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Les fêtes nous conduisent à la perfection

Dr. Michael LaitmanLa Torah, « Lévitique », 23:01-23:02 : Le Seigneur parla ainsi à Moïse : « Parle aux enfants d’Israël et dis-leur les solennités du Seigneur, que vous devez célébrer comme convocations saintes. Les voici, Mes solennités

Une sainte convocation à différents niveaux, voici ce que sont les fêtes.

Avant de se rassembler, les gens s’engagent sérieusement dans un travail spirituel, en essayant de s’unir. Cette période est appelée la distance entre les fêtes. Une paroisse de masses unifiées à un nouveau degré d’unité supérieur entre elles incarne une fête.

La Torah décrit quels sacrifices ont été faits et au-dessus de quel niveau de l’égoïsme les gens ont dû s’élever afin de créer un style particulier de réunion sacrée, qui est appelée la Pâque, Chavouot, Souccot, etc.

Question : D’un point de vue spirituel, vers quel endroit la chaîne des événements conduit une personne ?

Réponse : Vers l’atteinte de la perfection complète. De toutes les fêtes, il y a en deux les plus obscures : Chavouot et Pourim. Cela semble en particulier pour la fête de Chavouot (le don de la Torah), qui ne dure qu’une journée et au cours de laquelle ils ne lisent que de très petites portions pour prier et mangent des produits laitiers. Le don de la Torah est une énorme célébration ! Qu’est-ce qui pourrait être plus important que cela ? La coutume de manger des produits laitiers ce jour-là vient du fait qu’elle symbolise la propriété du don, de distribuer les valeurs de la Torah.

Nous traitons Pourim comme des vacances pour les enfants. Ce sont les deux fêtes les plus dissimulées parce qu’elles doivent être atteintes par des efforts internes très grands. En règle générale, plus certains états sont profonds, élevés et plus forts spirituellement, et plus ils sont ainsi discrets, cachés et humbles.

Commentaire : Nous parlons toujours énormément à propos de la fête de Pâque, l’exode d’Égypte, mais ce n’est que le début.

Réponse : C’est le début de tous les états spirituels. Et d’ailleurs, c’est le commencement de l’année, le début du mois, et le début de tout calcul dans le travail spirituel.

De KabTV, « Les Secrets du Livre Éternel » du 28/05/14

La flamme éternelle de l’unité

Laitman_931-01Question : Comment votre professeur le Rabash était-il lié à Hanoucca ?

Réponse : Très peu a été dit à propos de Hanoucca. Nous lisons un peu sur la fête à partir du livre du Ari, La Porte Des Intentions (Shaar HaKavanot).

Il se trouve que cette fête ne découle pas de la Torah elle-même. Hanoucca symbolise un cas typique qui devait se répéter continuellement à partir de l’époque d’Abraham. Cela symbolise les nombreuses corrections qui nous attendent sur le chemin spirituel.

Nous sommes dans une guerre continue contre nos ennemis égoïstes internes et nous devrions constamment nous connecter et nous unir contre eux. Alors un miracle se déroule dans la connexion entre nous, la force supérieure de l’amour.

Question : Est-ce la raison pour laquelle nous disons Chanou-ko qui en hébreu signifie un arrêt le long du chemin ?

Réponse : Un arrêt le long du chemin est seulement la moitié de la correction de l’ego, du désir de recevoir jusqu’au niveau du don sans réserve. Mais nous n’avons rien à donner et de ce fait Hanoucca symbolise l’ascension au-dessus de l’ego. Cette ascension est comme la flamme d’une bougie qui vacille au-dessus de l’ego.

L’huile qui est absorbée par la mèche symbolise notre ego qui doit être corrigé de cette façon, afin que contrairement à notre nature, il donne sa Lumière. Cela se produit sous la pression interne lorsque nous avons l’intention de nous connecter malgré notre ego, afin d’atteindre le don sans réserve complet. C’est l’essence de Hanoucca.

La combustion de l’huile symbolise notre auto-annulation les uns devant les autres dans la connexion entre nous. La mèche est notre effort collectif pour se connecter et s’unir, ce qui allume le feu.

Le miracle, c’est lorsque la Lumière qui relie Malkhout (nos désirs égoïstes) avec Bina (l’attribut du don sans réserve) vient. Huit jours (huit niveaux) plus tard, Malkhout atteint l’attribut de Bina et un nouvel ego commence à grandir avec lequel nous travaillons de la même manière.

