Category Archives: Egoïsme

Discussions à propos des échelons de l’échelle, Partie n°182

Pourquoi la calomnie est-elle qualifiée d’« aide à son encontre » ?

En réalité, il n’existe pas de notion purement « contre ». C’est pourquoi, dans la Torah, le mot « contre » (Négued) est toujours précédé du préfixe « comme » (Kénégued), au sens de « l’un contre l’autre » (Zé Kénégued Zé). Que signifie ce préfixe ? Il indique une ressemblance ou une opposition. Une chose soutient l’autre, et pour clarifier une chose, on lui présente l’opposé.

Il nous arrive parfois, par manque de compréhension et faute d’une vision d’ensemble de ce qui se présente à nous, de percevoir une contradiction et une destruction. Certes, cela peut sembler se produire, mais même le pire des événements sert de soutien, de fondement, à la structure et au degré supérieur.

Recevoir la Kedousha (sainteté) en accord ou en opposition à notre équivalence de forme ne dépend que de nous.

Extrait d’une discussion sur l’article « Quelle est la substance de la calomnie et contre qui est-elle dirigée ? » – Partie 1 du 12/06/2002

Sur la révélation d’un nouveau Kli

252Si une personne fait des efforts et constate qu’elle régresse, c’est le signe qu’elle est en train de découvrir un nouveau Kli (récipient). Que signifie « régresser » ? Un récipient dépourvu de remplissage lui apparaît. Cela signifie qu’elle est entrée dans la ligne gauche, la révélation d’un nouveau Kli, d’un nouvel Akhoraim (dos), et qu’elle continue d’avancer mais sous une forme négative, avec un sentiment de vide encore plus grand.

Plus tard, elle comblera ce vide par des corrections (Tikounim) et des Lumières (Orot). Cela signifie simplement que, pour l’instant, elle se trouve dans la ligne gauche. Ensuite, elle entrera dans la ligne droite ; c’est de l’alternance entre les lignes droite et gauche que naissent ce que nous appelons des descentes et des ascensions. En réalité, il ne s’agit ni de descentes ni d’ascensions, mais simplement des deux étapes de la correction. Gauche, droite, gauche, droite : c’est ainsi que nous progressons.

Naturellement, lorsqu’une personne se trouve dans la ligne gauche, elle se sent vide et a l’impression de reculer. En fait, elle a effectivement reculé, elle est descendue encore plus loin de la spiritualité afin de saisir des Kelim (récipients) provenant d’un niveau encore plus bas.

Plus précisément, elle n’est pas descendue d’elle-même, elle a été abaissée. C’est le signe qu’elle est en fin de compte digne de corriger ces Kelim. C’est pourquoi une personne ayant déjà de l’expérience dans le travail se réjouit lorsqu’elle ressent du désespoir, de la confusion et un manque de clarté dans ses perceptions. Elle est heureuse de traverser des états qu’elle ne peut pas pleinement comprendre, heureuse même de se sentir perdue.

C’est le signe que de nouveaux récipients lui sont ajoutés. Avec l’expérience, nous finissons par constater qu’il en est bien ainsi.

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, le Rabash, « Que signifie le fait que la Torah a été donnée à partir de l’obscurité dans le travail ? » du 02/07/2026

N’importe quel état est une correction

259.01Je comprends chaque état qui se présente à moi tel qu’il est, et je souhaite l’examiner, que je me sente bien ou mal. Comme il est dit : « Tout ce que fait le Créateur est pour le mieux. »

Je considère que ces états ont le droit d’exister et qu’ils surviennent afin de me corriger, à tel point que « même si une épée tranchante est pressée contre la gorge, il ne faut pas désespérer de la miséricorde ». En d’autres termes, chaque petite chose est une correction.

Il est évident que c’est facile à dire, mais nous ne sommes pas capables de le faire de manière constante. Au début, on est prêt à résister et à tout détruire.

En y réfléchissant à deux fois, on commence à aborder la situation, disons, de la bonne manière.

Si l’on se souvient que cela nous est arrivé pour notre correction, alors il faut se tourner vers la troisième perspective : il n’y a rien hormis le Créateur. Et ainsi, dans cet état, à travers la souffrance et la douleur, on commencera à Le révéler, et on parviendra immédiatement à un sentiment de douceur.

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, le Rabash, « Que sont la sainteté et la pureté dans le travail ? » du 07/07/2026

Lorsque vous désespérez de vos propres forces

963.5Question : Que nous est-il révélé exactement au-dessus de la raison ?

Réponse : Je ne sais pas ce qui me sera révélé au-dessus de la raison. Pour l’instant, je poursuis simplement mon chemin.

On me dit qu’une fois totalement épuisé, après avoir désespéré de mes propres forces et m’être dit « Si je ne suis pas pour moi, qui le sera ? », je mériterai alors le droit de me tourner vers Lui en appelant à l’aide. Il ne me restera rien d’autre à faire.

Le Créateur ne me laisse plus aucun espoir de pouvoir encore tenter quelque chose par moi-même pour atteindre le but désiré. Il ne subsiste en moi qu’une seule chose : un immense désir d’y parvenir, sans aucun moyen pour y arriver ; c’est alors que je crie.

