Category Archives: Cours quotidien de Kabbale

Ne vous faites pas d’idole

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, « un commandement: » « … en s’habituant à servir les gens, il profite aux autres et non pas à soi-même. Ainsi, on devient progressivement apte à garder les Mitsvot du Créateur avec la condition requise-contenter le Créateur et non pas soi-même.  »

Je ne suis pas, ni ne comprends, et ni ne saisis ce principe. Si j’ai besoin de travailler et de m’unir à l’humanité, cela est clair pour moi. Nous sommes ici ensemble, l’écart entre moi et les autres apparu seulement à cause de la brisure, et je me sens comme séparé d’eux. Alors, je dois surmonter cet écart, corriger cette force qui sépare et m’unir à eux.

Mais qu’en est-il du Créateur ? Il se trouve peut-être quelque part à l’extérieur et peut-être pourrais-je l’atteindre à travers l’humanité. Ou, en m’unissant à d’autres dans le groupe, je découvrirai qu’Il est à l’intérieur, parmi nous, et même qu’Il remplit tout cet espace.

Néanmoins, il est difficile pour moi d’ouvrir la voie, en me dirigeant vers le groupe pour l’amour du Créateur. Qu’est-ce que cela signifie ? Ceci est une exigence vague. Je comprends les relations avec d’autres personnes, mais comment puis-je construire une relation avec quelqu’un, en plus de cela ? Notre problème est que nous ne pouvons imaginer l’image correcte, et nous restons donc déconcertés pour un long moment.

«Le Créateur» est la qualité du don absolu, final et parfait. L’union entre le groupe et moi est le récipient, qui recevra la qualité du don. Nous voulons parvenir à l’amour et à l’unité entre nous, de sorte que le monde devienne «rond», global et intégral. Cependant, cela doit être fait pour l’amour du Créateur, ce qui signifie, pour que la qualité du don se connecte à nous, pour qu’elle habite et règne à l’intérieur de nous.

Ainsi, il est interdit d’attribuer toute individualité ou toute image au Créateur. Ceci est «idolâtrie» ou, littéralement, le «travail étranger» parce qu’il nous conduit à côté, dans une direction complètement différente. Le Créateur, Boré, signifie « viens (Bo) et vois (). Si vous entrez dans un groupe et atteignez l’unité, alors, en vertu des amis, vous révélerez l’attribut du don, appelé «le Créateur».

C’est pourquoi il est écrit: «Israël, la Torah, et le Créateur sont un », où « Israël » représente moi-même avec les amis (ou l’humanité) et le Créateur. En d’autres termes, les amis et moi tous ensembles sommes appelés « Malkhout » ou « Shekhina», et je révèle Zeir Anpin, qui s’exprime alors à l’intérieur de Malkhout, selon l’unité réalisée en lui.

De là vient le sens de la formule «pour aider les gens à apporter contentement au Créateur. » En aucun cas, vous ne devez imaginer quelqu’un ou quelque chose comme le destinataire final de vos efforts. Le Créateur n’est ni une personne ni un phénomène, mais l’attribut qui se révélera en nous. Dessiner vous-même un tel récipient signifie être engagé dans l’idolâtrie, créer une idole. Si nous nous tenons toujours à cette règle, nous n’aurons aucun problème.

Après tout, nous voulons, à terme, construire le système, qui embrassera l’ensemble des récipients et des Lumières. Ceci est Malkhout du monde de l’Infini, où nous sommes dans l’unité et la cohésion, où la lumière est révélée dans le récipient. Nous sommes partis de là, de ce Premier état. Dans le second état, nous corrigeons notre attitude et rien de plus, et nous arrivons au troisième état, en prenant conscience et en comprenant le monde dans lequel nous vivons depuis le début.

Aucune  image n’existe en dehors de nous, pour l’amour de laquelle nous devrions travailler et vers laquelle nous devrions aller. Juste schématiquement, nos intentions et nos calculs s’ajoutent à cette séquence: d’abord, nous créons un récipient, puis, en fonction de sa capacité à s’unir, selon la loi de l’équivalence de forme, nous révélons le Créateur dans ce récipient, selon le principe «viens et vois. » Ainsi, nous révélons Malkhout – le désir, qui reste inchangé.

