Category Archives: Egoïsme

Ne pas penser à soi-même

938.01Dans notre travail, nous devons toujours souligner l’importance et la grandeur du Créateur à nos yeux, afin que le groupe comprenne clairement que tout ce que nous faisons vise à atteindre cet objectif. Parallèlement, nous effectuons diverses actions pour contrôler notre désir de recevoir et parvenir à l’adhésion (Dvekout) au Créateur.

Le contrôle du désir de recevoir s’exprime avant tout par le fait de se libérer de son pouvoir et de commencer à le contrôler. Cela est possible uniquement en étant dans un groupe, avec le soutien de celui-ci. Le véritable pouvoir sur le désir de recevoir s’acquiert par le travail appelé « aime ton prochain comme toi-même ».

« Aimer son prochain comme soi-même » est le processus et l’état final de la correction des récipients de réception pour le don sans réserve afin de donner, sans intérêt personnel et en se souciant uniquement des autres.

Après tout, le Baal HaSoulam ne dit pas : « Ce que vous avez, les autres l’auront. » Il ne propose pas de partager équitablement avec tous, ni n’impose cette exigence. Non, mon exigence dans le travail, selon le principe « aime ton prochain comme toi-même », devrait être que je donne l’unique oreiller, la seule chaise.

Il ne s’agit pas d’un partage à parts égales, non. Pourquoi ? Parce qu’alors, je travaille simplement avec mes récipients de réception et je vois que pour me sentir bien, je dois combler tout le monde. Sinon, ils viendront me prendre ce que j’ai. Que chacun ait donc une part égale.

C’était, entre autres, l’erreur de l’engagement social introduit en Russie soviétique ou dans les kibboutzim. Leur devise était : « Tous sont égaux et tous reçoivent également. » Cela ne suffit pas à corriger le désir de recevoir.

Le désir de recevoir doit être déconnecté de lui-même, car son but ultime est de fusionner avec le Créateur. Le Créateur n’a aucune pensée pour Lui-même : « Afin que Je sois comme eux, et qu’ils soient comme Moi. »

Extrait de la 1ère partie du Cours quotidien de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « L’Arvout (Solidarité) » du 14/05/2025

Où l’égoïsme peut-il nous mener ?

939.01Commentaire : Selon les statistiques, lorsqu’une personne attaque une autre personne et perçoit des signes de faiblesse, l’agresseur ressent souvent un besoin encore plus grand de lui faire du mal.

Ma Réponse : Naturellement, c’est notre égoïsme. Lorsque nous voyons la faiblesse d’autrui et que nous sommes sûrs de ne pas être punis, nous désirons instinctivement la supprimer encore plus.

Nous sommes très facilement attirés par les extrêmes, d’une manière ou d’une autre. Tout dépend de la société, de l’environnement qui peut nous influencer dans un sens ou dans l’autre. C’est une force immense qui réside en nous, une force terrifiante !

Nous sommes actuellement à un tournant de l’histoire où nous pouvons basculer d’un côté ou de l’autre. Nous pourrions retomber dans le fascisme, mais cette fois ce serait bien pire, aboutissant à une guerre mondiale d’une ampleur telle que seul un petit reste de l’humanité survivrait, un scénario comparable à ceux des films hollywoodiens : une Terre détruite, les derniers habitants vivant parmi des monceaux de métal et de ferraille, derniers vestiges de tout ce qui existait autrefois.

La Kabbale affirme que c’est possible. Pourtant, ceux qui resteront accompliront leur tâche, celle de ramener l’égoïsme à sa forme correcte. Mais cela se fera au prix d’immenses souffrances.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Homosexualité et Kabbale » du 02/09/2010

Que veut un kabbaliste ?

625.06Je veux voir tout ce qui peut être vu dans ce monde et y accomplir tout ce qui peut être réalisé. Dans le monde spirituel, ce n’est pas un problème. Mais incarner la spiritualité dans ce monde, voilà la véritable tâche.

Je ne me préoccupe pas de savoir combien de temps je vais vivre. Je veux voir le monde accepter la sagesse de la Kabbale comme la méthode pour sa survie, une méthode pour s’élever de la vie temporaire sur Terre à une autre dimension : la dimension spirituelle.

