Category Archives: Cours quotidien de Kabbale

Médecine: un business rentable

Dr. Michael LaitmanQuestion : L’immunisation contre diverses maladies est l’une des réalisations sensationnelles de la médecine. Un grand nombre de vies humaines a été sauvé, mais des vagues d’objections surgissent constamment à l’encontre de l’immunisation des enfants et des adultes. Pourquoi des choses qui ont déjà été prouvées invitent-elles à de pareilles objections ?

Réponse : A un moment les gens n’avaient pas confiance dans les médicaments et les vaccins, et maintenant ils ne font pas confiance aux  médecins. Après tout, aujourd’hui, les médecins se consacrent à l’argent, pas à la santé.

La médecine s’est transformée en une entreprise et la plupart des médicaments sont produits dans le but d’obtenir des bénéfices, et non la guérison. Bien sûr, notre monde est égoïste, mais dans ce domaine, les gens sont particulièrement sensibles.

La vie est le bien le plus précieux pour le commun des mortels. Mais, il ne peut pas la confier entre les mains d’un médecin parce que le médecin ne pense pas à sa santé, mais à l’argent. La médecine a été  transformée en un énorme business.

Comment est-ce possible qu’une personne puisse être guérie en fonction de sa capacité financière? Après tout, les corps sont égaux ? Mais non, le médecin examine savamment l’épaisseur du portefeuille du patient et lui suggère vivement des choses sur lesquelles il est muet pour les autres cas. Tout est pourri dans le monde d’aujourd’hui, et la médecine ne fait pas exception.

 De la 4ème partie du cours quotidien de Kabbale du 03/01/2011, « La liberté »

Un voleur dans la sainte fraternité

Dr. Michael LaitmanSi je souhaite que la Lumière m’influence d’En- haut, j’ai besoin de créer mon propre désir d’en- bas, qui s’ajusterait avec la Lumière supérieure. En d’autres termes, ce désir doit être orienté spécifiquement vers le don sans réserve, comme la Lumière qui vient du Donneur.

Mais nous ne savons pas ce qu’est le désir de donner sans réserve, et nous pouvons avoir tort des milliers de fois sans jamais trouver la bonne réponse. Le groupe nous est donné afin que nous puissions la trouver. Le groupe est en opposition avec tout le monde; il  nous permet de travailler à partir du « contraire » parce que je dois les aimer, penser à eux, et prendre soin d’eux, ce qui ne correspond absolument pas à mon désir. Cela m’aide à voir combien je suis opposé et combien je ne corresponds pas à la qualité du don sans réserve, au Créateur.

Je peux  tout apprendre grâce à ce travail. La chose principale est de s’assurer de ne pas être déconcerté, et de tendre vers le Créateur à travers le groupe, alors il deviendra pour moi comme le Créateur, évoquant la même répulsion, la même haine, et le même manque de désir.

C’est parce que je vais percevoir le groupe comme le lieu du don sans  réserve, mais je ne souhaite pas donner sans réserve : je souhaite recevoir de lui. J’aime être avec mes amis, en les aidant et les embrassant, car j’aime ça. Mais je ne peux pas communiquer avec eux afin de  faire plaisir au Créateur; cela se propagerait et se consumerait quelque part dans le groupe, là-bas dans une source cachée supérieure,  sans ne m’apporter aucune compensation en retour. Mais c’est la seule façon d’atteindre le désir correct, qui finira par provoquer l’éveil d’En Haut.

Le Créateur doit être mon objectif final, et pas le groupe. C’est alors seulement que je découvrirai combien je suis incapable de m’unir à Lui, et que je n’ai même pas besoin du groupe. Après tout, le Créateur est une sorte de racine supérieure qui disparaît, qui ne me profite en aucune façon.

Je ressens encore combien le groupe est quelque peu bénéfique: nous nous réunissons, prenons des repas, organisons des congrès, et passons  un bon moment. Beaucoup de gens dans le monde paieraient beaucoup d’argent pour être dans ce genre de groupe, comme un club sympa, pour agrémenter leur vie, il est impossible de trouver n’importe où ailleurs un cercle chaleureux et spirituel comme celui -ci.

