Category Archives: Fêtes

La racine de tous les exils

214Question : Lorsque nous parlons de la fête de Pessakh (Pâque), pourquoi dit-on : « Vous souvenez-vous de la sortie d’Égypte ? » Après tout, il y a eu d’autres exils, de Babylone, de Grèce et de Rome, mais on ne nous rappelle que l’exode d’Égypte. Pourquoi en est-il ainsi ?

Réponse : L’exil égyptien est la racine de tous les exils. Tous les autres exils lui sont comme superposés. Cet exil est le plus difficile et le plus fondamental. Une personne s’élève au-dessus de son égoïsme, et pour la première fois réalise ce qu’est le monde spirituel et ce que signifie ressentir la propriété du don sans réserve, au lieu de la propriété de la réception dans laquelle nous naissons et existons.

Nous percevons le monde à travers nos sens qui cherchent constamment à avoir du plaisir et à bénéficier de tout. La révolution des organes sensoriels, lorsque je commence à « sortir de moi-même », à m’identifier au monde, à donner aux autres, à me ressentir hors de mon corps pour que mon cœur y reste, s’appelle l’exode d’Égypte. Tous les autres exils se produisent déjà en dehors de moi.

Extrait de KabTV, « Les kabbalistes écrivent : la nuit du Seder de Pessakh » du 04/03/2013

Changeons nos vies

Dr. Michael LaitmanQuestion : Il existe une certaine similitude entre Moïse et la situation actuelle du peuple d’Israël. Moïse n’a pas confiance en Israël ni en Pharaon, bien qu’il soit en contact avec le Créateur. La condition actuelle de la nation israélienne est également assez précaire.

Réponse : Peu importe. S’il existe une direction précise, si nous comprenons que nous n’avons pas le choix, alors malgré les conditions qui nous obligent à fuir l’Égypte et à nous jeter dans la mer Rouge, nous faisons ce que nous devons faire.

Question : Mais vous dites que la nation israélienne moderne ne ressent pas qu’elle est en Égypte. Peut-être qu’une force particulière devrait apparaître ou quelqu’un qui puisse expliquer et amorcer ce processus ?

Réponse : C’est exactement ce que nous essayons de faire. Notre groupe, notre organisation, veut montrer à toute la nation d’Israël qu’il existe un moyen d’être sauvé. Changeons nos vies ! Après tout, la situation ne cesse d’empirer ; le monde devient de plus en plus hostile et la société israélienne est désintégrée et divisée. Notre sécurité est de plus en plus menacée.

Les coups que nous subissons ne frappent pas la « nation d’Israël », mais « l’Égypte », notre ego, car nous ne voulons pas en sortir. L’Israël en nous, le désir de donner sans réserve qui veut sortir de l’exil et s’élever, ne ressent pas les coups. Lorsque nous sommes à l’intérieur de l’ego, il ressent la douleur, mais dès que nous le quittons, nous nous déconnectons des « fléaux ».

Question : Que devrions-nous faire pour cesser de tomber dans l’ego ?

Réponse : La seule chose que nous devrions faire est de nous unir. Nous avons la méthode pour connecter tout le peuple d’Israël, et c’est le moyen de nous libérer de tous nos problèmes.

Extrait de KabTV, « Les kabbalistes écrivent : La nuit du Seder de Pessakh » du 04/03/2013

La signification spirituelle de la traversée de la mer Rouge

236.01Question : N’y a-t-il jamais eu un miracle dans le fait que la mer Rouge se soit ouverte et que le peuple d’Israël l’ait traversée pour fuir Pharaon ?

Réponse : La Torah ne parle pas d’événements de notre monde matériel. Elle parle uniquement de ce qui se passe entre nos âmes. En ce sens, nous traversons un état spirituel intérieur appelé « la traversée de la mer Rouge ».

La sortie d’Égypte et la libération de l’esclavage égyptien sont la libération de l’emprise de notre ego, de « l’Ange de la Mort ». En principe, sur le chemin de cette liberté, nous empruntons une sorte de passage appelé la traversée de la mer Rouge. Elle symbolise la fin de l’Égypte, la fin de notre ego, après quoi nous pouvons devenir un peuple libre.

Une unique force d’unité est cachée dans la nature qui est appelée le Créateur. Lorsque nous nous investissons dans des efforts pour nous unir, pour nous rapprocher les uns des autres contre notre désir, la force supérieure crée alors un état où la « séparation de la mer Rouge » sera découverte. Cela nous fait passer d’une nature égoïste à une nature de don sans réserve et d’amour.

Extrait d’une émission de la radio israélienne 103FM, le 15/03/2015

Lorsque le chemin devient difficile

120Au début, le chemin spirituel paraît agréable, attrayant et hospitalier ; il promet des réalisations extraordinaires, des révélations et une élévation spirituelle. Mais nous commençons ensuite à comprendre le prix à payer pour tout cela et ce qui nous est demandé pour nous aligner sur le niveau spirituel. Ainsi, le chemin devient de plus en plus difficile, perdant son attrait, mais devenant plutôt rebutant, déroutant, voire humiliant.