Question : Nous devons atteindre un état d’unité d’une façon ou d’une autre, que ce soit le long du chemin de la Lumière ou le long du chemin des souffrances. Qu’est-ce qui se passera alors avec Hanoucca ?

Réponse : Toutes les fêtes à l’exception de Pourim disparaîtront. À Hanoucca, nous nous élevons seulement au-dessus de notre ego alors qu’à Pourim, nous l’utilisons pour travailler avec l’intention de « dans le but de donner sans réserve ». Ici, nous utilisons tout notre vieil ego jusqu’à la fin pour qu’il fonctionne pleinement dans l’amour et le don. Ainsi, un état tel que Pourim est éternel.

C’est un état de joie supérieure qui avale tous les autres états et les fêtes qui leur correspondent, et ainsi ils disparaissent tous.

Pourim est la fête la plus sublime qui symbolise la fin de la correction de l’humanité.

De KabTV, « Les Secrets du Livre Éternel » du 17/12/14

Hanoukka est en une personne

laitman_627_2Question: J’ai commencé à lire sur Hanoukka, la guerre des Maccabées contre les Grecs, et je ne comprends pas comment me comporter avec ce qui se passe dans notre monde?

Réponse: Vous devez d’abord accepter une condition: tout ce dont parle la Kabbale, c’est

1) ce qui se passe dans le monde spirituel

2) Ce qui se passe à l’intérieur d’une personne

La guerre des Maccabées contre les Grecs est une lutte entre les forces de la réception et du don d’une personne qui est en chemin pour s’unir au Créateur. Celui qui n’étudie pas la Kabbale, ne sent pas à l’intérieur les Maccabées, les Grecs, ni Pharaon, et ni les autres personnages de la Torah. Ils apparaissent tous chez une personne uniquement si elle étudie correctement la Kabbale.

Cinq interdictions d’utilisation de l’ego

Dr. Michael LaitmanQuestion : S’il est important de corriger les intentions et non les actions, je ne comprends pas comment cela est possible. Nous pouvons tout faire avec un peu d’effort, mais nous n’avons aucun contrôle sur nos intentions.

Réponse : Mais c’est toute l’idée de la correction. C’est effectivement ce que la Torah exige de nous : la correction du cœur. Tous les commandements ont été donnés uniquement pour que nous puissions purifier nos intentions par eux.

Nos actions ne valent rien sans les intentions correctes. L’ensemble du système général de la nature appelé le Créateur, l’ensemble de l’énorme mécanisme de la création, prend seulement en compte nos intentions et pas nos désirs.

Question : De quelle manière le jeûne de Yom Kippour est-il lié à cela ?

Réponse : Le jeûne de Yom Kippour nous rappelle que nous devrions cesser de recevoir égoïstement et commencer à donner sans réserve à autrui au-dessus de notre propre bénéfice. Le désir d’une personne se compose de cinq couches : Keter, Hokhma, Bina, Zeir Anpin et Malkhout, et il y a donc cinq interdictions à Yom Kippour comme signe de la restriction de ces désirs égoïstes : l’interdiction de manger et de boire, l’interdiction de se laver, l’interdiction de porter des chaussures en cuir et l’interdiction des rapports sexuels.

Ainsi, nous cessons de recevoir et nous devons alors changer en don sans réserve. Mais pour commencer à donner aux autres, nous devons d’abord restreindre totalement nos désirs égoïstes et les intentions de l’amour-propre et cesser complètement de nous inquiéter à propos de nous-mêmes. Cela signifie que je devrais cesser d’utiliser toutes les zones noires qui apparaissent sur les rayons X de mon cœur pendant les dix jours de repentance qui précèdent Yom Kippour.

C’est l’essence même de Yom Kippour. Je ne peux pas encore effectuer d’actions dans le but de donner sans réserve. A ce jour, je ne limite que mon ego afin de ne pas recevoir quelque chose pour moi-même. Même si je suis autorisé à recevoir, ce n’est que pour passer à travers moi et donner aux autres.

Mais cela arrivera plus tard, tandis que le jour de Yom Kippour, il y a une restriction totale, cinq interdictions. Cela symbolise le fait qu’une personne n’utilise même pas ses désirs les plus essentiels. Finalement, nous atteignons les mêmes révélations que le prophète Jonas, en clarifiant quelle est la chose la plus importante dans la vie d’une personne.