De la 2ème partie de la Leçon Quotidienne de Kabbale du 26.08.11, «un commandement»

Faire précéder le désir avec l’intention

Dr. Michael LaitmanQuestion:  Comment se fait-il que même, dans le monde spirituel, l’intention et le désir ne fusionnent pas en un seul tout, mais restent deux choses distinctes?
Ma réponse: Nous devons toujours être concernés par l’intention. Le désir sera révélé  selon l’intention, mais pas plus. Le désir se révèle  conformément à l’écran et la lumière réfléchie.

 

En effet, mon désir est très grand – il est Malkhout du monde de l’Infini. Mais mes écrans peuvent être différents : du plus petit au plus grand. La taille de l’écran est divisée en 125 « parties », et si je révèle le désir par celles-ci, alors je suis toujours en équilibre car j’ai une seule intention.

Chacun de nous contient Malkhout de l’Infini, sans limite avec tous ses Reshimot. Seule une restriction est placée sur elle, et maintenant elle se révèle progressivement à nous, mais uniquement en conformité avec la taille de l’écran, ou en conformité à l’intention.

Notre comportement doit être similaire : Tout notre travail est fait sur les intentions, qui déterminent la révélation de nos désirs. Si les désirs sont révélés avant les intentions, alors nous souffrons. Et inversement, si nous prenons soin de développer les intentions d’abord, alors nous marchons sur le bon chemin. En d’autres termes, si je cultive l’intention, alors je marche sur le chemin de la Torah. Mais si le désir est révélé avant l’intention, je me développe alors par le chemin de la souffrance.

Notre destin se trouve entre ces deux possibilités.
[

De la 2ème partie de la Leçon Quotidienne de Kabbale du 26.08.11, «un seul commandement»

Toutes les demandes viennent d’en bas, et toute la satisfaction vient d’en Haut

Dr. Michael LaitmanNotre tâche est d’élever toutes les étincelles laissées par la brisure. Elles nous semblent maintenant étrangères, comme si elles ne nous appartenaient pas, mais nous devons les choisir, les réunir toutes ensembles, et accroître la collecte de toutes les âmes ou étincelles pour Malkhout du monde d’Atsilout. Nous les joignons toutes à nous-mêmes, car «chaque personne est un petit monde. »
Grâce à cette union avec les amis, le monde, et toutes les occurrences et événements, nous nous unissons tous et élevons Adam HaRishon, le premier homme, à un désir de donner unique en vue du Créateur, tel que cela était avant le péché. Et alors une grande MAN, une prière, est formée, c’est l’acte final de « Zivoug Rav OuMekabtzéël Palim » (l’adhésion universelle) menant à la correction finale.

Nous devons juste rassembler toutes nos actions, nos pensées et les examiner minutieusement dans le but de nous tourner vers Lui avec une prière. Tout ce processus se produit en nous, mais nous ne le sentons pas ou ne le comprenons pas maintenant. C’est hors de notre état, jusqu’à ce que nous entrions dans le monde spirituel et que nous commencions à élever MAN consciemment, avec  compréhension, en ressentant ces actes spirituels et en faisant des calculs.

Dans le monde spirituel, une personne utilise déjà l’écran et s’engage dans la Kabbale pratique, travaillant activement avec le désir de recevoir, l’écran, et les étincelles. On sait précisément ce qu’elle découvre, à quel degré elle envisage de s’élever, quel type de lumière l’affecte, et quelles formes de désirs elle actionne. Le Talmud Esser Sefirot devient pour elle un livre d’instruction réel.