Lorsque les gens commenceront à ressentir cela, à accepter cette théorie et ce mode de vie, lorsqu’ils comprendront qu’ils doivent s’élever vers l’étape suivante, que ce monde entier que nous percevons et dont nous faisons l’expérience actuellement est une sorte de construction qui n’existe que pour s’élever au-dessus, lorsqu’ils accepteront ce que le Baal HaSoulam et mon maître, son fils aîné le Rabash, leur ont préparé, alors ce sera véritablement le droit chemin vers la Lumière.

Mais d’ici là, qui sait quelles souffrances l’humanité devra encore endurer ? D’une manière ou d’une autre, elle parviendra à cette conclusion, mais nul ne sait si cela se fera avec un minimum de souffrance.

C’est pourquoi je souhaite être présent à toutes les décisions et aider l’humanité à faire ses premiers pas vers l’acceptation de la Kabbale comme méthode de développement ultime.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Que veut un kabbaliste ? » du 14/09/2010

Pourquoi nous avions besoin de la Torah

275Nous devons constamment travailler sur un seul principe fondamental : le principe d’Arvout (solidarité). Nos ancêtres y ont également travaillé, mais pour leur niveau d’Aviout (épaisseur), une méthode particulière, la Torah, n’était pas nécessaire.

Leur méthode était simple. Ils comprenaient qu’il en était ainsi et par la pureté de leur âme, ils ressentaient le supérieur comme un Bédouin vivant dans la nature le ressent pleinement et qui perçoit les choses à des milliers de kilomètres. C’était simplement une connexion naturelle avec la création. Mais lorsque l’égoïsme grandit, une méthode et des outils deviennent nécessaires.

Quelle est cette méthode ? De quoi parle vraiment la Torah ? Elle enseigne comment atteindre la même connexion que nos ancêtres, mais à un niveau différent de désir de recevoir. À mesure que ce désir grandit, davantage d’actions sont nécessaires, ainsi que l’effort individuel et le travail collectif de tout le groupe.

Les ancêtres n’avaient pas besoin de travailler sur l’Arvout entre eux. Pour eux, cela venait naturellement, comme l’amour d’une mère pour son enfant. Cette nécessité était évidente grâce à la révélation du Créateur ; il n’y avait pas d’autre moyen d’exister.

Mais une fois que le désir de recevoir s’est révélé, tout change. L’Aviout augmente et chacun s’éloigne des autres. Pour surmonter cette séparation, diverses méthodes, outils, efforts et apprentissages sont nécessaires.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « L’Arvout (solidarité) » du 06/05/2025

Un kabbaliste est un laboratoire ambulant

250Question : Un égoïste qui n’est pas dans l’atteinte spirituelle peut-il se rapporter de manière adéquate à son égoïsme ? Peut-il clairement voir les manifestations de l’égoïsme, ne pas subir son influence et en réguler le processus ?

Réponse : Oui et non. Il connaît des hauts et des bas, et même aux plus hauts niveaux, l’ego peut soudainement prendre le dessus. « Ne vous faites pas confiance avant la mort complète de l’égoïsme », telle est notre devise.

Question : Ceux qui étudient la Kabbale peuvent-ils au moins déterminer où l’égoïsme a joué et où se trouve l’autre partie ? Ou s’agit-il uniquement d’égoïsme pur et dur ?

Réponse : Peu importe. Mais à des niveaux élevés, ils le savent, le comprennent et en sont conscients. Et pourtant, en le sachant et en étant conscient, vous voyez comment l’ego joue avec vous. C’est une étude de la nature, de ce que le Créateur a créé. En fait, un kabbaliste est comme un laboratoire ambulant qui teste tout sur lui-même.

Commentaire : C’est un processus très intéressant.

Ma Réponse : Oui, car vous intégrez le monde entier en vous !

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Un kabbaliste est un laboratoire ambulant » du 05/09/2010

Une époque particulière

294.2Nous sommes à un tournant entre deux époques très importantes. Il n’y en a que deux. Il ne s’agit pas de ce qu’il y avait avant et ce qu’il y aura à l’avenir. Il s’agit d’une transition du monde de la seule règle de l’égoïsme chez tous, dans les groupes, dans les États et dans les civilisations, vers un monde commun, global et unifié, tel qu’il devrait être.

