Kabbale 15/05/14

Une zone qui est protégée de l’ego

laitman_933Question : Il est dit que « le désir est dans le cœur des enfants d’Israël à tout moment, et s’ils l’avaient vraiment demandé, ils auraient été récompensés de la présence de la Divinité ». Qu’est-ce que cela signifie : « S’ils l’avaient vraiment demandé » ?

Réponse : Un désir intense signifie que nous voulons seulement une certaine chose et rien d’autre : être uniquement incorporé l’un dans l’autre et dans tout le monde de sorte qu’il n’y aura pas d’espace dans la connexion entre nous, et en fait un vide spirituel se forme. Nous avons une grande passion, que seul le Créateur soit en mesure d’apparaître dans cet espace vide.

Un tel endroit se révèle parmi nous, qui n’appartient à aucun de nous et en même temps appartient à tout le monde. Il n’y a rien de notre ego ici. Nous découvrons une dimension supérieure dans la connexion entre nous.

Notre ego est à l’extérieur et nous nous réunissons à l’intérieur de telle sorte que dans le centre, il y ait un espace vide qui n’existait pas auparavant. Il n’y a pas de telle chose comme un espace vide, mais ici, cela se créé et nous ressentons qu’il n’y a rien, pas même le Créateur.

Nous avons créé une telle zone en écartant notre ego, et notre passion d’être incorporé l’un dans l’autre est connectée dans une intention pure, dans notre réticence à considérer l’ego. Par conséquent, cet endroit devient vide et appartient déjà à une autre dimension.

L’espace dans lequel nous sommes appartient au niveau animal et la zone vide est le lieu de la formation de l’homme. C’est là où le Créateur se révèle : les dix premières Sefirot, qui sont nous, ceux qui sont inclus à cette union.

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale du 03/06/14, Shamati n°66