Mais comment puis-je faire de ce «club», de ce  «rassemblement de voleurs», (car tout le monde veut l’utiliser pour lui-même et voler pour son égoïsme) une « sainte fraternité » (Hevra Kadisha), qui va m’élever  au Créateur en enterrant mon égoïsme (Hevra Kadisha est aussi le nom des pompes funèbres). Et c’est pourquoi j’ai toujours besoin d’imaginer le Créateur derrière le groupe, c’est alors seulement qu’il deviendra un mécanisme qui m’élève parce que je vais penser au don sans réserve.

Et ici, va se poser une question, de savoir si je veux me connecter à un groupe de cette sorte, et le bon type de travail  peut commencer. Sinon, le voleur va continuer à courir devant tout le monde, en criant: « Attrapez le voleur » Et vous ne saurez pas que le voleur court juste en face de vous; vous continuerez à penser que tout va bien, que vous êtes dans un groupe et que vous avancez.

Mais on voit très bien pendant les temps de descente que lorsque quelqu’un perd son intérêt égoïste d’être dans le groupe, alors il n’a plus aucun désir pour lui, il perd sa connexion, et ne souhaite plus y participer. C’est pourquoi il est très important d’évaluer l’attitude correcte d’une personne envers le groupe, car cela détermine tout.

 Du 1er partie du  cours quotidien de Kabbale du 09/01/2011, Shamati # 5

L’abondance et le vide

Dr. Michael LaitmanQuestion: Il est dit que, avant de monter vers le plus haut niveau, Rabbi  Shimon est tombé à l’état de «Shimon du marché ». Qu’est-ce que le « marché » ?

Réponse: «Shimon du marché » vit comme un Rothschild. Il a tout ce qu’il veut dans ce monde: pouvoir, argent, honneur, longévité, etc … c’est juste un rêve. Cependant, il ressent qu’à ce point il est au niveau le plus bas.

En effet, le vendeur du marché souhaite devenir un Rothschild, et c’est exactement l’état dans lequel Rabbi Shimon est tombé. C’est une ascension pour vous alors que, pour lui, il s’agit d’une descente.

Nous parlons ici d’une évaluation qualitative. Rabbi Shimon avait de l’eau et le caroubier, tandis que Shimon du marché avait une table débordant de nourriture. Alors, de quoi souffre-t-il ? Pourquoi se sent-il si bas?

Il souffre d’une perte de conscience spirituelle. Il a tout sauf ce qui est le plus important. Shimon du marché a tout prévu pour lui pour le reste de sa vie, et pourtant il ne se sent pas heureux.

Le point ici est que Rabbi Shimon comprend l’abîme qui se trouve entre lui et Shimon du marché, et il ne l’accepte pas. Il se sent encore plus blessé par le fait qu’il se ressent lui-même de cette façon.

Shimon du marché est toujours comblé. Il vend ses biens et le soir il rentre satisfait à la maison, ayant tout ce qu’il faut dans la vie. L’épouse, les enfants, et tout le reste sont en ordre. Tout le monde est en bonne santé. Il ne manque de rien.

Toutefois, lorsque Rabbi Shimon tombe dans un tel état, il sent qu’il n’a plus rien derrière toute cette abondance. Il ne peut pas supporter cette vie. Chaque moment de celle-ci est un enfer. Pour lui, ce n’est pas la vie. 

De la 4 ème partie  du cours quotidien de Kabbale du 30/12/2011 « La paix ».

La 100ème lettre

Dr. Michael LaitmanQuestion: notre demande au Créateur devient-elle plus forte parce que nous la répétons plusieurs fois?

Réponse: Nous n’avançons que par nos demandes. Si nous voulons accélérer notre progression, nous devons apprendre à demander! Parce qu’il n’y a pas d’autres actions dans la spiritualité, sauf d’élever une demande (élever MAN), toutes nos actions visent à améliorer notre première prière pour qu’elle soit acceptée en haut.