Nous pourrions penser que par rapport à cet état, notre état actuel est totalement dénué d’importance. Cependant, ce n’est absolument pas vrai ! En réalité, ces états préparatoires, qui se déroulent inconsciemment, sont les plus importants. C’est comme un enfant qui grandit plus rapidement au cours de ses premières étapes de vie. Alors qu’il est un bébé, certains changements se produisent en lui quotidiennement. Puis il se met à changer de mois en mois, puis d’une année à l’autre, jusqu’à ce qu’il cesse de grandir complètement.

De la même façon, pendant que nous travaillons inconsciemment, nous passons par les plus grands stades de changement, nous sommes juste incapables de les reconnaître. Par conséquent, nous devons accorder une grande importance à notre état en dépit de tout, comprenant l’énorme bénéfice de chaque pensée, de chaque action, et de chaque mot dirigé vers le but, et en particulier, tout ce qui est effectué pour le bien des études, de l’union, et de la diffusion. Ainsi, nous atteindrons une prière consciente.

Une prière, une demande, ou un désir est notre seule action. Tout le reste est fait par la Lumière. Et si nous voulons atteindre l’attribut du don, de sorte que l’ »invité » donne à l’«hôte», nous avons seulement besoin de le désirer ! que nous soyons capables ou non n’a pas d’importance, la chose la plus importante est que nos actions soient dirigées correctement.

Par conséquent, il est écrit qu’une personne n’a pas d’autre travail, que de prier. Toute la force et la satisfaction viennent d’en Haut, tandis que toutes les demandes et requêtes viennent d’en bas.

De la 1ère partie de la Leçon Quotidienne de Kabbale du 24.08.11, «Shamati »

Quelles proportions doit atteindre Pharaon?

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment puis-je m’en empêcher et éviter de faire des erreurs quand je sais que je suis guidé par mes sentiments et que je n’agis pas bien? Et d’autre part, nous devons tomber afin de grandir ….

Réponse: En effet, «Un homme juste tombe et se lève un millier de fois » C’est seulement en passant par l’expérience de nombreuses descentes et de déceptions, de grandes souffrances et des erreurs que nous devons payer, pour que nous arrivions enfin à la conclusion finale et à la compréhension que nous devons élever au-dessus de notre nature égoïste. A la fin, nous comprenons que nous ne serons jamais capables d’unir l’esprit et les sentiments ensemble aussi longtemps que nous sommes à l’intérieur de l’égoïsme.

C’est l’image que nous voyons dans le monde d’aujourd’hui dans tous les pays. Mentalement tout le monde comprend que nous entrons dans une crise horrible, mais nous ne pouvons pas nous arrêter. L’égoïsme pousse une personne en avant, se trouvant plus fort que l’esprit, et donc, l’homme continue à agir selon cela.

Il ne peut rien faire avec lui-même. Peu importe dans quelle mesure nous nous adressons au monde et nous le mettons en garde, personne ne nous entendra. Mais ce que nous faisons est dans le seul but de montrer à tous qu’il y a une méthode de correction, la Kabbale. Plus tard, lorsque confrontés aux faits, l’homme aura acquis la conviction, dans la pratique qu’il tombe sur des problèmes à chaque coin de rue, que ce soit en économie, l’éducation, ou autre chose. Et de cela, il va comprendre que les propos sur la correction Kabbale. Autrement, vous pouvez répéter la même chose mille fois et personne ne vous écoutera.

Le monde ne va pas accepter cette solution jusqu’à ce qu’il atteigne le désespoir total et la compréhension que son esprit et les sentiments sont comme deux pôles qui ne seront jamais unis. Les gens vont continuer à faire de nouvelles erreurs. Et tant que cela arrive, rien ne sera capable de les aider. La seule solution est de s’élever au-dessus de notre mental matériel et des sentiments pour le bien de l’objectif spirituel. Alors vous serez en mesure d’unir votre esprit et le cœur dans la ligne médiane, puis vous réussirez. C’est parce qu’ils vont commencer à travailler ensemble dans un seul paquet. Le cœur va comprendre!

Mais dans notre monde cela n’arrive jamais et nous sommes toujours obligés de choisir: soit le cœur soit l’esprit. L’un ou l’autre!