En principe, seul l’homme est un contrevenant à cette globalité. Le reste de la nature est entièrement contrôlé d’en haut ; il n’y a aucun moyen pour elle de changer quoi que ce soit et il n’y a aucun besoin de le faire. L’être humain est la seule création opposée à toutes les autres et représente un objet qui doit se transformer, par lui-même et intelligemment.

Nous traversons donc une époque particulière. Nous avons une tâche particulière. Au fil de nos nombreuses incarnations, nous sommes arrivés à un point où nous devons résoudre ce problème.

Je suis heureux que nous appartenions à une telle génération. Nous disposons réellement de tous les outils pour résoudre ce problème et avancer en toute beauté, simplicité et liberté, non pas avec un bâton vers le bonheur, mais avec la conscience d’une tâche immense, d’un grand rêve et d’une grande chance que nous révélons aujourd’hui.

Il ne s’agit pas d’une sorte d’idée de haut vol, mais d’une idée bien réelle qui aborde la nature dans son ensemble et nous explique, de manière claire et scientifique, ce que nous pouvons faire, pourquoi et comment. Nous devrions nous réjouir de cette opportunité.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Congrès de la Nouvelle Génération » du 22/08/2010

De la réception de la Torah à la construction du Temple

laitman_767.1Lorsque les fils d’Israël décident de ne pas utiliser leur grand ego brûlant, et à travers leurs actions sur leur égoïsme afin de neutraliser ses obstacles, ils commencent à s’unir et à atteindre l’état de solidarité (Arvout). Cette solidarité vient après les actions et s’appelle « nous ferons et nous écouterons ».

C’est à partir de là qu’ils reçoivent une force d’en haut qui les unit et les remplit, appelée la Torah. Avec l’aide de cette force, ils commencent à corriger progressivement le récipient lui-même avec le degré d’Aviout (épaisseur) de un.

C’est ce qu’on appelle aller dans le désert du Sinaï et élever Malkhout à Bina pendant 40 ans, la corrigeant jusqu’à ce que 40 ans plus tard, ils parviennent en Terre d’Israël, c’est-à-dire à Malkhout unie à Bina.

C’est la Terre d’Israël (Eretz Israël), le désir tourné direct vers le Créateur (Yashar El, Israël). C’est à ce moment-là qu’ils sont récompensés de l’état dans lequel ils construisent le Temple.

Cela signifie qu’ils possèdent un Kli (récipient) capable de contenir véritablement la Lumière supérieure, c’est-à-dire un récipient où le Créateur apparaît.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Le Baal HaSoulam, « L’Arvout (solidarité) » du 09/05/2025

La Kabbale est le langage des sensations

527.03Question : Comment devrions-nous faire face à la réticence à étudier la « Préface à la Sagesse de la Kabbale » (« Ptikha ») ?

Réponse : Tout comme dans notre monde il existe des scientifiques et des poètes, des adeptes des humanités ou de la technologie, il en va de même dans la Kabbale. Certaines personnes sont émotionnelles par nature.

Elles viennent à la sagesse de la Kabbale et pour elles, la connexion au Créateur s’exprime à travers des textes et des expressions plus émotionnels, éventuellement des chants, la danse et certaines sensations.

Et puis, il y a ceux qui abordent le monde de manière technique. Ils ont besoin d’un plan : dessinez-le pour eux et ils comprendront. Ou bien ils veulent que tout soit strictement structuré et systématisé, et ainsi de suite.

C’est pourquoi il est si important d’étudier ces deux aspects. Avec le temps, chacun se spécialisera naturellement. Dans chaque groupe, il y aura des personnes plus émotives et d’autres plus pragmatiques, mais nous devons tous suivre un chemin commun.

Ce chemin commun est celui qui nous a été donné par le Ari (Isaac Louria) et le Baal HaSoulam (Yehouda Ashlag). En observant les diagrammes, vous ne verrez pas seulement une représentation graphique, mais une représentation des sensations.

Je peux dessiner un gribouillis, et au lieu d’en parler pendant dix minutes, il suffit de le regarder pour comprendre de quoi il s’agit, tout comme nous exprimons nos sentiments par des mots.

Par essence, toute la Kabbale est un langage des sensations, car le fondement de la création est le désir.