C’est comme écrire à une organisation ou à une femme dont vous êtes amoureux. Vous lui envoyez lettre après lettre, jusqu’à ce qu’elle vous réponde enfin. Mais si elle répondu à votre 100ième lettre, vous ne pouvez pas dire qu’elle a répondu nécessairement à cette lettre. Elle a répondu à toutes vos 100 lettres qui l’ont influencée! Cela ne signifie pas que vous n’auriez pu qu’envoyer cette 100e lettre et c’est tout.

C’est ainsi que nous développons. Pendant toutes ces années vous vous développez pour enfin élever MAN, une prière, afin de stabiliser la demande correcte et seulement cela. Toutes les répétitions précédentes étaient ainsi de sorte que vous puissiez ressentir et découvrir exactement ce que vous devriez demander. La Lumière n’a pas besoin de ça, mais vous oui ! Vous faites cela pour vous et par ce que vous créez votre  récipient, votre désir, et puis la Lumière viendra et le corrigera.

 De la 1ere partie du cours quotidien de Kabbale du 04/01/2012, Shamati # 240

C’est dur d’être humain …

Dr. Michael LaitmanLe Livre du Zohar, Chapitre « Béréshit », Point 119: Les Lumières de Malkhout de David dépeignent la représentation aux degrés de Khazeh de Malkhout et en dessous, là où il n’y a pas le visage de l’homme. Autrement dit, les degrés de Khazeh et en dessous, montent et deviennent inclus dans Malkhout de David, qui est le visage d’un homme de Khazeh et au-dessus.

Une représentation signifie un niveau d’un certain degré. Dessiner c’est comme un accouplement, car dans un Zivoug les degrés sortent dans la représentation adéquate en fonction de la qualité de ce Zivoug, afin de corriger la représentation de tous ceux qui sont inclus dans le visage d’un homme, dans une représentation intérieure.

Dans la création il y a quatre types de désir: minéral, végétal, animal et humain. Ils  se développent étape par étape parce que l’intention du Créateur est d’amener cette créature à travers les niveaux du minéral, végétal, et animal à un tel degré de développement qu’elle désire devenir humaine. Après tout, la créature ne devient pas humaine naturellement, comme la Nature ou le Créateur auraient pu le faire arriver. Non, la représentation humaine se révèle dans cette créature seulement comme un résultat du discernement préliminaire, de la compréhension, du désir, des efforts, et des prières -tout ce qui découle d’elle-même. C’est la seule façon dont ça se passe !

C’est pourquoi ce développement est progressif. Peu à peu, au cours de dizaines de milliers d’années, qui valent la peine, de notre développement à travers l’histoire, sur l’ensemble de nos  niveaux précédents et très lointains, nous avons essentiellement «semé» dans les qualités intérieures de la perception, de sorte qu’aujourd’hui, dans notre génération, ils puissent s’ éveiller et nous aider à réaliser notre objectif. En effet, au niveau humain où nous devons résoudre pour nous-mêmes la forme et la manière dont nous devons grandir, pourquoi doit-il en  être de cette façon et pas celle de- véritablement mouler « à partir d’un morceau d’argile» quelque chose qui n’existait pas avant, quelque chose qui n’a jamais été mentionné nulle part et n’a aucune sorte d’exemple.

J’ai besoin de venir à connaître le Créateur, et puis façonner hors de moi-même, hors de ce «morceau d’argile », la même forme en conséquence. Et le Créateur ne se révèle pas dans ce processus, car s’Il se révélait, je voudrais seulement Lui prendre quelque chose de superficiel. Alors j’ai besoin de L’étudier, de creuser profond pour révéler l’essence intérieure, de mes désirs les plus intimes et à travers les profondeurs de tous mes degrés, minéral, végétal, animal et humain. Et puis je décide  de devenir oui ou non semblable au Créateur, car c’est totalement opposé à ce que je désire d’abord. La construction d’un humain est un travail très dur et méticuleux qui prend énormément d’attention à chaque détail. C’est précisément le travail que nous étudions dans le Livre du Zohar, dans le chapitre « Deux grandes lumières». 

