Category Archives: Ame

La recette du bonheur objectif

294.4Commentaire : Lorsque vous vous sentez tellement mal que vous êtes sur le point d’abandonner, on dit qu’il faut comprendre que le mal a autant de valeur que le bien.

Ma Réponse : Absolument ! Il n’y a rien de bon ni de mauvais, tout est relatif. Si une personne modifie légèrement son état d’esprit, elle verra le bien au lieu de tout le mal. Et l’inverse est également possible.

Commentaire : Donc, on dit que le mal a de la valeur. De la valeur ! Il s’avère que le mal m’appartient.

Ma Réponse : Bien sûr, il n’y a absolument pas de bien sans mal, ni de mal sans bien. Nous devons nous habituer à avoir une relation juste avec toute chose. Car au-delà de notre perception et de notre division entre le bien et le mal, nous devons accepter que le monde entier soit pure bonté !

Question : Alors, la question est : lorsque quelque chose de mauvais arrive, quelque chose que je ressens comme mauvais, « Qu’est-ce que j’y gagne ? »

Réponse : Vous acquérez une vision objective du monde. Vous vous élevez au-dessus de votre jugement égoïste et considérez par conséquent que tout est bon et qu’il n’existe rien au monde d’autre qu’une unique force de bonté, la bonté absolue !

Question : Est-ce une grande acquisition ?

Réponse : Oui, percevoir le monde ainsi est source de véritable bonheur et représente une formidable opportunité.

Question : Est-ce possible ?

Réponse : C’est possible !

Extrait de KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » du 02/02/2026

Matière du passé, Lumière du futur

760.2Commentaire : J’ai l’impression que vous vous reprochez un peu le passé.

Ma réponse : Non, je ne me reproche pas le passé. Absolument pas. Au contraire, le passé refait surface quand il le faut et vous le corrigez ; cela vous aide à accéder à une plus grande conscience. Tout cela est nécessaire.

Question : Le passé peut-il vraiment être corrigé ou ajusté ?

Réponse : Bien sûr. Qu’est-ce qu’une correction après tout ? C’est le fait que quelque chose s’est déjà produit, même il y a une minute, et que l’on peut le corriger maintenant, l’élever.

Tout notre chemin est la correction, de bas en haut, de ce que le Créateur a produit de haut en bas avant notre apparition. Il a préparé pour nous un désir terriblement égoïste, et nous devons le corriger. C’est pourquoi nous prenons toujours la matière du passé, la Lumière du futur, et nous nous mettons au travail.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – La destruction de Laitman » du 18/09/2010

Pour satisfaire le maître

249.02Les obstacles placés devant le désir de recevoir provoquent le développement de la raison. Une personne peut alors faire un choix libre. Si le désir de recevoir ne peut être satisfait immédiatement et qu’elle ne voit pas cette opportunité, mais qu’elle essaie d’apprendre comment le faire, elle construit un certain système pour elle-même.

En particulier, lorsqu’une personne n’est pas sous la pression du plaisir qui se présente à elle, elle peut développer une attitude envers le plaisir qui ne dépend pas de son désir de recevoir, mais de la grandeur de celui qui procure ce plaisir.

C’est ce qu’on appelle la transition de Lo Lishma (pas pour le Créateur) à Lishma (pour le Créateur). Autrement dit, une personne ne travaille pas pour le plaisir ou dans l’espoir de se remplir, mais pour satisfaire le maître qui donne le plaisir. Parce que le maître veut que la personne reçoive, cela Lui fait plaisir.

Lorsqu’une personne reçoit afin de satisfaire le maître, on dit que tout son plaisir et toutes ses actions ne consistent plus à recevoir, mais à donner. Autrement dit, deux actions doivent être accomplies ici : la première consiste à se protéger de la réception du plaisir, à s’imposer une restriction (Tsimtsoum), et la seconde consiste à utiliser le désir de recevoir et d’avoir du plaisir uniquement dans la mesure où cela peut satisfaire le maître. C’est-à-dire vérifier à quel point je ressens la grandeur du maître.

Le degré auquel je L’apprécie, déconnecté de mes propres plaisirs, détermine mon action ultérieure. Il s’ensuit que cette action est entièrement accomplie dans Lishma (pour le bien du Créateur), pour le bien du maître.