Bien que Jonas n’était pas une personne ordinaire, mais un prophète, nous devons considérer les missions difficiles que le Créateur nous donne. Premièrement, Jonas voulait échapper à sa mission de donner sans réserve aux autres, mais finalement il a été forcé de la réaliser, en transmettant ​​la sagesse de la connexion et de l’unité, l’amour, et le don sans réserve au monde entier, que le peuple de Ninive incarne.

Le jour de Yom Kippour, je dois m’oublier et me concentrer totalement sur l’intérêt des autres : d’abord notre peuple et ensuite le reste du monde. Telle est la mission de la nation d’Israël, comme les kabbalistes nous le disent. En acceptant ce travail, nous commençons à corriger nos actions de don quand Yom Kippour se termine, et les fêtes qui suivent Yom Kippour symbolisent cela.

De KabTV, « Une Nouvelle Vie » du 30/09/14

Mon propre jour du Jugement

Dr. Michael LaitmanQuestion : Pourquoi est-ce qu’une offense envers une personne est pire qu’une offense envers le Créateur ? Cela signifie-t-il qu’une personne ne peut pas faire de son mieux avec le Créateur à moins qu’elle le fasse avec son entourage ?

Réponse : Vous ne pouvez pas vous tourner vers le Créateur s’il y a des gens dans le monde à qui vous avez fait du mal. Nous pouvons influencer le Créateur uniquement à travers les gens conformément à la loi : « de l’amour des êtres créés à l’amour du Créateur ».

Après tout, le Créateur est caché et on ne peut Le révéler qu’en donnant aux gens. C’est la raison pour laquelle la sagesse de la Kabbale est appelée la sagesse cachée. Elle nous enseigne comment vraiment donner aux gens afin de découvrir le Créateur derrière eux. Si nous ne savons pas cela, nous ne serons jamais en mesure de faire du bien aux gens par notre don, ainsi nous ne serons pas en mesure de donner sans réserve au Créateur non plus. Il s’avère que nous allons finir notre vie sans aucune issue positive.

Question : Supposons que j’ai blessé un ami et que je veuille me réconcilier avec lui. Suffit-il de demander son pardon comme c’est la coutume avant Yom Kippour ?

Réponse : Bien sûr, cela n’est pas suffisant si vous demandez seulement le pardon de l’ami juste pour vous purifier devant le Créateur à Yom Kippour. Pour ce faire, vous êtes prêt à tout donner à l’ami comme cadeau aussi longtemps que vous pouvez être sûr qu’il vous pardonne, et vous serez en mesure de vous justifier devant le Créateur.

Mais c’est mieux que rien puisque nous allons à Lishma (en Son nom) depuis Lo Lishma (pas en Son nom). Faire vraiment la paix avec un ami signifie commencer à l’aimer, c’est-à-dire limiter vos désirs personnels et être vraiment prêt à tout faire pour lui. C’est la correction de l’intention dans le cœur lorsqu’il ne reste plus d’auto-calcul, ce qui signifie que tout ce qui m’arrive n’a pas d’importance. Une telle correction appelée vrai don sans réserve est requise de nous et seule la sagesse de la Kabbale peut nous l’enseigner.

Nous pouvons dire que l’essence de Yom Kippour est le résumé, la clarification, du nombre de restrictions que je peux effectuer sur moi afin que je puisse agir dans l’amour et le don sans réserve envers les autres après cette date. A travers l’amour des gens, j’atteindrai l’amour du Créateur. Le « jour du Jugement » est le jour de mon auto-jugement.

De KabTV, « Une Nouvelle Vie » du 30/09/14

Le mondejuif.info: Une ouverture sur la Kabbale, Rosh Hashana spirituel


Un de mes articles publié sur le  mondejuif.info relatif au nouvel an.

 

 

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Le sort

Dr. Michael LaitmanQuestion: Le mot « Pour » (sort) apparaît dans le Yom Kippour (Jour du Grand Pardon) et aussi dans Pourim, qui symbolise la fin de la correction. Pourquoi ce terme apparaît dans les deux mots?

Réponse: Le mot «Pour» se réfère à un état dans lequel je ne choisis pas n’importe quoi. J’essaie, exige et demande que le Créateur choisisse pour moi. « Pour » vient du mot hébreu «sort».