 De la 2 ème partie du cours quotidien de Kabbale du 0/01/2012, Le Zohar

Avant une ascension critique

Dr. Michael LaitmanToutes les corrections sont faites selon le principe des «plus faciles aux plus difficiles. » Et ceci est logique: au début la Lumière corrige les récipients les plus purs, qui sont plus proches d’Elle, puis avec leur aide, Elle se déplace vers les récipients plus grossiers et plus compliqués.

Chaque récipient compte cinq catégories, ou dix Sefirot -la structure de HaVaYaH en d’autres mots. Cette structure se divise en cinq parties selon l’Aviout (épaisseur) du récipient : du stade zéro au stade quatre.

Le récipient est brisé d’une manière spéciale: plus ses parties sont élevées plus il tombe bas, tandis que les parties inférieures, au contraire, subissent moins de modifications. Maintenant l’ordre inverse des Lumières et des récipients détermine le chemin de la correction. Les récipients  sont corrigés par la Lumière, qui retourne à la source ou à la Lumière environnante (Ohr Makif). Il est activé en fonction de la loi stable et invariable de la similitude des qualités.

Les récipients sont corrigés une étape à la fois. Les récipients, qui s’éveillent vers la correction d’eux-mêmes – les récipients « lumière » du don sans réserve -n’ont pas besoin de système spécial. Ils n’ont pas besoin d’instructions spéciales, ils sont naturellement attirés vers l’unité sur laquelle la correction est entièrement construite. Ces récipients du degré zéro, et du premier degré d’Aviout sont appelés «ancêtres».

Les récipients du deuxième et troisième degré d’Aviout nécessitent une correction plus méthodique dans le travail de la réalisation spirituelle. Ils sont appelés «fils».

Et enfin, les récipients du quatrième degré d’Aviout, qui ne peuvent pas encore être corrigés, sont appelés «les nations du monde ».

Comme le Baal HaSoulam l’écrit, les ancêtres avaient besoin d’un «consentement préalable de la nation toute entière ». Leurs âmes n’étaient ni grossières ni séparées entre elles, et c’est pourquoi cela leur fut suffisant pour comprendre la nécessité de l’unité sans avoir à faire un travail difficile sur l’auto correction avec les Lumières.

Mais les fils sont des récipients plus grossiers, qui travaillent avec l’égoïsme. Ils ont reçu la méthode appelée la «Torah», ce qui leur permet de se corriger eux-mêmes d’abord dans les récipients  du don sans réserve («quarante ans d’errance dans le désert»), puis dans les récipients  de la réception (de la «terre d’Israël»). Puis, alors qu’ils étaient  en train de maîtriser la «terre d’Israël», ils se sont brisés deux fois, en tombant des degrés du Premier et du Deuxième Temple. En d’autres termes, ils ont créé des récipients avec une intention altruiste, mais ils n’étaient pas en mesure de les tenir.

Puis les fils se sont mélangés avec les nations du monde qui n’ont pas participé à ce processus.

Et aujourd’hui le temps est venu d’une correction commune. En conséquence, tout les gens qui se réveillent vers l’ascension sont appelés «Israël», selon son aspiration vers le Créateur (Yashar-El). Dans le passé, les ancêtres s’appelaient entre eux les «Israël», car ils sont sortis de Babylone et ont fuit la terre de Canaan –  en d’autres termes, ils se sont élevés  à partir du degré d’égoïsme vers le degré du don sans réserve. Puis ils sont tombés dans l’état de l’Egypte et une fois encore se sont  élevés au don sans réserve, après avoir passé le mont Sinaï et ayant poursuivi des corrections dans le désert et en terre d’Israël.

Cependant, après la rupture définitive, la notion de « Israël » a disparu, parce que personne n’avait l’intention pour l’amour du don sans réserve, à l’exception de kabbalistes séparés qui vivaient dans chaque génération, les dernières îles dans l’océan de l’égoïsme.