Il n’y a pas besoin de nombreuses actions, juste une seule : déplacer le point de basculement crucial de la sensation à l’intérieur de mon désir de recevoir vers le sentiment de l’importance du maître.

Lorsque le Créateur devient plus important à mes yeux que la sensation à l’intérieur de mon désir de recevoir, on dit que j’ai franchi le Makhsom (Barrière). Selon qu’Il est plus important à mes yeux que ma sensation de plaisir, mon degré spirituel est plus élevé.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Lishma et Lo Lishma » du 26/01/2026

Changez votre perception, pas le monde

715Tout ce qui nous arrive est initialement l’œuvre du Créateur, mais nous ne pouvons le percevoir. Le Baal HaSoulam a écrit que la science de la Kabbale est une méthode de « la révélation de Sa Divinité (celle du Créateur) à Ses créatures dans ce monde ».

Je n’entreprends ici aucune action qui me permettrait de modifier la réalité, la gouvernance du Créateur, Son influence sur moi. Je n’entreprends aucune action qui puisse changer quoi que ce soit en moi ou autour de moi ; je ne fais que révéler ce qui se passe.

Je découvre progressivement ce qui se passe réellement dans la réalité existante lorsque les personnes qui m’entourent, puis le Créateur ensemble avec l’environnement, puis moi et le Créateur, et enfin le Créateur seul, deviennent des facteurs contribuant à l’accomplissement de la Torah et des commandements (Mitsvot).

Le fait que des personnes extérieures facilitent l’accomplissement de la Torah et des commandements ne signifie pas qu’elles en sont le facteur déterminant. En vérité, il s’agit du Créateur mais sous une forme cachée, et Son désir est d’être révélé.

Nous devons y prêter attention car nous nous égarons en pensant changer la réalité. Nous allons révéler la réalité ! La différence réside dans notre perception, dans la révélation qui nous est propre, et uniquement dans cela. Il y a là une frontière ténue, un point à peine perceptible. Si nous le saisissons correctement, nous acquérons la bonne attitude face à ce que nous allons faire, face à ce qui va se produire.

Je ne vais pas changer le monde, je veux changer ma perception, rien de plus ! C’est tout ce dont j’ai besoin, car tout est créé parfaitement et seule ma perception est altérée ; c’est la seule chose que j’ai à corriger. Alors je pourrai me sentir dans un monde lumineux, plein d’abondance et de bonté ; mes sens percevront toutes choses telles qu’elles sont réellement !

S’accorder à la bonne approche représente 90 % du travail. De ce fait, il est essentiel de comprendre que la bonne direction consiste à s’accorder au don sans réserve.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Lishma et Lo Lishma » du 27/01/2026

Le plaisir éternel

260.01Question : Comment imaginer le plaisir éternel ?

Réponse : Du Créateur, nous recevons des désirs et des satisfactions. Les désirs se ressentent par la faim et la souffrance, tandis que les plaisirs se ressentent comme l’atteinte de la perfection, précisément selon la mesure du désir pour cela.

Dans notre vie quotidienne, nous ne pouvons recevoir une satisfaction continue car les désirs et les satisfactions ne se révèlent pas en nous simultanément. Mais si une personne se prépare adéquatement à recevoir la satisfaction avec l’intention de donner sans réserve, elle reçoit du Créateur le désir et sa satisfaction en même temps. C’est comme celui qui mange et ressent une faim persistante, ainsi qu’une satiété ininterrompue. Il en va de même pour tous nos désirs.

(non sourcé)

Comprendre l’importance du Créateur

939.02Question : La révélation du Créateur est-elle en réalité la révélation d’une nouvelle forme en soi ?

Réponse : La révélation du visage du Créateur est appelée la manifestation de Son importance car en fait c’est ce que je recherche. Il ne s’agit pas de la révélation du plaisir, mais de la révélation de Sa supériorité, de Ses attributs et de Sa perfection. Cela m’aide à respecter le Créateur plus que mon désir de recevoir.

