Category Archives: Cours quotidien de Kabbale

Un séminaire avec le Créateur

Dr. Michael LaitmanQuestion: Au cours des séminaires dans le groupe, certaines personnes parlent plus et d’autres moins, certaines sont plus expressives et d’autres moins. Quelle est la bonne façon de se comporter à ce sujet?

Réponse: Quand je suis assis dans un cercle avec d’autres personnes, je dois voir chacune d’entre elles comme une marionnette à travers laquelle le Créateur parle. Ce n’est pas une personne, mais la manière dont le Créateur Lui-même se présente à moi sous des formes diverses. Peu importe si les choses qu’elles disent sont stupides, ce n’est pas grave pour moi, je m’incline devant elles. Peu importe la façon dont elles peuvent sembler soudain désagréables pour moi, combien répugnantes et sans attrait, il faut que je contrebalance ceci en comprenant qu’Il réveille en moi cette vue des choses, cette antipathie. Et c’est le lieu du travail.

Il est écrit sur le grand sage Rabbi Yossi Ben Kisma qu’il avait un groupe d’étudiants qui étaient débutants, stupides et sans mérites, mais il s’est placé encore plus bas par rapport à eux, puis ils ont soudainement devenu grands à ses yeux et il était en mesure de recevoir toute l’atteinte venant du Créateur, à travers eux.

Personne n’est supérieur ou inférieur; tout cela existe en fonction de notre évaluation. Par conséquent, je peux m’asseoir avec un groupe qui est venu «de la rue » – ce n’est pas grave. Tout dépend de comment je me positionne par rapport à eux. 

De la leçon en Amérique du 10/05/12, Shamati

Pas de transgression, pas de commandement

Dr. Michael LaitmanDans les Mitsvot et les transgressions, seule l’intention est ce qui donne sans réserve à notre système général, sur la révélation de la Lumière supérieure, sur la capacité à ressembler au Créateur. Bien sûr, cela inclut aussi les relations simples du monde corporel en relation à d’autres, le monde, l’humanité, la nature et l’écologie, à partir de votre attitude incluant l’ensemble de vos sentiments. Mais les Mitsvot et les transgressions existent seulement par rapport à la connexion et à la ressemblance ou le manque de ressemblance au Créateur.

Il en est ainsi à chaque niveau, minéral, végétal, et animal, tandis que le dernier niveau, celui parlant, est celui qui exécute toutes les transgressions. Si le désir de recevoir au niveau parlant, à partir de ce niveau qui va se connecter au Créateur, Lui ressembler, fait quelque chose qui s’oppose à la connexion, alors cela s’appelle une transgression.

«Israël» qui aspire au Créateur, est celui qui fait les transgressions, tandis que les «nations du monde » ne font pas de transgressions. Avec elles, il existe seulement sept Mitsvot des fils de Noé. L’homme qui, pendant ce temps n’entre pas sur le chemin de l’ascension directe vers Créateur, qui est appelé, «Israël» (droit à Dieu), a également besoin de se lier aux autres: pour maintenir la nature, son équilibre et l’écologie, pour avoir des tribunaux, pour pourvoir à la justice au niveau de l’humanité, de ne pas manger de la viande d’un animal encore vivant, etc.

Mais les Mitsvot spirituelles et transgressions n’appartiennent qu’à l’échelle des niveaux spirituels, aux lignes droite et gauche. Mais sans aucun sentiment ni aucune transgression, vous ne serez pas en mesure de découvrir votre mauvais penchant et vous ne se sentirez pas votre besoin pour la Lumière que corrige. Ainsi vous arrivez à la ligne médiane.

Ainsi, il est dit: «Il n’y a pas juste sur terre qui n’ait pas péché. » Nous avons besoin de découvrir toutes les transgressions de notre ego, car sans cela nous n’aurions pas besoin de correction. S’il est écrit que «le juste est aussi rempli de Mitsvot qu’une grenade, » cela signifie qu’au début, il a découvert en lui ce même nombre de transgressions.
De la 3e partie du cours quotidien de Kabbale 02/04/12, L’étude des dix Sefirot

Les niveaux de l’ascension

Dr. Michael LaitmanPeu importe quels sont les obstacles que nous rencontrons sur le chemin, le désespoir, l’impuissance, des opinions différentes, des pensées et de mauvais sentiments égoïstes, la haine, des désagréments, l’indifférence, tout cela s’accumule progressivement et crée un immense désir que l’on appelle le sentiment de   » l’exil en Egypte. « Ce n’est que par la découverte de sa pleine mesure, que nous serons capables d’imaginer la rédemption de ses ténébreuses profondeurs.