Nous sommes de plus en plus entraînés dans la crise à chaque jour qui passe. Aujourd’hui, un nouveau tournant de la crise commence, et bientôt il deviendra évident. Un coup, un autre, et un autre-et finalement l’homme va comprendre. C’est ainsi que Pharaon, notre volonté de plaisir, notre ego, nous rapproche du Créateur, nous forçant à comprendre que nous devons nous cacher de lui.

C’est comme si Pharaon savait que les fils d’Israël finiront par s’éloigner de lui. Alors pourquoi devrait-il se placer sous les coups? Mais c’est ainsi qu’il se construit-il se donne lui-même des coups. Une personne souffre, et elle n’a pas d’autre choix que de s’enfuir de cette force du mal.

Pharaon est le reflet inverse du Créateur à l’intérieur de nous. La seule question est: Quelle proportion faudra-t-il atteindre pour nous décidions de nous échapper de lui? Cela dépend de la diffusion de la Kabbale, sur la compréhension des gens, et notre union dans le groupe.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 08/08/11, Shamati

L’évolution de la conscience

Dr. Michael LaitmanNous commençons à nous développer et à croître à partir de ce monde, de la réalité la  plus basse possible, qui est descendue du monde de l’Infini à travers 125 degrés, à travers 5 mondes, au point le plus bas. Ayant atteint ce niveau bas, l’étincelle de la Lumière a franchi en se brisant le tout dernier degré spirituel dans ce monde et a commencé à former en elle la matière.

La matière a commencé à se concentrer, à se former, et  à unir une particule avec une autre. De cette manière commence le retour à la source – la correction de la   brisure. De celle-ci, a commencé notre Univers: les niveaux minéral, végétal, et animal de la nature.

Tous ces degrés sont le résultat de l’union de la matière dans des structures de plus en plus complexes, toutes les parties agissant au profit l’une de l’autre. La puissance de la Lumière, la puissance de la nature, unissent des éléments séparés, et forment ainsi la matière inanimée dans toute sa diversité intérieure. La matière est formée en raison de l’unification des particules opposées selon les lois particulières.

Et puis survient également la matière végétale, là où des particules opposées se connectent dans des structures encore plus complexes. Elles sont beaucoup plus écartées les unes des autres, mais elles s’unissent néanmoins. Puis la nature vivante émerge, dont chaque partie se sent séparée et souhaite maintenir son existence dans une forme égoïste. Toutefois, en raison de la force de la nature, chacune d’elles s’unit encore avec d’autres, et toutes  ensemble elles créent le vivant-un corps animé qui est capable d’exister en dépit du fait qu’à  l’intérieur de lui  existe une contradiction et l’unification d’éléments polaires.

Ils sont unis par une force spéciale -la force de la Lumière, la force du Créateur, la force du don sans réserve mutuel, en dépit de la  force de la création, une force égoïste qui existe à l’intérieur de chacun. Ces deux forces commencent à agir en harmonie commune.

L’harmonie est impossible s’il n’y a pas deux forces opposées qui, pourtant, s’unissent pour le bien d’un but, un intérêt commun, et certains états  plus élevés. Un état supérieur signifie des intérêts communs du corporel: le végétal ou le corps animé. Et puis, en raison du développement de la matière au niveau animé, elle atteint le niveau de l’être humain de ce monde, qui est une créature encore plus complexe, plus agressive et égoïste. Chaque créature à partir de ce degré  de l’« être humain dans ce monde » constate qu’elle est opposée à toutes les autres personnes.

Et quand elle arrive à la fin de son développement égoïste, la créature révèle que si elle veut exister davantage, elle a besoin d’une seconde force opposée,  la force du don sans réserve. La force de l’égoïsme s’est développée en elle, mais qu’en fait-elle  maintenant? Elle  ne fait que nous détruire.

