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Se placer au même niveau que le Créateur

703.03Question : Si je suis la création d’un Créateur parfait, pourquoi ne puis-je pas, tel que je suis, simplement profiter de la vie ordinaire que le Créateur m’a donnée ?

Réponse : Vous le pouvez. Mais alors vous deviendrez un petit « insecte » assis sur un morceau de gâteau, le dévorant toute votre vie. Personne ne le dérangera : il finira sa vie comme il l’a commencée. Voulez-vous être ainsi ? Libre à vous !

Question : Mais le Créateur ne permettra pas à une personne de rester dans un tel état ?

Réponse : Bien sûr que non. Nous devons nous mettre au même niveau que le Créateur, nous élever à Son degré, rien de moins. Chacun doit prendre sa place dans le système de la création, à ses points pivots spécifiques. Cela est d’autant plus important pour ceux qui ont reçu un éveil particulier à la sagesse de la gouvernance.

Extrait d’une Leçon de Kabbale en russe, le 25/06/2017

L’effort est-il mesurable ?

237Chacun de nous cherche à s’intégrer au groupe, et chacun pourrait se demander : « Comment évaluer l’effort de mes amis ? L’un s’investit énormément dans le groupe, mais peine à prononcer quelques phrases par semaine. Un autre crie et se dispute. » C’est vrai. Tant que nous sommes dans ce monde, nous sommes incapables de mesurer correctement l’effort de chacun.

Souvent, nous prenons pour exemple celui qui fait le plus de bruit, qui dirige et aide, même si son effort intérieur est moindre que celui qui reste silencieux. Et il faut bien l’admettre : nous n’avons pas le choix tant qu’il en est ainsi. Après tout, tant que nous ne sommes pas corrigés et que nous ne nous ressentons pas mutuellement comme des parties de l’âme, il est important pour nous d’être impressionnés les uns par les autres extérieurement.

Par conséquent, celui qui parle haut et fort de ce qui est juste, de l’éveil du groupe, est plus important pour moi que celui qui déploie peut-être un effort plus grand mais dont l’expression extérieure est calme. On ne peut rien y faire, car nous sommes tous en dessous de la Machsom (Barrière), dans la dissimulation, et c’est ainsi que fonctionne notre examen. Lorsque nous nous élèverons à un degré spirituel, nous jugerons différemment.

Question : Mais peut-être que celui qui fait moins de bruit m’éveille davantage ?

Réponse : Chacun est touché à sa manière, selon ses traits de caractère. Lorsque je vois quelqu’un travailler en silence, bien que personne ne fasse attention à lui, avec constance et précision, il m’influence plus fortement que celui qui fait beaucoup de bruit. Cela me touche plus profondément ; j’en retire un impact intérieur plus fort. Et il en va de même pour tous ceux qui sont capables de percevoir ce phénomène.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que signifie “Il n’y a rien qui n’ait pas sa place” dans le travail ? » du 07/03/2026

Adhérez à l’opinion du groupe

278.03Question : Quelle est la cause de l’échec lorsque nous essayons d’éveiller une idée spirituelle ?

Réponse : L’échec survient car on ne peut pas éveiller le groupe en criant simplement, car nos efforts s’évanouissent instantanément. Il faut plutôt que chacun s’efforce d’exiger cela de tous les autres. Chacun devrait se remettre en question : s’ils ne sont pas d’accord pour que la grandeur du Créateur soit au centre des préoccupations du groupe, ils devraient exprimer ce désaccord et se rallier sans hésiter à l’opinion du groupe.

C’est ce qu’on appelle aller avec la foi au-dessus de la raison. Cela ne sera pas considéré comme du fanatisme, car à chaque étape une personne révèle un plus grand degré de raison. Et à chaque fois, on est contraint de soumettre la question à une analyse rationnelle. Il n’y a rien d’autre à faire.

L’opinion du groupe est que le but de l’adhésion au Créateur est la seule chose que nous ayons, et qu’il n’y a rien d’autre dans nos vies.

Telle devrait être l’attitude générale. Par exemple, comme c’est le cas durant Pessa’h (Pâques), il y a une effervescence générale. Il ne nous apparaît pas toujours évident que cela soit lié à la grandeur du Créateur ; le but n’est pas tout à fait clair, mais un sentiment d’élévation se fait ressentir. Chacun semble flotter légèrement au-dessus du sol.

Cette même atmosphère devrait régner au sein du groupe, et vous ne devriez pas vous laisser aller. Cela doit guider mes actions et mes choix de vie.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que signifie ‘Il n’y a rien qui n’ait pas sa place’ dans le travail ? » du 07/03/2026

Découvrez le monde de votre âme

942On peut parvenir à la reconnaissance du mal uniquement au sein d’un groupe, qui sert de laboratoire spirituel, car c’est là que l’on entre en contact avec son âme. L’âme est parfaite et entière, telle qu’elle l’était dans Adam HaRishon.