Ainsi la pensée de la rédemption s’ajoute au sentiment de l’exil et nous conduit à la liberté. L’obscurité que nous ressentons face à Pharaon et l’évasion de cette obscurité, sont toutes des clarifications importantes au sein de la Lumière qui se révèle à une personne travaillant dans le but de sortir de l’exil.

La Lumière lui fait sentir une obscurité de plus en plus grande et une peur de l’endroit où elle se trouve, la peur de ses propres attributs. Le principal ici est de ne pas nous torturer et de ne pas lâcher, mais de comprendre que nous devons passer par la sensation complète et détaillée de l’exil. Après tout, c’est la révélation de la nature de la création, sur lequel il est écrit : «J’ai créé le mauvais penchant. » Maintenant, notre travail se limite à demander la Lumière qui corrige.

Lorsque toute cette situation est clairement comprise dans la perception d’une personne, elle comprend alors que les changements ne se produisent pas sur le plan physique, mais au niveau des attributs qui révèlent la relation entre eux. Il s’agit d’un système général et toutes ses parties sont reliées entre elles dans une interdépendance totale. C’est ainsi que toute la création fut créée.

Mais puisque cette connexion vient d’En haut, seule la Lumière la plus légère se révèle en elle, la lumière de Néfesh, puis le pouvoir de répulsion et de haine, l’ego, se révèle parmi toutes les parties séparées et se développe progressivement. C’est déjà la création réelle qui fut créée en dehors de l’état précédent parfait. L’être créé fut brisé et maintenant nous devons travailler afin de le rassembler.

Rien ne change dans le monde corporel. Nous devons imaginer un tableau dans lequel les attributs internes des éléments changent, les relations, qui sont totalement détachées des formes corporelles du temps, du mouvement et de l’espace. Ceci est très utile.

Vous devez comprendre qu’une personne n’a aucun lien avec la Lumière, dans laquelle elle se trouve, si elle n’aspire pas à se connecter aux autres. Ce n’est que si elle fait l’effort de se connecter aux autres au-dessus du sentiment naturel de répulsion, qu’elle évoquera et attirera sur elle la Lumière qui l’entoure.

D’autre part, on peut dire qu’une personne ne se connecte au Créateur que par le système général. Dans la mesure où une personne peut se connecter à celui-ci, elle entrera en contact avec la Lumière supérieure.

Il n’y a pas d’autre moyen de se rapprocher du Créateur, de la Lumière, que par le système général. Si une personne est partiellement reliée au système des âmes, sa connexion à la Lumière ne sera pas totale. L’ordre des niveaux spirituels est déterminé par cela. Si je me connecte aux autres à 20%, alors je me connecte au Créateur à 20% et je m’élève à hauteur de 20% sur les degrés spirituels. Tout se mesure par rapport aux désirs. Ainsi, notre travail consiste à intensifier les liens entre l’humanité tout entière, dans toute la réalité, et alors nous serons en mesure de communiquer avec le Créateur.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 26/04/12, Écrits de Baal HaSoulam

Moins d’hésitation

Dr Michaël LaitmanQuestion: Qu’est-ce que nous pouvons dire à ces gens qui doutent encore de s’inscrire au prochain congrès?

Réponse: Il est très important de s’unir sur le plan matériel, pour ensuite passer à l’union des âmes, c’est-à-dire à la correction de l’âme commune, qui s’est brisée, et s’est fragmentée en milliards de pièces. Le Congrès est une chose nécessaire pour un homme. S’il  se déroule dans votre région, une fois par an, par exemple, alors c’est votre devoir de participer au Congrès.

Il est difficile de croire que le Créateur met un obstacle insurmontable devant quelqu’un, un obstacle qu’on ne serait pas capable de surmonter pour venir au Congrès. Après tout, il n’y a rien hormis Lui. Tout vient du Créateur. Alors, est-ce que le Créateur peut mettre un obstacle insurmontable devant une personne qu’Il veut amener vers la correction, et lui couper tous les chemins? Je ne peux pas imaginer une telle chose.

L’analyse d’une situation est confiée à un homme. Il lui semble qu’il y a des « gardiens », qui le repoussent tout le temps, mais ce seulement pour qu’il comprenne la nécessité du Congrès et l’importance de l’objectif.