À ce stade, nous comprenons que nous devons recevoir la force du don sans réserve, la force d’union. Le sentiment de l’absence de la force d’unification, sans laquelle nous ne pouvons pas continuer, est en fait ce sentiment d’une crise, de la rupture, de la destruction des anciennes valeurs. Elle se révèle  directement à l’intérieur de notre existence,  de notre vie. Nous  le découvrons dans absolument tous les domaines de la vie, dans toutes les activités d’une personne dans ce monde, que nous ne pouvons pas parvenir à l’équilibre, à  l’harmonie, et à la « vie » comme on l’appelle.

Après tout, la vie est construite sur la base de deux forces: la réception et le don sans réserve. Nous ne pouvons exister en agissant uniquement avec la seule force de l’égoïsme. Par conséquent, à la suite de notre développement, de notre évolution progressive, la nature nous amène étape par étape à la conclusion que nous avons également besoin d’une deuxième force: la force de l’union 

Du cours quotidien de Kabbale du 25/08/2011, Shamati

Une demande d’aide honorable

Dr. Michael LaitmanQuestion: S’il y avait une restriction à la réception, pourquoi ne ressentons-nous pas de la honte en élevant nos demandes et nos prières (MAN) En-Haut ?

Ma réponse: Nous ne sentons pas la honte parce que nous demandons de l’aide pour nous afin de réaliser le don sans réserve, et non pour notre propre bien. Ça n’a rien à avoir avec la honte de quelque chose !

Vous pouvez  riposter, « mais toute la correction se produit à cause de la honte ressentie par Malkhout du monde de l’Infini! »Cependant, je n’ai pas honte d’élever cette demande parce que je ne demande pas pour moi-même ; mais plutôt je ne demande pour moi-même que le strict nécessaire, afin que je puisse donner le reste  sans réserve !

Il n’y a pas de honte à cela. C’est juste à l’opposé, il y a l’honneur ici, pour moi, car je serai en mesure de donner  sans réserve  aux autres ce que nul autre ne peut leur donner! Tout le monde a de telles capacités uniques en ce que le travail effectué par un individu particulier ne peut être effectué par quelqu’un d’autre. C’est parce que chacun a sa propre racine personnelle dans l’âme commune.

Par conséquent, il est permis de demander la force de vivre et d’être en bonne santé, de recevoir les connaissances et les capacités -si ces choses sont nécessaires pour mener des actions de don sans réserve. C’est précisément ce qu’est  la « vie » dans le monde de la vérité.

Telle est mon existence: ma vie n’est possible que dans la mesure où je peux donner sans réserve. Mes actions sont exclusivement le don sans réserve. Et l’esprit qui  me traverse soutient mon existence, qui est destinée au don sans réserve. C’est ce qu’on appelle un état ​​spirituel. 

Du 4 ème partie du cours quotidien de  Kabbale du 25/08/2011, Préface à la sagesse de la Kabbale

 

La raison et ce qui est au-dessus de la raison

Dr. Michael LaitmanLa lumière nous élève à la foi au-dessus de la raison. Mais pour y entrer, une dimension supérieure, jusque-là inconnues doit être ouverte en vous, et c’est pourquoi c’est appelé le «salut du Créateur. » Et dans la mesure de cette ouverture à l’intérieur, vous commencez d’abord à obtenir « la raison », »« la connaissance », et à comprendre ce que « au-dessus de la raison » signifie.

Ces deux concepts sont révélés simultanément. Avant cela, nous sommes au niveau de la conscience animale, comme il est dit: « . Tout le monde est comme un animal mortel» Mais un «humain» commence à partir de ce moment. Un être humain est celui qui monte au-dessus de la raison. Nous obtenons la raison de la nature, et «la raison au-dessus» est ce qui est le plus élevé.

Le Créateur est au-dessus de la raison. Celui qui obtient cette opportunité est appelé un «humain», Adam, qui signifie « semblable au Créateur», et plus l’écart se situe entre la raison et la foi au-dessus de la raison, le plus élevé est le niveau de l’homme.

Une personne ne sait pas à l’avance ce qu’est la foi au-dessus de la raison. Elle n’a aucun contrôle sur sa révélation: Cela lui est donné d’en haut, comme l’aide du Créateur. Bien évidemment, ceci est un résultat d’ensemble de la personne et nécessite des efforts antérieurs en les complétant parfaitement. Mais à quel moment cela se produira, une personne ne le sait pas.