Ce désir grandit constamment chez une personne. De plus en plus de Reshimot (enregistrements spirituels) émergent. Autrement dit, la ligne gauche s’accroît en elle. Elle a alors besoin de révéler le visage du Créateur comme un être plus grand, plus exalté, qui l’influence davantage afin qu’elle puisse résister au désir de recevoir et respecter le Créateur plus que son désir égoïste. Cela signifie que l’être humain a la force d’agir afin de donner.

Il s’ensuit que le désir de recevoir a été originellement créé à l’échelle du Créateur ; tous deux sont d’égale grandeur. Cependant, l’intensité de ce désir n’est ressentie qu’à la mesure de la capacité à le surmonter, tout en révélant le Créateur comme étant important et grand.

À chaque fois, c’est comme un jeu. Au départ, le désir de recevoir nous est caché ; nous n’en percevons qu’une infime partie sous la forme de la réalité de ce monde. A vrai dire, il s’agit de la même réalité générale simplement appelée « ce monde » car nous la percevons sans tenir compte du Créateur.

Tout le reste, en dehors de ce niveau, est déjà perçu en accord avec la réalité du Créateur, c’est-à-dire que nous ressentons réellement le Créateur ; c’est ce qu’on appelle le Monde Supérieur. « Tout le reste » signifie que nous prenons déjà en compte l’importance du Créateur par rapport à celle du désir de recevoir.

Ce désir grandit progressivement, partant de son état le plus bas et le plus infime, jusqu’à atteindre le niveau du Créateur. Il nous est utile de demander sans cesse au Créateur de nous révéler toujours davantage Son importance, Sa grandeur et Sa supériorité. Et lorsque nous révélons le Créateur et choisissons de Lui plaire plutôt que de servir notre ego, alors nous adhérons à la forme du Créateur, nous l’absorbons, nous l’adoptons, et elle devient véritablement la nôtre.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, Article 29, « Lishma et Lo Lishma » du 26/01/2026

Pour que le Créateur soit satisfait

629.3Question : Est-ce qu’une personne craint toujours que le Créateur ne lui donne rien ?

Réponse : Une telle crainte est toujours présente chez une personne. Si je crois même un peu que je reçois du Créateur, alors je crains qu’Il ne me donne rien. Je cours de ce fait à la synagogue, je fais une aumône, je fais n’importe quoi juste pour recevoir de Lui.

Cela n’a rien à voir avec la Kabbale. La Kabbale nous enseigne comment nous devrions nous relier au Créateur pour Lui plaire, sans aucun lien avec nous-mêmes.

Tout d’abord, nous faisons une restriction (Tsimtsoum) et acquérons les qualités de Bina, qui ne sont liées à aucun calcul nous concernant, mais existent uniquement dans le but de donner sans réserver (« Al menat lehashpia »). Nous recouvrons notre désir de recevoir afin qu’il n’ait aucun contact quel qu’il soit avec la réception, et ce n’est qu’alors que nous commençons à recevoir pour le bien du don sans réserve.

La méthode de la Kabbale est la seule méthode qui fonctionne à l’inverse. Toutes les autres méthodes reposent sur le principe « Je Te donne, Tu me donnes ». Il s’agit d’un échange, d’un calcul : « Tu veux des commandements ? Je les accomplirai, et Tu me combleras, Tu combleras ma vie, Tu me donneras la santé, de l’argent, l’honneur, le respect, une famille, afin que tout aille bien. »

Le hassidisme et d’autres méthodes sont fondés sur cette approche.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Lishma et Lo Lishma » du 26/01/2026

Faire attention aux pauvres

239Il est écrit : « Faites attention aux fils du pauvre… car c’est d’eux que sortira la Torah. » Celui qui se sent pauvre, qui ne possède pas les véritables récipients (Kelim) pour recevoir la Lumière de la révélation du Créateur, est appelé pauvre. Par exemple, « pauvre en connaissance ».

Que signifie «Faites attention » ? En réalité, on néglige ces états, on les refuse et on fuit le sentiment de pauvreté lorsqu’on ne possède rien. Après tout, le désir de recevoir, l’égoïsme, est par nature réfractaire à la souffrance, telle est sa nature.