Alors, n’hésitez pas. On ne sait pas quand sera la prochaine fois. Je suis prêt à vous donner tout. Il suffit de venir et nous nous unirons. C’est la correction de tout le négatif qui se montre en nous à cause de notre opposition à la Source.

Question: Est-ce que les amis qui ont perdu l’enthousiasme et les forces peuvent utiliser le Congrès pour s’élever.

Réponse: le Congrès est un lieu de guérison. Nous nous unissons tous physiquement et virtuellement – dans le plan de ce monde – pour s’élever au-dessus de soi-même et d’atteindre une vraie union. Même si on ne comprend pas encore qu’est-ce que c’est, mais on continue de jouer à cela comme des petits enfants.

Ainsi, le Congrès guérit et nous monte du niveau matériel au niveau spirituel. Le congrès génère une force qui peut tout guérir. Il faut le voir comme une source d’énergie, d’information et plus précisément – la manifestation de la lumière supérieure  dans notre monde. Il n’y a pas de meilleure illustration de l’unité dans la chronique de la correction du monde que le Congrès.

Donc, je recommande à tous de participer aux congrès. Dès  maintenant il faut commencer à se préparer et établir le contact le plus intime avec le lieu, avec le thème, avec tout le processus à travers lequel nous allons tenir un congrès. Amenez avec soi ceux qui le méritent, et nous pourrons monter au niveau spirituel. C’est comme un miracle de la sortie d’Egypte.  Laissons le miracle de se produire ici.

 Du cours quotiden, Shamati, du 03/05/2012

Essayez les habits de la lumière

Dr. Michael LaitmanEn fait, toute la Torah parle des intentions et de la direction vers laquelle les gens devraient orienter leurs désirs, pour travailler avec, les façonner et les organiser de façon à ce qu’ils atteignent progressivement un niveau supérieur de similarité avec la lumière. La lumière ne descend pas à nous dans sa forme simple originelle et abstraire, elle est déjà « pré-façonnée ». Après que la lumière entre dans le désir, elle le transforme en fonction de Ses propres qualités pour qu’ils commencent à se correspondre.

Dans notre monde, nous voyons comment l’eau entre facilement dans le récipent et prend sa forme. Cependant dans la spiritualité c’est différent: La concordance ne se produit pas tant que la forme de ce qui rempli et les récipients coïncident complètement. Cet état est appelé « concordance » ou « similarité complète des propriétés », qui doivent être adéquates aux conditions qui sont différentes à chaque niveau particulier d’avancement. A un niveau supérieur, une similarité des propriétés plus forte est requise, chaque étape suivante requiert une plus haut degré de correspondance jusqu’à ce que nous atteignons une phase où le récipient acquiert la forme de la lumière et qu’ils s’unissent. C’est la raison pour laquelle nous cherchons constamment la forme correcte qui nous permettra de correspondre à la forme de la lumière.

La lumière est toujours bonne et fait le bien. Elle est toujours pareille, elle se tient au repos absolu, comme il est dit « Moi le Seigneur je ne change pas ». Cela signifie que Son intention est toujours la même. Tous les changement se produisent en nous, et c’est pourquoi nous devons constamment chercher une forme que nous devons acquérir pour être « adéquat » à la lumière, le Créateur. 

C’est comme quand des gens tombent amoureux et essayent de gagner des sentiments réciproques, ils pensent à quoi ils devraient ressembler, de quoi parler et comment se comporter pour que cela soit correct et acceptable chez autrui. Quand il s’agit de la lumière, nous devons agit de même.

La lumière amène certaines conditions qui sont appelées « marches spirituelles ». Chacune d’elle est associée à un certain type de lumière qui est « revêtue » dans une forme particulière et reste dans un récipient adéquat. Notre tâche est d’amener nos « habits » à Lui être similaire. Alors, le contact entre la lumière, Son revêtement  à un niveau supérieur, et désir (habit altruiste de la lumière à une marche inférieure) se produira. Ce n’est que dans de telles circonstances qu’ils s’unissent.

Toute la Torah est dédiée à ce processus, il n’y a rien d’autre. A chaque niveau, du pire et le plus vil jusqu’au plus haut et louable, tout est défini uniquement par la similarité entre le récipient et la lumière. La correspondance du récipient et de la lumière est appelée « intention ».  C’est vers cela que le récipient est orienté et c’est ce qu’il désire atteindre. Il n’y a rien d’autre à part cela.