Cependant, vous n’en percevez qu’une infime partie. Autrement dit, vous voyez tout mais comme un simple point, et c’est en ce point que réside toute la structure de l’âme.

Si vous prenez et faites briller la Lumière dans ce point, alors au lieu de ce point, vous commencez à percevoir un monde distinct, le monde de votre propre âme, et vous commencez à y vivre. Ici, tout dépend de la quantité de Lumière que vous attirez pour illuminer toutes vos qualités.

On dit que si vous attirez la Lumière avec l’aide du groupe, alors vos amis deviennent les représentants de toutes les autres âmes d’Adam HaRishon. Vous attirez ainsi une Lumière d’une grande intensité, enrichie par les autres âmes de ses multiples nuances, qui brille sur vous en accord avec toutes les sensations accumulées, vous amenant ainsi à la conscience du mal.

En bref, tout repose sur l’attraction de la Lumière Environnante (Ohr Makif). C’est la destination ultime.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Qu’est-ce que la préparation à la réception de la Torah ? – 1 » du 12/02/2026

La grandeur du but est le commencement de toutes les pensées et actions

942Un groupe ne sera jamais totalement clair ni parfaitement corrigé. Au contraire, il est dit que « la destruction des anciens constitue une construction ». Autrement dit, plus les désaccords sont nombreux, pourvu qu’ils portent sur l’idée spirituelle, plus cela contribue à bâtir quelque chose, car de tels désaccords sont véritablement pour le Créateur.

Des désaccords sur quoi ? Sur la manière dont chacun de nous peut contribuer à ce que le groupe s’imprègne davantage de la grandeur du Créateur, de la grandeur du but. Il ne s’agit pas d’action concrète ni de changements physiques au sein du groupe, mais uniquement de l’effort intérieur de chacun en relation avec le groupe.

L’un pense d’une manière, l’autre différemment ; que chacun agisse selon sa propre conviction. Mais notre idéal commun doit être approfondi, affiné, clarifié. Par ailleurs, il existe mille chemins pour y parvenir. Chacun le ressent à sa manière, au plus profond de son âme, et sur ce point, il n’y a pas de désaccord. Ici, je ne peux vous aider, et vous ne pouvez m’aider. Chacun comprend en soi, mais tous doivent clairement saisir la nature même de l’idée.

Ainsi, il ne s’agit pas de disputes mais de clarifications. Une dispute ne peut exister que si l’on pense que l’idée principale n’est pas primordiale. Car tout ce que nous faisons doit être accompli uniquement pour elle. Il ne s’agit pas de placer quelque chose dans un coin, sous vitrine, dans une armoire spéciale, et de le qualifier de sacré.

La grandeur signifie que cette idée est la force motrice, l’origine de toutes mes pensées et de toutes mes actions.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que signifie “Il n’y a rien qui n’ait pas sa place” dans le travail ? » du 07/03/2026

Exultons, émerveillons-nous !

940Rappelons-nous et laissons-nous inspirer mutuellement par la grandeur de notre but spirituel, par l’environnement qui y aspire et par l’opportunité unique de liberté de choix qui nous a été offerte. Combien de personnes dans le monde ont réellement la possibilité d’agir librement ? Si tous agissent selon les diktats de leur nature, alors personne n’agit véritablement.
Si je suis entièrement gouverné d’en haut, alors le « moi » n’existe pas. Il est dit : « Je suis venu, et il n’y avait pas d’homme. »

Il y a tant de personnes, et pourtant c’est comme si elles n’existaient pas car aucune n’est libre dans ses actions. S’il n’y a pas d’être humain doté de libre arbitre, alors il n’y a pas de mondes, rien du tout, si ce n’est le Monde de l’Infini (Olam Ein Sof).

En ce qui concerne le Créateur, rien d’autre n’existe. Seul celui qui agit librement existe.

Imaginez cette image de la réalité : le vide absolu ! Et en son sein, seuls quelques désirs sont visibles, qui ont émergé et sont capables d’agir librement.

Et vous avez la possibilité d’être tout aussi libre et de devenir un Homme (Adam) ! Prenons donc conscience de la grandeur de cette opportunité unique.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Baal HaSoulam, Préface « Introduction au Talmud des dix Sefirot » du 23/06/2010

D’où vient la sagesse ?