Elle se sent juste qu’elle avance: elle comprend davantage, ressent plus, devient plus intelligente, elle peut en quelque sorte contrôler ce qui se passe, et l’analyser plus profondément. Mais elle n’a pas de sensation spirituelle, un désir nouveau, dans lequel elle peut comprendre et ressentir le Créateur. Et ainsi elle avance jusqu’à ce qu’elle atteigne le point de départ, le point zéro, et c’est à partir de ce point, que légèrement elle va vers l’avant, vers cette dimension supérieure.

De la 1ère partie de la leçon quotidienne Kabbale 02/08/2011, n°207 Shamati

La loi de l’existence de l’âme

Dr. Michael LaitmanLa seule façon dont nous pouvons nous rapprocher de l’observation du principe de l’amour du prochain est placée est la condition de garantie mutuelle. Et pour y parvenir, nous devons suivre les conseils des kabbalistes « à la lettre», sinon nous ne réussirons pas.

Le Baal HaSoulam écrit dans une de ses lettres que si une personne même légèrement dévie du droit chemin, plus elle avance loin, plus grande devient sa déviation et son erreur. C’est de cette manière qu’elle s’écarte complètement de la direction vers le but, bien qu’elle ne se sente pas qu’elle a erré sur le chemin parce qu’elle s’écarte de lui un peu à la fois. Mais à la fin, tous ces écarts s’additionnent et deviennent une très grande erreur.

C’est pourquoi les personnes qui décident d’aller vers ce but doit avoir une loi, une charte. C’est comme le Rabash écrit: «Nous sommes réunis ici pour établir une société …» Et le principe est pour chacun de se connecter avec le but de s’annulant soi-même avant le reste, au-dessus tous les obstacles et les perturbations qui viennent d’en haut, la force supérieure, que nous la voyions ou non.

Tout vient de Malkhout du monde de l’Infini, où nous sommes tous reliés: la Lumière et le récipient. Tous les désirs et les Lumières existent dans le monde de l’infini dans l’unité absolue et l’adhésion, dans l’état initial créé par le Créateur, ou l’état de la correction finale (État 1 et État 3). Cependant, nous nous sentons comme si nous existons dans l’état intermédiaire (état 2), soit quelque part le long de l’échelle spirituelle, voir en dessous, sur son tout dernier degré appelé «notre monde».

C’est pourquoi tout ce qui nous arrive vient de Malkhout du monde de l’Infini. C’est le seul endroit où nous devons nous tourner pour obtenir de l’aide-la forme où nous existons comme un seul homme avec un cœur, plein de révélation du Créateur, la Lumière, selon notre ressemblance avec Lui.

Et la règle du «Aime ton prochain comme toi-même » est la loi de l’existence de l’âme collective qui existe dans le monde de l’Infini. C’est pourquoi cette loi est vraiment une « grande, règle générale» ou, comme Rabbi Akiva a dit, un récipient énorme pour toute la Lumière infinie qui devient révélée en lui.
De la 1ère partie de la leçon quotidienne de Kabbale 20/07/2011, l’article du Rabash

Distance extérieure et proximité intérieure

Dr. Michael LaitmanLe Baal HaSoulam, L’étude des dix Sefirot, partie 1, « Tableau des réponses pour le sens des mots, » Question 48: Qui est « proche » (Karov)? Plus la Tsoura  (forme) [désirs] est proche de l’autre, plus proche ils se considèrent comme étant.

La distance et la  proximité sont évaluées uniquement en fonction de l’équivalence de forme, de la correspondance des propriétés. Mais la correspondance des propriétés ne veut pas dire que je suis identique à Lui. Après tout, je ne peux rien changer en moi. Mais selon la façon dont j’utilise mes propriétés, mes désirs, et comment ils deviennent semblables à la façon dont l’autre utilise les siens ou les siennes, nous mesurons notre proximité en conséquence.