On se rassure toujours et on refoule le sentiment de manque, le sentiment d’un problème. On ne se sent pas prêt à révéler ses véritables désirs.

L’égoïsme est prêt et aime donner à une personne l’occasion de s’apitoyer sur son sort et de se « ronger », mais cela ne s’appelle pas un sentiment de pauvreté.

Ici, le sentiment de pauvreté est un manque de force pour donner sans réserve, et ici, le désir de recevoir ne nous laisse aucune opportunité, il nous en éloigne toujours. C’est pourquoi il est écrit « Prenez garde aux fils du pauvre », c’est-à-dire que nous devons prêter attention précisément aux conséquences du sentiment de pauvreté, à ce que j’exige en conséquence. Après tout, c’est précisément depuis cette demande que jaillit la Torah, et c’est de là que provient la Lumière qui ramène à la source. Le Kli pour recevoir la correction est appelé « le pauvre ».

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que sont la Torah et le travail sur le chemin du Créateur ? » du 18-19/01/2026

Le travail du Créateur avec les êtres créés

232.01Lorsqu’une personne franchit la Makhsom (Barrière) et possède déjà des récipients de don sans réserve, le Créateur recommence à lui révéler la récompense et le châtiment. Et malgré cela, la personne doit toujours préférer la connexion avec le Créateur car elle désire fusionner avec la vie véritable, avec sa racine.

Si auparavant elle jugeait le Créateur selon la récompense et le châtiment dans les récipients de réception, elle Le juge désormais selon la récompense et la punition dans les récipients de don sans réserve. Ainsi, les récipients de réception sont unis aux récipients de don sans réserve, et l’on dit qu’il corrige d’abord la double dissimulation, puis la simple. Le Créateur œuvre donc constamment avec l’être créé. Dans Son « jeu » avec le désir de recevoir, Il peut élever l’être créé au-dessus de ce désir à chaque fois.

Lorsqu’Il donne un plus grand désir de recevoir, la récompense et la punition apparaissent à l’individu comme plus importants, et c’est sur cette base qu’il s’attache à la racine. C’est ce qu’on appelle la foi au-dessus de la raison. Ainsi, il se connecte de plus en plus au Créateur jusqu’à ce que tout son désir de recevoir se mette en action ; la récompense et la punition deviennent alors immenses et emplissent tout le volume de son âme.

Il s’avère qu’il a pleinement réalisé la récompense et la punition afin d’adhérer pleinement au Créateur.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Qu’est-ce que Sa providence est cachée et révélée ? » du 25/01/2026

La méthode d’unification de la société

600.02Question : À partir de quel moment la méthode d’Abraham peut-elle être considérée comme une véritable religion ?

Réponse : Dès l’instant où elle est devenue une force unificatrice, une force motrice pour bâtir une société imprégnée de cette idée, l’adoptant et l’acceptant comme mode de vie.

Cela s’est produit lorsque le groupe d’Abraham, après avoir quitté Babylone, a commencé à se rassembler au mont Sinaï. Il est clair que dans la Torah, ce récit est présenté de manière purement allégorique. En réalité, le peuple ne se trouvait pas physiquement sur la montagne ; il s’agissait plutôt d’états intérieurs vécus.

À partir de ce moment, on peut déjà affirmer qu’ils avaient une religion, c’est-à-dire la mise en place, au sein du peuple, d’une structure organisée en dizaines, centaines et milliers de personnes, et l’établissement d’interactions correctes entre elles, au sein desquelles le Créateur se révèle comme la qualité de l’amour, du don sans réserve et de la garantie mutuelle (Arvout).

C’est de là que naît le mouvement social de ceux qui ont quitté Babylone et qui, peu à peu, deviennent une nation.

Autrement dit, le tournant décisif fut le moment où le besoin d’une instruction émergea afin de s’élever au-dessus de la haine mutuelle. Dès lors, la religion apparaît comme un moyen d’unir le peuple en un seul tout, en harmonie avec la force supérieure.

Nous appelons cette méthode « religion » car le peuple, dans sa structure, tend constamment vers l’équivalence avec la force supérieure, s’efforçant de tout faire pour que cette force se révèle parmi eux.

Extrait de KabTV, « La Dernière Génération » du 03/07/2017