Category Archives: Ame

La méthode d’unification de la société

600.02Question : À partir de quel moment la méthode d’Abraham peut-elle être considérée comme une véritable religion ?

Réponse : Dès l’instant où elle est devenue une force unificatrice, une force motrice pour bâtir une société imprégnée de cette idée, l’adoptant et l’acceptant comme mode de vie.

Cela s’est produit lorsque le groupe d’Abraham, après avoir quitté Babylone, a commencé à se rassembler au mont Sinaï. Il est clair que dans la Torah, ce récit est présenté de manière purement allégorique. En réalité, le peuple ne se trouvait pas physiquement sur la montagne ; il s’agissait plutôt d’états intérieurs vécus.

À partir de ce moment, on peut déjà affirmer qu’ils avaient une religion, c’est-à-dire la mise en place, au sein du peuple, d’une structure organisée en dizaines, centaines et milliers de personnes, et l’établissement d’interactions correctes entre elles, au sein desquelles le Créateur se révèle comme la qualité de l’amour, du don sans réserve et de la garantie mutuelle (Arvout).

C’est de là que naît le mouvement social de ceux qui ont quitté Babylone et qui, peu à peu, deviennent une nation.

Autrement dit, le tournant décisif fut le moment où le besoin d’une instruction émergea afin de s’élever au-dessus de la haine mutuelle. Dès lors, la religion apparaît comme un moyen d’unir le peuple en un seul tout, en harmonie avec la force supérieure.

Nous appelons cette méthode « religion » car le peuple, dans sa structure, tend constamment vers l’équivalence avec la force supérieure, s’efforçant de tout faire pour que cette force se révèle parmi eux.

Extrait de KabTV, « La Dernière Génération » du 03/07/2017

En quoi pouvons-nous être égaux ?

232.06Question : Le principe fondamental de l’Union soviétique était que tout le monde devait être pareil. Quel est l’intérêt de cette uniformité ? Qu’apporte-t-elle ?

Réponse : La Kabbale ne parle pas de cela. Elle affirme que chacun doit être égal, mais chacun à sa manière, dans la pleine réalisation de son âme, et les âmes sont fondamentalement différentes.

Si l’on considère les 613 désirs et qu’on les représente linéairement, on constate qu’ils forment ensemble une sorte de spectre. Or, une fois ces 613 désirs alignés selon leur niveau, chacun décrit une courbe différente.

Autrement dit, chaque personne a ses propres désirs. Mais lorsque chacun s’exprime pleinement, ils le font dans le don sans réserve envers l’ensemble du système, envers autrui. Et en cela, tous sont égaux. En d’autres termes, nul n’est semblable à un autre, ni par la quantité ni par la qualité du don sans réserve, et pourtant tous sont égaux en ce que chacun agit au maximum de ses capacités, selon sa propre singularité.

Par conséquent, l’interprétation erronée de l’égalité consiste à rendre tout le monde identique, de sorte qu’on ne puisse pas distinguer une personne d’une autre. Au contraire, en réalisant nos âmes autant que possible, nous différerons les uns des autres autant que possible.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Tout le monde devrait être pareil » du 01/10/2010

La science intérieure

276.01Question : Combien de temps vous faudrait-il pour expliquer à un néophyte ce qu’est la spiritualité, pour lui en parler et lui montrer ce que c’est ?

Réponse : Lui montrer ? Comment pouvez-vous lui montrer ? Il n’a pas les outils pour la reproduire en lui-même.

Commentaire : Disons plutôt pour transmettre la spiritualité. Je me souviens d’une émission intitulée « Toute la Kabbale en 90 minutes ».

Ma Réponse : Vous pouvez l’expliquer en cinq minutes ! Ce n’est pas important. Vous pouvez résumer la Kabbale en une seule phrase : « La révélation du Créateur à l’homme dans ce monde. » C’est tout. Ensuite, il faut étudier. Jusqu’à ce que la personne se transforme…

La Kabbale n’est pas une science externe, mais intérieure. Par conséquent, tout dépend des qualités de chacun. Et ces qualités dépendent de ses efforts, pas de moi.

Commentaire : Cependant, l’image extérieure, qu’on le veuille ou non, attire l’attention au départ, et celui qui commence à étudier la Kabbale peut s’en servir.