On peut être très grand, tandis que l’autre très petit. Mais si celui qui est petit désire acquérir la même forme que le grand, il est considéré comme quelqu’un qui est proche de ce dernier, qui s’attache à lui et se trouve dans ses mains ou à l’intérieur de lui. Tous ces éléments sont des degrés  différents de connexion entre les Partsoufim.

On peut être trouvé à l’intérieur de l’autre s’il s’annule complètement lui-même et accepte de permettre à celui supérieur de travailler sur lui tout le temps, alors que le premier a juste besoin de trouver la force de renoncer à lui même. Cet état est le plus familier pour nous, et est considéré comme « embryon ». C’est l’étape de la montée initiale à des degrés spirituels supérieurs.

Une fois qu’il est né, il pourrait sembler que, maintenant qu’il est à l’extérieur: Il ne s’agit pas d’un tel lien très fort, comme celui qui existait à l’intérieur. Mais étant à l’extérieur, il complète la connexion qu’il avait à l’intérieur avec son égoïsme, qui est maintenant corrigé. Et donc, bien qu’il ne soit plus un embryon mais un « petit » enfant (Katan) assis dans les bras de l’adulte, il s’attache toujours à lui. Son existence apparente à part le grand n’est que la forme extérieure. Mais cette différence nous montre l’ego corrigé qui peut exister même en dehors de la forme supérieure, et pourtant, il reste attaché à lui.

La troisième forme, c’est quand il n’est plus dans un état d’ «allaitement» (Yenika) dans les bras de celui supérieur, dans un petit État (Katnout), mais dans  les transitions vers l’âge adulte (Gadlout) et se situe à côté de l’adulte. Et puis il a déjà son propre «corps» et un monde. Entre eux, il y a maintenant une distance qui ne lie pas les deux par un «cordon ombilical» ou l’allaitement.

Cependant, toute cette séparation n’est que dans nos yeux, tandis que dans un état spirituel, cela signifie qu’il a atteint une connexion encore plus grande, une nouvelle forme de l’adhésion. Même existants totalement en dehors de celui supérieur, il fusionne avec lui complètement. Après tout, même si tous ces désirs semblent exister en dehors de l’autre ils sont incapables de se séparer.

Ce sont les étapes que nous traversons: l’embryon, l’allaitement, et la maturité. Mais tout commence avec un total renoncement de soi, quand on a du mal à passer outre tous les obstacles c’est ce qui nous sépare de celui supérieur.

De la 3e partie de la leçon quotidienne de Kabbale 07/07/2011, Talmud Esser Sefirot

La seule loi

Dr. Michael LaitmanLe Baal HaSoulam, « un seul commandement»: je dis que le premier et l’unique commandement qui garantit la réalisation de l’aspiration d’atteindre l’intention altruiste est de se résoudre à ne pas travailler pour soi, à part pour les travaux nécessaires simplement lié à sa subsistance. Durant le reste du temps, on va travailler pour le public: sauver les opprimés, et toute créature dans le monde qui est dans le besoin du salut et du bénéfice.

Dans ces paroles sévères, mais précises, le Baal HaSoulam nous explique comment le monde devrait exister. Nous sommes déjà entrés dans cette voie : Le monde est interconnecté dans toutes ses parties et connaît une crise mondiale.

Depuis une centaine d’années, le Baal HaSoulam écrit que l’humanité est devenue une seule famille dans laquelle tous les gens dépendent les uns des autres. Alors nous ne l’avions pas remarqué, mais aujourd’hui, nous le voyons clairement et, après de nombreuses crises et avec un grand retard, nous prenons conscience de la situation. Des efforts considérables seront exigés de nous afin de corriger les défauts et surtout la forme terrible des relations humaines, aujourd’hui qui nous semble naturelle.