Il nous semble qu’il y ait des objets matériels autour de nous dans ce monde qui nous désorientent et nous cachent la véritable essence de nos activités. Peu importe ce que nous faisons dans ce monde, nous interagissons toujours avec des niveaux de notre concordance avec la lumière.

Le langage de la Kabbale parle de cela ouvertement et clairement, il explique le type de changements intérieurs que nous devons faire pour découvrir la lumière générale. Notre mission lorsque nous étudions la Kabbale est d’essayer tout ce que nous apprenons et voir si « l’habit nous va  » et à ce stade, voir à quoi notre unité devrait ressembler.

Du cours quotidien de Kabbale du 8/4/12, 3ème partie « Etude des dix Sefirot. »

Celle-ci est pour maman

Dr. Michael LaitmanUne personne doit vérifier ses réactions à chaque instant. Peut-être demande-t-elle au Créateur de lui donner une belle vie ? Dans ce cas, c’est comme si elle Lui disait : « Vous me faites du mal. S’il vous plaît, soyez gentil avec moi. « C’est ce que font les « 99 pour cent « .

Ou sinon une personne dit : «Je me rends compte que je me sens mal et je comprends que la raison de cela se trouve dans mes qualités, qui sont opposées à Vous. Après tout, tout le monde rejette selon ses propres défauts. Et je Vous en demande la correction : Donnez-moi la force de me corriger ».

Une personne se sent lourde le long du chemin (« J’ai créé le mauvais penchant»), mais elle se souvient que le Créateur le lui a envoyé («J’ai créé la Torah comme une épice »). Alors, la personne acquiert la Lumière cachée dans la Torah et retourne à la Source. Elle demande la correction de ses propres qualités : celles-ci sont dirigées vers la réception égoïste et sont à l’opposé du Créateur- alors, dirigeons-les vers l’attribut du don et ainsi la personne aura le sentiment que le Créateur est gentil.

Mais pourquoi ai-je besoin de cela ? Pour me sentir bien ? Dans ce cas, je suis encore un égoïste. Est-ce ainsi que je cesserai de maudire le Créateur ? « Que faire s’Il me punit pour avoir perçu Sa bonté comme le mal ? » Non, c’est aussi l’égoïsme. Alors, comment dois-je réagir? A quel état dois-je arriver ? Il ne s’agit pas de mots, mais des aspirations du cœur : Quelle correction est-ce que je demande ?

Je demande une correction quand je me sens mal dans mon désir de recevoir, mais dans mon intention, orientée vers le Créateur, je sens que cela vient de Lui, le Bien qui fait du bien.

De cette façon, une personne se divise en deux parties qui sont reliées : elle est immergée dans l’obscurité, dans son désir égoïste et restreint pour le plaisir – et elle sent la Lumière au-dessus. Ainsi, elle est certaine que la correction qu’elle reçoit n’est pas pour satisfaire son amour-propre. Non, son plaisir est au-dessus cela, et elle est vraiment dans un état de don absolu.

Par exemple : Maman me fait du porridge, bien que je n’aime pas ça. Maman savait ce qu’elle faisait : Elle m’a préparé l’aliment le plus sain. Mais je n’en reconnais pas la valeur. Devrais-je lui demander une bouillie différente ? Ou devrais-je manger ce qui a mauvais goût, et changer mon attitude envers ma maman, au-dessus de mes sensations ? De cette façon, je commencerai à acquérir ses qualités, sa vision du monde, ses désirs, dirigés vers le don absolu. C’est ainsi que je grandis, au fur et à mesure que j’acquiers mon image spirituelle.

Il n’y a pas d’autre solution – il est écrit : “Tous Me connaitront, du plus petit au plus grand », Et « connaitre » signifie nous unir au-dessus de notre égoïsme « Tous me connaitront, du plus petits aux plus grands ». C’est le principe fondamental du travail spirituel. Et même si cela peut paraître difficile, en réalité c’est très facile quand je fonctionne dans l’unité avec le groupe, et c’est incroyablement difficile, voir impossible, lorsque je tente de le faire seul.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 03/05/12, Shamati n ° 8

Une alliance pour attirer mutuellement la Lumière Environnante

Dr. Michael LaitmanLes attributs qu’un kabbaliste découvre en lui en contraste avec la Lumière, lui font ressentir l’exil, sans lequel il est impossible d’atteindre la rédemption. Bien sûr, il est impossible de ressentir la rédemption, qui est le ressenti des attributs du Créateur, le don sans réserve, l’amour, la connexion, l’unité, si vous n’avez pas ressenti les impressions opposées, l’état de l’exil, les attributs égocentriques.