De nos jours, chaque personne, qui se réveille vers la correction, est appelée «Israël»-selon le désir, que le Créateur a enflammé en elle, son rôle futur. Et le reste pour l’instant demeure dans la catégorie des «nations du monde ». Pour l’instant ils ne veulent ni ne sont capables d’entendre le message au sujet de l’unité. Cependant, après des milliers d’années de mélange, tout le monde est fondamentalement capable de l’ascension spirituelle.

En bref, c’est ce à quoi ressemble le processus. D’abord  l’humanité était dans l’état commun de «Babylone», et ensuite l’état s’est divisé en deux parties: « Israël » et « les nations du monde ». Alors Israël est descendu en Egypte à partir de là, ce qui signifie qu’il a acquis le mauvais penchant, et quatre cents ans plus tard, il a réussi à monter au degré de la Torah, à construire un temple au niveau de la réparation finale personnelle.

Puis une rupture a eu lieu, et les fils d’Israël sont tombés, dans deux mille ans d’exil à la fin duquel chacun d’entre nous viendra à la réparation finale générale.

Notre compte à rebours simple commence au point du début de la correction lorsque les qualités tombées de Bina se sont combinées et mélangées avec les qualités de Malkhout : celui qui s’éveille est prêt pour la voie spirituelle. La correction arrive selon le principe de «du  léger au  lourd »,-mais pas par les moyens de la Torah, qui était la méthode des générations passées, mais avec l’aide de la sagesse de la Kabbale, qui est en mesure de nous apporter la Lumière, qui ramène vers le bien (Ohr Makif), à partir de la fin de la correction. C’est pourquoi cela se révèle  de nos jours.

 De la 4 ème partie du cours quotidien de Kabbale du 22/11/2011, «Arvout (La garantie mutuelle) »

La garantie mutuelle au-dessus de nos différences

Dr. Michael LaitmanIl n’y a pas de bien sans mal et il n’y a pas de mal sans bien. Ce n’est que lorsque les deux sont équilibrés que le sentiment de la vie surgit entre eux, la prospérité. Nous voyons cela dans chaque «création». Même en musique, les notes mineures et majeures ne  vont pas les unes sans les autres. À la jonction des notes c’est constamment une palpitation et une résistance dans chaque accord, la dissonance et la consonance coexistent. L’harmonie, tel est le juste rapport entre les sons discordants.

Même à la maison vous ne serez pas en mesure de parvenir à un accord si vous n’amenez  pas deux opposés ensemble. Comment pouvez-vous atteindre la paix intérieure? Après tout, la paix est la plénitude, la ligne médiane, qui est composé de deux contrastes. Ils ont progressivement augmenté et le contraste entre eux devient plus fort ; vous ne les annulez pas, mais plutôt  vous les connectez, et les amenez ensemble au sommet.

Ceci est la garantie mutuelle : malgré les différences, nous recherchons la force supérieure commune qui nous relie les uns aux autres. Nous voulons seulement l’invoquer, pour la tirer de sorte qu’elle soit parmi nous.

En fait «cela» est le futur « nous ». Maintenant nous ne pouvons pas nous traiter les uns les  autres correctement et nous voulons dnc que la puissance du don sans réserve mutuel soit habillé en nous, soit réveillé en nous.

 De la  4 ème partie du cours quotidien de Kabbale du 02/01/2012, « La liberté »

De l’argile reconnaissante entre les bonnes mains du potier

Dr. Michael LaitmanNous partons de la brisure. Sans elle, nous serions tous comme les niveaux minéral, végétal, et animal de  la nature qui agissent en obéissant à la seule force qui  les motive et les fait fonctionner de l’intérieur. Mais en raison de la brisure, les attributs spirituels ont pénétré dans le désir de recevoir pour soi-même dans leur forme opposée.