Ma Réponse : Oui, je comprends. Créez des clips, des films, tout ce que vous voulez pour votre promotion. Mais la sagesse de la Kabbale demeure une science intérieure.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Esprit ou cœur ? » du 01/10/2010

Comment commencer à avancer vers la Lumière ?

234Nous serons bientôt convaincus que toute la négativité qui a existé à travers les âges et parmi tous les peuples n’était que de la souffrance causée par notre éloignement les uns des autres et notre incapacité à comprendre que, au contraire, nous devrions nous rapprocher. Et maintenant, toute cette souffrance se manifestera en nous et nous poussera vers la connexion. Alors, nous en serons reconnaissants et nous comprendrons qu’il n’y a que le bonheur au monde et un seul mouvement vers la Lumière.

Question : Et cela se produit-il ?

Réponse : Cela se produit déjà.

Question : Tout ce qui se passe, est-ce un mouvement vers le bonheur et la Lumière ?

Réponse : Oui, tout ce qui se passe.

Extrait de KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » du 09/01/2026

Une connexion constante avec le Créateur

95Question : Maintenir une connexion constante avec le Créateur est-il un effort conscient, ou tout vient-il naturellement ?

Réponse : Ce sont des efforts constants par lesquels nous essayons d’exister. Mais nous ne pouvons pas vivre ainsi en permanence de manière naturelle ; le Créateur interrompt ces efforts et nous offre d’autres visions du monde à la place. Et nous revenons alors à la tentative de définir le Créateur à travers eux. Et ainsi de suite : entrée – sortie, entrée – sortie.

Question : Cela peut-il devenir une habitude ?

Réponse : Cela ne devient pas une habitude, mais une nécessité.

Extrait d’une Leçon de Kabbale en russe, le 11/02/2018

Sauter par-dessus la séparation

943Tout est déterminé uniquement par le degré de ma connexion avec les autres âmes au niveau où j’étais avant que nous ne soyons séparés les uns des autres.

Si je parviens d’une manière ou d’une autre à sauter par-dessus cette séparation, alors je semble revenir à l’état spirituel que nous voulons essentiellement atteindre.

Si j’essaie de le faire, quel que soit le résultat, que cela réussisse bien ou peut-être pas très bien, si je fais l’effort, il s’avère que c’est la seule action par laquelle je peux me pousser vers un état spirituel.

Je suis un Kli (récipient), et de mon côté, il n’y a qu’une seule action possible : accroître le Hissaron (manque) afin qu’une Lumière plus intense pénètre ce Hissaron. Et je ne peux accroître le Hissaron qu’en sautant au-dessus des écrans entre les 600 000 parties de l’âme, malgré l’écran qui nous sépare et qui est apparu suite à la brisure du Kli, lorsque l’état connectant les désirs, les parties d’Adam HaRishon, s’est brisé et que l’écran de connexion s’est transformé en écran de séparation.

C’est la seule action que je puisse accomplir, car je suis un petit Kli qui devient un grand Kli grâce à cela.

Hormis cela, je n’ai aucune autre possibilité de corriger quoi que ce soit dans mon développement, sur mon chemin.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, Article n° 17, 1986, « L’ordre du jour de l’Assemblée – 2 » du 11/01/2026

La vitesse est entre nos mains

506.2Question : Comment puis-je vérifier que, tout en progressant vers le Créateur, je ne me trompe pas sur la façon dont je L’imagine ?

Réponse : Le fait qu’une personne soit désorientée et que rien ne lui semble clair sont des états qui doivent être surmontés. Autrement dit, ce sont des corrections indispensables, elles doivent être faites l’une après l’autre le long du chemin. N’essayez pas de franchir plusieurs étapes d’un coup, vous n’y parviendrez pas.

La progression est possible uniquement de façon graduelle, comme l’ascension d’un escalier, marche après marche. Cela prend des années car le chemin que nous traversons avant le Makhsom (écran) se répète après le Makhsom, et ainsi de suite jusqu’à l’union complète avec le Créateur. Nous étudions que les mêmes transgressions et erreurs, conséquences d’une double et d’une simple dissimulation, se transforment en commandements, et mènent alors à l’amour éternel.

Donnez-vous la permission d’absorber ces choses. Sans prendre en compte tous les détails et particularités qui existent en vous avant le Makhsom, vous ne le franchirez pas. Ils seront nécessaires plus tard.