Ainsi il est dit : « Va à Pharaon car j’ai endurci son cœur. » Pharaon symbolise la nuque, l’opposé direct du Créateur, par lequel toute l’essence de la rédemption nous est dévoilée de la profonde obscurité de l’exil.

Nous devons être prêts à ressentir l’amertume de l’exil, qui est menaçant et repoussant, et qui nous enlève nos forces et nous oblige à gémir en raison de ce travail. Mais il est impossible de ressentir l’attribut du don, le Créateur, autrement que par les attributs de la créature elle même, qui sont révélés comme « l’avantage de la Lumière sur l’obscurité ».

Un grand travail et un soutien fort du groupe est nécessaire pour atteindre cela. Se connecter et donner mutuellement, tout d’abord extérieurement et ensuite intérieurement, fait que nous nous entraidons, comme il est dit : « Chacun aidera son prochain. »

Aider les autres ne consiste pas seulement en incitant et en encourageant légèrement mais cela découle de la compréhension du système. Dans la mesure où chacun comprend et connait son propre ego et en même temps a une certaine compréhension, une sensation du don du Créateur, il se réveille de lui-même, comme une partie intégrale du système général et commence à aider les autres en attirant la Lumière Environnante.

Si nous nous connectons, du moins dans une certaine mesure, même si ce n’est qu’extérieurement, chacun attire la Lumière même la plus petite qui soit, qui ramène vers le bien, influençant ainsi les autres. C’est pourquoi il est si important d’avoir une forte connexion qui nous aidera à nous élever au-dessus de notre haine mutuelle, au-dessus de la répulsion et d’éloignement.

Si nous considérons tous ces problèmes de façon réaliste, nous pouvons être sûrs d’être indifférents et de nous haïr mutuellement, mais en même temps, comme des adultes qui ont acquis de l’expérience par leur travail intérieur, nous comprenons que nous devons surmonter la répulsion, et nous guérir avec l’aide de la Lumière Supérieure, qui corrige toutes les maladies de l’ego, qui nous change et nous connecte.

Ainsi, nous nous fournissons en Lumière qui ramène vers le bien, et tel est  le sens d’aider autrui. Nous forgeons une alliance entre nous pour que même si quelqu’un est en descente, les autres peuvent l’aider et le pousser, et le sauver de cette situation.

Extrait du cours quotidien de Kabbale, Les Ecrits du Baal HaSoulam, le 26/04/2012

La percée vers la liberté à travers les épines

Dr. Michael LaitmanNous commençons à travailler avec l’environnement à une période où il semble que tout va bien et que nous parvenons à nous y connecter et à être encouragés par lui. Pour le moment, une personne ne voit pas son désir de recevoir comme son ennemi. Cette période est appelée «les sept années d’abondance. »

Pendant ce temps, une personne n’a pas vraiment besoin du Créateur, et elle commence à penser à Lui seulement lorsqu’elle désespère dans le travail avec l’environnement. Elle apprend et travaille avec d’autres, mais commence alors à comprendre que rien ne fonctionne.

Ce n’est pas que nous ne recevons pas une satisfaction égoïste. Nous pouvons crier à propos de celle-ci dès le début. Ce que nous voyons, c’est que nous ne sommes pas en mesure d’atteindre la connexion. Nous commençons à réaliser que la connexion n’est possible qu’en dépit de l’ego, contre lui, au-dessus de lui. Mais nous n’en voulons pas! Donc, nous désespérons et chutons. Nous commençons à penser: «Pourquoi avons-nous besoin de tout cela? »

Nous nous affaiblissons. Nous nous endormons et nous désintéressons de tout. C’est comme si nous nous étions coupés de la vie, tant la vie spirituelle et corporelle semble insipide. Si le désir disparaît, nous devenons incapables d’agir. C’est ainsi que nous sommes faits. Le système biologique fonctionne selon ce principe.

Une personne voit qu’elle n’a aucun contrôle sur elle-même. Peu à peu, ses yeux s’ouvrent, et elle commence à chercher comment elle peut influencer les états qu’elle traverse et progresser. Elle comprend que la progression n’est pas en se sentir bien comme si elle avait pris une drogue.