Je crie parce que je ne vois aucune possibilité d’avancer. Il ne me reste aucune opportunité, aucune chance ne m’est offerte.

Il ne s’agit pas d’un cri ordinaire né du désespoir face à la vie. En termes kabbalistiques, c’est le moment où l’on réalise qu’aucun effort relevant du désir égoïste de recevoir ne peut mener au but. Tous les calculs, les forces, les connaissances et les stratégies personnelles ont été épuisés.

C’est alors seulement qu’une véritable prière peut émerger : non pas une demande de satisfaction, mais une demande d’aide adressée à une force située au-delà de sa propre nature.

Le paradoxe est que cet état n’est pas considéré comme une chute, mais plutôt comme une préparation à l’ascension. Tant que l’on croit pouvoir atteindre la spiritualité par ses propres moyens, on n’a pas encore éprouvé le véritable besoin du Créateur. Lorsque tout autre soutien s’effondre, le manque devient total et c’est de ce manque total que naît le véritable cri.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Et le Seigneur lui apparut aux plaines de Mamré » du 13/06/2026

Détendez-vous !

1.02Commentaire : L’humanité est en proie à des maladies, dont beaucoup sont incurables. Chacun cherche des conseils susceptibles de l’aider soudainement à s’orienter dans la vie.

Ma Réponse : Détendez-vous et n’essayez de ne rien changer. Laissez-vous porter calmement par le cours de la vie. Acceptez ce qui est. Tout ce qui arrive est l’œuvre du Créateur. Ne Le contredisez donc pas, mais ressentez votre lien avec Lui à chaque instant.

Question : Que faire des peurs qui tourmentent constamment l’individu ?

Réponse : Il n’y aura plus de peurs ! Car la peur naît du désir de s’assurer un avenir précis. Or, ici, cela n’existe pas.

Question : La peur surgit donc lorsque l’on n’est pas en accord avec Lui ?

Réponse : Oui. Mais ici, ce n’est pas le cas. L’avenir s’efface ; il n’existe tout simplement pas. En d’autres termes, chaque instant passe sans rien laisser derrière lui. La paix règne. Ce qui a été sera. Vous voyez, comme l’inscription sur la bague de Salomon ?

Question : Oui. Vous pensez donc que si une personne s’habitue à cette formule, si elle la vit et existe en elle, cela la libérera de ses peurs et même de la douleur ?

Réponse : Il ne s’agit pas seulement de se libérer de la peur et de la douleur, mais aussi d’établir une véritable connexion avec la nature, avec le Créateur.

Question : Quel en est le résultat ?

Réponse : Cela vous apportera une connexion avec le Créateur, la paix, la proximité et, tout simplement, la connexion.

Extrait de KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » du 23/06/2026

Le bien grandit grâce à travers le mal

243.05On ne peut pas vivre dans un monde de bonté absolue. Il faut y parvenir progressivement et comprendre comment le mal participe à la création et comment il nous aide à devenir totalement bons.

Question : Voulez-vous dire que le mal ne doit pas être détruit ?

Réponse : Il ne le doit pas. Il doit exister aux côtés du bien et aider constamment ce dernier à révéler sa qualité unique.

Question : Et qu’est-ce qui permet au bien de continuer à grandir ?

Réponse : Le mal.

Question : Ainsi, dès que le mal grandit, le bien grandit également ; c’est donc ainsi que nous progressons ?

Réponse : Oui.

Question : Jusqu’à quels sommets le bien peut-il s’élever ?

Réponse : Jusqu’à une liberté de volonté totale.

Question : Qu’est-ce que cela signifie ? Qu’est-ce que cela implique ?

Réponse : C’est un état dans lequel l’individu devient absolument bon, totalement corrigé, entièrement tourné vers le don sans réserve, sans que cela n’entrave son développement ultérieur.

Question : Et tout cela grâce au mal ?

Réponse : Oui. C’est précisément pour cette raison que le mal a été créé en tant que force fondamentale de la nature.

Extrait de KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » du 17/06/2026

L’égoïsme comme catalyseur de notre développement

548.01Question : L’égoïsme est-il important pour notre développement ?

Réponse : L’égoïsme n’est pas seulement important pour le développement ; il n’y a rien d’autre que lui. Il ne doit pas être réprimé ; il doit se développer.

Nous devons nous préoccuper de sa correction et de son usage approprié, et non de sa suppression, car l’égoïsme est notre nature, le désir de recevoir. Il est impossible de le détruire.

Le monde entier est un vaste ego opérant à différents niveaux : minéral, végétal, animal et parlant. Et le but du monde est de parvenir à une pleine utilisation de la force de l’égoïsme, et non de le détruire.

Voulez-vous détruire la matière elle-même ? C’est impossible ! Vous pouvez transformer une personne en plante en lui administrant l’injection appropriée. Certes, elle ressentira et souffrira moins, mais combien de temps un tel état peut-il être maintenu, même à l’aide de diverses méthodes ?