Toute la création avance sous l’influence directe de la Lumière, mais l’homme avance sous son influence opposée. Il en est ainsi pour qu’il puisse comprendre qu’il a besoin de s’adapter à la force qui le motive par lui-même.

Plus il avance, plus il sent la pression sur lui. Finalement, il doit complètement se « formater » lui-même, afin d’obtenir la forme correcte. En attendant, il se développe graduellement dans son désir,  en sens inverse à celui de la forme désirée.

Cela prend beaucoup de temps jusqu’à ce qu’une personne commence enfin à sentir la pression à l’intérieur d’elle-même  dans différentes directions, qui la modèle comme une matière première. Si elle  essaie d’augmenter sa sensibilité, elle ressent combien le Créateur travaille sur elle. Peu importe quelles sont ses activités, il y a une vie intérieure dans laquelle elle essaie constamment de ressentir comment le Créateur la presse dans toutes les directions par des sentiments différents.

Il est comme une mère qui est constamment aux côtés de son fils, lui disant ce qu’il devrait ou ne devrait pas faire, en corrigeant chacune de ses actions. De la même manière, une personne ressent constamment intérieurement comment le Créateur opère sur elle, comme si elle était de l’argile dans les mains d’un potier qui la pousse doucement, mais fermement  en lui faisant sentir sa pression. Mais elle doit vouloir cette pression.

C’est assez difficile et désagréable, mais d’autre part, une personne comprend que le travail qui est fait sur elle ne peut pas être arrêté et elle veut que cela continue. C’est le sentiment initial d’une personne qui commence à sentir à l’intérieur d’elle-même le travail réel du Créateur sur elle.

Nous pouvons sentir ce don sans réserve à l’intérieur de nous, car après la brisure il y a différentes forces et influences en nous, comme une copie de l’action spirituelle. Ce sont des actions potentielles qui existent dans l’âme générale qui voulait les exécuter, afin de  donner sans réserve. Mais après lla brisure tout est devenu « en vue de recevoir», et maintenant il existe en nous une forme opposée, égoïste. Mais c’est grâce à cela que nous pouvons identifier l’œuvre du Créateur sur nous.

C’est pourquoi le comportement d’une personne devient opposé aux actions du Créateur. Il y a un conflit: une résistance du côté d’une personne,  du côté de son argile, et la pression du côté du Créateur. Ainsi ils  se combattent l’un et l’autre et une personne ressent la pression et les coups tandis que le Créateur essaye de lui montrer ce qui ne va pas en elle.

Finalement, elle commence à justifier la pression interne et va de pair avec les actions du Créateur, en les voulant, comme un cheval qui obéit à son cavalier. Elle ressent la gouvernance comme la révélation de l’amour et la justifie. Ainsi, elle acquiert la foi et se connecte au Créateur. Elle s’installe à côté du potier. Bien qu’elle ressente toujours des souffrances, elles se font sentir dans l’argile, alors qu’elle s’identifie déjà avec l’intention, avec le Un qui crée toutes les formes en elle.

Elle se connecte à la main de l’artisan qui le crée et le sculpte. Elle veut réellement que l’artisan l’influence ainsi, et aspire de plus en plus à lui, jusqu’à ce qu’elle adhère à l’action du Supérieur.  Ils adhèrent dans le même mouvement, la même intention, et la souffrance devient un plaisir.

Toutes les souffrances que l’argile a senties disparaissent et une personne se trouve au-dessus, dans son intention, et voit que l’argile est sans signification.  Elle  est d’accord avec l’œuvre du Créateur sur elle et comprend que « seul le bien et la grâce me poursuivront. » Elle s’élève au-dessus de ses sentiments et adhère à l’intention du Créateur, à l’attitude du Créateur, et atteint l’adhésion complète avec Lui.

 De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 02/01/2012, Écrits du Rabash

La première lueur de lumière

Dr. Michael LaitmanQuestion : Baal HaSoulam écrit dans « La liberté » que la méthode de la Kabbale est destinée à la purification d’Israël, et que cela renvoie à la reconnaissance du mal. Comment sont-ils reliés l’un à l’autre ?