219.01Chaque épreuve sur le chemin spirituel est une succession de divers moyens qu’une personne acquiert : une compréhension accrue, une foi plus grande (puisque c’est par la foi qu’elle traverse cette épreuve), et un besoin plus profond de se connecter au groupe, car elle comprend que c’est uniquement par là qu’elle peut être sauvée.
La personne en vient à apprécier ce récipient (Kli) tout entier qui commence à prendre forme sous ses yeux : le véritable récipient collectif de l’âme. Elle commence à révéler que ce Kli collectif est appelé la Shechina (Présence Divine), car il est dit : « La Shechina résidera parmi nous. »

Grâce aux épreuves, la personne devient plus sage. Sinon, d’où viendrait la sagesse ? En transformant la force de l’épreuve en une force utile, je perçois l’écart entre les deux : entre ce que je considérais auparavant comme une épreuve et ce qui est devenu utile. Il m’apparaît clairement que, même alors, ce n’était pas une perturbation mais un bienfait, que cela m’a orienté précisément dans la direction nécessaire, et qu’auparavant je n’aurais pu recevoir cette force que sous forme d’interférences.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Selon l’explication de “Aime ton prochain comme toi-même” » du 18/02/2026

Qu’est-ce qu’une personne reçoit du groupe ?

945Nous étudions qu’atteindre l’adhésion au Créateur est le but. Le moyen d’y parvenir est la construction d’un récipient (Kli). L’adhésion au Créateur est un récipient rempli de Lumière (Ohr), l’état final où les qualités du récipient deviennent identiques à celles du Créateur. Une personne remplit alors ce récipient de Lumière Réfléchie (Ohr Hozer), de son attitude envers le Créateur, et le Créateur le remplit de Son attitude envers la personne, de Lumière Directe (Ohr Yachar).

Une personne ne peut construire ce récipient qu’avec l’aide du groupe, car les parties à l’intérieur du récipient qui le composent ne peuvent être liés que par l’intention « aime ton prochain comme toi-même ».

L’intention commune qu’une personne doit atteindre ne peut être obtenue qu’au sein du groupe.

Cela ne signifie pas que le groupe confère à la personne la force du don sans réserve elle-même. Il lui donne plutôt le désir d’atteindre cette force et la conscience de son incapacité à y parvenir seule.

Cela lui donne la conscience que le Créateur désire, attend et est prêt à la corriger. Une personne reçoit tout cela du groupe dans la mesure où elle entretient des relations avec ses amis et sollicite ces forces de leur part.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Selon l’explication du précepte “Aime ton prochain comme toi-même” » du 18/02/2026

Être silencieux pour laisser parler le cœur

414Question : Vous dites souvent qu’une conversation peut se dérouler en silence, de cœur à cœur. Pouvez-vous expliquer ce que signifie « parler avec le cœur » ?

Réponse : À travers les sentiments. Lorsque vous voulez exprimer vos sentiments à quelqu’un, mais qu’il est très difficile de trouver les mots justes, le mieux est de garder le silence.

Ainsi, personne ne se sent mal à l’aise. Vous restez simplement silencieux. Et de cette façon, graduellement, petit à petit, vous commencez à vous comprendre les uns les autres sans mots. C’est ce qu’on appelle « une conversation entre les cœurs ».

Question : Vous avez dit que vous vous asseyiez souvent en silence avec votre professeur. Avez-vous déjà ressenti le besoin de dire quelque chose ?

Réponse : Non, absolument pas. On s’assoit et on réfléchit à côté de lui, et il fait de même.

Question : Et il ne vous incitait pas à parler ? Rien de tel ?

Réponse : Non, ce n’était pas nécessaire. Rien n’était nécessaire. Il y a des sentiments, des moments, où tout est compris. Et une connexion intérieure s’établit, un flux d’émotions s’échange mutuellement, sans un mot.

Extrait de KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » du 29/10/2023

Évaluez votre état

294.2Question : Comment une personne peut-elle déterminer par elle-même que ce n’est pas le groupe qui a besoin d’être corrigé, mais elle-même ?

Réponse : Ce sentiment se révèle à une personne comme une évaluation de son état lorsqu’elle le perçoit soudainement sous cet angle.

Elle voit que, malgré ses actions, tout découle de son intention d’être remplie, de recevoir. Et même si d’autres peuvent se trouver dans un état similaire, cela n’a pas d’importance. La personne s’évalue par rapport à la Lumière qui descend sur elle et détermine alors qu’elle est dans l’intention de recevoir.

On peut sombrer dans le désespoir, ou bien se dire : « Ce qui m’est révélé est le signe de la révélation de quelque chose de nouveau, de réel. Et maintenant, je dois trouver la force. Celui qui me révèle cet état me révélera aussi comment en sortir. »

Tout dépend de la préparation de la personne et du groupe, de la manière dont celui-ci la soutient et de sa disposition à recevoir ce soutien.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que signifie “Le saboteur était dans le déluge et mettait à mort” ? » du 26/02/2026