Jusqu’à présent, la lecture de ces mots du Baal HaSoulam, nous les avons perçus comme quelque chose de fantastique et d’irréel. Pourquoi n’a t-il pas divulguer un demi, un quart de sorte que cela ne semble pas si cauchemardesque et inacceptable pour nous, afin qu’il puisse être digéré par l’ajout d’une variété d’épices? Cependant, un tableau très sévère, face à notre nature, qui se déroule devant nous, et cela définit sa stricte condition: « Que vous le vouliez ou non, ici sera votre lieu d’inhumation ou de votre vie éternelle. L’un ou l’autre. Le choix vous appartient  »

Dans notre monde, nous avons à mettre en œuvre le principe de «l’amour de votre prochain comme vous-même. » Tout ce qui nous est confié, est axé uniquement sur cette action: d’acquérir la pratique, complète, parfaite du don sans réserve, émanant de chaque personne dans le monde entier. Et pour lui, une personne doit avoir juste ce dont il a besoin pour son existence. Selon son niveau, il choisit les nécessités et donne le reste aux autres.

A l’époque, nous avions demandé au Rabash, comment nous pourrions nous tester nous-mêmes dans ce calcul. Il nous donna des conseils merveilleux: Si vous étiez heureux de vous débarrasser des nécessités, cela signifie que c’est cela. Si vous ne désirez rien pour vous, pas d’eau, de nourriture, ni abri, si vous voulez uniquement accomplir le don sans réserve, comme un ange, comme la force en dehors du corps, et que vous êtes content de cela, alors vous avez pris la décision correcte, et vous pouvez recevoir les nécessités du monde.

Dans ce cas, vous n’en ferez pas trop et vous ne recevrez que les choses vitales, car vous n’êtes pas heureux de les recevoir. Au contraire, vous voulez vous débarrasser d’elles, mais vous ne pouvez pas car vous en avez besoin pour accomplir le don sans réserve. Vous n’avez besoin ni de nourriture, ni d’eau, ni de vêtements, ni d’une maison, et ni d’autres choses comme celles-ci.

C’est une condition très difficile, et bien sûr, les gens immédiatement veulent  « les mettre de côté » Nous ne voyons pas la vie dans cette existence: Il est préférable de mourir. Comment puis-je effectuer le don sans réserve à tous et ne prendre que les nécessités? Où est la vie alors? Comment pouvons-nous satisfaire notre ego? Après tout, il n’a pas disparu.

En réalité, vous n’êtes pas obligé de vivre comme un animal, broutant dans les prés et n’exigeant rien d’autre. Au contraire, vous devez devenir un être humain, ce qui signifie libérer toute votre énorme ego pour le bénéfice des autres, pour le mettre au service des autres.

Qu’est ce que j’aurais en retour? Comment puis-je agir pour donner? Mon désir égoïste est comme une machine qui ne peut fonctionner qu’au carburant. Je peux rendre le monde entier heureux, mais  qu’est ce qu’il a pour moi? Pour une bonne récompense, je vais donner aux gens tout ce que j’ai. Mais quel est le paiement?

Nous devons comprendre que la Kabbale est une science, la physique du monde spirituel et ne traite pas des fantasmes. Le carburant a été préparé pour nous, et la récompense est telle qu’il vaut la peine de travailler pour l’accomplissement du don sans réserve et l’accomplissement du monde entier.

Notre récompense est la révélation du Donneur. Il y a rien de plus grand dans le monde, et c’est ce que nous allons obtenir. Cela signifie que nous devons travailler pour l’amour de Son atteinte.

Il s’agit de la plus haute récompense de tout: être dans l’adhérence et la perfection avec Lui, à son niveau. Comme s’il libérait une place pour moi à côté de Lui, et je regarde les autres depuis mon degrés: «Malheureux, combien  misérables et combien ils sont faibles. Bien sûr, je les aide, que puis-je faire?  »

Cette attitude est appelée Lo Lishma, et elle est naturelle au début. La clé est de commencer et de ne pas être paresseux. Mais en conséquence, nous devenons nous imprégner du don sans réserve complet car c’est la seule loi que nous devons accomplir.

De la 4e partie de la leçon quotidienne de Kabbale 29/07/2011, «un commandement»