C’est un état dans lequel je ne compte pas sur ma propre force et avance à l’aveuglette, en m’appuyant totalement sur ​​le niveau suivant, sur la lumière, sur le Créateur qui me guide.

Nous ne pouvons monter les niveaux spirituels et atteindre l’état de Kippour, Pour, et Pourim si nous avançons dans la foi au-dessus de la raison. Cela ne fonctionne que comme cela.

De KabTV de « Secrets du livre éternel » 12/03/14

Kippour – une véritable repentance

Dr. Michael LaitmanEtre le peuple élu a un prix : être comme un seul homme dans un seul cœur et « soit vous vous unissez, soit là est votre lieu de sépulture », ni plus ni moins ! Toute notre histoire est un éternel recommencement : Israël est uni, puis faute, puis demande pardon et s’unit à nouveau. En ce 21ème siècle, cette union entre nous, les juifs, n’est plus suffisante, il est temps de prendre sur nous la mission qui nous a été confiée et d’apporter la lumière aux nations. Nous sommes comme un robinet qui retient l’eau alors que le monde entier est assoiffé et déshydraté. Nous sommes ceux qui pouvons ouvrir le robinet, si nous ne le faisons pas, la haine et l’antisémitisme ne feront que grandir contre nous. Cela est possible grâce à l’amour fraternel.

Eloul, un mois de remise en question

Dr. Michael LaitmanQuoi de plus naturel que de faire le bilan de sa vie une fois par an, c’est le moment de voir si nous avons tenus nos promesses, réalisé nos rêves, nos plans de carrières etc. Cet examen de conscience nous conduit bien évidemment à demander pardon à nos proches, collègues, voire même à des inconnus que nous aurions blessé avec des propos déplacés. Cette approche classique est légitime, mais pourquoi faire un bilan de nos vies, à qui rendons-nous des comptes, et surtout qu’attend-on de nous pour que nous fassions chaque année un examen de conscience ?

Cette remise en question implique une responsabilité qui nous incombe, un rôle à tenir et dans le cas contraire, un sentiment de culpabilité et de honte qui nous pousse à demander pardon. Si le peuple d’Israël est le peuple élu, choisi par D.ieu, ce n’est pas par caprice, mais parce qu’un rôle lui a été confié : être la lumière pour les nations. Au mois d’Eloul nous examinons si nous avons accompli notre rôle, et l’exemple est l’histoire du prophète Jonas. A l’époque, il se devait d’aller en mission à Ninive, chose qu’il refusa et préféra s’enfuir. Nous savons tous qu’il est impossible d’échapper à la Providence, notre destin nous rattrape toujours, et Jonas, comme nous aujourd’hui, se doit d’être cette lumière que nous réclament les nations. En accomplissant sa mission, Jonas apporte la prospérité, l’abondance et la paix au monde, la même mission nous incombe. Certes, nous ne sommes pas jetés d’un bateau ni avalé par un gros poisson pour comprendre ce que l’on attend de nous. De nos jours, c’est pire, c’est un destin collectif, les juifs sont menacés dans le monde entier, l’antisémitisme frappe à la porte de l’Europe et des Etats-Unis sans vergogne. En Israël, la menace gronde à nos frontières, et même si notre armée est puissante et efficace, l’inquiétude est là, l’amertume, que quoi que nous fassions, nous ne pouvons pas vivre en paix.

Réussissons notre nouvelle année

Pour beaucoup d’entre nous, cette année n’a pas été comme les autres et ce à tout point de vue. Nous avons été marqués par des drames, comme nos garçons enlevés et assassinés, puis l’opération Bordure protectrice avec ses pleurs, ses sirènes et sa vague de solidarité sans précédent, et enfin la résurgence de l’antisémitisme en France. Cet été a été un véritable électrochoc, un réveil qui convient parfaitement en cette période du mois d’Eloul. Cette année, nous n’allons pas prendre les mêmes résolutions, ni souhaiter les choses habituelles, cette année 5775, nous voulons que notre peuple s’unisse au-delà des divergences, des différences, nous voulons qu’Israël soit fort et assume son rôle de peuple élu, nous voulons vivre libres dans notre pays, sans que nos proches restés à l’étranger s’inquiètent et vivent dans l’inquiétude. Nous voulons former une seule famille, comme un seul homme dans un seul cœur !

Bonne et douce année 5775

Michaël Laitman