C’est la période symbolisée par le Maror (herbes amères). Et en vérité, il n’est pas facile de la traverser, car c’est comme chercher un but dans l’obscurité totale, se débattre sur des sentiers dangereux et des ponts étroits, et gravir une montagne en direction du palais du roi. L’atteindre semble aussi facile que de tirer sur une petite pièce de monnaie à grande distance.

C’est pourquoi nous devons aiguiser notre perception et nous habituer à un nouvel état en nous élevant par la foi au-dessus de la raison vers un nouveau sens. La seule chose qui puisse aider ici est de renforcer la grandeur du but et celle du Créateur.

Sinon, le but spirituel perd de son importance pour notre désir égoïste. Nous voyons combien de personnes, incapables de cultiver et de développer le sens de l’importance du but spirituel au-delà de l’obscurité et des difficultés, abandonnent ce chemin.

« Seuls les héros », comme l’écrit le Baal HaSoulam, atteignent le but en ne voyant pas d’autre choix et grâce à l’Arvout (solidarité). C’est le temps du Maror amer. Seuls ceux qui s’affermissent correctement développeront en eux un nouveau système appelé « foi » et commenceront à œuvrer dans le don sans réserve, détachés de leur égoïsme. Ils échapperont à l’exil et entreront dans le pays où coulent le lait et le miel.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Rabash, « Qu’est-ce que « S’il avale l’herbe amère, il n’en sortira pas » dans le travail ? » du 22/03/2018

Apporter la Lumière de la foi dans les récipients d’Égypte

281.02Question : Comment une personne peut-elle regretter le fait de ne pas avoir la force de la foi lorsqu’elle est submergée par des pensées et des désirs mauvais ?

Réponse : C’est pourquoi nous avons besoin de la Lumière provenant de l’environnement que l’on appelle la solidarité (Arvout). La solidarité est la force de la foi qui se révèle au sein du groupe.

Bien que le groupe lui-même n’ait pas encore atteint la force de la foi, il y est enclin. Cela suffit à impressionner chaque ami et à illuminer la force du don sans réserve reçue de la Lumière Environnante (Ohr Makif), attirée par nos efforts collectifs.

C’est ce qu’on appelle la solidarité. Tout se résume à la coopération entre deux forces, il n’y a rien d’autre que ces deux forces.

Nous ne luttons pas contre la dissimulation réelle, nous attirons simplement la Lumière de la foi sur elle. Nous ne pouvons rien faire de plus pour la combattre. La dissimulation continuera de croître comme en Égypte où l’obscurité a continué de croître jusqu’à devenir totale.

Il n’y a pas de plus grande obscurité que l’instant précédant la rédemption, la sortie des 49 portes d’impureté. C’est pourquoi nous devons avoir une juste perception du pouvoir de la dissimulation et respecter Pharaon, car nous comprenons que tout l’endurcissement du cœur et la confusion que nous ressentons nous ont été donnés pour progresser.

Nous ne voulons pas contredire Pharaon, la dissimulation et la confusion, mais seulement nous élever au-dessus d’eux. Cela signifie que nous travaillons avec les récipients de l’Égypte pour leur apporter la Lumière de la foi.

Extrait de la 1ère partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Rabash, du 22/04/2014

Atteindre la Lumière de Pessakh

Dr. Michael LaitmanQuestion : C’est maintenant la période où les Lumières de Pessakh (Pâque) influencent tout le monde. Mais sans Kli (Récipient), vous risquez de manquer cette occasion. La crainte de la manquer est-elle le Kli de la Lumière de la foi ?

Réponse : C’est l’une des composantes du désir d’atteindre la Lumière de Pessakh, la Lumière du Créateur.

Question : Comment devenir cette composante maximale afin d’une part de ne pas interférer avec l’influence de la Lumière, et de l’autre, devenir nécessaire au Créateur dans cette courte période ?

Réponse : Pour cela, vous devez étudier avec nous, pas nécessairement physiquement, afin de comprendre ce qui est écrit dans les articles qui nous orientent correctement vers le Créateur.

Il s’avérera alors que nous nous tenons tous devant Lui avec le cœur ouvert.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « Qu’est-ce que la grandeur et la petitesse dans la foi ? » du 14/04/2025

Une dizaine existe lorsqu’ils ne font qu’un

938.07Question : Nous avons le choix entre recevoir l’accélération du Créateur (Akhishena) ou laisser chaque chose se produire en son temps (Béito). Qu’est-ce qui a provoqué l’exode accéléré du peuple d’Israël hors d’Égypte ? Que pouvons-nous déduire de cet exemple pour accélérer le temps ?
Réponse : La raison de la sortie prématurée du peuple d’Israël d’Égypte était une immense vague de « force obscure » qui s’est abattue sur les Israélites en Égypte et a rendu leur vie insupportable, pire que la mort. C’est pourquoi ils ont fui, ce qui les a rapidement conduits à la réalisation de leur identité spirituelle.