Réponse : réalisez-vous vraiment quelque chose de bien, en reconnaissant votre propre mal ? Bien sûr, parce que cela vous a conduit à la purification, vous devenez meilleurs, plus réceptifs ; vous ressentez plus, comprenez mieux, vous pénétrez dans la matière de votre désir. Avant, cela revenait à de bonnes ou mauvaises sensations, et vous n’aviez connaissance de rien d’autre. Vous ne faisiez que de réagir à des stimuli comme un animal très primitif. Tout comme la jambe d’une grenouille se contracte automatiquement sous l’influence d’une impulsion électrique.

Maintenant vous avez des questions : «Pourquoi dois-je faire cela? D’où cela vient-il ? Dans quel but ? Est-ce bien ou mal ? « Vous vous élevez au-dessus de votre nature, en analysant la situation, et en quelque sorte c’est comme si vous sortiez de votre nature. Comme un ver dans une pomme, vous commencez à faire votre chemin vers la lumière.

Imaginez une pomme rouge et juteuse, et que vous êtes à l’intérieur de celle-ci. Une ouverture vers l’extérieur apparaît. Même si vous n’êtes pas encore passés par là, vous avez déjà commencé à distinguer que la lumière est là, et qu’il fait sombre ici. Différencier les deux devient votre reconnaissance de mal.

Ceci est une énorme réussite, de la taille de la création, qui nous sert de « pomme » ….

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 05/01/12 « La liberté »

Mon cœur a besoin de bons propriétaires

Dr. Michael LaitmanUne prière est un désir qui apparaît dans le cœur à chaque instant. Le travail principal réside dans la compréhension de votre prière: ce que je veux, ce que je devrais  souhaiter, et si ma prière est parvenue à la hauteur de nos ancêtres. En d’autres termes, j’examine ce que mon cœur ressent. Après tout, je ne suis pas son propriétaire, et je dois placer des dispositifs sévères et protecteurs sur lui pour le regarder et construire un système qui l’influence.

Seul mon environnement, mes amis, règnent sur mon cœur. Si je crée cet environnement, il sera capable de le contrôler, mais je ne peux pas le contrôler de  moi-même. Ceci est ma seule liberté de choix.

Il s’ensuit que ma prière dépend entièrement de l’environnement, et elle doit atteindre ma «demi pièce de monnaie » avec son aide, un désir à cent pour cent vers la Lumière, le don sans réserve. Pour cette raison, avec une attitude correcte envers l’environnement et une demande pour eux de convaincre mon cœur d’avoir le désir de donner sans réserve (c’est-à-dire de l’importance de celui -ci), ils vont créer la prière correcte en moi. C’est de cette manière que je vais terminer ma moitié de pièce de monnaie et terminer mon travail.

Il s’avère qu’au lieu de travailler sur le respect et avec mon cœur directement, je travaille avec l’environnement, en le dirigeant de telle manière qu’il va influencer mon cœur pour vouloir faire le bon type de réalisation, c’est-à-dire devenir rempli avec la qualité du don sans réserve  à accorder, l’amour pour son prochain. C’est exactement ce qui me manque maintenant. Lorsque j’aurai terminé ce processus, je trouverai  la « seconde moitié de la pièce », la satisfaction

Et voici «le général et le particulier sont égaux », tout le monde est absolument égal. Après tout, chaque élément est tout aussi important dans un système intégré analogique. Nul n’est grand ou petit, riche ou pauvre, chacun doit gagner sa moitié de  pièce et atteindre un désir spécifique complet qui leur est uniquement attribué.

C’est pourquoi nul n’est plus spécial que d’autres, plus ou moins grand dans ce genre de travail, tous les amis sont absolument égaux. Après tout, si la moindre envie correcte  manque, nous n’allons pas atteindre la moitié parfaite de la pièce de monnaie. Et c’est pourquoi il est nécessaire de se soucier de tout le monde. 

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 05/01/2012, Écrits du Rabash