C’est pourquoi, si une personne travaille dans le seul but de recevoir une certaine satisfaction égoïste: en savoir plus, comprendre, sentir ou pour embellir sa vie, la Torah peut devenir la potion de la mort. Elle vérifie son état en fonction de la façon dont son moteur égoïste opère et pense qu’elle progresse. Après tout, son ego reçoit l’énergie vitale.

Cependant, si elle commence à travailler avec le bon environnement, la Lumière qui vient opère sur elle et ruine  cette idylle. Elle se met à s’analyser non seulement quand il s’agit de se sentir bien, mais elle essaie aussi de savoir quel en est le résultat et dans quel est le but du travail.

La lumière influence en permanence une personne. Finalement, elle comprend qu’elle travaille pour son ego, et ce genre de travail devient insipide. Elle veut s’élever au-dessus en recevant de nouvelles valeurs par la Lumière. Elle ne veut pas être un simple animal qui obéit à ses sentiments: Une agréable sensation est bonne; une sensation désagréable est mauvaise. Vous recevez un peu plus d’énergie. Vous vous élevez, vous perdez de l’énergie, vous vous endormez. Une personne s’oppose à la suivre cette voie.

Enfin, elle décide que la chose la plus importante pour elle est la connexion au Créateur, peu importe à travers quoi elle doit passer. C’est les corrections que la lumière qui ramène vers le bien effectue sur elle en lui fournissant de telles valeurs. D’une certaine manière, c’est déjà un travail au dessus de la raison. Bien qu’il soit encore égoïste, dans l’esclavage en Egypte, ce travail se trouve juste avant l’exode vers la liberté.

Maintenant, la personne sent qu’elle est dans le vrai exil, sous les coups de Pharaon. Elle commence à clarifier les choses avec douceur: «Je suis prêt à me connecter au Créateur, pour autant que ce soit agréable, mais que dois-je faire si c’est désagréable? Vais-je toujours être en mesure de percevoir comme bon ce lien avec Lui, malgré le mauvais ressenti dans mon désir de recevoir? Peut-être l’exil est-il même préférable parce qu’ainsi je peux être sûr d’être impartial dans mon ego de sorte à ne pas courir devant tout le monde comme un voleur et crier: «. Attraper le voleur »

Une personne tient juste à travailler aussi peu que possible pour son propre intérêt afin de ne pas recevoir une récompense dans son ego, mais le Créateur joue différents « trucs » sur elle pour lui montrer qu’elle travaille toujours pour elle-même. Ainsi, elle clarifie les choses plus profondément, jusqu’à ce qu’elle réalise la nécessité de s’élever au-dessus de son désir de recevoir et de se tenir entre ce dernier et le Créateur, afin de prendre des décisions par elle-même.

Grâce à cela, elle acquiert une tête (Rosh) et un Partsouf spirituel. Le Créateur est la Lumière supérieure: la lumière environnante et la lumière intérieure et une personne prendra une décision indépendante à son égard, au-dessus de ses sentiments et son désir de recevoir. Cela symbolise l’exode de l’Egypte d’une personne vers la liberté.

Tiré de la 1ère partie du cous quotidien de Kabbale, Les Ecrits du Rabash

Le pur intérêt d’une personne

Dr. Michael LaitmanCeux à qui est donnée la chance de glisser sont ceux qui ont atteint le degré spécifique et doivent dévoiler leur mauvais penchant qui peut être corrigé. Mais quand on nous montre un peu de notre ego, nous avons immédiatement envie de fuir et de nous cacher. Votre cœur s’endurcit, votre énergie et votre inspiration sont enlevés, et vous l’acceptez. Vous n’êtes plus dans le bon type d’esprit; vous tournez en rond tout le temps avec une expression amère sur votre visage.

Je comprends que les gens expérimentent  différents états. Mais le groupe est capable de créer une atmosphère, où une personne peut facilement surmonter ces descentes en un clin d’œil-les surmonter sur le champ  et commencer à valoriser le don sans réserve au-dessus de son attitude.

Vous devez être reconnaissants d’avoir votre esprit enlevé loin de vous, et que votre ego ne participe plus à votre action spirituelle. En effet, dans ce cas vos actions seront très certainement dans le but de donner sans réserve.