Extrait de la Leçon de Kabbale, « Questions et Réponses avec Michael Laitman » du 04/04/2019

Un jeu avec le Créateur

249.03Dans le livre Shamati (J’ai entendu), il y a de nombreux articles qui traitent de la haine envers l’égoïsme (la Sitra Achra, l’Autre Côté), de la façon dont il entoure l’être humain, de la nécessité de le haïr, de le surmonter et de le dominer. Mais tout travail sur l’égoïsme doit se faire en partant du principe que « tout vient du Créateur », « qu’il n’y a rien hormis Lui ». Sinon, nous restons prisonniers de ce même égoïsme (nous travaillons dans l’Avoda Zara, l’idolâtrie).

Par conséquent, dès le début une personne doit s’accorder à l’idée « qu’il n’y a rien hormis Lui » (Eïn Od Milvado). C’est seulement alors qu’elle peut commencer à comprendre que c’est le Créateur Lui-même qui place délibérément devant elle une qualité opposée à la Sienne, afin que l’a personne en vienne à haïr cette qualité qui est l’opposé du Créateur (« Vous qui aimez le Créateur, haïssez le mal »).

Ce n’est qu’en haïssant sincèrement son égoïsme, parce qu’il le sépare du Créateur, parce qu’il lui cache le Créateur, que l’on peut véritablement se séparer de l’égoïsme par la haine (« Celui qui sauve des mains des méchants »).

Par conséquent, tout travail intérieur doit commencer par la conscience que notre état tout entier vient du Créateur : « Il n’y a rien hormis Lui. » Comprenant que le Créateur joue avec nous de toutes parts (« De derrière comme de devant, Tu m’enserres », Psaumes 139:5), l’homme lui-même doit s’aligner sur ce jeu et y entrer, le jeu avec le Créateur.

Le chemin à travers les bandes de Lumière et d’obscurité

207Question : Comment se produit l’ascension spirituelle ?
Réponse : Lorsqu’une personne commence à étudier la Kabbale, elle débute en traversant différents états. Elle ignore d’où viennent ces nouveaux états, mais fondamentalement, tous les changements proviennent du niveau supérieur.

Il existe deux niveaux : le niveau supérieur et le niveau inférieur. Au niveau supérieur, il y a une partie supérieure et une partie inférieure (GE et AHAP), et au niveau inférieur se trouvent également GE (Galgalta ve Eynaïm) et AHAP (OzenHotem). Ensemble, ils forment les dix Sefirot, la structure de notre âme.

Tant que j’existe uniquement dans ce monde et que je n’ai pas commencé à corriger mon âme, je ne perçois que moi-même, mon niveau actuel, comme étant mon corps, ma vie. Et rien au-delà.

Mais lorsque je commence à étudier la Kabbale et que je rejoins un groupe, je commence à recevoir la Lumière Environnante (Ohr Makif). On l’appelle « environnante » par rapport à moi car elle est cachée dans ce qui m’entoure : les livres, le professeur, les amis par lesquels je reçois cette Lumière.

Je ne la reçois pas simplement « depuis les airs » ; il n’y a pas de Lumière supérieure dans l’air. Nous parlons de l’échelle des niveaux spirituels. Mais par rapport à une personne, elle se manifeste comme une Lumière qui lui est transmise par divers moyens.

Parfois, cette Lumière éveille une personne, et d’autres fois au contraire, elle lui procure une sensation d’obscurité, l’opposé de la Lumière. Le supérieur peut expliquer quelque chose à l’inférieur comme un adulte intelligent explique quelque chose à son élève. Et l’élève savoure ce qu’il entend et devient plus intelligent. Il perçoit cela comme une réception de la Lumière, de la connaissance et de la sensation.

Ou au contraire, le professeur, par rapport à l’élève, est dans un tel état, il lui transmet un tel matériel et une telle connaissance, une expérience telle que l’élève réalise à quel point il comprend peu la spiritualité, à quel point il se sent faible, fermé et vide. Ensuite, plus le maître lui donne, plus cela s’assombrit pour l’élève.

Cela ne dépend pas de la présence ou non de la Lumière de Hokhma, mais de la façon dont le supérieur s’adapte à l’inférieur. Or, si le supérieur s’adapte trop à l’inférieur, il le prive de toute possibilité d’action indépendante.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Rabash, Article 195 du 27/01/2012