Question : Comment cela peut-il s’appliquer dans la dizaine en cas de désaccords majeurs ?

Réponse : Si la dizaine n’est pas comme un seul homme, alors elle n’existe pas encore véritablement et cela ne peut pas s’appliquer. Une dizaine, c’est lorsque tous les dix ne font qu’un.

Question : Qu’est-ce que l’individualité spirituelle ?

Réponse : C’est la qualité unique de chaque âme dans la dizaine par rapport aux autres.

Extrait de la 2ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Rabash, « Mais plus ils les affligeaient » du 09/04/2025

La guerre contre l’égoïsme

507.03Question : Dans la guerre contre l’égoïsme, il y a des situations où ma force m’est retirée. Je donne plus de force, mais on m’en retire encore davantage. Où puis-je trouver de la force ?

Réponse : En effet, vous êtes étendu là, sans pouvoir rien faire. Seuls les amis peuvent vous venir en aide, vous relever et vous ranimer.

Ils peuvent vous ressentir parce que vous interagissez avec eux d’une manière ou d’une autre. Cela signifie qu’ils sont connectés à vous en recevant certains signaux du Créateur à travers vous.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Rabash, « Le lien entre PessakhMatza et Maror » du 24/04/2024

Pessakh : une fête qui vous accompagne toujours

Laitman_115_04Pour atteindre l’état de « Pâque » (Pessakh), nous devons atteindre un niveau de développement tel que nous sommes incapables de travailler avec l’égoïsme ; nous devons nous élever au-dessus de lui.

L’explosion de l’égoïsme s’est produite pour la première fois à Babylone. Face à cette éruption, survenue alors que la population n’était pas nombreuse, Abraham, un prêtre de l’ancienne Babylone, a découvert le système pour s’élever au-dessus de l’égoïsme.

Plusieurs milliers de personnes ont accepté cette méthode et ont suivi Abraham en terre de Canaan, l’actuel Israël. Il a enseigné à ses disciples ce que signifie s’aimer les uns les autres, s’élever au-dessus de l’égo et le dépasser constamment (Pessakh vient du verbe Passakh, franchir).

Notre ego grandit constamment, et nous le surmontons, le couvrant par la loi de « l’amour couvre toutes les fautes ». Les transgressions demeurent, mais plus elles sont grandes (jusqu’à une haine immense), plus l’amour entre nous apparaît.

Nous ne cachons pas notre haine, nous n’en avons pas honte, car nous comprenons qu’elle vient de la nature humaine, et notre tâche est d’identifier dans la nature la prochaine force positive qui nous permettra de recouvrir la haine par l’amour.

Nous serons alors dans un état constant d’élévation spirituelle. Cependant, la haine déterminera la hauteur de l’amour avec lequel nous la recouvrons.

Il s’avère que nous pouvons continuer à grandir constamment. Autrement dit, chaque transition d’une étape à l’autre deviendra Pessakh, la fête qui vous accompagne toujours.

Extrait de KabTV, « Conversations sur Pessakh » du 18/03/2015

Emprunter les désirs des Égyptiens

115.05Question : Que sont les « récipients des Égyptiens » ?

Réponse : Ce sont des désirs égoïstes dans leur forme la plus pure. Les vases en or symbolisent le degré de Behina Dalet (Phase 4), ceux en argent symbolisent Behina Gimel (Phase 3).

Question : Nous sommes en train d’apprendre que nous devrions nous élever au-dessus de nos désirs égoïstes autant que possible, ne pas les utiliser et nous unir à nos amis. Que signifie le fait d’emprunter ces récipients aux Égyptiens ?

Réponse : Vous demandez aux Égyptiens des désirs et des intentions de donner sans réserve, et vous utilisez le peu de Lumière (Ohr) qu’ils possèdent.

Vous l’utilisez dans vos désirs égoïstes qui passent par le stade de la reconnaissance du mal, votre opposition au Créateur. Ainsi, vous commencez à vous élever au-dessus de l’égoïsme en le rejetant progressivement. C’est alors que commence votre sortie d’Égypte.

Question : Les récipients que les enfants d’Israël empruntent aux Égyptiens, les emportent-ils avec eux dans le désert ou les ramènent-ils plus tard en terre d’Israël ?

Réponse : Ce sont de très bons Kelim (récipients) ; ils les conservent. Plus tard, à chaque étape, nous pourrons approfondir ce qu’il leur arrive.

Extrait de la première partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Rabash, « Quel est le besoin d’emprunter des récipients aux Égyptiens ? » du 16/04/2024