Je ne veux rien faire, je ne suis pas de bonne humeur, et je ne ressens pas l’importance, mais avec mon esprit, je comprends que si je devais le faire, ce serait une action du don sans réserve. Je n’ai plus du tout d’énergie ou de désir de le faire, mais je peux le demander. Et quand je ne suis même pas capable de le demander, je peux venir à un groupe qui va me réveiller et me donner un peu d’inspiration.

Mais je ne demande pas de carburant, pour le bon esprit! Après tout, si j’étais dans le bon état d’esprit, mon ego aurait tout de suite envie de faire ces actions. Le voleur courra devant tout le monde en criant: « Attrapez le voleur ».  C’est pourquoi je veux garder ma mauvaise humeur! Bien sûr, je ne cherche pas à rester dans le désespoir, mais je ne demande pas de le faire corriger. Je veux que mon égoïsme reste éloigné de ce que je fais maintenant.

Et puis, à chaque fois que je ferai quelque chose, ce sera une action de don sans réserve. Après tout, ce don sans réserve ne s’est pas produit hors de mon désir de plaisir, mais seulement parce que j’ai reçu la force d’En Haut: le sentiment de l’importance et la capacité. Le Créateur a fait tout cela à travers  moi: Il s’est revêtu en moi et a fait sortir cette action. C’est le pur bénéfice appelé la similitude à Lui et l’adhésion.

Et laissez le sentiment rester aussi mauvais qu’il était. Je ne demande pas qu’il soit corrigé. Cela me protégera d’ajouter mon égoïsme à une action spirituelle. Pour cette raison, alors que vous continuez à aller de l’avant, l’animal à l’intérieur de vous continuera de se sentir pire, mais dans le même temps, l’homme en vous continuera de se sentir mieux parce que vous êtes en mesure de faire des actions de don sans réserve au-dessus de  toutes ces sensations désagréables. Donc vous vous divisez en deux parties.

De la 3 ème partie du cours quotidien de Kabbale du 02/014/2012, Etude des dix Sefirot

Le protection du bouclier sécuritaire de la mère

Dr. Michael LaitmanQuestion: Qu’est-ce que la propagation des attributs de Bina vers le bas, qui aide l’inférieur?

Réponse: Bina se propage vers le bas et change nos attributs en nous permettant de sentir la Lumière de Hassadim, le don sans réserve. L’influence de Bina fournit à une personne une protection, un bouclier, comme une mère qui protège son enfant. Quand un bébé est dans les bras de sa mère, personne ne peut lui nuire grâce à sa lumière de Hassadim qui fait fuir les forces de l’impureté, les coquilles (Klipot.)

Les forces égoïstes reculent devant la Lumière de Hassadim (Miséricorde), elles ont peur de la mère. Après tout, elle brille avec la lumière du don sans réserve qui est totalement opposée à elles, et elles ne peuvent pas comprendre et être à côté de cela.

Essayer d’arrêter quelqu’un  dans la rue et de lui dire qu’il doit aimer les autres. Pouvez-vous imaginer la réponse négative que vous rencontreriez, parce que c’est la chose la plus détestable et la répugnante pour une personne? Ainsi, Bina nous protège.

Pouvez-vous voir comment le monde spirituel se garde de nous, les égoïstes? Si vous voulez vraiment la spiritualité, s’il vous plaît, venez donner sans réserve ! Mais si vous voulez recevoir la spiritualité, ces deux choses ne vont pas ensemble. La spiritualité est le don sans réserve.

Donc, jusqu’à ce que nous soyons prêts, elle se protège de nous avec un bouclier. Nous ne pouvons même pas approcher le monde spirituel, car il nous repousse comme les deux pôles d’un aimant.

Pourquoi devrais-je m’approcher de quelque chose comme ça s’il n’y a aucun avantage en cela, seulement des pertes? Comment puis-je obtenir quelque chose qui signifie la mort pour mon ego?

Donc, en répandant dans la partie inférieure du Partsouf, la mère (Ima) couvre tous ses récipients, assurant ainsi qu’ils resteront dans la sainteté. L’intention de « afin de recevoir » ne peut être évoquée dans un tel lieu quand la mère nous protège de cette façon.

Puis, la beauté de la mère se révèle, Hokhma, et elle devient attractive, comme une femme, une épouse, une sœur. Toutefois, c’est au moment où Hokhma est révélée dans Bina .Bina, elle-même, n’est pas attrayante, elle fournit seulement une protection. 

De la  3 èmepartie du cours quotidien de Kabbale du 23/04/2012, Etude des dix Sefirot