Cela ne signifie pas que nous devons essayer de sauter tous les états intermédiaires. Un « saut » signifie faire un effort, le traverser rapidement car la vitesse dépend de nous. Nous ne pouvons que déployer des efforts pour progresser encore plus vite, car la vitesse est entre nos mains.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, Article 32, « A propos de la récompense des receveurs » du 08/01/2026

Le champ de bataille entre la sainteté et les forces impures

232.05Il existe des recommandations qui ne sont ni interdites ni permises. C’est précisément là, comme l’écrit le Baal HaSoulam, que se situe le champ de bataille entre la sainteté (Kedousha) et les forces impures (Sitra Achra).

Nous ne faisons pas encore pleinement la distinction, mais après avoir déterminé ce qu’est la Klipa (écorce) et ce qu’est la sainteté pour soi-même, on se demande : « Je ne fais pas ces choses parce qu’il y a un écran contre eux, et je fais ces choses parce que j’ai déjà des intentions claires. »

On découvre alors qu’en soi réside quelque chose d’indivisible et d’attribué à une partie spécifique. Ce n’est ni la qualité du Créateur, ni la qualité qui Lui est opposée, la création, la Klipa. Mais qu’existe-t-il d’autre dans la réalité ? Car il y a les qualités du Créateur et leur empreinte, les qualités de la création.

Alors, qu’y a-t-il entre elles qui n’appartienne ni à l’une ni à l’autre ? Au milieu se trouve le libre choix d’une personne. Cela ne signifie pas qu’il existe des désirs supplémentaires créés par le Créateur qui ne Lui appartiendraient ni à Lui ni à ce qui est opposé à Lui.

Dans le choix entre la sainteté et la Klipa, il y a des choses où chacun est libre d’agir à sa guise, sans conséquence négative pour soi-même. Et là, il s’agit véritablement d’un choix.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, «la récompense des receveurs » du 08/01/2026

Le travail intérieur : se rapprocher du Créateur

252Il n’y a pas de lien entre l’accomplissement physique des commandements et le travail intérieur que nous étudions, car ce dernier ne peut se faire que lorsque je reçois des forces d’en haut, lorsque j’ai une connexion avec le Créateur. Dans la mesure où je reçois de Lui l’illumination et l’éveil d’en haut, je comprends ce que je dois faire de moi-même, comment le faire par rapport à Lui, comment m’adresser à Lui et comment me rapprocher de Lui.

Mon travail intérieur est mon approche du Créateur selon le principe d’équivalence de forme, comme s’il existait un fil conducteur entre Lui et moi. Et je grimpe le long de ce fil tel un funambule.

Les actions qui y contribuent sont appelées « commandements » (Mitsvot), celles qui y font obstacle sont appelées « transgressions » et il y a ce qui est permis, c’est-à-dire des recommandations.

Ce sont là toutes des actions intérieures, tandis que je m’élève intérieurement vers le Créateur.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « À propos de la récompense des receveurs » du 08/01/2026

Comment surmonter toutes ses peurs

252Question : La peur de vivre dans ce monde surgit en nous instinctivement, de manière incontrôlable. Comment pouvons-nous atteindre la même panique et la même peur de ne pas atteindre le don sans réserve ?

Réponse : Nous ne sommes pas impuissants face à la peur de ce monde. Lorsqu’une personne commence à progresser spirituellement, elle reçoit des peurs si étranges qu’elle commence à comprendre qu’il ne s’agit pas de peur réelle, mais d’un jeu.

Elle ressent que d’en haut, comme par un rayon, cette peur lui est projetée, et la seule chose à faire est de la surmonter par la « foi au-dessus de la raison », dans le don sans réserve. Après tout, si elle est dans le don sans réserve, elle n’a rien à craindre ! Elle peut calmement fermer les yeux sur toutes les peurs qui viennent uniquement pour nous forcer à nous élever au-dessus du souci de nous-mêmes, pour nous apprendre à vivre dans l’aspiration au don sans réserve.

Il ne s’agit pas simplement d’une peur animale et inconsciente, mais d’un état qu’une personne perçoit consciemment, grâce à une sorte d’« illumination de la source », comme si ses sensations lui étaient projetées depuis une source dans le but de la faire progresser. Par conséquent, elle comprend que rien n’est sans raison, qu’il n’y a pas de peurs pour rien.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « À propos de la peur et de la joie » du 17/08/2010