Par conséquent, ni les religions ni les diverses méthodologies ne constituent la solution. Cela commence déjà à devenir évident.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Qu’est-ce qu’au-dessus de la raison dans le travail ? » du 10/06/2026

Faites d’abord une introspection!

229Question : Il est écrit à la fin de L’Introduction au Livre du Zohar que tous les malheurs du monde proviennent de ceux qui sont tenus de s’adonner à la partie intrinsèque de la Torah, mais qui s’adonnent au contraire à sa partie extrasinque. Comment devrions-nous interpréter cela ?

Réponse : Avant tout, faites une introspection et constatez que vous aussi, vous vous concentrez sur la dimension extérieure. Il existe encore une dimension intérieure que vous n’avez pas encore atteinte et à laquelle vous ne vous êtes pas encore engagé.

Quel bénéfice retirerai-je du fait de regarder les autres et de les blâmer ? Est-ce que je pointe du doigt quelqu’un du Ministère de l’Éducation, les systèmes éducatifs ultra-orthodoxes ou sionistes religieux ? Quel en sera le résultat ?

Je peux accuser qui je veux, mais à quoi bon ? Comment puis-je agir concrètement, selon mes capacités, en tant que partie de l’ordre, de cette pyramide dont parle le Baal HaSoulam, pour que le système fonctionne correctement ? Blâmer quelqu’un d’autre corrigera-t-il qui que ce soit ou moi-même ? Cela ne fera que m’apporter de l’orgueil et du mépris.

Nous avons reçu des instructions d’en haut, contrairement à ceux qui ignorent où ils sont. Je ne peux rien dire de mal à leur sujet ; ils sont comme des enfants. Quant à moi, je peux dire que si je comprends quelque chose, je suis tenu d’agir en conséquence, autant que faire se peut.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Quels sont les moments de prière et de remerciement dans le travail ? » du 07/06/2026

Le fruit des efforts appliqués

282.01Commentaire : Vous avez dit qu’un signe de progrès est le sentiment d’impuissance face au désir de recevoir. Pourtant, tant de gens dans le monde se sentent mal sans pour autant aspirer à un but supérieur.

Ma Réponse : Vous dites qu’il y a beaucoup de gens dans le monde qui, jour après jour, se sentent de plus en plus inutiles. Je n’en suis pas certain. Le signe le plus sûr de progrès est que ce sentiment d’inutilité résulte d’abord d’efforts appliqués, et ensuite, si je ne désespère pas, mais que je persévère dans mon travail.

Comment savoir si la déception, l’impuissance, l’amertume, ou cet état où j’ai l’impression de mourir tout en haïssant le Créateur, est le fruit de mes efforts intentionnels ? Ce n’est que si mon désespoir est intentionnel, lorsque malgré tout je continue à faire des efforts pour aller de l’avant, vers le Créateur, et qu’avec cela je ressens de plus en plus ce qu’est la spiritualité et à quel point ma nature s’y oppose.

Autrement dit, tout état que nous traversons comporte deux facteurs : un Kli (récipient) et la Lumière (Ohr). Et si, dans les mauvais états, je les perçois correctement, cela signifie que je suis sur la bonne voie, que mon désespoir n’est pas simplement de la paresse. Il ne provient pas d’un échec à tirer profit des plaisirs de ce monde, ni d’un manque de pouvoir ou d’honneur ; mais il est plutôt la conséquence directe du fait que je n’ai pas encore atteint le but.

Mon but est l’intention de donner sans réserve, or j’ai découvert que j’en suis encore plus éloigné, que la nature du Créateur est un don sans réserve encore plus grand que je ne l’avais imaginé.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « La différence entre la charité et le cadeau » 19/05/2026

Qu’est-ce que notre vie ?

209Question : Dites-moi, s’il vous plaît, qu’est-ce que notre vie ?

Réponse : Notre vie est une forme d’existence constituée de matière protéique.

Question : Mais tout de même… ?

Réponse : Pourtant, de cette vie, nous prenons ses Reshimot (archives spirituelles), ses souvenirs et ses impressions, et nous continuons. Une multitude de minuscules grains d’égoïsme, c’est-à-dire des désirs corrompus créés par le Créateur, passent progressivement par la purification, la correction et la connexion.

Commentaire : Donc, ces petits égoïsmes (7 à 8 milliards d’entre eux) vivent précisément leur vie pour parvenir à cela, comme vous le dites.

Ma Réponse : L’enfer, le purgatoire et le paradis. Comme dans l’œuvre de Dante.

L’enfer est la sensation et la réalisation de son égoïsme, de sa nature inférieure, et de tout ce que l’on peut en dire. Le purgatoire, c’est le moment où l’on tente de le corriger, de le purifier. Et le paradis, c’est lorsqu’une personne met son égoïsme au service des autres.

Voici les trois étapes que nous devons traverser.

Question : Donc, tout au long de sa vie, une personne tend vers cette troisième et dernière étape ?

Réponse : Oui, et par conséquent, si l’on comprend ce que représentent ces trois étapes (l’enfer, le purgatoire et le paradis), c’est-à-dire la prise de conscience de son égoïsme, de sa correction et de son bon usage, alors tout ira bien. Nous devons essayer.

Extrait de KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » du 20/04/2026